samedi 8 décembre 2018

Macron c'est fini, je fais des propositions!

Relisez mes articles entre février et juin 2017. Tout ce qui arrive en France je l'avais prévu, anticipé, car ancré dans le vrai monde, celui qui travaille, les ferments sous-jacents étaient déjà présents.
Je n'imaginais pas que cela arrive si vite et sous cette forme, mais le résultat était inévitable.
Le quinquennat de Macron est désormais terminé, 18 mois après son élection et celle de députés godillots plus aucune réforme ne verra le jour, mais c'est encore ce qui est souhaité et voulu par ceux qui tirent les ficelles derrière Macron.
La prochaine étape sera la fissuration de la majorité, la désertion en rase campagne de députés n'ayant aucune expérience de la politique et n'estimant faute d'être écoutés au sommet de l'Etat, ne plus représenter le peuple voire s'être fait manipuler.
Le cahot passera vite, les français n'ont pas les moyens de privations pour bloquer le pays trop longtemps, mais la fracture restera béante et chaque élection sera le rejet de la politique en place, le rejet des élites et la montée en puissance des extrêmes, favorisée par un environnement international nationaliste.
Nous nous dirigeons vers la balkanisation de la vie politique et chaque campagne électorale ressemblera à la guerre en Yougoslavie, des combats extrémistes avec au milieu une population civile qui se rangera derrière le vainqueur du moment.
La seule solution, la seule est de rendre le pouvoir démocratique au peuple, à celui qui a reçu une formation professionnelle et qui a exercé un travail, un vrai, celui qui a produit de la valeur ajoutée et de la richesse pour lui-même et son pays.
Cela veut dire clairement que comme un militaire ne peut pas se faire élire, tout fonctionnaire de l'administration d'Etat ou des collectivités ne pourra pas non plus se faire élire sans démissionner de cette fonction publique.
L'ENA, symbole de cette fonction publique, a été créée pour faire fonctionner la France par pour la diriger. 
Nous avons besoin d'une administration forte et qualifiée, mais les décisions ne doivent pas lui revenir. Laisser à cette catégorie de fonctionnaires le droit de voter dans le respect de la démocratie est suffisant sans pour autant avoir le pouvoir d'orienter les choses.
J'ai l'expérience de la gestion des collectivités pour bien affirmer cela, je travaille avec des fonctionnaires formidables, compétents mais le sens politique est vraiment à celui qui tous les jours cotoye ses concitoyens et mieux encore à celui qui continue d'exercer un métier.
Le problème de la France est là, mieux que d'exiger toute mesure encombrant la vie quotidienne mais ne changeant rien au fond, revendiquons le retour des décisions à ceux qui travaillent, tous les problèmes se résoudront par eux-même, par l'expérience de la vie quotidienne au service de la nation!



dimanche 18 novembre 2018

Macron pris à son propre piège !




