mardi 20 mars 2018

Molécules, perturbateurs endocriniens, pesticides, pollution des villes ou des campagnes?


J’avais promis de livrer quelques résultats d’analyses des micropolluants et perturbateurs endocriniens (PE) traités par la station d’épuration de St Pourçain la seule à posséder un traitement tertiaire en activité réelle.

En effet la municipalité a construit cette station connaissant la charge polluante de notre ville en ayant pour but qu’aucun rejet de nature humaine retourne dans le milieu naturel, les boues de station étant incinérées l’objectif est complètement atteint.

Ainsi je vais livrer quelques données d’analyses qui vont permettre à tous de mesurer la performance de la station et de son traitement des micropolluants, mais surtout de transposer à toutes les autres stations françaises qui elles ne les traitent pas et ainsi de bien mesurer la pollution humaine et les rejets dans le milieu naturel. Au passage une démonstration qu’il n’y a pas que l’agriculture qui pollue et parfois même bien moins car la pollution sortant d’une station étant concentrée sur un seul point.

Ces analyses ont été faites en 2012 avant la construction, 2015 et 2017, désormais nous en ferons chaque année. Ces analyses portent sur une très grande quantité de molécules, je n’en ressortirai que celles les plus significatives ou dangereuses. C’est le laboratoire départemental de l’Allier qui a fait les prélèvements et les analyses. Bien entendu ces analyses sont propriétés de la ville de St Pourçain.



Molécules
2012
2015
2017
En µg/L
Entrée
Sortie Clarif
Sortie
Entrée
Sortie Clarif
Sortie
Entrée
Sortie Clarif
Sortie
AMPA


3,3
3,10
2,10
1,93
6,47
2,37
3,84
Bisphénol A
< 0,5

< 0,5
0,89
0,11
0,28
< 0,02
< 0,02
< 0,02
Ibuprofène
1,7

0,25
3,48
< 0,05
< 0,05
0,3
< 0,1
< 0,1
Carbémazépine
0,05

0,064
1,57
1,54
0,23
0,24
2,19
0,019
Benzotriazole
1,2

1,3
2,85
0,89
0,33
1,6
1,7
0,2
atenolol
0,52

0,99
2,75
0,15
< 0,05
0,268
0,298
0,014
Diclofenac
0,37

0,28
2,55
0,81
0,12
0,15
0,95
0,01
Clarithromycine
< 1

< 1
0,30
0,14
< 0,05
< 0,05
0,108
< 0,05
Furosemide






0,43
0,77
< 0,02
Androstérone






0,35
0,30
< 0,25
Caféïne






0,71
0,39
< 0,02
cotinine






0,563
0,043
0,011
Paracetamol






4,85
0,43
0,10
Paraxanthine






9,07
0,16
< 0,05
Valsartan






0,7
0,5
< 0,1
Metformine






200
< 1
< 1



Il faut bien comprendre dans ce tableau que la « sortie » veut dire après traitement tertiaire qui détruit les molécules, s’il n’y avait pas ce traitement ou les stations qui n’en sont pas équipées, c’est la « sortie clarif » qui veut dire sortie après le clarificateur qui rejette dans le milieu naturel.

Il y a beaucoup plus d’analyses en 2017 car nous avons décidé de faire porter les analyses sur plus de 300 molécules depuis cette date.

A noter que l’AMPA est issue de la dégradation du glyphosate mais ici c’est davantage la dégradation des lessives, car il n’y a pas ou peu d’épandage de glyphosate en ville et c’est désormais interdit.

On voit aussi très bien que le passage en station pour certaines molécules reconcentre la matière active et il est tout à fait probable sans traitement tertiaire d’avoir plus de pollution en sortie qu’en entrée.

Ces analyses ne sont pas inclues dans un protocole scientifique établi, mais elles sont le reflet au moment de l’analyse de la vie normale de tous les jours sans choisir particulièrement de jour mais en évitant que ce soit par temps sec ou de grosses pluviométries et des conséquences de l’activité humaine sur notre environnement.  Nous continuerons chaque année de faire ces analyses pour étoffer notre banque de données.
La conclusion est vraiment de démontrer que l’activité humaine pollue avec parfois des produits dangereux, que certains comme les médicaments pour le cœur ou le diabète sont difficilement inévitables, qu’il convient donc d’avoir des traitements éliminant le rejet en milieu naturel surtout quand dans le cas d’une station le rejet est sur un seul point avec une dilution plus ou moins faible.

dimanche 4 mars 2018

Au delà de leur salon, l'agriculture et la ruralité se meurent.


