dimanche 10 avril 2016

Mon travail de Conseiller Régional


Cela n’enlève pas les contacts que j’ai avec mes autres fonctions et qui peuvent être communes.
Lorsque je mets « contact » c’est le plus souvent des échanges téléphoniques ou électroniques pour avancer sur des dossiers.  

Lundi 4
Séminaire du groupe majoritaire
Le Puy en Velay
Mardi 5
Rencontre Interporc
Rencontre FRO
Réunion travail
Contacts avec les services CRSD 277
CA Lycée Blaise de Vigenère
Lyon
Lyon
Lyon
 
St Pourçain
Mercredi 6
Conseil de centre CFA de l’Allier
Congrès FNSEA03
Contacts avec l’Agence de l’Eau
Moulins
Moulins
 Courriels/téléphone
Jeudi 7
Contacts avec les services agricoles
Contact avec la VP formation apprentissage
Courriels
Courriels/téléphone
Vendredi 8
Commission commerce agricole relations extérieures
Commission agricole
Contacts avec les services CRSD 277
Assemblée JA03
Lyon
 
Lyon
Courriels
Neuilly en Donjon
Samedi 9
AG Fins Palais
Contacts groupe LR-SC-DVD
Cesset-Breuilly
courriels
Dimanche 10
 
 

dimanche 3 avril 2016

Mon travail de conseiller régional


Cela n’enlève pas les contacts que j’ai avec mes autres fonctions et qui peuvent être communes.
Lorsque je mets « contact » c’est le plus souvent des échanges téléphoniques ou électroniques pour avancer sur des dossiers.

 

Lundi 28
 
 
Mardi 29
Préside CPRI
Réunion avec les services CRSD277
Contacts avec les services Paleopolis
Clermont
Clermont
Téléphone
Mercredi 30
Contacts avec les services CRSD277
Contacts et travail avec les services rapport agricole Budget
Contacts avec les services et travail sur CP et AP
Contacts élus CDCI
Contacts goupe LR-SC-DVD
Téléphone
Courriels
 
Courriels/téléphone
Téléphone
Courriels
Jeudi 31
Contacts groupe LR-SC-DVD
Contacts avec les services sur budget
Réunion CEEA agroalimentaire
Courriels
Courriels/téléphone
St Pourçain
Vendredi 1
Contacts et travail avec les services rapports agricoles pour CP
Courriels/téléphone
Samedi 2
Courrier
Contacts groupe LR-SC-DVD
 
téléphone
Dimanche 3
 
 