Ce mouvement des gilets jaunes n’est que la réponse à Macron et son mouvement En Marche.
Alors que le chef de l’Etat ne cesse de dévisser dans les sondages et bien que de -5% en -5% il reste toujours à 30%, la colère sourde du peuple monte et reste inaudible à l’Elysée.
Petit retour en arrière : 23 avril 2017 Macron obtient au 1er tour de l’élection présidentielle 23,8% face à Marine Lepen. Deuxième tour le 7 mai il remporte l’élection avec 66,10% des suffrages avec un total d’abstention blancs et nuls de 37% du jamais vu !  Dans le même cas de figure en 2002, Jacques Chirac avait obtenu 82% des suffrages et 26% d’abstention blancs et nuls.
En clair Macron remporte une élection avec une majorité représentant 42% des gens ayant le droit de voter, ainsi donc 58% n’ont pas eu la volonté de voter pour lui.
Toute l’explication du mouvement d’aujourd’hui est dans ces résultats. Macron a été élu par défaut contre une extrémiste populiste et dans ceux n’ayant pas voté pour lui pour une bonne part lui ont accordé un crédit favorable durant 1 an, mais faute de résultats, qu’il était impossible d’obtenir, ces gens reviennent à la charge. En outre orné de ministres pour la plupart ayant retourné leur veste plus tous ceux qui ont quitté le gouvernement par manque de probité ou en claquant la porte, cet aréopage a détruit le crédit d’un homme neuf et d’une politique neuve.
Ses 12 premiers mois de présidence auraient pu être moins pire si en plus il s’était attaqué d’entrée de jeux à ce qui gangrène la France depuis 50 ans, la dette publique et les nécessaires économies à faire au sein de l’Etat comme l’ont fait tous les autres pays, mais au contraire, les dépenses budgétaires augmentent, la dette aussi et pour faire face à cela sa seule réponse est l’augmentation des prélèvements fiscaux dans tous les sens.
Bref partant davantage sur un atout de communication que de volonté de réforme sur le fond, une fois le vernis tombé le tableau ressort avec toutes ses imperfections.
Macron n’est pas un homme du peuple, il est l’homme fabriqué des hautes écoles de la France mis en place par le monde de la finance et un clan dont le seul but est l’immobilisme pour la préservation de leurs biens et avantages, c’était déjà ce que j’écrivais à l’issue des élections présidentielles.
Déjà dans l’entourage de la majorité les informations se distillent dans la démonstration d’une politique menée par quelques-uns enfermés dans le 8e arrondissement de Paris.
Le mouvement En Marche a été créé par une minorité de français bobos s’éloignant encore plus de la France des territoires, de la France rurale, de la France qui travaille en se levant tôt le matin et peinant à boucler les fins de mois, cette France que le président n’a connu que dans les livres n’ayant aucune expérience d’élu local, d’élu de la France profonde, d’élu tout simplement.
La taxe d’habitation est le symbole même de l’incompréhension des provinces qui n’a jamais demandé sa suppression sachant bien qu’elle servait à financer les budgets des communes qui restent la collectivité de cœur des Français.
Tout comme En Marche n’est sorti de nulle part, ce mouvement des gilets jaunes spontané prend Macron à son piège, celui d’avoir montré l’exemple qu’un mouvement sans structuration ni encadrement qui par un symbole porte toute l’exaspération de la France du travail.
Il n’y a aucun mouvement politique derrière cela, je l’ai moi-même constaté à St Pourçain allant soutenir et participer aux blocages, car je fais partie moi aussi de ces gens qui travaillent 18h par jour sans arriver à mettre de l’argent de côté, j’ai rencontré plein de connaissances que je n’ai jamais vu dans aucune manifestation et d’horizons divers, dont je suis incapable de dire de quel côté ils votent. Sans doute la plupart ont fait partie de ces 37% d’abstentionnistes.  
Il arrive ce qui devait arriver, le ras-le-bol vient de la rue, de la base et sans organisation si le mouvement s’amplifie je crains l’insurrection car tout simplement il n’y a aucun leader, aucun porte-parole pour tenter le dialogue et c’est sans doute sa force.
Macron a voulu fusiller les partis politiques traditionnels et asservir les syndicats représentatifs, il récolte ce qu’il a semé, le trouble, l’anarchie et la révolte dispersée.
Toutes les prochaines élections dorénavant feront le jeu des populistes, par rejet, par volonté de casser la machine, cette machine qui ne sert qu’au profit de ceux qui l’utilisent.
La colère et l’exaspération est là, sourde, qui gronde qui si elle n’est ni calmée ni canalisée explosera sans qu’aucun leader ne puisse la contenir, ce sera alors sans doute cette fois le nouveau monde que voulait tant Macron.

dimanche 11 novembre 2018

Mon discours à l'occasion de la cérémonie de l'armistice de 1914-18.


C’était il y a 100 ans, un siècle, aucun de nous ici ne l’a connu et pour les plus jeunes sans doute cela parait une éternité.
A l’ère du numérique où l’information fait le tour du monde en un quart de seconde, où tout va très vite, plus vite, que signifie de commémorer une guerre qui a eu lieu à des milliards d’années sur l’échelle de temps d’échange des SMS.
Mais vous avez vu ces noms sur le monument aux morts tout à l’heure, celui de St Pourçain mais aussi celui des communes voisines et même partout en France, cela signifie juste qu’aucune famille n’a été épargnée par cette guerre, que nous avons tous dans nos grands parents ou arrières grands parents un membre qui a participé et qui pour beaucoup ne sont pas revenus du champ de bataille.
Tous ici représentants de nos familles avons été meurtris par cette guerre et des efforts nous ont été demandés pour assumer derrière notre armée la volonté de vaincre.
Quelle abnégation, quelle confiance que tout un peuple aux côtés de ses soldats a mis dans les mains des généraux et de Clémenceau pour livrer bataille, aveugles et sans information du théâtre global des opérations. Ces hommes, de plus en plus jeunes au fil de la guerre qui partirent d’ici, de St Germain des Fossés, Vichy ou Moulins en train sous les acclamations de leurs familles, le sourire aux lèvres en chantant, pour aller servir de chair à canon dans cette partie de la France qui a subit toutes les guerres, celle-ci, celles d’avant et celle d’après.
Leur sacrifice pour la paix de quelques années seulement, et le retour de trop peu meurtris dans leur corps ou leur tête.
Le soutien de tous ceux, femmes et enfants restés pour faire tourner cette France en guerre, démunie de ses forces vives et pourtant si nécessaires, ne doivent pas être oubliés dans ce pays où tous devenaient des héros, des héros pour la vie, des héros pour la paix.
Serions-nous encore capables aujourd’hui de tels efforts, où tout est facile et où heureusement l’intelligence de l’homme a été mise à profit de la paix et de la qualité de vie, au dépend de la guerre.
Cette guerre de 14-18 a permis la reconquête de territoires, l’Alsace et la Lorraine, ces territoires perdus, ces territoires meurtris, aujourd’hui encore nous avons nos territoires à reconquérir moins matériels mais tout aussi importants pour la paix.
Le territoire du respect, le territoire de l’écoute de la compréhension, le territoire du vivre ensemble, le territoire de l’intérêt général au dépend de celui particulier et bien sûr le territoire de la nation unie et indivisible.
Grâce à nos poilus, grâce aux soldats de 39-40 nous vivons en paix, soyons en leur reconnaissant, gardons-les en nos mémoires et à notre tour chaque jour de faire l’effort nécessaire pour garder cette paix si fragile.
Votre présence nombreuse 100 ans après la fin de cette guerre montre notre attachement et notre gratitude à ces soldats morts pour nous, morts pour la France, le devoir de mémoire est vain sans le souci de la transmission aux jeunes générations, soyez-en remerciés.
Pour conclure je reprendrai les mots de Clémenceau devant la représentation nationale annonçant l’armistice : « La France a été le soldat de Dieu, elle est devenue le soldat de l’humanité, elle restera toujours celui de l’idéal ».

