samedi 9 mai 2009

Elections Européennes (1)


Les élections européennes, comme par le passé, n’auront encore une fois pas mobilisé le débat médiatique nécessaire.
Alors que beaucoup des ténors politiques disent ouvertement penser à 2012 et l’élection présidentielle, même certains ne vivent médiatiquement que par cette élection, les grands partis politiques n’ont réussi que tardivement à constituer des listes en vue de cette élection. Pour ce qui est du programme affiché, il n’a strictement rien à voir avec les élections européennes. C’est principalement autour de Nicolas Sarkozy que se focalise le débat, avec ceux qui sont pour et ceux qui sont contre lui. Mieux encore il y a tous les partis qui sont contre lui et seule l’UMP est pour lui, c’est un peu seul contre tous.
Comme si toutes les élections depuis la sienne en 2007, n’avaient qu’un seul but entériner ou détruire sa politique nationale.
Quel débat d’idées allons nous avoir sur la future politique européenne ? Dans le mois restant jusqu’à l’élection est il possible d’avoir un vrai débat sur des visions européennes qui pourraient être différentes ? Et d’ailleurs les programmes ne devraient ils pas transcender les frontières nationales ? C’est tellement vrai qu’à l’issue de cette élection, les différents partis nationaux se regrouperont au sein de partis européens.
Seul les listes regroupant les Verts, les anticapitalistes, les altermondialistes, une certaine gauche radicale, et tous ceux qui ne se retrouvent nulle part déclament une vision européenne. Malheureusement se retrouvent dans ces listes tous ceux qui ne peuvent exister seuls et qui parfois indépendamment ont des idées très contradictoires et pour certains anti-européennes.
Les idées apportées par ces listes ont de plus une vision européenne irréaliste de par nature et encore plus avec la crise économique présente.
Mais que dit le Parti Socialiste dont François Mitterrand a construit l’accord de Maastricht avec la monnaie européenne entre autre ? Que dit l’UMP dont Nicolas Sarkozy a réussi à unifier une Europe politique avec l’accord de Lisbonne ? Ces deux partis devraient tenir en hauteur le débat et s’affronter sur les thèmes européens !
Les autres partis outre les verts et l’extrême droite très minoritaires, n’ont qu’une existence nationale sans aucun poids dans le débat européen. Le Parti Communiste n’existe plus qu’en France, les souverainistes et extrémistes sont par définition anti-européens, il ne reste que le Modem issu des cendres de l’UDF, grand parti européen ayant eut dans ses rangs les plus grands partisans et constructeurs de l’Europe, qui aujourd’hui n’est que l’outil d’un chef visant le pouvoir suprême français. Valery Giscard d’Estaing, fondateur de l’UDF, Simone Veil membre de l’UDF et qui fut Présidente du parlement Européen, et tant d’autres se sont aujourd’hui ralliés à l’UMP rendant un Modem héritier naturel des idées européennes sans voix et sans idées de la construction de la future Europe. Le Modem n’existe que par et pour son chef, ralliant à lui tous les opposants du centre droit à Nicolas Sarkozy, tous ceux qui n’ont pu avoir une place en vue dans l’UMP, focalisant un débat sur la présidentielle de 2012.
Qui plus est à l’issue de l’élection le Modem et l’UMP se retrouveront dans le seul parti de droite démocratique européen, le Parti Populaire Européen, dont les idées très libérales sont en pleine contradiction avec le discours de François Bayrou flirtant avec le Parti Socialiste français avec le lequel il se verrait bien faire alliance en 2012, contre ….Nicolas Sarkozy !
On le voit bien, cette cuisine des partis politiques, occulte complètement le débat des idées, alors que le récent traité de Lisbonne donne plus de pouvoir au Parlement Européen.
Les listes constituées en France par tous les partis, ne sont que l’agrégation de femmes et d’hommes politiques à qui on offre des strapontins pour services rendus ou pour consoler de déceptions électorales passées ou à venir.
Seuls le Parti Socialiste et l’UMP sont capables de vraies visions européennes, encore faudrait il que ses dirigeants en aient la volonté, et la pugnacité de les clamer haut et fort et de débattre dans le peu de temps qui nous sépare du 7 juin prochain.

mercredi 29 avril 2009


Continuez à manger du porc!!!! La viande de porc n'a rien à voir avec cette maladie même si elle porte son nom. Cette grippe se transmet d'homme à homme et surtout pas par la viande.

