mercredi 22 novembre 2017

Pourquoi les Chinois achètent ils de la terre en France



Les chinois investissent dans la terre en France, après 1700ha dans l’Indre c’est 900ha dans l’Allier.

Mais les investissements chinois dans l’agriculture et l’agroalimentaire français ne datent pas d’hier pour ces achats directs dans l’outils de production. Il y a 20 ans déjà c’était dans les vignobles bordelais et plus récemment dans l’industrie laitière bretonne.

J’entends les émotions quand on touche au patrimoine français, la terre, le droit de propriété inscrit dans notre constitution. Mais se pose t’on les vraies questions ?

La France abandonne son agriculture par le choix d’une société de consommation repue au profit d’un peuple nombreux et qui a faim, la stabilité politique des pays passant en premier par la satisfaction des estomacs.

La révolution française est due à un peuple qui criait famine. N’oubliez pas cette réponse de la reine en 1789 quand elle demandait pourquoi ces manifestations de colère du peuple et qu’on lui disait qu’il voulait du pain. La reine eut cette parole magnifique « s’ils n’ont plus de pain qu’on leur donne de la brioche ! » Et bien notre bobosphère des villes est dans le même état d’esprit sauf que les réponses se font désormais par réseaux sociaux. Les révolutions de printemps d’Afrique du nord en 2010 n’avaient pour d’autres raisons que le prix du blé ayant atteint des sommets rendant le pain au rang des produits de luxe et une bonne part de l’immigration actuelle, hors Syrie, est due à la faim de ces peuples.

La Chine acquiert des terres en France, mais l’a fait sur des millions d’hectares en Afrique durant ces 10 dernières années, en Australie aussi en ayant acheté une ferme de 60.000ha, ou en Ukraine prenant des participations majoritaires dans des agrofermes par unité de 10.000ha ou 10.000 vaches.

Cette nation vient d’acheter Syngenta le n°2 mondial de l’agrochimie et des semences avec notamment toutes les technologies OGM.

On parle de la Chine car c’est le plus voyant et sa puissance lui permet de faire des acquisitions sans pudeur. Mais l’Inde, l’Indonésie, une partie de l’Afrique Australe, l’Amérique du sud misent de toutes leurs forces sur l’agriculture soit par des acquisitions externes soit par de l’investissement massif dans les nouvelles technologies.

N’oublions pas non plus les USA qui font de l’agriculture une priorité nationale au même titre que l’armée et la sécurité nationale.

La Russie devient le premier producteur et exportateur mondial de blé et dispose de ressources agricoles immenses, qu’elle protège pourtant à la porte de la Chine, mais préfère miser à juste titre sur le commerce.

Et pendant ce temps-là, la France et non l’Europe, car l’Allemagne a bien compris aussi l’enjeu entre autres pays, tergiverse sur son agriculture, fait des états généraux, joue avec la peur du glyphosate, abandonnant complètement son agriculture qui pourtant peut rapporter autant que l’industrie aéronautique outre son rôle nourricier.  

La France fait le choix schizophrénique de vouloir manger bon, sain et de qualité à pas cher sans se rendre compte qu’en tuant son agriculture elle se nourrit de plus en plus de produits importés à l’opposé des critères, ayant parfois reçu des doses massives de glyphosate. Le bio en est le parfait exemple, les importations de produits issus de l’agriculture biologique peuvent aller de 30 à 70%. Et les normes de production de ces produits peuvent être parfois très très éloignées des critères de l’agriculture biologique… Mais qu’importe si l’étiquette le dit et surtout si les médias disent que bio c’est bon c’est l’essentiel en masquant tous les scandales sanitaires qui tournent autour.

Aussi pour en revenir aux Chinois en France, dites vous bien que la production faite sur ces terres achetées ne sera pas pour nourrir les français, comme l’a montré le lait en Bretagne. Et pire encore ils ne demanderont pas d’aides européennes et donc ne seront soumis à aucun contrôle et pourront produire à leur guise sans tenir compte des règlements notamment environnementaux, dans le strict respect de la loi française.