Vive la République, vive la France !

dimanche 4 novembre 2018

Taxes sur les carburants on se fout de nous!


On se fout vraiment de nous en se servant du changement climatique pour nous ponctionner fiscalement par le biais des hausses de taxes.
Sur la forme toute nouvelle augmentation de la fiscalité est faite pour accompagner nos changements de pratiques en matière de pollution et le gouvernement nous explique que c’est pour notre bien !
Sur le fond c’est le carton rouge avant même d’être entré sur le terrain !
Moi je veux bien rouler et travailler avec les énergies propres puisque j’en produit moi-même.
Mais où sont les bornes électriques dans nos petits villages pour le véhicule que je pourrais acheter ? où sont les pompes de gaz vert pour la voiture au GNV ? Où sont les transports en commun propres en pleine campagne ? Et comment je fais pour acheter une voiture hybride à 25.000€ ? Où est-ce que je trouve un tracteur, un camion roulant aux énergies propres?
Alors le gouvernement augmente les taxes mais ne nous donne pas les moyens du changement c’est donc la prise en otage fiscal uniquement pour renflouer les caisses de l’Etat puisque le puits abyssal des dépenses ne fait que s’empirer sans aucune mesure d’économie.
Au passage le gouvernement a supprimé une aide pour l’amélioration des économies d’énergie sur les habitations qui représentent 1 milliard et qui pourtant là, aurait une action sur le changement climatique, je vous rappelle aussi que Macron alors ministre de l'économie a fermé des petites lignes ferroviaires parfois électriques pour les remplacer par des bus...diesel!
De plus on nous demande d’économiser l’énergie, de consommer avec les énergies propres alors que la France représente 1% de la pollution mondiale tandis que la Chine, les USA, l’Inde et la Russie à eux seuls représentent 82% de celle-ci ! Or les USA par exemple se foutent complètement du problème et on nous demande à nous petits français de sauver le monde avec 1% de levier d’action. On peut supprimer complètement toute activité en France que cela ne changera strictement rien surtout qu’en plus 70% de l’électricité en France est produite grâce au nucléaire n’ayant aucun impact sur le climat.
Ai-je besoin de parler du fret maritime avec de bons vieux moteurs à mazout ou du transport aérien dont le kérozène est exonéré de taxes ?
On commence à entendre et par des bouches de gens initiés comme Carlos Tavarès, que la voiture électrique serait un non-sens écologique absolu, quand on prend sa fabrication, son utilisation et son recyclage.
Sa fabrication notamment par l’emploi de métaux rares nécessite l’extraction de milliers de tonnes de terres rares causant des destructions massives de forêts et de surfaces naturelles de plus où travaillent des enfants de moins 10 ans.
Son utilisation nécessite de l’électricité, toujours plus d’électricité qui si on ne veut plus de nucléaire devra être produite par des énergies fossiles car on sait bien que les éoliennes gênent tout le monde, le solaire et la méthanisation coûtent trop chers et sont encore très loin de satisfaire le besoin.
Son recyclage serait pire que le nucléaire car diffus sur tout le territoire sans filière adaptée à ce jour.
Comme pour l’agriculture nous vivons dans un monde repu et obèse de consommation d’énergie, où le chargement d’un téléphone portable est devenu l’équivalent d’une heure de pompage d’eau en Afrique et le gouvernement tape dans le gras en taxant à tous bras sachant très bien que cela n’aura aucun impact sur le changement de pratiques mais pourra permettre de continuer à dépenser un budget que la France n'a depuis longtemps plus les moyens de s’offrir, c’est le carton rouge et la bouteille de chloroforme.
Déconnecté du terrain notre gouvernement se fout de nous !


samedi 6 octobre 2018

Le Sommet de l'Elevage, lieu d'exposition mais pas que...