vendredi 1 avril 2016

Pour un nouveau territoire St Pourçain-Gannat-Ebreuil


Ainsi les territoires de la nouvelle carte de l’intercommunalité sont désormais connus pour notre département.
Dès le 1er janvier 2017 les trois anciennes communautés de communes de St Pourçain Gannat et Ebreuil vont fusionner pour ne faire plus qu’une collectivité avec l’harmonisation des compétences pour qu’en 2020 lors des prochaines échéances municipales cette nouvelle collectivité soit réellement un seul établissement public.
La communauté de communes en pays St Pourcinois est la plus grosse des communautés de communes avec 28 communes et 16.000 habitants rompue au travail intercommunal depuis 2002 et même davantage si on tient compte du SIAD auparavant.
Mais il faut davantage penser à une fusion avec un vrai projet collectif de territoire, or la rapidité voir la brutalité avec laquelle l’Etat provoque la fusion n’a pas permis aux élus de penser à l’harmonisation de ce nouveau territoire.
C’est pourtant très rapidement et pour proposer en 2020 un vrai projet commun qu’il faut dès à présent se mettre à la tâche et comme nous l’avions fait lors de la création de la communauté de communes en pays St Pourcinois c’est par le SCOT que j’avais initié alors, que nous devons écrire une nouvelle page de cette organisation territoriale. Dans ce document qui s’appliquera à tout le territoire devra transparaitre les axes forts de l’organisation et de l’occupation de cette nouvelle carte.
Il faudra aussi tirer les enseignements du fonctionnement des anciennes communautés de communes pour impliquer davantage les élus locaux afin que l’animation du territoire et les investissements soient répartis uniformément sur l’ensemble des communes. Un vrai service public communautaire devra être présent en différents pôles et non centrés sur les deux ou trois communes les plus importantes.
Mais le fonctionnement de l’assemblée et de l’exécutif va être fortement modifié par rapport à ce que nous avons pu connaître dans les intercommunalités respectives. Avec plus de 80 conseillers sans aucun doute des groupes politiques vont apparaître, ce qui induira une majorité et une opposition avec des réflexions en amont dans les groupes et des positions politiques. Comment ne pourrait-il en être autrement puisque c’est déjà le fonctionnement au conseil départemental qui ne compte que 38 conseillers.
Les décisions devront être davantage débattues et je préconise le vote électronique afin que l’expression au travers des votes soit plus libre d’exprimer des opinions différentes. Les commissions devront beaucoup plus travailler pour préparer les décisions et les compétences des vice-présidents devront avoir un pouvoir d’exécution dans leur domaine.
Les nouvelles compétences devront s’exercer de la même façon en milieu urbain que rural et des épicentres devront êtres créés en fonction des distances des points les plus éloignés de la communauté de commune.
La compétence du développement économique devient par la loi NOTRe du ressort des communautés de communes et des régions, ainsi un lien direct devra être établi entre ces deux collectivités, c’est d’ailleurs la volonté de la région, de Laurent Wauquiez et je veillerai à ce que cela fonctionne bien par mon mandat de conseiller régional. Cette compétence est vitale pour notre territoire par la création de richesses nouvelles j’ai d’ailleurs commencé de travailler avec les services de la région sur ce sujet.
L’agriculture est désormais rattachée à l’économie en compétence et donc  ce secteur devra comme il l’a toujours été et sans doute encore plus demain être source de développement économique et d’occupation du territoire. Qui pourrait penser sur notre nouvelle communauté de communes que l’aménagement du territoire pourrait se faire sans une agriculture prospère.
La compétence des transports et notamment du transport à la demande devra avoir une relation directe entre la communauté de communes et la région, sans parler des lycées notamment celui de Gannat et St Pourçain dont je fais partie des deux conseils d’administration, sont depuis longtemps compétence régionale.
Comme je l’ai proposé au sein de la communauté de communes en pays St Pourcinois nous devrons très rapidement travailler sur un nouveau schéma de mutualisation afin de donner plus de capacités aux communes rurales à maintenir la population sur son territoire à un coût partagé par tous.
Enfin il sera temps d’étoffer les services à la population dans le domaine social et culturel notamment mais aussi en faveur de la jeunesse qui devra être la force vive de ce nouveau territoire.
Il sera difficile de constituer un exécutif provisoire dès le 1er janvier 2017, sans préjuger d’une plus grande difficulté lors des élections de 2020.
Ce nouvel exécutif devra respecter quatre exigences. Celle de la compétence chez des élus ayant fait leurs preuves, celle de la répartition sur tout le territoire, celle d’une vision tournée vers l’avenir par une volonté de constituer une nouvelle communauté faite pour durer avec des élus pour l’accompagner dans le temps et enfin une exigence de travail en équipe soudée et débattant ensemble de toutes les décisions sans domaine réservé.
Cette nouvelle organisation sera une tâche ardue pour les élus communautaires qui  devront être à l’écoute des élus locaux et surtout de la population. En même temps ce sera une tâche exaltante de créer une nouvelle collectivité et de lui donner un vrai projet de vie et un nouveau souffle.
Comme nous le réussissons à la région par la fusion de deux anciennes régions et de nouvelles compétences nous devrons le réussir localement à destination de la population qui nous fait confiance.

dimanche 27 mars 2016

Mon travail de conseiller régional


Cela n’enlève pas les contacts que j’ai avec mes autres fonctions et qui peuvent être communes.
Lorsque je mets « contact » c’est le plus souvent des échanges téléphoniques ou électroniques pour avancer sur des dossiers.

 

Lundi 21
Réunion apprentissage
Contact avec directeur IRSTEA
Clermont
Mardi 22
Réunion CRSD base aérienne Varennes
 
Contact avec Angélique Delahaye député européenne
Contact avec la VP à l’agriculture
Contact avec le directeur Lycée agricole Neuvy
Travail sur dossier CPRI  du 29 mars, contact avec services agricoles
Varennes sur Allier
Mercredi 23
Contact avec la VP aux lycées

 
Jeudi 24
Contact avec le groupe LR-DVD-SC

 
Vendredi 25
Contact avec la DGMTRE au sujet Lycée agricole Neuvy
Contact avec le directeur du Lycée agricole Neuvy
Contact avec le cabinet Président
Contact avec services développement économique

 
Samedi 26
Travail sur dossier projet commission permanente et assemblée plénière du 14 avril

 
Dimanche 27

 

 

jeudi 24 mars 2016

Attentats: qu’avons-nous été faire dans cette galère ?


