mardi 26 janvier 2016

Oui au redécoupage territorial mais pas à n'importe quelles conditions!


La loi NOTRe votée en Août 2015 va donc s’imposer à nos territoires dans un délai ultra-court.
On pourra d’ailleurs admirer au passage que le législateur met suivant le sujet plus ou moins d’empressement à voter une loi et la faire appliquer. Cette loi devra s’appliquer dans son intégralité avant 2020, tandis que d’autres votées il y a des années n’ont toujours pas reçu leur décret d’application.
Son application va bouleverser les cartes territoriales, donner plus de compétences et un nouveau périmètre aux communautés de communes, tout cela par décision du Préfet après consultation des élus.
En clair c’est le Préfet qui va décider de la nouvelle carte, et du mariage des communautés de communes de gré ou de force. On a presque l’impression de se retrouver au temps de l’URSS découpant les nouvelles républiques sans tenir compte des peuples, bel exemple de démocratie.
Il a bien été demandé aux conseils municipaux et communautaires de se prononcer, mais à défaut d’avis convergents le Préfet tranchera. Et pour permettre aux élus de se prononcer, on ne demande d’ailleurs pas l’avis à la population, l’Etat leur laisse six mois.
En clair vous devez vous marier, à plusieurs après le mariage pour tous,  et vous avez six mois pour trouver les mariés à votre goût.
St Pourçain a une tradition de travail volontaire de manière communautaire depuis 1982 sous l’impulsion de Bernard Coulon, et la com-com de St Pourçain est un exemple de réussite de son développement par ce travail communautaire.
Mais ce n’est pas le cas de beaucoup des com-com qui l’entourent qui ont appris le travail communautaire par la force des lois successives.
Et donc aujourd’hui l’Etat demande à la com-com de St Pourçain de se marier avec d’autres com-com pour constituer un pôle communautaire significatif en terme de population. Au passage 40.000 habitants en milieu rural sur des centaines de km² et la même population en agglomération ne se gère pas pareil, mais ça l’Etat s’en fout.
Ainsi des discussions existent depuis les premières informations sur la loi NOTRe avec les communautés de communes de Gannat, Ebreuil et Varennes, même si la loi n’oblige pas à St Pourçain à se marier puisque dépassant la limité fixée à 15.000 habitants, mais ce n’est pas l’avis du Préfet.
Les discussions sont âpres car toutes les com-com veulent bien se marier avec St Pourçain mais ne se veulent pas forcément toutes ensemble.
Ainsi Gannat et Ebreuil veulent bien de St Pourçain, mais sans Varennes.  Varennes veut bien de St Pourçain mais pas forcément avec Ebreuil.
Ainsi donc St Pourçain a bien délibéré pour un mariage à quatre afin de constituer un vrai  bassin de vie, tandis que les autres ont toutes délibéré sur des mariages pas très clairs, à 3.
C’est comme cela qu’on se retrouve avec la com-com d’Ebreuil de 5000 habitants ne voulant pas de Varennes et voulant imposer sa loi à St Pourçain de 16.000 habitants et Varennes 11.000 habitants.
Et tous ces problèmes ne viennent que des égos surdimensionnés ou de l’inimité de certains des élus qui dirigent ces com-com !
Car si le bassin de vie et d’emplois de Varennes et St Pourçain est identique depuis des décennies, un travail et des investissements en commun sur des équipements structurants, un seul et même canton, quels sont les points communs entre St Pourçain et Gannat, St Pourçain et Ebreuil ? Quelle activité entre ces com-com ? Quels échanges de vie ? Je me souviens même à la création des com-com en 2002 alors que l’école de musique devenait intercommunautaire à St Pourçain, la proposition avait été faite à la com-com d’Ebreuil d’accueillir les enfants de leur com-com dans cet établissement moyennant une participation financière et que nous avions eu un refus net et à peine poli.
Certes il y a la Sioule qui réunit Ebreuil et St Pourçain et à la limite Gannat, mais pouvez vous m’indiquer les ports que nous avons en commun sur cette rivière et qui génèrent de l’économie ou des habitudes de vie?
Par-dessus le marché, aujourd’hui des communes de la com-com de bocage sud voudraient bien revenir dans le giron de St Pourçain, en nous faisant la leçon au passage sur le travail communautaire.  Mais alors pourquoi en 2002 ces mêmes communes ont quitté la com-com de St Pourçain pour aller faire une com-com sans envergure et sans moyens avec au passage un bon chèque de départ ??
Alors je ne vais sans doute pas faire plaisir à beaucoup de gens, mais c’est mon habitude de parler franchement, et je viens de mesurer le 13 décembre dernier que cela plaît davantage aux électeurs que la langue de bois, et j’ai plus de compte à rendre à mes électeurs qu’à mes collègues élus.
L’Etat impose de se regrouper, alors allons y car en effet le niveau actuel du découpage n’est sans doute pas à la hauteur des enjeux tels que l’Europe ou même la grande région.
Mais l’élu local et régional que je suis ne se laissera pas soumettre à aucun diktat, encore moins d’élus qui refusent de reconnaître  ni l’histoire ni les habitudes de vie de nos habitants et qui veulent se marier pour des intérêts ou des conflits de personnes et de places par-dessus la vie quotidienne de nos concitoyens.
Oui il faut un grand pôle rural au centre du département, oui il faut une communauté de communes de plus de 40.000 habitants, oui il faut peser plus en face des autres collectivités territoriales, mais non au découpage à la Ceausescu !!
St Pourçain et Varennes ne font qu’un, St Pourçain et Gannat peuvent en effet avoir des atouts communs, mais Ebreuil n’a rien n’a voir avec St Pourçain, ce n’est donc pas cette com-com qui dictera sa loi, elle viendra avec les trois autres si cela lui fait plaisir, nous sommes prêt à l’accueillir, mais si ce n’est pas son souhait elle peut rester seule, la loi lui permet ou trouver une autre com-com avec qui se marier.
Il faut créer des com-com qui aient un sens, une unité, des points communs de vie pour nos habitants, des échanges commerciaux, culturels et sociaux, des axes routiers structurants !