Ces investissements étrangers sur notre propre sol devraient nous ouvrir les yeux même s’ils restent symboliques, nous aurons demain 9 milliards d’être humains à nourrir sur terre, il serait frustrant d’avoir faim en France à côté de champs de blé destinés à l’alimentation des Chinois.

lundi 6 novembre 2017

Le coût et les délais des travaux dans les collectivités

Les communes et les collectivités sont trop souvent prises peu au sérieux par les entreprises en ce qui concerne les coûts ainsi que les délais.
Combien de fois j’ai pu constater et d’autres avec moi que bien des travaux ou prestations similaires n’ont pas le même coût suivant que vous les fassiez faire à titre privé ou par la collectivité quand vous êtes dans la situation d’un chef d’entreprise et élu à la fois.
J’ai une foule d’exemples dans lesquels je pourrais tirer celui de l’eau potable ou l’assainissement avec le prix des tuyaux, vannes ou raccords en tous genres qui vont du simple à 4 fois le prix.
Autant dire que très souvent les collectivités payent le prix fort et cela rejoint un vieil article que j’avais écrit sur le salon des maires où j’avais constaté que les élus étaient reçus sur les stands comme des princes, ils peuvent…
Mais derrière les collectivités il y a le citoyen qui paye ses impôts. Alors me direz-vous qu’est ce que je fais dans mon rôle d’élu pour changer cela puisque je le sais.
Et bien deux choses rendent difficiles le réalisme économique. La première qui est le marché public et ses règles très astreignantes qui incitent les entreprises à prendre des marges de sécurité et de ne pas prendre de risque, voire s’entendre entre elles. Quand à titre privé vous voulez acheter des fournitures vous pouvez négocier avec qui vous semble bon, dans le cadre des marchés publics vous pouvez aussi négocier mais suivant des procédures tellement longues et administratives que cela vous freine considérablement.
Et la seconde sont les normes. Tout ce qu’achète une collectivité doit répondre à des normes qui coûtent cher.  Une même vanne, fabriquée au même endroit, construite de la même façon, dans le même matériau coutera entre 4 et 10 fois plus cher en eau potable qu’en irrigation par exemple juste parce que l’entreprise appliquera la norme « eau potable » qui a coûté très cher en tests pour l’obtenir. Directement la collectivité paye ces normes qui nourrissent tous ceux qui en vivent ou la font vivre.
Et s’il est une réussite dont je suis fier dans ce paysage que je vous décris avec résignation, c’est le fait d’avoir obtenu de l’entreprise qui a construit la station d’épuration de St Pourçain, des pénalités quant au retard pris et quelques travaux pas complètement réussis.
Après 4 années de contentieux sans lâcher prise la commune a enfin obtenu des indemnités conséquentes principalement parce que le calendrier contracté n’a pas été respecté et malgré 3 délais supplémentaires accordés au cours des travaux. Mais il y a une limite à ne pas dépasser surtout quand la mauvaise foi se met de la partie. Heureusement cela n’impacte pas son fonctionnement qui est parfait.
Je vous passe tous les détails, affaires traitées au tribunal, discussions entre avocats et accords jusqu’à la demande de l’entreprise de mettre dans l’accord une obligation de ma part de me taire.
Je ne la citerai pas volontairement car mon propos n’est pas sur l’entreprise en tant que telle mais sur les pratiques courantes des entreprises à ne pas respecter les délais et parfois obtenir des rémunérations supplémentaires pour des choses non prévues au marché initial.
Certes dans le domaine des travaux tout n’est pas toujours prévisible et il y a parfois des surprises qu’il convient d’apprécier à leur juste réalité. Mais il est aussi des fautes de ceux qui conçoivent les travaux que la collectivité n’a pas à supporter et celui qui se trompe doit payer.
Derrière notre action d’élu ce sont tous ceux qui payent des impôts ou des taxes qui doivent pouvoir avoir confiance en pensant que leur argent confié est utilisé à bon escient.
Heureusement il y a aussi des travaux qui se déroulent parfaitement et qui offrent parfois, même si c’est rare des bonus et c’est autant qui vient en diminution du coût des travaux.