Cette guerre qui se déroule désormais chez nous en occident, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous.
Tout a commencé en Afghanistan dans les années 80 lorsque l’URSS a tenté de remettre à sa botte une de ses républiques un peu trop autonome qui prenait des largesses avec la politique de Moscou. Les USA très présents au Pakistan ont vu là l’occasion de déstabiliser l’URSS en aidant les opposants à Moscou, c’est le début de l’activité de Ben-Laden en prenant comme prétexte la religion musulmane. La suite on la connaît, Ben-Laden se prend au jeu et se retourne contre les USA, le 11 septembre 2001 en sera le point d’orgue.  Les Bush père et fils, par des intérêts financiers dans le pétrole, saisissent le prétexte pour faire la guerre en Irak et enflamme le moyen orient, avec la déstabilisation de la Syrie voisine.En 2008 les cours des matières premières agricoles s’enflamment et affament l’Afrique principalement du Nord, déstabilisant les pouvoirs en place et permettant l’émergence des groupes armés rapidement coalisés autour d’Al-Qaïda. La religion musulmane devient alors le fil rouge qui réunit tous les opposants à l’occident, renforcé par une opposition entre Sunnite et Chiite. Nicolas Sarkozy au nom de la protection du peuple contre son dirigeant dictateur fait sauter Kadhafi et ouvre la voie à l’anarchie la plus complète et le pouvoir à des clans armés.Au passage les armes de tous ceux qui se battent au nom de la religion viennent des pays occidentaux.Et voilà comment aujourd’hui on se retrouve avec des terroristes qui au nom d’une religion, formés dans des camps dans les pays déstabilisés politiquement, viennent venger avec leurs moyens leurs frères et l’oppression des peuples du moyen orient que l’occident soumet à des guerres sur leurs terres. La Russie a bien comprit ce phénomène bien avant l’occident notamment avec ses expériences des guerres en Afghanistan et Tchétchénie  et désormais ne prend plus part à ses conflits, sauf dans le cas de la Syrie pour aider son allié Bachar Al Assad et lorsque deux malheureux terroristes se perdent sur le territoire Russe, les moyens mis en œuvre par le pouvoir en matière de répression décourage tout de suite ceux qui voudraient suivre, la Russie employant face à un détournement et une dictature de la pensée musulmane une non moins dictature du pouvoir russe. J’ai résumé très succinctement près de 35 ans de politique étrangère occidentale et des erreurs les plus manifestes des USA mais aussi de la France, hormis le refus de Chirac et de Villepin d’accompagner Bush fils dans la guerre en Irak en 2002.Depuis il y a eut la Libye et surtout la Syrie maintenant où la France est engagée dans ce conflit, ouvertement par l’emploi des avions Rafales et sans doute des troupes d’élite au sol.Le conflit en Syrie outre le fait de maintenir en pression les belligérants, a pour effet le déplacement des populations entières vers cet occident qui dit vouloir les protéger, créant  une déstabilisation politique dans les pays d’Europe.Voilà aujourd’hui la cause du terrorisme en occident et c’est bien à nous, aux hommes politiques que nous élisons que la faute revient.Certes les dictatures au moyen orient ne correspondent pas avec la pensée de Voltaire ou Diderot, mais elles permettent une stabilité politique, très souvent des peuples ne manquant de pas grand-chose si ce n’est de liberté, cette liberté qu’ils ont aujourd’hui à se faire tuer en masse. La preuve en est que l’occident prend bien garde de ne pas toutes les faire tomber, comme celles au Qatar ou en Arabie Saoudite avec une arrière- pensée économique flagrante. Peut-être à l’avenir devrions nous davantage réfléchir avant d’engager les armes au nom de notre pensée, philosophie ou nos intérêts économiques, sans doute devrions nous laisser un peu plus de temps aux peuples pour disposer d’eux-mêmes n’oublions pas qu’en France il nous fallu plusieurs siècles pour passer d’un pouvoir autoritaire à une démocratie.