C’est donc cette position que je défendrai et même si cela ne fait pas plaisir, car je sais que c’est ce que souhaitent nos concitoyens qui n’ont pas droit au chapitre.

jeudi 7 janvier 2016

Session d'installation du Conseil Régional Auvergne-Rhone-Alpes


Lundi dernier était donc l’installation du nouveau conseil régional de cette néanmoins nouvelle grande région Auvergne-Rhône-Alpes.
Vous avez lu ou vu dans la presse les comptes rendus de la session, mais mon intention est davantage de vous faire connaître, les anecdotes, les coulisses, de ce que ne pouvait voir la presse ou qu’elle a fait le choix de ne pas parler.
Ce sera d’ailleurs ici ce que je ferai durant mon mandat de conseiller régional, tout en insistant à la fois sur ce qui me semble important de mon ou notre action. 

La première impression en arrivant c’est qu’il y a beaucoup de monde pour s’occuper de vous, trop peut-être, car l’élu que je suis n’a pas besoin qu’on me tienne par la main, et je suis davantage habitué à me débrouiller seul.
On m’a équipé d’une tablette et de documents pour comprendre le fonctionnement immédiatement et remplir le dossier administratif, notamment pour percevoir les indemnités, dont je ne connais pas le montant vu que Laurent Wauquiez avec notre accord a décidé de les diminuer de 10%, mais comme à mon habitude je publierai ici le montant de ces indemnités.
Première réunion de groupe dans lequel Laurent Wauquiez nous annonce la liste des vice-présidents, les membres de la commission permanente et l’indication d’une date ultérieure de session pour fixer les commissions et autres responsabilités. Il nous indique aussi la décomposition des économies faites sur le train de vie des élus, à savoir pas de téléphone portable, moins de vice-présidents, moins de membres de commission permanente et des frais qui seront remboursés selon des critères restrictifs pour un total d’économie de  19 millions d’€.
Après le repas c’est le début de la session et nous sommes placés par ordre alphabétique dans un premier temps et je me retrouve à côté de Virginie Ferrand de l’Ardèche.
Appel des conseillers durant 1h, là je commence à comprendre que ça va être long. On passe à l’élection du président et première suspension de séance pour que les candidas diffusent le rapport de leur candidature à tous les conseillers. Les staffs des partis s’agitent vont faire des photocopies, reprise de séance et chaque candidat lit son rapport de candidature. Ensuite on passe au vote à bulletin secret un par un par un isoloir et une urne, 1h15. Dépouillement et proclamation des résultats. Enfin délivrés, Laurent Wauquiez est élu et là nous avons pu voir que la gauche tellement unie dans sa campagne fera 4 groupes politiques dans l’assemblée dont les écologistes auront 8 membres et les communistes 7 membres soit respectivement 4 et 3,5% du total des conseillers élus. On revient enfin au réalisme démocratique et chacun peut largement constater que les écologistes ne pèsent pas plus que 4% des électeurs, la politique française pourtant tient bien trop largement d’idées qui ne représentent personne.
Laurent Wauquiez devenu président après lecture de son discours de politique générale, demande le vote des vice-présidents, et propose pour aller plus vite de voter par listes bloquées et à mains levées, car nous avons eu la surprise que malgré les 180 millions d’€ qu’ait coûté le siège du conseil régional, la salle d’assemblée n’est pas équipée de vote électronique. On saura plus tard que le matériel est entreposé dans un local rangement car sous l’ancienne mandature les écologistes n’auraient pas voulu l’utiliser.
Ainsi durant toute la soirée les votes se sont fait à main levée dans un certain folklore, d’erreurs de comptage et de beaucoup d’humour d’un président très à l’aise maniant la gentillesse, l’ironie et la fermeté. Evidemment l’opposition, surtout les écologistes et communistes, ne se sont pas privés de retarder le déroulement par des prises de paroles répétitives, des demandes de suspension de séance et de l’ergotage sur des virgules.