Gérer une collectivité n’est pas forcément simple et les petits malins qui yaka faukon lâchent très souvent prise au premier grain, car c’est l’expérience et la ténacité qui font souvent qu’une collectivité est bien géré, sinon ça se voit très vite. 

dimanche 8 octobre 2017

Le glyphosate ou le combat schizofrene!


Le glyphosate défraie la chronique, surtout parisienne, sans que le citoyen prit en otage dans ce débat qu’il n’a pas demandé ne sache vraiment de quoi on parle.
Le glyphosate est la matière active du Round’up inventé en 1974 par Monsanto dont le brevet est tombé dans le domaine public en 2000 ce qui a pour incidence que les produits commerciaux se sont multipliés sous des marques génériques dont la plupart sont produites en Chine. Nous sommes exactement sous le même modèle des produits pharmaceutique pour l’homme, d’ailleurs les traitements des plantes sont aussi appelés produits pharmaceutiques de santé des plantes, dont le raccourci anglais est pesticide, ça fait plus peur pour ceux qui l’agitent.
Le glyphosate est quasiment le seul produit dit désherbant total  sur le marché, ce qui signifie par définition qu’il n’est pas sélectif des plantes à éliminer mais qu’il détruit les plantes qui reçoivent ce produit par action foliaire. Cela veut dire aussi qu’il n’a aucune action racinaire et donc seules les plantes touchées vont mourir, celles à venir pourront vivre sans aucune difficulté.
Cette matière active est de synthèse mais à l’origine elle provient d’une plante, la glycine, l’homme n’a fait que de reproduire et de multiplier cet élément  de la nature comme bien d’autres produits.
Il existe une norme pour évaluer la toxicité des produits, cela s’appelle la DL50, pour ce produit elle est de 1,568g/kg, c’est la dose mortelle à ingérer pour 50% d’une population de souris.  Si bien sûr il ne viendrait à personne l’idée d’ingérer du glyphosate à titre de comparaison voici la DL50 de produits que l’homme ingère régulièrement. Le paracétamol est de 2,4g/kg, le nitrate de sodium contenu dans la charcuterie est de 0,085g/kg, la caféine est de 0,192g/kg, le sel de cuisine est de 3,3g/kg, le poivre est de 0,33g/kg, certaines huiles essentielles ont une dose de 1g/kg , ou la bouillie bordelaise largement utilisée en agriculture biologique 2g/kg et bien sûr plus le chiffre est bas plus il est toxique.
Mais le glyphosate est appliqué sur des plantes qui les fait mourir et donc par définition l’homme ne peut ingérer ces plantes. Il y a un cas où il existe un risque, c’est l’emploi de cette matière active sur des plantes OGM résistantes, alors l’utilisation de glyphosate a pour action de détruire toutes les plantes sauf celle OGM, comme le soja où le maïs ou le coton par exemple.
Ainsi donc la France n’étant pas productrice ni de soja, ni de coton et encore moins OGM il n’y a aucun danger d’avoir la moindre contamination de notre alimentation par du glyphosate. Par contre vous portez tous les jours sur vous du coton traité au glyphosate et vous ingérez tous les jours du soja dans les nombreux plats cuisinés et diverses sauces ou condiments de cuisine dont les plantes ont été produites dans les pays ou les OGM et l’utilisation du glyphosate sont autorisés.
L’utilisation du glyphosate en France ne se fait qu’en interculture c'est-à-dire pour détruire des plantes concurrentes aux cultures et pour la plupart des vivaces tel le liseron, le chiendent ou l’ambroisie sur lesquels seule cette matière active est efficace.
L’ambroisie est tout à fait révélatrice de la nécessité de l’emploi du glyphosate, car cette plante invasive pousse en fin de printemps dans les cultures pour lesquelles les produits qui étaient alors efficaces pour les détruire ont été retirés du marché. C’est pour cela que désormais l’ambroisie prolifère avec ses pouvoirs allergisants qui si on retire du marché la seule matière active efficace cela deviendra un problème sanitaire.
Ainsi donc la pression du monde écologiste, ceci dit en passant concentré dans les villes comme on le voit à chaque élection, a décidé de faire la peau au glyphosate comme un totem en s’attaquant au produit indispensable à l’agriculture de conservation mais en préservant bien par contre les importations de productions nécessaires à notre vie de tous les jours gavés de produits toxiques retirés du marché en France depuis plus de 40 ans pour certains. Il est certes beaucoup plus facile pour ces groupuscules d’aller chercher des financements de fondations de la grande distribution européenne pour un combat dont les seuls enjeux reposent sur le monde agricole, que de se battre contre des pays comme l’Inde ou la Chine où ces mêmes fondations y ont des interets économiques à ne pas toucher.
Le glyphosate n’est pas un problème de santé, toutes les agences de santé le déclare comme inoffensif, sauf le CIRC mais qui déclare aussi la plupart de notre alimentation comme probablement cancérigène donc pas plus que le glyphosate, cette matière active est un symbole. Le symbole de l’agriculture conventionnelle, le symbole d’une matière active universelle, le symbole du capitalisme et bien sûr un symbole parce que qui ne connaît pas le Round’up. Et le combat écologisme pour survivre a besoin de ces symboles qui permettent de fédérer outre le raisonnement scientifique,  permettant de trouver du financement en basant les campagnes sur la peur.
Tout le raisonnement du combat contre le glyphosate est basé sur la peur, c’est flagrant avec cette matière active la moins toxique et la plus utilisée mais surtout connue de tous.