Alors que le Salon International de l’Agriculture de Paris se ferme avec un nouveau record de fréquentation, nous faisons face soit à une schizophrénie incroyable des français, soit à des médias et un pouvoir qui nous mènent dans une autre direction de leur volonté.

Dès l’ouverture du salon des militants L214 manifestaient devant l’entrée contre l’usage d’animaux pour notre usage humain. Mais alors que venaient donc voir ces français toujours plus nombreux au salon si ce n’est l’excellence des produits agricoles avec une fréquentation la plus forte dans les rangées exposant les animaux rassemblant le meilleur de chaque race dont leur destination est sans ambiguïté dans notre assiette. La file d’attente devant chaque restaurant des différentes races ou produits ne laissait là encore aucun doute. Et pourtant les médias n’ont pas ménagé leur peine relayés par quelques stars médiatiques sur des plateaux de télévision, pour montrer la manifestation de L214 faisant croire à la France entière que c’était presque le seul évènement de l’ouverture du salon. La réalité ce sont près de 700.000 visiteurs contre une centaine de militants.

Que penser de tous ces stands démontrant le meilleur de notre agriculture très largement conventionnelle avec force d’explications sur les pratiques préservant la qualité et le rendement procurant une alimentation saine et sécurisée au consommateur français et étranger. L’agriculture biologique était bien sûr représentée mais par quelques stands au milieu d’autres tout à la hauteur relative de sa présence dans nos campagnes.

Et pourtant nos médias et nos dirigeants ne cessent de défendre une agriculture moins productiviste et plus naturelle, autant dire sans pesticides et décroissante, reléguant la France du 1er au 2eme et bientôt 3eme pays agricole européen et de 3eme à 6eme exportateur mondial.

Ce soir le journal de France 2 pour le lancement d’un reportage sur l’élevage d’insectes comestibles affirme une contre vérité en annonçant la réduction des terres agricoles dans le monde.

Pendant ce temps et en raison de l’embargo européen sur les produits agricoles, la Russie est devenue en 2 ans le premier producteur et exportateur de blé mondial en remettant en culture des millions d’hectares avec un potentiel à venir extraordinaire. La Chine achète des millions d’hectares partout dans le monde y compris en France pour assurer sa sécurité alimentaire. L’Amérique du nord et bientôt toute l’Amérique du sud grâce aux traités du CETA et du Mercosur nous inonderont de produits agricoles bons marchés et produits dans des conditions que nous avons interdites sur notre sol depuis plus de 20 ans. L’Afrique relève la tête et met en place des politiques agraires et agricoles dans les parties centrales de ce continent. Le Moyen Orient riche de son pétrole, met en culture à grands frais ses déserts en asséchant ses réserves en eau à des centaines de mètres sous terre ou dessalant l’eau de mer.

Bref, le monde entier réveille son agriculture, lui donne les moyens d’être plus productive, intensifie sa recherche, augmente le commerce à grand renfort de construction de ports, de silos, d’entrepôts de voies ferrées de routes tandis que les dirigeants européens et particulièrement français abandonnent leur agriculture et le monde rural.

En France contraintes multiples et croissantes à la production, baisse des budgets agricoles, diminution de la recherche qui a été la meilleure du monde, abandon du monde rural en fermant ses écoles, contraignant et limitant ses déplacements par la dégradation des moyens de circulation. Est-ce vraiment la volonté de cette France qui a parcouru les allées du salon durant 7 jours ?

Une fracture se créé entre le pouvoir issu des villes contre ce monde rural et agricole abandonné, laissé pour compte au nom d’intérêts économiques favorisant notre exportation du secteur tertiaire concentré dans les villes.

Je ne crois pas à la schizophrénie des français qui aiment leurs campagnes et pas seulement pour venir en vacances, je désespère juste d’un pouvoir qui abandonne le monde rural qui ressemblera sous peu aux territoires ruraux abandonnés et sinistres de l’Union Soviétique où une centaine de familles par canton travaillaient la terre dans un kolkhoze gigantesque regroupant en interne le pouvoir politique, l’état civil, l’éducation, la distribution du minimum vital, dénué de vie sociale culturelle et spirituelle.