Mangeons du porc!

mardi 21 avril 2009

Je m'excuse!


Deux attachées parlementaires de Ségolène Royal ont travaillé sans être payée, et cette dernière vient d'être condamnée par la justice à payer plusieurs mois de salaires. Que ces deux attachées parlementaires veuillent bien excuser la France, car ce ne sont les faits que de Ségolène Royale.

samedi 18 avril 2009

L'alimentation: enjeu de demain


De plus en plus de pays mettent la souveraineté alimentaire comme priorité politique principale. A ce jour cinq pays d’Asie ou du moyen orient, disposent de 7,6 millions d’hectares cultivables hors de leurs frontières nationales, soit près de 6 fois la taille de la Belgique. La Libye, vient de signer un accord avec l’Ukraine de location de 100.000 hectares contre du gaz transporté par bateau depuis la Libye.
La Chine, la Corée du Sud, le Japon, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, et tant d’autres pays jettent leur dévolu sur des pans entiers de pays, tels le Soudan, Madagascar, le Congo, l’Ukraine ou le Kazakhstan.
La spéculation foncière n’est pas la préoccupation de ces pays qui font main basse sur des millions d’hectares, la seule volonté est de produire, produire plus de denrées alimentaires pour nourrir leurs peuples. Cela passe par la location, mais le plus souvent par du troc, notamment le pétrole du moyen orient.
Déjà 15% de la surface agricole Roumaine est aux mains d’investisseurs étrangers dans ce pays.
La crise financière vient de donner un coup d’élan encore plus fort à ces pratiques, les fonds d’investissements, quittent les valeurs in concrètes pour du solide et palpable.
L’enjeu alimentaire sera sans doute un enjeu majeur du 21e siècle.
40% de la population du globe aujourd’hui est composée de paysans et 75% des gens qui ont faim sont dans les campagnes.
Le métier d’agriculteur qu’il soit en Afrique ou en France n’est pas rémunérateur pour celui qui le pratique. Par contre il enrichit ceux qui en dépendent, et commercent avec les denrées issues de l’agriculture.
En France et dans les pays occidentaux principalement, il se perd l’équivalent d’un département tous les 10 ans. Entre 2000 et 2006 ce sont 720.000 hectares qui ont disparu sous le goudron ou le béton.
Les villes s’agrandissent, les infrastructures aussi, la population augmente et les surfaces agricoles diminuent. Et pas dans les départements où la valeur agronomique est la plus faible, au contraire c’est autour de Paris, en pleine Beauce, ou bien encore plus près de nous en Limagne par l’agrandissement de l’agglomération clermontoise.

Une étude récente, mais produite par un comité scientifique pro écologiste, vient de démontrer que les OGM n’augmentaient pas les rendements des cultures. Hors c’est la principale voie d’espoir pour nourrir demain les 9 milliards de personne sur terre. Mais il n’y a pas besoin d’être scientifique et de faire des études pour connaître ce phénomène. En effet les seuls OGM en culture actuellement le sont dans un but de résistance à des insectes ou des mauvaises herbes. Il n’y avait donc aucun gain de rendement à espérer, puisque les OGM se substituent à des pratiques de traitement chimique. Et l’augmentation des rendements n’est pas l’objectif des OGM en culture actuellement, et de constater qu’il n’y a pas de baisse de rendement par ces OGM est déjà une prouesse, car les résistances recherchées et les rendements sont souvent antagonistes. Par contre la recherche travaille sur les OGM de demain qui seront résistants à la sécheresse, résistants à la salinité de sols, deux OGM qui permettront de faire pousser des plantes dans des régions semi-désertiques. Ou encore des OGM permettant à des plantes des concentrations en amidon ou protéines plus importantes, et donc plus nourricières.