Sommet de l'élevage 2014 - Cournon - Société Hippique ...
Le Sommet de l’élevage est un moment important pour l’agriculture régionale.
Bien sûr parce que cette exposition agricole est le lieu de concours pour les produits agricoles et particulièrement les animaux, mais aussi est un lieu d’exposition et l’occasion pour le monde agricole à faire des affaires, c’est le côté grand public agricole puisque ce salon est essentiellement ouvert aux professionnels.
C’est aussi l’endroit pour les institutions, des organismes publics ou encore des marques qui n’ont rien à vendre sur leur stand de démontrer leur savoir-faire, leurs compétences et leur rôle dans le monde agricole.
Ce qu’on voit moins c’est que le Sommet de l’élevage est le prétexte de rencontres, de réunions, d’officialisations et d’accords signés entre partenaires engageant souvent l’avenir de l’agriculture et sa destinée.
Il y a les rencontres informelles ou formelles autour d’un verre ou d’un repas qui permettent d’échanger entre responsables sur l’avenir de tel ou tel secteur. C’est ainsi que j’ai pu discuter avec Christiane Lambert présidente de la FNSEA de l’enjeu de l’eau, de son stockage et de l’irrigation suivant les différents territoires et particulièrement ceux de notre région. Des avancées prometteuses sont à venir et comme me l’a demandé Laurent Wauquiez ce sujet reste notre mobilisation régionale.
Il y a aussi des signatures d’accords qui vont changer et améliorer la vie des agriculteurs sans pour autant que ce soient des révolutions rapides, on le sait le monde agricole a besoin de temps, ne serait-ce que celui du rythme des saisons.
Le dévoilement de la marque 1886 est sans doute un virage important dans le monde agricole du Massif-Central. Cette marque est l’aboutissement d’un long travail et d’une ténacité sans faille des responsables agricoles voulant bien identifier et revaloriser les produits et particulièrement la viande du Massif-Central naturellement élevée à l’herbe. Afin d’accompagner les agriculteurs dans cette démarche les Régions et l’Etat ainsi que différents partenaires se sont associé et mis des moyens financiers pour faire aboutir cette démarche dans le seul but de revaloriser les produits agricoles de ce terroir.
La signature du Partenariat Recherche Innovation et Développement est aussi un élément déterminant de l’avenir de l’agriculture régionale. Cette signature est le travail de 18 mois de discussions entre le monde agricole et celui de la recherche pour aboutir à un modèle unique en France qui centralisera toute l’activité en la matière pour l’ensemble de la région.
Il réunit le monde agricole au travers de la Chambre Régionale d’Agriculture,  l’ACTA et les instituts professionnels, le monde de la recherche au travers de l’INRA, l’IRSTEA, Vetagro-Sup, l’ISARA, le monde de l’aval par l’ARIA et bien sûr l’Etat le Conseil Régional comme principaux financeurs.
Chaque filière sera représentée et fera remonter ses besoins en RID, tout comme les organismes de recherche et les financements seront attribués en fonctions de critères appuyant fortement sur l’intérêt entre filières, l’impact sur le plus grand nombre de producteur ou l’économie régionale ou encore une large diffusion. Le but est la concertation maximum entre acteurs et une efficience optimum des sujets de recherche. Une gouvernance régionale politique et technique est mise en place pour faire fonctionner l’ensemble.
Depuis le 5 décembre 2016 lors des assises de la RID qui a réunit plus de 200 personnes à Clermont-Ferrand, 4 axes ont été déterminés et un dispositif appelé Pôles d’Expérimentations agricoles Partenariales pour l’Innovation et le Transfert » (PEPIT’AURA) remplacera les Pôles d’Expérimentation et de Progrès qui fonctionnaient seulement sur la partie Rhône-Alpes.
Cela n’a pas fait de bruit mais c’est pourtant une avancée considérable sur ce secteur qui va éviter la dispersion des forces et au contraire leur réunion pour être encore plus fort pour trouver des nouveaux modèles pour notre agriculture régionale.
A la clé, j’espère pouvoir annoncer dans les semaines qui viennent un acte majeur dans ce secteur qui renforcera notre région comme ayant le leadership national de la RID agricole.
Mon objectif désormais est de faire admettre dans la négociation de la future PAC, de donner les compétences et crédits pour la RID au travers du 2e pilier.