mardi 4 avril 2023

Ste Soline Martyre?

 Mais qu’elle est donc cette sainte Soline et pour quelle cause a-t-elle été martyrisée ? En cherchant on découvre peu de chose sur cette sainte qui a vécu au IIIe siècle dans le Poitou si ce n’est qu’elle serait morte en martyre lors d’un pèlerinage à Chartres.

Sans doute cette femme a-t-elle été martyrisée trop tôt car son véritable supplice s’est déroulé 18 siècles plus tard le 25 mars 2023 par l’extrême gauche politique européenne au sujet de réserves en eau.

Une foule représentant plusieurs sectes décroissantes se sont donné rendez-vous sur le lieu de contestation de la création de réserves en eau dans le but de cultiver notre nourriture.

Il serait difficile à Ste Soline et il le sera à nous dans les années qui viennent, d’implorer de nous donner notre pain quotidien si comme Moïse la manne venue du ciel venait à manquer.

La manne en réalité ne manque pas, elle tombe toujours autant mais de façon de plus en plus irrégulière et la stocker quand elle tombe en abondance pour l’utiliser lorsqu’elle vient à manquer coule du bon sens, le bon sens paysan.

Mais comment demander à des gens d’avoir ce bon sens quand la vision de l’agriculture se fait par le prisme du complotisme, ou pire du dogme politique religieux qui consacre l’agriculture moderne comme capitalistique, vu des appartements des grandes villes, où les évangiles préconisent de faire pousser ses salades sur des balcons ou dans des caves.  

Ces gens tous issus de milieux aisés, n’ayant jamais peiné pour trouver à manger, à la recherche de la spiritualité, se trouvent un dieu Ecologie devant lequel l’homme doit faire acte de contrition et offrir des sacrifices au travers entre-autres de la famine.

C’est donc par lapidation que les futurs réservoirs d’eau sont tentés d’être expiés, à l’encontre des règles du peuple, au mépris de la démocratie, nous ramenant au IIIe siècle avec son église hypocrite faisant les lois pour le peuple se refusant de les appliquer à ses membres.

La technique extrémiste a de tout temps profité de la peur des hommes, en imposant le fascisme, ici celui de l’écologie comme un idéal collectif suprême. C’est l’opposition frontale à la démocratie parlementaire, se posant au-dessus des lois et des interdictions s'appuyant sur une vision idéalisée du passé et sur l'émotion collective mettant en scène la théâtralité dynamique d'unreligion civile.

J’ai cherché si l’eau avait une sainte patronne et faute d’en trouver, je propose en réponse à ces nouveaux religieux de l’écologie de nommer Ste Soline sainte patronne de l’eau !


jeudi 23 février 2023

Il faudra gérer l'eau!

 


Nos gouvernants ne réagissent aux situations les plus graves que lorsque vient la crise et ils gèrent alors les problèmes par des actions radicales.

On l’a vu avec la crise de l’énergie électrique, des années d’inaction basées sur le dogme et d’écouter la minorité bruyante capable de donner une majorité pour prendre le pouvoir, assortie de contrepartie politiques désastreuses.  On est passé en quelques semaines d’une loi de programmation fermant 12 centrales nucléaires, dont la première actée, à la construction de deux EPR en plus des centrales existantes qui sont maintenues.

Pour la politique de l’eau c’est exactement la même chose. Cela fait 20 ans que je m’occupe de ce sujet, au travers de l’agriculture et l’irrigation, l’assainissement, l’eau potable et jamais nos gouvernants n’ont vu la catastrophe arriver. Au contraire dans ce domaine là encore on a écouté cette toute petite minorité bruyante pour ne pas faire de barrages, Chambonchard, Serre de la Farre, Sivens, pour éliminer les seuils des moulins qui font tourner les centrales hydroélectriques, pour ne pas faire de nouvelles centrales hydroélectriques parce qu’elles gênent les poissons, tant pis si les éoliennes détruisent les oiseaux, j’en passe et des meilleures.

Mais là où ça devient critique c’est que l’eau vient à manquer. Ou plus exactement le dérèglement climatique fait que si elle tombe du ciel en même quantité sur notre pays, sa fréquence et son intensité a beaucoup changé et changera encore beaucoup.

Sur la partie de la Loire et l’Allier en amont de Nevers il faudra en 2050, c’est dans 25 ans, 60 millions de m3 supplémentaires pour garder notre vie et nos activités identiques. Sinon ce sera 1 douche par semaine et rationnement de l’eau en bouteille.

Car dans ce domaine non plus nos gouvernants n’ont pas anticipé.

Il n’est pas encore trop tard nous avons le temps suffisant et nécessaire pour réagir et nous adapter à condition de s’en donner les moyens !