La France et l’Europe feront vite fausse route si dans les 5 ans qui viennent l’alimentation et l’agriculture ne devient pas une priorité dans les différentes politiques menées. Notre souveraineté alimentaire sera mise à mal, au profit des pays qui auront pris de l’avance et qui de plus s’appuieront sur une gestion de l’eau minutieuse, qu’elle soit de surface ou en profondeur.

vendredi 10 avril 2009

Et si tout n'était pas si noir....?




France : « douze raisons d’espérer », affirme Jacques MarseilleEn 2007, rappelle LE POINT, l’institut d’économie de Cologne « avait prédit que la France deviendrait en 2035 la première puissance économique européenne devant l’Allemagne. Fin 2008, déjà exprimé en dollars, le PIB par habitant de la France vient de dépasser de peu celui de l’Allemagne. Et si la crise qui rend les Français si dépressifs allait accélérer le mouvement et anticiper cette prévision ? » Dans LE POINT, Jacques Marseille invite ses compatriotes à regarder autour d’eux. Du côté du Royaume-Uni, par exemple, qui « est en train de subir la pire récession depuis le lendemain de la Guerre Mondiale ». Ou encore vers l’Espagne qui, « est devenue la championne d’Europe du chômage ». Quant à l’Allemagne, première puissance exportatrice mondiale, elle pourrait connaître en 2009 « sa pire contraction depuis 1945 ». Autant d’occasions, pour Jacques Marseille, de « prendre conscience des formidables atouts de la France ».L’économiste en recense douze. « Des enfants par milliers ». Avec dorénavant un peu de 64 millions d’habitants, notre pays représente, à lui seul, près de 65 % de la croissance naturelle de la population européenne. Résultat, dans une vingtaine d’années, « la France sera le pays le plus peuplé d’Europe, entouré de nations vieillissantes et moins dynamiques ».Deuxième atout : « l’indépendance énergétique » : la France possède quatre grands groupes parmi les leaders mondiaux dans le domaine de l’énergie : Total, Areva, EDF et GDF Suez. Grâce à son parc de réacteurs, elle atteint un taux d’indépendance énergétique « supérieur à 50 % », à comparer avec celui de l’Allemagne (39,2 %) ou de l’Espagne (21,7 %).La France est également « un pays béni des dieux » avec une position centrale qui fait que notre pays possède le seul lien terrestre avec le Royaume-Uni et avec l’Espagne. Le géographe Strabon, qui vivait à l’époque du Christ, rappelle Jacques Marseille, admirait, dans ce pays dont il vantait « la correspondance qui s’y montre sous le rapport de fleuves et de la mer, de la mer intérieure et de l’océan », ce qu’il appelait une « prévision intelligente ». Et, poursuit Jacques Marseille, « que dire de notre espace maritime, qui, avec plus de 11 millions de kilomètres carrés, est la deuxième superficie maritime du monde et la seule à couvrir les trois grands océans ? »Cette vocation géographique s’est doublée d’« un réseau moderne » de transports qui explique aussi que la France est devenue une terre d’accueil privilégié. Avec 950 000 kilomètres de routes, le troisième au niveau mondial pour le nombre de kilomètres par habitant, la France dispose d’un des réseaux routiers le moins encombré. Et sur le plan ferroviaire, le trafic à grande vitesse représente à lui seul la moitié du trafic européen. « Autant de performances liées à l’excellence des entreprises de travaux publics françaises, qui occupent les trois premières places mondiales, avec Bouygues, Vinci et Eiffage ». Une vocation qui s’inscrit dans une tradition historique et qui, « du Pont de Normandie au Viaduc de Millau, du Tunnel sous la Manche aux chantiers titanesques de l’Amérique du Sud, de l’université de Ryad à l’oléoduc de la Cordillère des Andes, assure la réputation de l’ingénierie française ».Quatrième atout : « un pays attractif ». Depuis le début des années 90, la France est devenue l’un des principaux destinataires des investissements directs étrangers. Désormais, dans le secteur privé, un employé sur sept travaille pour une société étrangère. Plus qu’en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou aux Etats-Unis. Et les emplois créés par les entreprises qui s’installent en France (40 000 en 2006) sont largement plus importants que ceux perdus par les entreprises françaises. Dans le même temps, les entreprises françaises ont largement réussi leurs implantations à l’étranger. En 2006, la France était le deuxième investisseur mondial à l’étranger.« Le pain et le vin ». « L’agriculture et l’industrie agroalimentaire française sont les plus performantes au monde », assure Jacques Marseille. A elles seules, les exportations de vins assurent chaque année l’équivalent des ventes de 147 Airbus A320 ou de 273 TGV.Septième atout : « la culture, une arme anticrise ». Les espaces de culture ou de loisirs ne connaissent pas la crise : à l’Opéra de Paris, la fréquentation dépasse les prévisions. A Versailles, Jeff Koons a attiré 200 000 visiteurs en moins de deux mois. Au Grand Palais, l’exposition Picasso a reçu près de 780 000 personnes. Quant au cinéma français, il s’est particulièrement bien exporté. Enfin, grâce à son patrimoine inégalable, la France est devenue très attractive pour les tournages… « Autant dire que si la ‘marque’ France était mieux valorisée, en particulier dans le domaine des industries culturelles, elle gagnerait les points de croissance qui lui ont fait tant défaut ces dernières années ». D’autant que la France enregistre déjà « l’une des plus fortes augmentations proportionnelles d’étudiants étrangers en Europe, en particulier chinois, dont le nombre a été multiplié par neuf dans les quatre dernières années ».