Laurent Wauquiez était assisté par le DGS de la région Auvergne qui semblait le guider avec une certaine complicité malgré son histoire politique sans doute différente.
J.J.Queyranne était assis derrière moi, mais est resté d’une sobriété étonnante toute la journée sans aucune prise de parole ni geste particulier, on ressentait que le pouvoir politique du groupe PS ne lui appartenait plus.
Ensuite le vote de la composition de la commission permanente après une nouvelle suspension de séance sur lequel le parti communiste a déposé un amendement qui a fait l’objet de débats et de prises de positions différentes des groupes politiques de gauche, et tout cela sur …..3 lignes et 2 nombres… Une fois l’amendement rejeté sans surprise, nouvelle suspension de séance pour diffuser les candidatures sur listes bloquées.
Il était donc 20h quand cette commission a été élue et dernier vote sur la délégation au président avec nouvelles prises de paroles, suspension de séance pour analyser le texte et enfin vote à 21h. A noter que toutes les interruptions et suspensions de séances ont été sur l’initiative de l’opposition. Il semble que durant les 6 ans à venir je doive trouver un fournisseur de patience.
Sur la composition de la commission permanente, la réduction du nombre des vice-présidents, les indemnités des élus et les moyens matériels mis à disposition  à noter de vibrants plaidoyers des groupes de gauche à l’encontre des économies faites qui nuisent d’après eux au fonctionnement de la démocratie. On a pu voir dans toute sa splendeur la volonté de la gauche de vouloir toujours plus de dépenses de fonctionnement surtout au profit des élus. Je pense que la cure d’austérité annoncée va remettre douloureusement pour ces élus les pendules à l’heure. De même j’ai entendu par ci par là, que des séances au delà de 19h c’était trop fatigant et qu’il valait mieux remettre au lendemain la suite. Sans doute cela venait il d’élus peu habitués à du travail nocturne et de longues journées, pourtant dans des conditions de confort inégalable dans des sièges confortables et une salle bien chauffée dont le travail en dehors de la politique ne les attend pas. Je les invite à m’accompagner sur une journée comme hier à décharger et charger le méthaniseur en commençant à 6h30 et finissant à 20h dans la poussière, les mauvaises odeurs et la pluie.
Je confirme qu’à partir de 19h certains élus ont abandonné l’assemblée laissant un pouvoir à un colistier, mais j’ai trouvé cela un peu léger pour une première session.
Enfin à 21h30 nous avons été invités à manger à la cantine du conseil régional et avons pu décompresser tous réunis dans la bonne humeur.
Au final j’ai bien lu les commentateurs qui disent que l’Allier, comme l’Ardèche, n’aura pas de vice-président et un seul membre en commission permanente. Mais il faut attendre la prochaine session pour connaître les commissions, ceux qui en feront partie et les dernières responsabilités distribuées. Certes c’est un peu injuste pour un département traditionnellement à gauche qui a fait un score remarquable en faveur de Laurent Wauquiez. Pour ma part je n’attends rien et je l’ai indiqué comme tel à Laurent Wauquiez lorsqu’il me l’a demandé, je préfère travailler sur les dossiers auxquels je tiens, en privilégiant l’efficacité et le lobbying auprès des élus qui décident, à la façon d’un député auprès des ministres et du gouvernement.
Par contre j’attends beaucoup d’écoute et de moyens pour travailler, et qu’on accède au maximum à mes demandes. Pour ceux qui me connaissent si la porte ne s’ouvre pas je rentre par la fenêtre. D’ailleurs le soir j’ai mangé avec le nouveau directeur général et son adjoint et nous avons pu commencer de croiser nos vues dans le domaine agricole.  