Chers amis ayez donc peur car notre durée de vie augmente tous les jours avec le risque forcément multiplié d’être intoxiqué, cela s’appelle la schizophrénie !

mardi 3 octobre 2017

Nouvelle composition du bureau exécutif de la région Auvergne-Rhône-Alpes


Suite aux dernières élections législatives de juin dernier et la démission de trois vice-présidents pour cause de cumul de mandats, Laurent Wauquiez a souhaité revoir la composition du bureau exécutif.
C’est donc à cette occasion et parce que l’Allier n’avait depuis la dernière élection régionale qui a vu notre majorité accéder au pouvoir de la nouvelle grande région aucun représentant, que Laurent Wauquiez m’a demandé d’intégrer le bureau exécutif comme conseiller régional délégué à la gestion des fonds européens agricoles, pour les initiés le FEADER.
Si on compare à un gouvernement c’est comme un poste de secrétaire d’Etat auprès d’un ministre, il a tous les attributs du ministre mais doit référer de sa tâche à son ministre de tutelle.
C’est donc de cette façon que mon vice-président de tutelle est Jean-Pierre Taite, le maire de Feurs dans la Loire et que j’ai une délégation pour gérer une partie bien précise de la compétence agricole les fonds européens de la PAC dont la gestion est déléguée par l’Europe aux régions.
Je vais continuer à gérer, car je le faisais de manière non-officielle sous la responsabilité d’Emilie Bonnivard l’ancienne vice-présidente à l’agriculture, les deux plans régionaux, celui de l’ancienne Auvergne et l’ancienne Rhône-Alpes qui les deux cumulés font 2,3 milliards d’Euros, c’est un des plus gros budget de la région hormis le budget général.
Ces plans sont à destination du monde agricole pour une bonne part, mais aussi au développement rural comme les fonds LEADER qui servent aux projets des collectivités locales et des associations.
Cette gestion se fait en collaboration avec l’Europe en direct et nous rencontrons régulièrement les techniciens de l’Europe.
En outre j’aiderai Jean-Pierre Taite sur d’autres sujets agricoles comme la recherche et l’innovation agricole et le volet eau en tant que représentant de la région à l’agence de bassin Loire Bretagne.
Certains sujets sont d’ailleurs transversaux à plusieurs délégations comme l’eau qui intéresse aussi l’environnement et l’économie.
La nouveauté de ma fonction par rapport aux deux ans écoulés est juste, mais ce n’est pas anodin, de pouvoir participer en plus au bureau exécutif chaque semaine, le « conseil des ministres » de la région, qui oriente propose et décide des grandes politiques régionales à soumettre aux commissions et aux assemblées. C’est le lieu de rencontre ou chacun peut s’exprimer et donner son avis sur tous les sujets. C’est aussi le lieu de rencontre avec le président et les vice-présidents ou conseillers délégués pour croiser nos différentes demandes ou propositions.
Cela me donne aussi la possibilité de représenter l’exécutif de la région sur tous les sujets quand mes collègues ne peuvent se déplacer.
Cela ne changera pas beaucoup la tâche que j’accomplissais jusqu’alors, j’ai même remplacé Emilie Bonnivard les quatre derniers mois sur presque tous les sujets agricoles, mais si j’ai accepté c’est pour donner une place et une voix plus forte pour l’Allier afin que lorsque des sujets concernant notre département seront abordés en bureau exécutif, je puisse intervenir et les soutenir, la courroie sera plus directe.