vendredi 18 mars 2016

Premier DOB de la grande région Auvergne Rhone-Alpes


Nous avons hier en assemblée plénière fait le débat d’orientation budgétaire, le premier de la nouvelle grande région.
On peut vraiment dire que notre nouvelle majorité va exercer une rupture avec la gestion socialiste jusqu’en décembre dernier.
Jugez par vous-même le bilan de nos prédécesseurs en matière de fonctionnement:
o   Les 150 voitures de fonction seront ramenées à 90 (300 000 € d’économies) ;
o   170 000 € par an de frais de taxi pour Rhône-Alpes ;
o   726 000 € de déplacements à l’international ;
o   780 000 € pour les expositions au siège de Confluence organisées par des tiers.
Tout ce gaspillage a un coût. Sur la période 2005-2015, les dépenses de fonctionnement ont progressé de 900 M€ quand les recettes, elles n’ont augmenté que de 790 M€. Dans le même temps, la dette a crû de 1,6  Md€ et les impôts se sont alourdis de 400 M€.
Dès la première année, nous allons mettre un coup d’arrêt à l’envolée des dépenses de fonctionnement. Depuis 2005, elles augmentaient de plus de 6% par an en moyenne.
Dès cette année, nous inversons la tendance : elles baisseront de 75 M€ en 2016. C’est une première depuis 10 ans.
Ce ne sont pas des discours, juste des actes : la fusion des deux anciennes régions va bien coûter moins cher en fonctionnement qu’Auvergne et Rhône-Alpes séparément.
Cela passe par des choix courageux et faits dans le respect des engagements pris devant les électeurs : les orientations budgétaires prévoient la mise en place d’un plan d’économies sans précédent : 300 M€ sur la durée du mandat soit une baisse de 4% par an en moyenne des dépenses de fonctionnement
Les économies réalisées auront des effets très visibles dès 2016.
La Région se reconstitue une capacité d’autofinancement avec cette année une épargne brute qui augmente de 18%.
Entre 2016 et 2020, la Région va augmenter de plus de moitié sa capacité d’autofinancement.
Cela se fait sans augmentation de la fiscalité régionale : engagement pris, engagement tenu.
Les impôts vont même baisser dès 2017 avec la baisse des tarifs de carte grise en Auvergne (alignement sur Rhône-Alpes).
Aujourd’hui, la Région se redonne des marges de manœuvre concrètes : elle se donne les moyens de maîtriser son destin et de fixer elle-même son propre cap, malgré la chute brutale des dotations de l’Etat. En cumul, la Région va perdre 1 Md€ sur la durée du mandat.
Les efforts portent leurs fruits : les économies réalisées vont directement financer l’investissement dans notre région (lycées, internet, téléphonie mobile, accompagnement des entreprises).
Ces économies permettent de porter une politique d’investissement ambitieuse, volontaire, au service du tissu économique, de l’emploi et de l’équilibre territorial de la Région.
Entre 2016 et 2020, la Région prévoit d’investir 4 Md€.
Cela se traduit au sein de nos territoires : c’est au minimum 70 000 emplois directs et indirects sur la durée du mandat (sur la base des clés établies par l’INSEE).
Sur ce plaidoyer d’Etienne Blanc le vice-président chargé des finances on a pu voir l’ancienne majorité éclatée, divisée avec les communistes et les Verts rejetant la gestion socialiste et même approuvant les excès en matière de fonctionnement du président Queyranne. Le groupe socialiste s’est retrouvé seul pour tenter de défendre un bilan accablant ayant pour seul posture celle d’une défense d’hommes n’étant pas des voyous et ayant géré au mieux de leur connaissances.

Le problème est sans doute là, comment gérer une région quand on a jamais géré une entreprise.

dimanche 28 février 2016

Je n'irai pas au salon de l'agriculture!