« Un capitalisme à deux têtes » : parmi les 500 premières entreprises mondiales, recensées par le magazine Fortunes, 39 sont françaises, plaçant la France au deuxième rang, derrière les Etats-Unis, mais devant la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Un classement sur lequel seraient bien inspirés de se pencher les « déclinistes » français. D’ailleurs, remarque Jacques Marseille, « quelles sont les banques du monde qui résistent le mieux aux turbulences ? Les banques françaises, évidemment… ». A cela s’ajoute le fait que la France « est un pays où le capitalisme familial reste majoritaire ». Et « lorsqu’on mesure le fait que ces entreprises embauchent plus que les autres et privilégient les orientations stratégiques à long terme, nul besoin de vouloir refonder le capitalisme. Ce capitalisme refondé, qui privilégie la longévité sur la performance, existe déjà en France et dans une proportion bien plus forte qu’ailleurs », souligne Jacques Marseille.« Un pays de fourmis » : alors que la dette des ménages américains est passée de 85 % du PIB en 2000 à 116 % en 2007, celle des ménages français ne dépasse 50 %. C’est en France que le taux d’épargne des ménages est le plus élevé : en moyenne de 15 à 16 % du revenu alors qu’il est de 3 % aux Etats-Unis, de 5 % au Royaume-Uni. « Un formidable amortisseur » qui se double du fait que, « hormis la Suède (12 %), la France est aussi le pays où le taux de pauvreté monétaire (revenus inférieurs à 60 % du revenu médian) est le plus bas : 13 % comme en Allemagne, mais 19 % en Italie et au Royaume-Uni ». Cet effort d’épargne continu depuis une trentaine d’années « a fait des Français l’un des peuples les plus riches au monde ! Avec un patrimoine net par habitant égal à près de 144 000 euros, ils se placent largement devant les Etats-Unis (128 000 euros) et l’Allemagne (90 000 euros) ». En dépôts et comptes sur livrets, les Français détiennent plus de 1 000 milliards d’euros. Quant aux sommes placées en assurance-vie, elles s’élèvent à 1 352 milliards d’euros, soit, relève Jacques Marseille, « plus que la dette de l’Etat ! »« France, terre de luxe » : en moins de 20 ans, grâce à la mondialisation, quelque 400 millions de Chinois, d’Indiens, de Brésiliens, et d’autres, sont sortis de la pauvreté. « Autant de nouveaux clients pour les produits de luxe français ». Ensemble, cinq marques françaises représentent 53 % de la valeur totale des 15 premières griffes mondiales, contre 28 % pour les six marques italiennes. Même si le luxe n’échappera pas à la crise, les réserves de croissance que constitue la clientèle des pays émergents font de l’industrie du luxe français, qui emploie près de 80 000 personnes, « un atout de premier ordre pour l’avenir ».« Destination France » : avec près de 82 millions d’arrivées de touristes internationaux, en croissance de quatre ans depuis 2005, notre pays détient la première place mondiale dans l’industrie du tourisme. Ainsi, « contrairement à ce que croit notre Président de la République, ce n’est pas l’industrie automobile qui est le premier employeur de France, mais le tourisme, qui assure un excédent de la balance des services de plus de 10 milliards d’euros, emploie près de 2 millions de salariés et pourrait créer entre 300 000 et 600 000 emplois supplémentaires ». A condition toutefois de tout faire pour valoriser la marque France. Et assurer à l’étranger « la promotion d’une histoire, d’un patrimoine, d’une gastronomie et d’une variété de paysages exceptionnels ».Enfin, douzième atout, « l’édredon social ». Plus que d’autres, les Français peuvent s’appuyer sur « l’édredon protecteur d’un Etat qui emploie directement ou indirectement plus de 5 millions de fonctionnaires ». Un nombre, « trop élevé en période où il faut lâcher les chevaux de la croissance » mais qui constitue un « amortisseur de premier ordre quand il faut réduire la voilure ». Avec 31,1 % de dépenses totales de protection sociale en pourcentage du PIB, la France est de loin le pays du monde qui protège le mieux ses citoyens. A elle seule, indique Jacques Marseille, les pensions de retraite « représentent plus de 23 % du revenu des ménages déclarés à l’impôt ». Des sommes qui, estime l’économiste, « montrent qu’il n’est nul besoin de relancer la consommation en France tant l’Etat providence y pourvoit déjà plus qu’ailleurs ».En fait, conclut Jacques Marseille, « la seule chose qui manque aujourd’hui aux Français, c’est le moral et la confiance dans les atouts du pays ». Et de souligner les paradoxes français : « ce pays si hostile à la mondialisation est en fait celui qui en a tiré les plus grands avantages. Ce pays si hostile aux entreprises est aussi celui qui a su les propulser aux tout premiers rangs du monde. Ce pays si méfiant à l’égard de tout plombier polonais est également celui dont les salariés travaillent le plus pour des firmes étrangères ».