Je sais c’est trop long, j’essaierai à l’avenir de faire plus souvent et plus court, pour un nouveau souffle dans la façon de faire de la politique.

samedi 19 décembre 2015

Au revoir et bonjour!


Il y a parfois dans la vie des pages qui se tournent mais aussi des chapitres.
Et c’en est un qui s’est refermé pour moi avant d’en rouvrir un autre.
J’ai quitté mardi soir plus de 20 ans de responsabilités syndicales, qui forment une expérience inégalée et constituent une école de la vie.
Ayant adhéré en 1991 à peine installé, en pleine crise de la réforme de la PAC, de l’accord de Blair House, à la veille des élections à la chambre d’agriculture, je me suis retrouvé une fois ces élections gagnées et le syndicat portant cette victoire décapité par le départ de syndicalistes devenus élus dont Jean-Marie Lesage, je me suis retrouvé donc à 26 ans président de ce syndicat départemental, l’UDAB, à l’âge où la plupart commencent à militer aux Jeunes Agriculteurs.
S’en est suivi la métamorphose du syndicalisme agricole depuis 20 ans dans le département avec son évolution sous forme de différentes structures auxquelles j’ai participé à différents postes comme secrétaire général, vice-président et redevenu président en 2008 à la suite des deux Michel, Bonnefille et Labouesse, du syndicat majoritaire devenu sous ma présidence FNSEA03 et adhérant pour la première fois à la FNSEA en 2010.
Depuis 20 ans je n’ai cessé de vouloir faire l’union avec tous les syndicats et OPA agricoles du département et j’ai réussi pour certains et échoué pour d’autres, mais ce qui m’a le plus marqué et que je regrette déjà c’est la rudesse et la franchise des relations entre hommes.
Il y a eut des combats, forts et virils avec nos adversaires, des prises de gueule fortes avec les adhérents déçus et qui misaient en nous un espoir voire un salut, mais aussi des combats collectifs dans lesquels on sentait la force de l’union, le respect des troupes envers leur chef et le soutien lorsque celui-ci était mis en accusation comme ce combat contre l’ONEMA avec le soutien de tous les agriculteurs y comprit de ceux adversaires syndicaux.
Des moments humains forts lorsque je suis arrivé quelques fois à résoudre un problème entre l’administration et un adhérent, où la problématique résidait davantage dans le manque de dialogue que dans une éventuelle faute de l’agriculteur.
Je ne peux résumer ici 20 ans de contacts humains, que ce soit avec le président de la république lors d’une de ses visite ou différents hauts personnages de l’Etat, des relations avec les préfets, les administrateurs des services de l’Etat, les élus politiques dont le soutien était rare, les présidents et directeurs des OPA, les collaborateurs du syndicat dévoués bien au-delà de leur contrat de travail,  mes collègues au niveau national, régional, départemental  et surtout tous ces agriculteurs de l’Allier qui toujours plus nombreux m’ont fait confiance.
Fidèle à la devise de Xavier Beulin j’ai toujours préféré un syndicalisme de solution au syndicalisme de revendication, même si parfois cela est nécessaire, et c’est ce que j’ai cherché à faire durant toutes ces années. Ce sera aux historiens de dire les réussites et les échecs du mouvement syndical auquel j’ai appartenu et conduit quelques instants, et je souhaite bonne chance à la FNSEA03, à Gilles Cabart en qui j’ai toute confiance, Martine Durin et toute l’équipe d’agriculteurs syndicalistes compétents qui m’aidaient dans ma tâche jusqu’à mardi dernier. 