Cette année depuis près de 40 ans je n’irai pas au salon de l’agriculture.
Je n’irai pas parce que le salon qui est dédié à l’agriculture ne l’est plus dans les faits. Je garde la mémoire de celui de l’an dernier qui est devenu années après années une fête foraine où les stands prennent tous le prétexte de l’agriculture pour vendre leur camelote.
Le pittoresque du salon était d’avoir quelques vendeurs de saucissons et de glaces au milieu d’un monde agricole fier de présenter son savoir faire, désormais c’est devenu l’inverse il y a quelques agriculteurs au milieu des vendeurs de tout,  pas toujours en rapport avec l’agriculture.
Les hommes politiques avaient l’habitude de passer beaucoup de temps au milieu des animaux et un passage sur quelques stands officiels d’organismes institutionnels du monde agricole, c’est devenu désormais l’inverse.
Les agriculteurs qui présentent des animaux ne restent plus la semaine maintenant, ils viennent à tour de rôle par manque de place et ceux là gardent mon soutien le plus total de leur courage et leur ténacité.
Les stands de la grande distribution qui étrangle chaque jour les agriculteurs ont désormais pris leur place, pour mieux justifier du bien fondé de leur assassinat permanent.
La place de tous ceux qui se gavent sur le dos de l’agriculture y est désormais plus importante que l’agriculture elle-même.
Le salon est devenu la fête des néo-ruraux, des bobos, de tous ceux qui à la recherche de leurs racines viennent chercher un peu d’exotisme local, le salon est devenu un voyage tendance comme on va visiter le Mont St Michel ou la tour Eiffel, on y trouve même des agences de voyage ou des représentants du tourisme pour inciter à venir visiter….les paysans, un peu comme on irait visiter une réserve d’indiens et peu se soucient de penser que cette nature si vénale à visiter ce sont les agriculteurs qui l’entretiennent par un travail de plus de 60 heures par semaine.
Cela me fait penser à la fin du film de la soupe aux choux, lorsque les gens visitent le Glaude et le Bombé en vieux paysans derrière leur grillage.
Qui plus est cette année avec la crise sans pareille que vit le monde agricole dans son ensemble, où beaucoup de nos collègues ne finiront pas l’année, par la cause d’un pouvoir politique impuissant et incapable assisté par les transformateurs et la grande distribution toujours plus assoiffés de marges financières, en allant au salon j’aurais l’impression d’aller faire la fête au milieu d’une fabrique de cercueils.
J’ai rencontré des agriculteurs ce week-end et j’irai en voir d’autres encore cette semaine, car je préfère être avec eux pour trouver de réelles solutions à leur malheur.
Je finirai par cette petite histoire que j’ai trouvée dans un journal et  tellement réaliste : c’est un agriculteur et un préfet qui se rencontrent et le préfet demande au paysan.
-Mais enfin mon brave que voulez vous ?
-Monsieur le préfet je voudrais juste vivre de mon métier.
-Mais vous n’y pensez pas mon brave, il y en a déjà tellement qui en vivent avant vous…

dimanche 7 février 2016

Trois raisons de la crise agricole, une solution


Le monde agricole vit une crise grave sans précédent qui risque d’être longue car le pouvoir politique et européen n’a pas anticipé les mesures à prendre pour la résorber.

Cette crise de l’agriculture européenne exacerbée en France a trois origines.
La première est européenne avec l’embargo russe et d’une manière générale les décisions politiques de ne pas commercer avec tel ou tel pays pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les problématiques de commerce agricole. C’est d’autant plus grave lorsque ce phénomène se trouve sur un même continent, donc avec des frais d’approche réduits, et avec des pays qui ont les moyens de payer. Que des embargos soient décidés politiquement fait partie des décisions laissées possibles par la démocratie, mais il est inconcevable que seul un secteur économique en supporte les conséquences alors qu’elle devrait être portée par la nation toute entière.
La seconde qui pourrait soulager la première est une Politique Agricole Européenne qui a été construite autour de la modernisation des agricultures des pays entrant récemment dans l’Europe au dépend du maintient voire de la progression des revenus de ceux qui en vivent. Ainsi la PAC actuelle est une politique essentiellement structurelle soutenant la modernisation,  avec au passage un brin de dogme vert, mais ne disposant d’aucun outil de soutien au revenu.
Je me souviens lors de séminaires sur la PAC organisés par la FNSEA et en présence de décideurs de l’Europe, les charges oratoires de Xavier Beulin suppliant de maintenir des outils de régulation de marché. On voit aujourd’hui dans la crise agricole actuelle que ces outils seraient bien utiles.
Et enfin la troisième origine vient d’une pléthore de normes en tout genre à tous les niveaux des filières écrasant les marges par des coûts prohibitifs de mises aux normes, impactant fortement surtout les échelons de la production et de la transformation en en faisant supporter le coût au consommateur. Ainsi le peu de marges économiques disparaissent dans les applications de ces normes et lorsqu’il n’y a plus de marges rendent les revenus négatifs. Qui plus est ces normes pour la plupart sont franco-françaises et n’apportent strictement rien en matière de sécurité alimentaire. L’angle de courbure de la banane, le diamètre du steak haché ou la largeur de la bande enherbée apportent ils une sécurité supplémentaire au consommateur ?
Le changement climatique viendra accentuer les crises à venir et si nos décideurs politiques n’y prennent pas garde, nous mangerons très rapidement du poulet lavé à l’eau de javel venant du Kenya , du taurillon aux hormones des feed lot des USA ou des légumes dessaisonnés sous serres du Maroc.
La société semble soutenir ses agriculteurs, il devient urgent avec son aide de contraindre dès le bilan à mi- parcourt de la PAC les décideurs européens de réorienter la PAC sur la régulation des marchés notamment par un système assurantiel et de laisser la liberté aux producteurs d’adapter leurs exploitations au marché.