vendredi 3 avril 2009

Quelle agriculture demain?


Je reviens du congrès de la FNSEA à Poitiers, où nous avons eu 2 jours de débats forts notamment sur la répartitions des aides européennes en France avec les disparités entre les régions.
Mais bien plus que les aides, se sont le revenu qui inquiète les agriculteurs. En effet le prix des matières premières est le même depuis 1990 au départ des exploitations, tandis que le prix sur les étals est de 5 à 10 fois supérieur aux mêmes références des années 1990. De plus les agriculteurs encaissent la hausse des charges comme tous.
Alors les agriculteurs sont de moins en moins nombreux, et le gâteau même diminuant est partagé par beaucoup moins de monde. Mais à ce train là, il ne restera bientôt plus qu’un seul agriculteur par commune.
Que représente les aides Européennes pour les agriculteurs ? C’est en moyenne 233€ par hectare, et parfois 100 voir 150% du revenu. C’est à dire que lorsqu’un agriculteur touche 150€ il ne gagne comme revenu que 100€.
Et pour le consommateur contribuable que représente les aides Européennes ? C’est 100€ par an et par personne pour avoir le droit de se nourrir sans limite et avec une alimentation saine de qualité. C’est 0,5% du PIB lorsque l’éducation en coûte 6% ou la défense nationale 3%.
Le budget de la Politique Agricole Commune pour toute l’Europe à 27 pays c’est l’équivalent du budget de l’éducation nationale française. Est il moins important de se nourrir que d’apprendre ?
Mais la vrai question qu'il faut se poser c'est combien coûterait l'alimentation sans la PAC et ces 100€ par an et par personne, combien cela coûterai en terme sanitaire, quantitatif et qualitatif?