La région Auvergne-Rhône-Alpes plus que jamais est au service de ses territoires.

vendredi 1 septembre 2017

On veut assassiner le glyphosate!


Le glyphosate matière active principale contenue dans le Round’Up et désormais dans une grande quantité de produits banalisé, redemande son autorisation de mise en marché au niveau européen.
C’est la commission de Bruxelles qui décidera puisqu’il n’y a pas unanimité des pays, la France et Malte n’étant pas favorable.
Que Malte refuse ne va pas déranger beaucoup ses agriculteurs, mais que la France refuse alors que son nouveau président de la république suivi par son ministre de l’agriculture veuillent faire que notre pays retrouve sa première place européenne au niveau agricole est un non sens total, dont la seule justification est de satisfaire quelques groupuscules environnementalistes qui ne représentent qu’eux-mêmes.
Le glyphosate est à ce jour le seul désherbant total ayant une action sans résistance sur aucune plante connue en France et palliant au retrait année après année de désherbants sélectifs des cultures efficaces sur des plantes vivaces et invasives.
Toute la base de l’agriculture raisonnée et l’agroécologie si soutenue par notre société repose sur l’usage de cet herbicide et le supprimer sans autre alternative, remettra inévitablement en cause cette voie.
Cela pose en plus un problème sanitaire grave pour l’ensemble de la population car des plantes invasives et allergènes comme le chardon et beaucoup plus comme l’ambroisie n’ont pas d’autres herbicides que le glyphosate.
Ainsi l’ambroisie est une plante qui se développe principalement l’été après les moissons qui recouvre les chaumes à une très grande vitesse et seul le glyphosate permet son contrôle efficace, le système racinaire de la plante fait que même le travail mécanique quand il est possible ne détruit pas complètement la plante et donc lui permet de produire son pollen allergisant, tout comme le broyage qui ne détruit pas non plus son système racinaire. La rotation des cultures et l’emploi du glyphosate est à ce jour la seule vraie méthode efficace. Etant moi-même allergique à cette plante je sais de quoi je parle.
Le retrait du glyphosate n’a d’ailleurs aucune justification scientifique puisque l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail propose son autorisation avec  une classification plus faible que le sel marin que nous consommons tous les jours et à forte dose dans nos assiettes. De plus le glyphosate n’est jamais appliqué sur une culture en production qui serait consommé par l’homme ou l’animal puisque le propre de cet herbicide serait de détruire la culture.
La proposition de retrait par M.Hulot n’est juste que démagogique pour plaire à une tranche de son électorat et on retrouve bien la fracture des bobos des villes contre les ruraux.
Quelques études très controversées supposeraient son épitoxicité. Cela serait d’ailleurs davantage lié aux adjuvants qui le complète que la matière active elle-même, mais encore une fois rien de prouvé scientifiquement, une supposition.
J’entends déjà les partisans du principe de précaution me dire que dès qu’il y a supposition il ne faut pas prendre de risque.
Alors je vais prendre quelques exemples de cas avérés de toxicité ou de mortalité tous les jours utilisés pour savoir si on doit les interdire immédiatement.
La voiture : 5000 morts par an, les sports d’hiver : 90 morts par an.
Les produits Ushuaïa si chers à M.Hulot contenant du Benzyle Salicylate hautement toxique
La pilule de contraception dont on retrouve 90% des procédés actifs dans le milieu naturel comme perturbateur endocrinien.
Et je ne parle pas de la cigarette, des alcools forts, de tous les conservateurs en E et de l’excès de sel dans l’alimentation tous cancérigènes…
Même le nouveau Lévotirox est plus dangereux pour l’homme que le glyphosate.
A ce que je sache personne n’ingère ni se frotte avec du glyphosate ?
Et le pire c’est que personne ne trouvera à redire, et parce qu’on n’a pas d’autres solutions, à l’importation de soja OGM directement traité en culture par du glyphosate qui restera autorisé aux USA.