Si nos dirigeants n’y prennent garde, dans quelques années le salon de l’agriculture de Paris deviendra un conservatoire du monde rural, celui qui a nourri la France et l’Europe, vitrine d’un passé qui a fait les belles heures de la France mais qui a abandonné sa souveraineté alimentaire par dogme, par intérêts commerciaux et désintérêt de ceux qui l’habitent.

L’agriculture, la ruralité sont encore une chance pour la France, réagissons avant qu’il ne soit trop tard !

samedi 3 février 2018

Pourquoi le développement de la méthanisation et du biométhane patine.



Alors que Sébastien Lecornu installe le groupe de travail sur la méthanisation il me vient à l’idée d’apporter quelques suggestions basées sur mon expérience de méthaniseur et d’injection de biométhane dans le réseau GRDF, non sans problème, et des échanges que j’ai eus avec des collègues agriculteurs méthaniseurs.

Ma première remarque est qu’en consultant Internet vous pourrez découvrir que des groupes de travail sur le sujet il y en a eu déjà pas mal y comprit en France et que peu de résultats concrets en sont sortis. Je n’ai guère plus d’espoir sur celui installé par le secrétaire d’Etat car les membres le composant sont tous des cols blancs et aucun n’a fait fonctionner par lui-même un méthaniseur associé à son purificateur et le poste d’injection. Cette technologie avant gardiste nécessite pour bien en parler d’avoir eu les mains dans le cambouis au moins quelques semaines pour bien connaitre les aléas tant du montage de projet jusqu’à son exploitation. Il me semblait que pour être un expert il fallait de l’expérience, mais très souvent en France les experts se nourrissent de l’expérience des autres pour se donner le droit d’en parler…

Quant aux objectifs d’être auto-suffisant en gaz en France par la méthanisation en 2050 je le relativise par les mêmes annonces des gouvernements précédents qui fixaient comme objectif 1000 méthaniseurs en 2020, nous en sommes tout peine à 400 aujourd’hui. En 2011 quand nous avons débuté notre projet de méthanisation l’objectif affiché de GRDF était de 100 points d’injection en 2017, il y en a à peine 40 à ce-jours et tous ne fonctionnent pas très bien.

La difficulté vient par expérience de deux facteurs majeurs :

-La méthanisation a besoin de l’agriculture et des agriculteurs pour un point tout simple et bête qu’il faut d’énormes surfaces d’épandage des digestats issus du processus biologique à raison en moyenne de 15T ou m3/hectares, faites le calcul. Au passage certaines unités de méthanisation traitent et donc épandent des boues de station d’épuration qui on le sait sont très souvent chargées en perturbateurs endocriniens avec le risque de les retrouver à terme dans notre alimentation, je traiterai bientôt cela dans un article se basant sur les analyses de la station d’épuration de St Pourçain la plus moderne de France.  

-Des normes trop contraignantes qui rendent le montage des projets dissuasif et un coût qu’aucun industriel n’accepterait car le taux de retour sur investissement dépasse toujours 5 ans et est en moyenne de 8 ans.

L’ADEME a d’ailleurs fait une étude très intéressante intitulée « SUIVI TECHNIQUE, ÉCONOMIQUE ET ENVIRONNEMENTAL D'INSTALLATIONS DE PRODUCTION ET D’INJECTION DE BIOMÉTHANE DANS LES RÉSEAUX DE GAZ NATUREL » qui date de juin 2017 donc toute récente et basée sur le suivi de 8 unités de méthanisation injectant dans le réseau durant 1 année et dont j’ai fait partie. Cette étude est disponible gratuitement sur Internet.

Sur le premier point qui est le rapport entre la méthanisation et l’agriculture, il est indispensable et n’est absolument pas privilégié dans les mesures favorisant la méthanisation à ce jour.

Or la méthanisation c’est exactement le fonctionnement d’une panse de vache, personne mieux qu’un éleveur peut en parler. Les agriculteurs refusent désormais d’être le réceptacle de l’épandage des déchets de la société et donc il y a nécessité que cette profession porte elle-même les projets pour ne pas être juste des pourvoyeurs de surfaces d’épandage qui plus est de plus en plus soumises à des règles draconiennes en matière de protection de l’environnement, on veut développer la méthanisation mais on restreint les capacités d’épandage. On le sait le plan d’épandage doit se trouver à proximité de l’unité de méthanisation car transporter du digestat brut en masse sur des kilomètres réduit très rapidement la rentabilité économique par sa relative faiblesse de constitution en éléments fertilisants. Une fois éliminées les zones proches des habitations, zones inondables, zones protégées, zone en pente, zones à caractère environnementale et autres zones en tout genre il ne reste souvent que peu de place.