Et pour notre pays que coûte ou rapporte l’agriculture ? C’est un excédent commercial de 9 milliards d’€ lorsque l’industrie automobile est déficitaire de 3,4 milliards d’€. C’est l’équivalent de 147 Airbus A320, ou encore 273 TGV. C’est aussi 300.000 emplois directs non-délocalisables car liés à la terre. Mais c’est aussi 1,5 millions d’emplois liés directement à l’agriculture.
On le voit bien il est nécessaire de préserver une agriculture en France et en Europe, et il faudra que le consommateur citoyen contribuable se détermine clairement du rapport qu’il souhaite avoir avec l’agriculture, avec les agriculteurs. Il ne sera pas possible demain de nourrir 9 milliards d’individus sur terre sans une prise de conscience véritable de la population. Est-ce que la sécurité alimentaire, est-ce que la souveraineté alimentaire compte pour le citoyen de demain ? Est-ce qu’on doit faire confiance à l’agriculture professionnelle d’aujourd’hui et de demain ? Est-ce que l’aménagement et l’occupation du territoire ont une importance ? C’est à toutes ces questions et à d’autres que la population doit répondre et agir dans ses décisions de consommateur et d’électeur. L’agriculture est bien plus qu’un métier, c’est un choix de société. Il faudra faire ce choix tous ensembles.

vendredi 27 mars 2009

Et de 16!!!


Et oui cela fait 16 ans que la majorité municipale actuelle de St Pourçain n’a pas augmenté les taux d’imposition sur la commune. Existe t’il un cas semblable en France ? Il est une certitude aucune des collectivités de gauche que ce soit le département ou la région ne peuvent se targuer de la même volonté. Le département communiste vient d’augmenter les impôts lui revenant de 9% cette année et la région socialiste cumule ce triste record depuis 2004 de 62% d’augmentation, sans compter le prélèvement maximum de la TIPP et des taxes sur les cartes grises.
Qui plus est le conseil municipal a voté un budget d’investissement de 5,3 millions d’€, budget amitieux s’il en est et favorisant une relance à l’échelle municipale en ce temps de crise ou les entreprises ont besoin de travailler, même si l’opportunité de certains investissements me semble discutables.
C’est donc une véritable prouesse que de continuer à investir à un rythme élevé sans ponctionner le contribuable.
L’inverse eut été beaucoup plus facile. Mais la gestion d’une collectivité à l’image d’une entreprise doit savoir réduire parfois ses coûts de fonctionnement afin de parier sur l’avenir en entretenant son patrimoine immobilier, améliorant les infrastructures au service de la population même si cela doit passer temporairement par une réduction des services à la population qui à St Pourçain sont actifs parfois de façon pléthorique.

La communauté de commune de St Pourçain a dans la même lignée maintenu le taux de taxe professionnelle au même niveau que depuis 2002, date de sa création. Pour cette dernière collectivité, sachant que le contribuable n’est mis en aucune façon à contribution puisque c’est une des rares communauté de commune à ne pas prélever l’impôt auprès de la population, pas même les entreprises devront mettre la main au porte-monnaie, et cela semble normal en ces temps difficiles.

Il règne donc sur le territoire St Pourcinois une atmosphère de gestion rigoureuse, permettant un développement actif, et des investissements pariant sur l’avenir. Ce cap peut être tenu encore longtemps et je considère qu’avant toute idée d’augmentation d’impôts toutes les solutions en matière de réduction des charges doivent être tentées. L’augmentation des impôts ne doit être prise comme solution ultime que lorsque les services minimums nécessaires à la population doivent êtres assurés tandis que les recettes ne peuvent pas faire face. A moins de cette condition l’augmentation des impôts n’est qu’une manière d’entretenir le superflu, les services de confort, ou le train de vie de la collectivité. D’autant plus que chaque année les bases imposables sont revalorisées ce qui induit inévitablement pour le contribuable une hausse de ses impôts.Il est donc plus que jamais impératif que le sport favori des élus français, à savoir l’augmentation des impôts, cesse et qu’il soit remplacé par l’encouragement à la bonne gestion. A St Pourçain nous prouvons que c’est possible !

lundi 23 mars 2009

Déjà 6 morts!!!


C’est le sixième accident de Vélib à Paris !!! Qu’attend on pour les interdire ???
Il a fallu trois morts probables de la maladie de Kreustfeld-Jacob pour interdire l’utilisation des farines animales et mettre en faillite toute une part de l’économie agricole. Les Vélib c’est déjà le double de morts !!! Quel pouvoir inconscient maintient encore ce procédé de circulation en vigueur ??? Que fait on du principe de précaution???

vendredi 20 mars 2009

BON ANNIVERSAIRE!!!