Désormais je rentre dans un monde que je connais peu, la politique au niveau local ne ressemble en rien à celle à laquelle je vais participer mais déjà j’ai bien senti les félicitations franches de ceux qui sont contents de notre victoire, les félicitations intéressées de ceux qui espèrent quelque chose, et puis les félicitations forcées de ceux que ça embêtent y comprit dans mon camp politique, et dont je ne suis pas sûr qu’ils aient voté pour notre liste sans compter ceux qui m’ont soutenu activement durant la campagne et ceux qui ne l’ont pas fait, je vis sans rancune mais avec de la mémoire.
Et puis je suis pour le moment spectateur des ambitions voilées ou découvertes de ceux qui prétendent à des fonctions, des responsabilités ou des titres, activant les réseaux d’influence pour arriver à leurs fins.
Laurent Wauquiez aura sans doute une tâche ardue dans la répartition des postes, et j’espère qu’il fera selon sa volonté, celle de celui qui a réussi une victoire politique hors norme très rarement partagée y comprit dans son propre camp, caricaturée par la presse, mais que tous nous lui devons la réussite de ce combat, il est devenu le chef il doit agir en chef.
Dans ce nouveau chapitre pour moi qui s’ouvre je mettrai comme je l’ai promis au cours de la campagne électorale, toute mon énergie à défendre le monde agricole et rural, je suis impatient de dévoiler toutes les idées que j’ai en tête, de les suggérer et de les mettre en pratique si la majorité des élus le veut bien. Et je continuerai sur le terrain au contact de mes concitoyens à prendre les bonnes idées, comprendre les complexités et rapprocher de St Pourçain, de l’Allier la capitale régionale.

J’ai écrit la première page  de ce chapitre avec mes colistiers dimanche dernier, je reste impatient devant toutes les pages blanches à écrire pour notre belle région Auvergne Rhône-Alpes.

lundi 14 décembre 2015

Merci et au travail!


Il est vrai que la victoire est plus facile à accepter que la défaite et ma pensée va tout de suite à ceux qui se sont donnés sans compter au travail pour le bien de notre région, j’en connais, mais je n’oublie pas non plus tous ceux qui ont profité du système en pur but personnel pour se faire une situation ou défendre un dogme plus que de reconnaître la réalité du terrain.
Je veux remercier tous celles et ceux qui ont mis un bulletin dans l’urne par confiance, en espérant que nous allons changer les choses, ma seule préoccupation durant le mandat qui commence sera celle-là.
Et puis je remercie tous ceux qui ont participé activement à cette campagne, colistiers élus et non-élus, les petites mains tellement grandes et importantes durant la campagne, l’équipe logistique qui nous a suivi et quelques amis très proches autour de moi qui ont crû que nous pouvions gagner.
La tâche va être rude car je sais déjà qu’il faudra se battre sur tous les fronts et surtout contre celui qui nous expliquera qu’on ne peut rien changer, c’est le front du principe. 
Ce nouveau souffle que Laurent Wauquiez incarne j’espère qu’il va se transformer en tornade pour remettre tous les compteurs à zéro et repartir sur de nouvelles bases.
Mais  nous vivons une crise démocratique grave, et il nous faut regarder en face la déception face au pouvoir politique d’une majorité de citoyens. Nous avons le devoir de regagner leur confiance par des actes qui soient à la hauteur de leur désespérance.
Il nous faut remettre des valeurs simples en avant, telles que le travail, le mérite, la réussite et condamner le profit facile qu’il soit petit ou grand.
Laurent Wauquiez nous a dit qu’un bon conseiller régional devait être à portée d’engueulade, c’est ce que je veux être, accessible par tous pour vivre et faire notre région ensemble.
Et très régulièrement sur ce blog je vous tiendrai au courant de ma tâche.

Merci !

vendredi 11 décembre 2015

Le vote de raison c'est Wauquiez




Il est temps de faire le bon choix, celui des compétences !
Dimanche vous aurez le choix entre trois listes. 