La méthanisation est en même temps un process industriel qui se marie mal avec le système D des agriculteurs qui n’ont souvent que faire des process, seul le résultat compte et beaucoup de fournisseurs de la méthanisation surtout en injection se confrontent durement au bon sens paysan qui n’est inscrit dans aucun manuel d’utilisation. C’est là un domaine où les fournisseurs industriels et distributeurs de gaz ont du mal à s’adapter et devront faire de très gros efforts d’adaptation.

L’agriculture produit aussi des matières indispensables pour la méthanisation que sont soit des déchets soit des cultures mais avec les fortes variabilités que connait l’agriculture en termes de climat, d’épizooties, de maladies ou économiques sur les productions agricoles ce qui corrèle la production d’énergie à l’activité agricole et ses aléas.  La fluctuation des cours des animaux a un impact direct sur le nombre d’animaux et donc de la quantité de leurs déchets par exemple.

En outre l’agriculture va mal économiquement, par conséquent peu d’agriculteurs peuvent se lancer dans une aventure à grand risque économique sans mettre en péril leur exploitation agricole.  

Mais qui d’autre qu’un agriculteur peut être tout à la fois chimiste, biologiste, manutentionnaire, agent de maintenance très souvent 24h/24h sans compter son temps sur des journées sans fin pour faire tourner des unités et tous ceux que j’ai rencontré m’ont avoué passer un temps qui est loin de ce qui était prévu dans l’élaboration du projet.

Sur le deuxième point les normes sont un réel frein au développement de la méthanisation car la méthanisation c’est de la production de gaz à partir de réactions d’organismes vivants. Or comme chacun le sait le vivant est aléatoire. Ainsi pour palier l’aléatoire la réglementation renforce les normes qui renchérissent automatiquement le coût. On demande aux méthaniseurs qui représentent 3% de la consommation française de produire du gaz d’une qualité bien supérieure aux 97% importés en France. On marche sur la tête et aucun pays ne fait la même erreur.

Ces normes rendent le montage de projets tellement difficiles qu’il faut 4 ans en moyenne en France contre 6 mois en Allemagne pour arriver au même résultat, sans compter l’énergie qu’il faut aux porteurs de projets pour arriver à leur fin.

On ne considère pas en France la production d’énergie par méthanisation comme une nouvelle énergie qui nécessiterait de partir d’une feuille blanche, le raisonnement est de l’assimiler aux énergies existantes, de transposer et d’imposer les normes des vieilles énergies. On impose aux méthaniseurs qui injectent du gaz dans le réseau le même raisonnement, les mêmes normes, les mêmes contraintes que l’utilisation du gaz fossile et son traitement dans des terminaux industriels alimentés régulièrement en quantité et qualité.  C’est un peu comme si vous vouliez arroser votre jardin avec l’eau de votre puits en appliquant les normes des stations d’eau potable.

Que va représenter un dixième de PCS ou 1% de méthane en plus ou en moins pour quelques m3 produits dans un réseau alimentant des milliers de foyers ou d’industriels consommant des milliers de m3 ? Au lieu d’adapter les systèmes d’utilisation du gaz par le consommateur final, la réglementation impose au producteur de s’adapter aux hypernormes décidées sur les bases des énergies fossiles dans des instances de régulation parisiennes toutes constituées de personnes ayant fait toute leur carrière dans les vieilles énergies.

Dans son rapport l’ADEME ne s’y trompe d’ailleurs pas dans ses recommandations, je cite : Par ailleurs, pour certains composés mineurs, l'effet de dilution du réseau pourrait également permettre d'alléger les spécifications et la réglementation pour l'injection de biométhane.

En conclusion les solutions pour le développement de la méthanisation sont assez faciles à trouver et n’ont pas besoin de grandes mesures déclarées en fanfare qui n’aideront qu’à la marge.