Alors encore une fois qu’on foute la paix aux agriculteurs et qu’on leur donne les moyens de travailler en bons professionnels responsables et formés qu’ils sont !

samedi 5 août 2017

Réflexions estivales


Durant cette période estivale pour la plupart  les esprits se détendent et accompagnent le repos des organismes.
Néanmoins pour certains l’activité ne ralenti pas, voire même est la plus intense de l’année, c’est le cas du monde agricole tout affairé aux récoltes qui conditionnent le salaire de l’année, car comme le disent les anciens « on ne récolte qu’une fois par an », même si c’est moins vrai désormais avec les cultures de printemps.
Les récoltes cette année sont moyennes, pas catastrophiques comme l’an dernier mais pas miraculeuses non plus et extrêmement variables suivant les parcelles.
Le prix lui n’est pas à la hausse et les cours indiquent du blé à 140€/T quand le prix de revient est à 180€/T, c’est la particularité de l’agriculture, produire en dessous du coût de revient et semer neuf mois avant de connaître le prix d’achat de la récolte.
Pendant ce temps là un jeune garçon fait la une des journaux, acheté 222 millions d’Euros par un club à un autre club car footballeur. Ma première réflexion est que l’esclavage a été aboli en France en 1848 et que je ne savais pas qu’un homme pouvait être acheté même si il est payé pour son maigre travail.
Voit on une entreprise acheter un commercial ou un ouvrier ou même plusieurs à une autre entreprise ? J’imagine tout de suite la CGT dans la rue pour combattre cela.
Mais pire, le peuple qui s’est élevé contre la diminution de 5€/mois sur les APL est prêt à payer un maillot de foot à l’effigie du joueur prodige 140€. Ces même 140€ qui serviront sans doute à financer  le Qatar et donc DAESH qui viendra user de terrorisme sur le sol français et même lors d’un match de foot au Stade de France. Je ne parle même pas des 500€ la place que paieront tous ces supporters pour aller voir jouer 90mn au plus un joueur payé 30 millions d’Euro par an…
Pendant ce temps là, la nouvelle majorité à l’assemblée nationale fait son apprentissage à grand mal en faisant passer les lois du président Macron qui au passage n’hésite pas à renier quelques promesses de campagne.
L’ancien ministre de l’économie devenu président de la république découvre des comptes publics « insincères » et en profite pour supprimer des crédits annoncés par l’ancien gouvernement dont il a fait partie.
Comme les 853 millions d’Euros des fonds européens contractualisés avec les agriculteurs mais qui se sont semble t’il perdus puisqu’il a fallu trouver dans une autre poche de crédits européens pour honorer la dette. Au passage  tout ce petit montage a été validé en 2014 lorsque Macron était ministre de l’économie et des finances.
Ainsi dans cette petite affaire il ne s’agit même pas de crédits du budget français, mais de crédits européens qui font défaut sur un programme adopté en 2014. De là à penser que l’Etat français s’est servi des crédits européens pour faire sa trésorerie il y a un pas que je ne franchirai pas mais que je laisserai à chacun le soin de juger.
Il est certain d’une chose c’est que des promesses ont été faites qui ne peuvent être tenues et les grandes envolées lyriques vont vite se heurter à la réalité des caisses vides, comme la politique de développement de l’agriculture biologique que je suis activement au niveau régional et dont j’alerte tous les niveaux depuis avril.
Il en est de même de la suppression de dotations pour les collectivités qui vont tout simplement stopper les investissements des communes pourtant fer de lance de l’activité locale.
Je repense à ce budget régional que Laurent Wauquiez nous a fait voter en juin dernier avec 130 millions d’Euros d’économie tout en augmentant les subventions aux communes.

Si l’Etat français était géré comme l’est la régions Auvergne-Rhône-Alpes le budget national serait à l’équilibre en 5 ans !