Cette adaptation passera par un bouquet de mesures, des économies bien sûr dans notre quotidien et nos activités, la préservations des milieux naturels qui retiennent l’eau et inévitablement la constitution de réserves pour capter l’eau lorsqu’elle tombe en abondance et de plus en plus violemment.

Et cessons d’écouter les écologistes qui n’apportent aucune solution de l’ampleur des défis à relever. Leurs seules solutions sont toujours plus de contraintes jusqu’à limiter la présence de l’homme sur terre !

La neige qui stockait l’eau naturellement n’existe plus ou moins, donc il faut remplacer ce phénomène. Mais il faut aussi préserver les zones humides et cela passe par le maintient de prairies sur les montagnes qui seules retiennent l’eau de manière efficace et pour ces prairies il faut de l’élevage capable de les entretenir et donc manger de la viande ou boire du lait pour que ces élevages soient rentables. Sinon les prairies seront remplacées petit à petit par des forêts qui évaporent l’eau très fortement et favorisent le ruissellement quand elles ne prennent pas feu en détruisant tout.  

Et oui l’élevage peut apporter des nitrates dans l’eau, mais arrêtons cette norme stupide qui date des années 60, scientifiquement démentie plusieurs fois et qui n'altère pas l’eau potable. Il est faux d’affirmer que 50mg/l est dangereux, des études très sérieuses affirment même que les nitrates, qui sont d’ailleurs en grande quantité dans nos légumes naturellement, aident à combattre le cancer car en effet les nitrates favorisent la production de protéines.

Il faut arrêter de construire dans les villes en imperméabilisant des sols qui raccourcissent le cycle de l’eau et ne permettent pas son infiltration naturelle. Dans les zones urbaines l’eau de pluie doit être stockée et/ou infiltrée. Cela évitera en outre des réseaux couteux à entretenir.

Et puis il va falloir stocker l’eau pour nos différents usages !

L’eau va tomber de façon de plus en plus violente du ciel.  En juin dernier nous l’avons assez vu avec ce phénomène de grêle et d’eau, il a plu en juin 200mm en quelques heures pour ne plus rien avoir ensuite durant des mois. Et faute de stockage nous avons laissé partir toute cette eau à la mer sans qu’elle ne serve en aucune façon ni à la nature ni à l’homme.

Oui il va falloir construire Chambonchard, sinon il manquera 10 millions de m3/an sur la vallée du Cher et c’est à moyen terme la disparition de l’agglomération de Montluçon.

Oui il faudra sans doute un barrage sur l’Allier pour assurer l’eau potable et l’irrigation de notre alimentation.

Oui il faudra des stockages tout au long de l’Allier et la Loire jusqu’à son estuaire sinon Nevers, Orléans, Tours verront passer l’eau sans pouvoir l’utiliser et Nantes sera submergée par la remontée de l’eau salée jusque dans les terres.

Quand j’entends dire qu’il faut remplacer le maïs par des cultures moins gourmandes en eau par les mêmes qui défendent l’augmentation du maraichage autour des villes, ont-ils conscience qu’un hectare de légume consomme dix fois plus d’eau qu’un hectare de maïs ?

Chaque plante est composée de 80% d’eau et a le même besoin d’eau pour combiner avec le CO2 et assurer sa croissance. Ce qui compte c’est la production de matière sèche utilisable ramenée à la surface et pour cela nous aurons besoin d’une combinaison de plusieurs cultures.

Ecoutons la science, elle a de formidables solutions, écoutons les scientifiques ils ont la clé, mais cessons d’écouter tous ces militants parfois cachés sous des habits de scientifiques qui ne voient que les solutions par la régression et la limitation de l’activité en ayant comme seul langage la peur et les épouvantails de la catastrophe.  

Sur la Sioule les agriculteurs et EDF ont signé un accord d’utilisation de l’eau du barrage des Fades en période de sécheresse, résultat c’est la seule rivière qui n’a été impactée par aucune restriction de sécheresse depuis deux ans. Et qui en a le plus profité ? La nature, la biodiversité, les poissons qui sans cette eau lâchée par le barrage seraient morts ou par le manque d’eau ou par une eau trop chaude. Voilà l’exemple même que le stockage, la main de l’homme, peut servir à l’ensemble de l’écosystème !

Cessons de chercher la brindille, la bricole qui pourrait être dérangée quand la plus grande masse peut bénéficier à l’ensemble du monde vivant.

Nous vivons une époque formidable car l’homme a devant lui des challenges importants à relever, c’est possible, depuis des siècles l’homme et la nature se sont adaptés, les Romains et les Egyptiens irriguaient en stockant l’eau et ils n’avaient aucun ordinateur pour modéliser les calculs de débits serions-nous plus bêtes qu’eux ?

L’eau ne sera jamais rare si nous savons la gérer.

mardi 27 décembre 2022

Qui osera supprimer les villes?

 Nous courrons à la catastrophe faute de subir 40 années de défaut d’aménagement du territoire.