L’implication forte des agriculteurs aux projets en assimilant des unités de méthanisation à des outils d’exploitations agricoles et non industriels, en diminuant les normes et contraintes ce qui permettra d’abaisser considérablement le coût en permettant le développement d’innovations. N’oublions pas au passage que le changement climatique rarifie la consommation d’eau et la méthanisation est gourmande en eau, il faudra aussi trouver des procédés qui en tiennent compte. Le développement de la méthanisation est possible si on la favorise à petite échelle en proximité des lieux de consommation en diminuant le coût d’exploitation et se reposant sur le milieu agricole.

samedi 20 janvier 2018

Il faut supprimer l'ENA!


La France continue lentement son déclin dans une léthargie béate, devant un président séduisant endormant par son charme ou par la contrainte toute envie de réaction.

Macron a été mis en place par l’énarchie, lui-même énarque, son premier ministre énarque, son secrétaire général énarque et une bonne part des ministres énarques soutenue par une assemblée nationale composée de députés n’ayant aucune expérience de la vie parlementaire adoptant sans broncher les lois dont les éléments de langage à expliquer sur le terrain sont rédigé par les énarques des cabinets. Rappelez vous pour Noël le petit guide des repas en famille tout à la gloire du président et de son gouvernement distribué à chaque député.

Vous entendez parler des chiffres du chômage ? Non et vous n’en entendrez plus parler le ministère du travail a décidé de ne plus les communiquer à partir de janvier 2018.

Vous entendez parler de la dette ? Elle augmente de 2665€ par seconde pour s’établir à 2266 milliards d’€ c’est-à-dire 98% du PIB il faut donc la totalité de la richesse française par an pour rembourser la dette. http://www.dettepublique.fr/ Durant ce temps la dette Allemande diminue pour s’établir à 70% de son PIB (source FMI)

Les taux bancaires sont bas et même quasiment négatifs, une augmentation de 0,5% des taux et c’est la multiplication exponentielle de la dette.

Personne ne se préoccupe de l’état financier de notre pays et surtout pas les énarques dirigeants qui continue à dépenser l’argent sans compter tout en demandant aux collectivités qui équilibrent leurs budgets depuis toujours de diminuer leurs dépenses. La politique du gouvernement en la matière est basée sur la communication, la forme et non le fond. 80% de la dette est d’Etat, mais on demande aux collectivités de faire des efforts en réduisant leurs moyens. Il y a 350.000 morts par an à cause du cancer mais on demande aux français de rouler moins vite et plus cher sur les routes pour économiser 350 vies.

La presse nationale est muselée, aux ordres de leurs patrons et actionnaires énarques eux aussi, les réseaux sociaux parviennent à peine à faire un contre-pouvoir par le peuple lui-même classé rapidement de fasciste ou extrémiste, voire censuré pour peu que le langage diffère de la parole divine.

Le pouvoir est aux mains d’un tout petit nombre de personnes n’ayant jamais mis le pied dans une usine et dont la volonté n’est pas la France mais la préservation de leurs intérêts particuliers.

Combien d’agriculteurs, de médecins, d’ouvriers, de commerçants au gouvernement ?

La France est sclérosée par une administration dont le seul but est de se maintenir.

J’en ai la parfaite illustration dans la gestion des fonds européens à la région sur lesquels la France a mis 2 ou 3 étages de contrôles entre l’Europe qui verse l’argent et celui qui le reçoit pour travailler.

Il y a partout le contrôleur du contrôleur du contrôleur avec chacun des procédures différentes et personnalisées pour rendre la chose plus difficile à supprimer alors même que l’Europe demande seulement de savoir par qui et pourquoi l’argent a été employé. Au moins 5 contrôles pour un porteur de projets.

L’agriculture, l’industrie, le secteur primaire n’est plus la priorité française, c’est désormais le secteur tertiaire qui est prioritaire à contrario de l’Allemagne qui base son économie sur l’apprentissage et la réindustrialisation, on voit le résultat.

La France est tétanisée, hypnotisée par des intelligences dont le seul but est que rien ne change.

Le recul du gouvernement sur l’aéroport de Nantes en est le plus parfait exemple, par un candidat à la présidence qui déclame avec force qu’avec lui le projet se fera et qui une fois arrivé au pouvoir en moins de 9 mois revient sur cet engagement.

Les élections présidentielles et législatives ont été manipulées, arrangées par un clan, une caste qui ne fait rien pour ce qui devrait être la priorité nationale, l’effacement de la dette et l’industrialisation pour la création d’emplois.