Et oui ce blog a 1 an et semble être une réussite grâce à vous. Près de 7100 visites en 1 an soit plus de 20 visites par jour. Je n’imaginais pas cela au démarrage.
Certes il y a les gens du monde entier qui ne font qu’une seule visite, passent et s’en vont, mais plus de 80% reviennent régulièrement.
Par contre je regrette que les commentaires se fassent souvent de façon anonyme, et surtout que le forum ne fonctionne pas. C’est dommage car ce pourrait être un lieu d’échange sur tous les sujets sans tabou
Je n’ai censuré qu’un seul commentaire depuis 1 an, qui était sans rapport avec le sujet, et qui était diffamatoire sur ma vie privée. Dommage que je ne connaisse pas les auteurs des commentaires…
Tous les sujets sont bien lus, mais ceux qui concernent la vie municipale ou St Pourcinoise suscitent de votre part un intérêt tout particulier.
Je vais donc continuer à livrer mes points de vue sur les sujets qui me tiennent à cœur, et de façon la plus régulière possible.
Vous avez tout à fait le droit de diffuser l’adresse de mon blog autour de vous, je ne cherche en aucune façon à garder des droits sur ce que j’écris, même si je prends la responsabilité de mes affirmations.
Encore une fois ce blog n’a qu’un seul but : encourager le débat d’idées !!Alors rendez vous le 20 mars 2010 !

mercredi 11 mars 2009

Halte à l'augmentation des impôts!


Depuis quelques jours les médias, si bien écrits que parlés, ne cessent de prédire une hausse de la pression fiscale.
Le moment choisi n’est pas neutre, puisque les communes et regroupement de communes sont pour la plupart en préparation de budget.
Mais cela ne concerne pas les « grosses » collectivités telles les départements ou régions, qui votent leurs budgets en fin de l’année précédente. Et en la matière ces collectivités ne se sont pas privées de toutes les augmentations possibles, comme la région Auvergne qui outre l’accroissement des taux de plus de 63% en quelques années, n’a pas manqué de fixer la taxe sur les cartes grises et la part de la TIPP lui revenant, au maximum. Le département de l’Allier a décidé lui aussi une augmentation de 9% pour 2009.
On voudrait donc stigmatiser les « petites » collectivités qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Il y a trois réponses à cela :
La première, souvent prônée par les municipalités de gauche, l’augmentation des taux. Rien de plus facile, on fixe les dépenses et ensuite on ajuste avec les recettes, en l’occurrence le porte-monnaie des citoyens.
La deuxième, on revoit à la baisse les projets, et on ajuste les dépenses sur l’augmentation probable des recettes, à savoir subventions ou marges de manœuvre en matière d’emprunt, et relèvement des taux d’imposition.
Et puis la troisième, qui est celle que je préconise, on fait le point sur les recettes escomptées et on ajuste les dépenses aux recettes.
Cette dernière méthode est beaucoup plus contraignante pour un élu. Il faut gérer au plus près, ne pas embaucher, voir réduire la masse salariale qui représente dans la plupart des cas 50% du budget de fonctionnement, réduire les services à la population, diminuer les dépenses dites non nécessaires, tel le fleurissement ou le nettoyage.
Mais seule cette dernière méthode permettra une fois la crise passée de repartir avec des finances saines et prêtes à être démultipliées.
Non, l’augmentation des impôts n’est pas une fatalité, une bonne gestion doit permettre de faire presque aussi bien avec les mêmes budgets, il faut juste communiquer et l’expliquer.
Des gaspillages considérables existent dans toutes les collectivités et surtout les plus importantes, les marges de manœuvres en matière d’économie sont énormes, et ne serait-ce que par la suppression des collectivités qui s’empilent les unes sur les autres. Il est impératif que le rapport Balladur soit suivi des faits, et voir même plus encore. Il ne faut plus en France que deux collectivités en dehors de l’Etat, une de base et une intermédiaire. Ce sera alors des milliards d’économie pour le citoyen contribuable. Manifestons-nous pour des réductions d’impôts !!