40 ans que tout est fait pour concentrer dans de grands centres urbains les centres de décisions économiques, les entreprises et forces vives de l’économie et la population qui va avec.

Les Michelin, Limagrain, Legrand sociétés multinationales ayant leur siège social en région ne sont plus que des marginaux dans un paysage économique concentré sur Paris, Lyon et quelques autres agglomérations.

A tel point qu’on ne vit plus dans ces mégapoles, on s’entasse, on s’agglutine à des coûts exorbitants, là où le m² habitable coûte plus cher que l’hectare dans les campagnes.

Inévitablement ces centres coagulent désormais toutes les crispations sociales, les communautés qui longtemps ont vécu côte à côte se font face à face. Les esprits s’échauffent, la violence monte, les tensions deviennent légions et les dégâts coutent des fortunes en réparation ou maintien en état.

Alors pour maintenir une paix sociale on fait des chèques, on aide, on subventionne l’inactivité, et puis on investit toujours plus dans ce puit sans fond de l’agrandissement de ces pôles urbains.

Tout cela est payé par de l’argent miracle, de la dette empruntée auprès de monarchies en pétrodollars dont les garants sont ceux de moins en moins nombreux qui paient des impôts plus qu’ils ne reçoivent d’aides. Cette dette qui ronge l’économie, qui hypothèque l’avenir, 47.000€ par habitant enfants et vieillards compris, ce qui fait cumulé plus de 3 milliards d’€, les chiffres sont affolants.

Cette dette qui n’a servi qu’à financer des constructions de plus en plus chères, des immeubles de plus en plus hauts, des moyens de circulation de plus en plus coûteux et de plus en plus saturés. Cette dette qui a servi à concentrer toujours plus de pollution tout en rejetant son mal sur des campagnes vidées devenues des déserts.

Il n’y a plus de trains que pour relier les grandes agglomérations entre elles, il en est de même pour les autoroutes ou pour les moyens de communication numériques.

Mêmes les lois et règlements sont devenues l’apanage du reflet de la vie urbaine faisant peser sur la ruralité des règles n’ayant aucun sens dans son contexte. Quelle application doit-elle faite à la loi Zéro Artificialisation Nette dans une commune délivrant 2 permis de construire par an alors qu’il disparait la surface d’un département tous les 5 ans sous l’agrandissement des grandes agglomérations.  

Une des solutions pour stopper la pollution, nos décideurs ont décidé de s’affranchir des énergies fossiles, sans se soucier qu’il existe bien d’autres sources de pollution bien plus actives et néfastes.

Mais personne ne se soucie de rembourser la dette à ceux qui nous livrent le pétrole et qui faute de vente risquent d’exiger leur dû….

Le dérèglement climatique pour une bonne part ayant sa cause dans la concentration urbaine va finir de faire exploser la vie en ville par ses privations, son manque d’autonomie vitale, ses contraintes qui vont devenir insupportables.

Pendant ce temps les campagnes se vident, se meurent, la valeur de l’immobilier devient secondaire tellement elle est basse, tout y est accessible pour l’essentiel mais tout y est difficile pour le virtuel si cher à l’urbain.

Alors il existe des solutions et la plus efficace s’appelle la répartition des richesses, de l’économie et de la vie sur les territoires.

Oui il est possible de trouver un terrain constructible pour 30€/m² au lieu de 500/m², oui il est possible de créer des lignes de train agréables entre nos petites villes plutôt que des lignes de métro bondées, sous terre et en panne ou en grève, oui il est possible d’accueillir des zones économiques sans prendre sur de bonnes terres agricoles en requalifiant de nombreuses friches industrielles, oui il est possible de créer des réseaux secs et humides dans les petites villes et entre les centres urbains à moindres coûts, oui il est possible de se nourrir localement et à moins cher, oui il est possible de vivre sans polluer et à moindre coût, oui il est possible de vivre sans s’endetter en créant de la richesse et même d’être solidaire avec son voisin, oui la ruralité peut-être une chance de revenir à une vie sociale heureuse plutôt que d’être l’exutoire des villes et le bouc émissaire à la pollution des urbains.

Il faut juste une volonté politique, des décisions courageuses, des exemples qui produisent des généralités, supprimer les couches administratives inutiles, redonner le pouvoir aux élus locaux y compris celui de légiférer localement et transférer les sommes gigantesques néfastes à l’agrandissement des villes en direction des campagnes.

Lorsque le bâtiment du gouvernement avec ses ministres sera implanté dans un département rural, dans une commune qui ne fera pas plus de 10.000 habitants, le commencement du retour à une vie faite de valeurs saines et équilibrées verra le jour avec à la clé les profits économiques pour tous, mais qui osera ?

Si cela ne se fait pas par acceptation et volontarisme, inévitablement c’est par force que cela reviendra mais à quel prix.