Il faut rapidement supprimer l’ENA puisqu’aucune réforme ne se fera tant que le pouvoir sera détenu par ceux qui en sortent, ou interdire à un énarque de briguer un mandat électif, tout comme les militaires. L’ENA est devenu le cancer d’un peuple qui ne demande qu’à travailler mais que cette administration empêche.

mercredi 20 décembre 2017

A St Pourçain on baisse les dépenses et on n'augmente pas les impôts depuis 25 ans.



Ce lundi la majorité du conseil municipal a voté le budget de St Pourçain en alliant baisse du fonctionnement et hausse de l’investissement sans augmentation des impôts.

La commune a subi durant trois années des baisses de dotations de l’Etat de presque 300.000€ et si cette année le gouvernement a annoncé une pause, le plan de 13 milliards d’économie annoncé pour les 4 années qui viennent ne laisse pas présager de bonnes nouvelles de ce côté.

Aussi Bernard Coulon et Christine Burkhardt accompagnés de toute la majorité municipale a préféré prendre les devants en imposant au fonctionnement de la mairie une baisse des charges de près de 400.000€ sur un budget de 5,2 millions d’Euros.

Bien que les agents bénéficient cette année d’une légère augmentation qui n’est en fait qu’un rattrapage des années antérieures, la masse salariale est contenue notamment par des départs en retraite d’agents non remplacés. Mais c’est aussi grâce à une baisse des dépenses sur tous les postes de consommation bien que la limite arrive à son terme et qu’il ne sera pas possible indéfiniment de baisser les dépenses sans diminuer le service à la population ou en augmentant les impôts.

Car outre les baisses de dotations, l’Etat se décharge sur notre commune de services à la population supplémentaires comme les passeports, cartes d’identité ou permis de conduire qui demande une mobilisation plus importante de personnel. Tout comme la suppression des herbicides qui demanderont soit que la ville ne soit plus désherbée, soit que du personnel désherbe à la main et donc une dépense supplémentaire.

Notre majorité municipale a donc anticipé de nouvelles baisses de dotations en privilégiant l’investissement qui est créateur d’emplois et qui dynamise la ville.

Nous avons programmé plus de 2 millions d’Euros de travaux et en partie phasés sur plusieurs années comme l’église ou la route de Briailles, en réalité c’est plus de 3 millions d’Euros d’opérations à venir.

Dans ces travaux, les plus significatifs seront l’ascenseur salle Mirendense, la route de Briailles et la rénovation intérieure de l’église qui permettra à terme le remontage de l’orgue, ainsi que d’ici la fin de l’année peut être le début de la réfection de la passerelle.

Mais St Pourçain est une petite ville qui optimise les recettes et dépenses surtout grâce à des élus très proches du terrain et de la réalité à même de prendre au quotidien les bonnes décisions au bon moment. Et c’est en outre un effort de la part des agents de toujours trouver les meilleures solutions techniques pour économiser ou ajuster au mieux les dépenses.

Cette année l’innovation a surtout résidé dans un vote du budget avant le 1er janvier dans le but de pouvoir démarrer les travaux déjà en préparation dès le début de l’année et surtout pouvoir faire la demande de subventions auprès de la Région, du Département et de l’Etat dans les temps qui se situent souvent en février.

Bien que l’opposition de gauche ait voté contre ce budget, nous pensons que notre majorité a élaboré un budget de combat, celui de continuer à rénover notre ville, améliorer les services et de faire toutes les économies.

Nous espérons être suivis par la population et surtout par les nombreux utilisateurs d’équipements publics pour que chacun pense bien à ne pas dérégler le chauffage ou éteindre les lumières par exemple.

Encore cette année et pour la 25e année les taux d’imposition n’augmenteront pas cette année à St Pourçain parce que nous pensons que le citoyen subit déjà très largement les hausses d’imposition notamment par l’Etat, mais si celui-ci continue à faire des économies sur le dos des collectivités cette bonne gestion aura sa limite. L’exonération de la taxe d’habitation par exemple ne sera jamais compensée ni réévaluée et sera donc une perte de recettes pour la commune.

Juste en conclusion, nous apprenons que l’Etat augmentera pour 2018 les prélèvements obligatoires de 4,5 milliards d’Euros.

A la région nous faisons 130 millions d’Euros d’économies par an sans augmenter les impôts et à St Pourçain nous faisons une économie de 400.000€ et n’augmentons pas les impôts.