Celle du FN, regroupant 11 colistiers du Jura et dont pas un seul n’a même une résidence secondaire dans l’Allier. Comment c’est possible me direz vous ? Et bien tout simplement parce que dans une élection régionale il suffit d’avoir une adresse dans la région et pour eux c’est à Lyon au siège social du FN.
N’espérez pas une seule seconde qu’une fois élus ils s’intéressent à vos problèmes, ce sont des mercenaires envoyés pour engranger les fonds publics qui vont avec les voix portées sur leur liste pour financer la campagne de Marine Lepen en 2017. 

Celle de la gauche séparée au premier tour et unie au second moyennant une tambouille nauséabonde qui ne s’occupe que de la place des colistiers pour être élus.
Ils se sont crachés dessus durant 6 ans, ils ont fait une campagne électorale en s’envoyant des noms d’oiseaux, ils ne sont d’accord sur rien, sur rien sauf sur le sauvetage des places à cette élection.
Dans l’Allier c’est la caricature même : les quatre en tête de liste et potentiellement éligibles sont tous des battus des dernières élections municipales qui si ils perdent ce mandat de conseiller régional vont devoir se remettre au travail ou prendre la retraite selon l’âge.
Queyranne a obtenu un « accord technique » pour se présenter unis avec les communistes et les écologistes au deuxième tour. Un « accord technique » cela signifie qu’ils se sont mis d’accord sur les places à occuper sur les listes, sans être d’accord sur le programme, comme l’antagonisme entre le PS et Les Verts sur la création du train Lyon-Turin. 

Et puis vous avez celle de Laurent Wauquiez de toutes les droites républicaines réunies avec un programme construit et réfléchi depuis des semaines.
 Toutes les composantes de la droite sont présentes sur cette liste qui est la même pour les deux tours, les négociations se sont faites avant les élections sur des idées de fond et non sur des places.
Je veux juste témoigner que l’image que donne la presse de Laurent Wauquiez est une caricature. Au cours des rencontres que j’ai eu avec lui, j’ai trouvé un homme très à l’écoute, répondant avec une extrême précision aux questions qu’on lui posait et une compétence extraordinaire sur tous les sujets. Les échanges ont toujours été très calmes, courtois je dirais même qu’il se met très facilement à notre portée.
C’est pour cela que je me suis engagé avec lui pour représenter l’Allier, car j’espère pouvoir donner un nouveau tournant à l’agriculture et au monde rural dans cette nouvelle grande région. 

Je suis étouffé par 11 ans de socialisme, de normes à n’en plus finir, de sectarisme, de décisions prises loin du terrain, de dogmatisme dans toutes les décisions et de pouvoir donné à des recalés recasés des élections locales. J’ai besoin d’un nouveau souffle et je crois en Laurent Wauquiez et je suis avec lui pour un nouveau souffle !

