lundi 3 novembre 2008

On nous cache la vérité!




Les scientifiques européens parlent tous d’une même voix. En effet l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire vient de confirmer ce que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments avait affirmé depuis longtemps, à savoir que le maïs OGM Mon810 objet de toutes les polémiques, ne présentait aucun risque sanitaire ni pour les hommes ni pour les animaux qui les consommeraient.
La preuve en est d’ailleurs faite grandeur nature depuis longtemps, puisque nous en importons par pleins bateaux environ 2 millions de tonnes par an en France.
Alors devant la division des états européens la commission devrait intimer l’ordre à la France de lever sa clause de sauvegarde. Mais l’état français a déjà fait savoir qu’il ne la lèverait pas, ce qui entraînera sans doute une procédure longue devant la cour européenne de justice.
D’ici là il y a bien longtemps que la variété citée ne sera plus au goût du jour et que l’obtenteur aura délaissé cette variété.
Preuve si il en était que les polémiques autour des OGM n’ont rien de scientifiques, puisque ceux-ci prouvent que les OGM ne sont pas néfastes, mais bien dogmatiques et politiques. D’ailleurs les associations environnementalistes ont toutes crié au loup en apprenant la décision de l’agence européenne.
Pendant ce temps la production de cultures OGM dans le monde continue sa croissance à deux chiffres….en laissant la France de côté.
Jeudi dernier l’émission « Envoyé spécial » sur France 2 nous faisait l’apologie de variétés de pommes de terre anciennes éliminées de la consommation par de nouvelles variétés industrielles. En tout premier lieu ce reportage très orienté, a déversé un somme de contre vérités, la plus grosse d’entre elle étant qu’il n’y aurait qu’un petit nombre de variétés autorisées à la vente sur le catalogue officiel, et que les autres étaient par définition interdites.
Il y a plus de 200 variétés inscrites sur ce catalogue, on est certes loin des 5000 variétés existantes dans le monde, mais il semble possible de faire son choix parmi cette liste. De plus cela n’interdit nullement à un jardinier de faire ses propres plants non-inscrits au catalogue, il lui est juste interdit de les vendre. Mais si les variétés nouvelles voient le jour, et vu le coût qu’il est nécessaire pour mettre au point une variété, c’est inévitablement parce qu’il y a une demande ! Qui va de plus en plus manger au Mac Do ? qui mange dans la restauration collective ? qui veut que son repas lui coûte le moins cher possible ? C’est pour répondre à tous ses critères que les obtenteurs mettent au point de nouvelles variétés. Alors il est très facile de nous faire glisser une larme en regardant un reportage démagogique sur une chaîne nationale à une heure de grande écoute, mais le lendemain celui qui voudra manger une ancienne variété difficile à produire sera t’il prêt à la payer en rapport ?

1 commentaire:

Corinne a dit…

j'ai une anecdote qui s'est déroulée vers Montpellier.

Un producteur de cerises se voyait en permanence demander des cerises non traitées.
Excédé, il a fini par garder un arbre sans traitement...
Et lorsque la demande est apparue une nouvelle fois, il a présenté un panier des dites cerises "au naturel"...

Aux dernières nouvelles, il n'en a toujours pas vendu...

;-)