Si le gouvernement s’appliquait à lui-même la manière de gérer notre région ou notre commune, les comptes nationaux seraient rétablis en 5 ans. Je vous laisse vous faire votre propre jugement en face des actes !

mercredi 22 novembre 2017

Pourquoi les Chinois achètent ils de la terre en France



Les chinois investissent dans la terre en France, après 1700ha dans l’Indre c’est 900ha dans l’Allier.

Mais les investissements chinois dans l’agriculture et l’agroalimentaire français ne datent pas d’hier pour ces achats directs dans l’outils de production. Il y a 20 ans déjà c’était dans les vignobles bordelais et plus récemment dans l’industrie laitière bretonne.

J’entends les émotions quand on touche au patrimoine français, la terre, le droit de propriété inscrit dans notre constitution. Mais se pose t’on les vraies questions ?

La France abandonne son agriculture par le choix d’une société de consommation repue au profit d’un peuple nombreux et qui a faim, la stabilité politique des pays passant en premier par la satisfaction des estomacs.

La révolution française est due à un peuple qui criait famine. N’oubliez pas cette réponse de la reine en 1789 quand elle demandait pourquoi ces manifestations de colère du peuple et qu’on lui disait qu’il voulait du pain. La reine eut cette parole magnifique « s’ils n’ont plus de pain qu’on leur donne de la brioche ! » Et bien notre bobosphère des villes est dans le même état d’esprit sauf que les réponses se font désormais par réseaux sociaux. Les révolutions de printemps d’Afrique du nord en 2010 n’avaient pour d’autres raisons que le prix du blé ayant atteint des sommets rendant le pain au rang des produits de luxe et une bonne part de l’immigration actuelle, hors Syrie, est due à la faim de ces peuples.

La Chine acquiert des terres en France, mais l’a fait sur des millions d’hectares en Afrique durant ces 10 dernières années, en Australie aussi en ayant acheté une ferme de 60.000ha, ou en Ukraine prenant des participations majoritaires dans des agrofermes par unité de 10.000ha ou 10.000 vaches.

Cette nation vient d’acheter Syngenta le n°2 mondial de l’agrochimie et des semences avec notamment toutes les technologies OGM.

On parle de la Chine car c’est le plus voyant et sa puissance lui permet de faire des acquisitions sans pudeur. Mais l’Inde, l’Indonésie, une partie de l’Afrique Australe, l’Amérique du sud misent de toutes leurs forces sur l’agriculture soit par des acquisitions externes soit par de l’investissement massif dans les nouvelles technologies.

N’oublions pas non plus les USA qui font de l’agriculture une priorité nationale au même titre que l’armée et la sécurité nationale.

La Russie devient le premier producteur et exportateur mondial de blé et dispose de ressources agricoles immenses, qu’elle protège pourtant à la porte de la Chine, mais préfère miser à juste titre sur le commerce.

Et pendant ce temps-là, la France et non l’Europe, car l’Allemagne a bien compris aussi l’enjeu entre autres pays, tergiverse sur son agriculture, fait des états généraux, joue avec la peur du glyphosate, abandonnant complètement son agriculture qui pourtant peut rapporter autant que l’industrie aéronautique outre son rôle nourricier.  

La France fait le choix schizophrénique de vouloir manger bon, sain et de qualité à pas cher sans se rendre compte qu’en tuant son agriculture elle se nourrit de plus en plus de produits importés à l’opposé des critères, ayant parfois reçu des doses massives de glyphosate. Le bio en est le parfait exemple, les importations de produits issus de l’agriculture biologique peuvent aller de 30 à 70%. Et les normes de production de ces produits peuvent être parfois très très éloignées des critères de l’agriculture biologique… Mais qu’importe si l’étiquette le dit et surtout si les médias disent que bio c’est bon c’est l’essentiel en masquant tous les scandales sanitaires qui tournent autour.

Aussi pour en revenir aux Chinois en France, dites vous bien que la production faite sur ces terres achetées ne sera pas pour nourrir les français, comme l’a montré le lait en Bretagne. Et pire encore ils ne demanderont pas d’aides européennes et donc ne seront soumis à aucun contrôle et pourront produire à leur guise sans tenir compte des règlements notamment environnementaux, dans le strict respect de la loi française.

Ces investissements étrangers sur notre propre sol devraient nous ouvrir les yeux même s’ils restent symboliques, nous aurons demain 9 milliards d’être humains à nourrir sur terre, il serait frustrant d’avoir faim en France à côté de champs de blé destinés à l’alimentation des Chinois.