lundi 7 décembre 2015

Merci et maintenant il faut transformer l'essai avec Laurent Wauquiez


En tout premier lieu je tiens à remercier très chaleureusement tous les électeurs de St Pourçain qui ont placé leur confiance pour la liste conduite par Laurent Wauquiez sur laquelle je suis candidat.
Je suis bien conscient que ce n’est pas que pour moi que les électeurs ont fait ce choix, mais l’inverse aurait été un vrai désaveu et je n’aurai pas pu éventuellement siéger à la région sans le soutien de ma ville dans laquelle je suis élu local. Je les remercie d’autant plus que le score est sans ambigüité dans un territoire où les forces de gauche restent néanmoins présentes. La liste conduite par Laurent Wauquiez est arrivée à presque 36% tandis que la suivante conduite par celle du Front National arrive à 23%. La gauche totalise, elle, 35% et en premier je veux dire à ces électeurs que si je suis élu je serai conseiller régional de tous y comprit de ceux-là et que je m’inscris dans la ligne de Jean Mallot pour lequel j’ai un profond respect en tant qu’homme et que je reconnais qu’il a été un conseil régional honnête pour St Pourçain dans une majorité qui n’était pas celle que je soutiens.
Aux électeurs de Debout La France je leur dis qu’ils se sont égarés quelques instants mais que la droite républicaine est bien une droite libre conduite par Laurent Wauquiez.
Enfin aux électeurs du Front National je veux leur dire qu’ils ont voté pour des gens qui habitent dans le Jura et qu’à part leur permettre de toucher des indemnités sans jamais les voir ni à St Pourçain ni au Conseil Régional à Lyon ce sera  faire un joli cadeau à ces élus sans aucun retour. Mais pire que cela nous savons maintenant que la bataille se jouera entre Wauquiez et Queyranne, ainsi donc un vote pour le FN le 13 décembre prochain laissera la gauche au pouvoir malgré une droite additionnée de plus de 60% sur St Pourçain et dans l’Allier.
Le bon score de Laurent Wauquiez au premier tour confirme une dynamique pour un nouveau souffle à laquelle je participe et je serai bien, si les électeurs le souhaitent, un conseiller régional pour l’Auvergne, l’Allier et bien sûr pour St Pourçain.
Enfin 53% des électeurs ne sont pas déplacés au premier tour et je conçois que tant de listes présentées peuvent troubler. Mais désormais il n’y aura que trois listes au second tour et je demande à ces électeurs de se mobiliser quelques minutes dimanche prochain pour prendre en main un peu de leur avenir, dans la gestion des lycées, des trains régionaux, du développement économique ou encore de l’agriculture.  
J’ai confiance aux électeurs de St Pourçain, de la communauté de communes et du département pour donner un nouveau souffle dimanche prochain derrière un jeune président qu’est Laurent Wauquiez !

vendredi 4 décembre 2015

Mon intervention hier soir au meeting de Laurent Wauquiez


Alors que le monde de l’agriculture connait une crise sans précédent dû notamment à la stagnation des prix de vente et que les coûts de production ont augmenté, la Région a un rôle essentiel pour le dynamisme de l’agriculture locale. La Région actuelle a abandonné les agriculteurs. Entre 2010 et 2014, les budgets consacrés à l’agriculture et à l’agroalimentaire ont chuté de 20% en Auvergne et 25% en Rhône-Alpes. Nos agriculteurs méritent mieux. Il faut prendre l’engagement que la Région Auvergne Rhône-Alpes sera au service de tous ses agriculteurs afin de garantir l’excellence de nos produits et préserver l’esprit de notre territoire.

La région depuis 2014 est autorité de gestion des fonds européens notamment ceux du 2eme pilier de la PAC et c’est désormais près de 2 milliards d’€ à gérer dans la future grande région.
La gauche au pouvoir a commencé de les gérer avec des priorités dogmatiques au service d’un petit nombre d’agriculteurs axant tout sur l’agriculture biologique sans résultat dans ce domaine, retardant la mise en application de 18 mois, en compliquant à souhait les contraintes administratives pour arriver à la non-consommation des fonds européens délégués.

Avec Laurent Wauquiez nous voulons une agriculture qui :
-Gère des fonds européens au service du plus grand nombre, au service de TOUTES les agricultures
-Donne la priorité à l’installation notamment en ce qui concerne l’élevage avec la création d’un fonds d’investissement en faveur de celui-ci.
-Soit une agriculture au service de l’emploi en renforçant l’apprentissage et accompagnant les groupements d’employeurs.
-Mette la région dans nos assiettes » : l’objectif est de faire passer la part des produits locaux dans la restauration scolaire à 40% (contre 10-15% actuellement)
-Qui diminue le risque de sécheresses : par mise en œuvre d’un plan de retenues collinaires pour l’abreuvement des troupeaux aux initiatives d’irrigation raisonnée
-Qui favorise l’excellence de nos produits : la région est la 1ère de France en termes de produits AOP et de signes de qualités.
-Qui préserve les zones de montagne autour des 3 massifs en tenant compte des surcoûts d’ investissement
-Qui optimise le foncier agricole en imposant la règle « éviter-réduire-compenser »
La région Auvergne Rhône-Alpes ne se fera pas sans l’agriculture. La Région veillera à l’équilibre des territoires, notamment en termes de services de santé, d’éducation, et de transport. Il ne faut pas considérer l’agriculture comme un secteur du passé, mais bien comme un secteur porteur d’avenir. La ruralité est une chance pour notre région, saisissons-la, donnons un nouveau souffle à l’agriculture !