dimanche 13 janvier 2019

Mon discours lors de mon élection comme maire de St Pourçain



Mesdames et messieurs les conseillers, je mesure à cet instant la solennité et la responsabilité qui désormais m’incombe.
Je veux tous vous remercier de votre confiance et dire à l’opposition que je suis par nature un démocrate qui respecte et respectera ceux qui ne pensent pas comme moi, d’autant plus quand chacun fait l’effort de se comprendre et d’adhérer ensemble à l’intérêt de notre cité.  
Je suis désormais le maire de tous les St Pourcinois et pas seulement le chef d’une majorité même si je compte sur elle pour qu’ensemble nous continuions à faire progresser notre ville vers toujours plus de prospérité.

Mes remerciements seront en introduction et en conclusion pour Bernard Coulon, parce que si je suis ici à cet instant c’est bien sûr grâce à lui, à ce jour de juillet 1994 où il m’a appelé et si j’ai franchi tour à tour des étapes dans la vie politique jusqu’à aujourd’hui, cela a toujours été avec son consentement, à sa demande ou par une décision commune.

Mais je veux aussi remercier quelques personnes sans qui je ne serais pas non plus là aujourd’hui.
Mes parents bien-sûr, mon père qui m’a donné ce goût à la politique et dont j’aurais été fier qu’il me voie aujourd’hui, ma mère dont l’éducation fait qu’au minimum je sois aujourd’hui un garçon bien élevé, mais à qui je dois les valeurs du respect et de la considération pour les autres. Ensemble ils m’ont inculqué le goût de l’effort, du travail et de la remise en cause personnelle permanente. 
Mon frère sans qui je ne pourrais m’occuper des affaires des autres tandis qu’il continue souvent seul à s’occuper des nôtres avec de grandes compétences professionnelles.
Mes proches souffrant de mes absences et s’accommodant des contorsions de mon agenda.

Mais je veux aussi citer deux personnes qui m’ont éduqué à la chose publique dans l’honnêteté, la probité et l’intégrité.
M.Boudot qui m’a tout appris des arcanes du fonctionnement des collectivités publiques, si différentes en fonctionnement de l’entreprise privée dont je suis issu, mais reproductibles qu’elles qu’en soient leur taille.
M.Virlogeux, je lui dois la séparation des affaires privées et des affaires publiques, ne jamais prendre une simple feuille de papier à la mairie pour son compte personnel ou la rendre bien vite après.
Si par malheur je devais bénéficier d’un quelque avantage de ma situation publique le rendre au centuple. Le don de soi, de donner plus que de recevoir, de ne jamais attendre de remerciement et de ne pas tirer une gloire de ce qui n’est engendré par la normalité de la fonction.
Ce sont des modèles, de grands hommes, dont la valeur morale surpasse par bien des voies les totems de notre société, je leur dois pour beaucoup ce que je suis aussi.

Ce que certains me reprochent comme une fermeté n’est en fait que de toujours vouloir mettre l’intérêt général au-dessus de l’intérêt particulier. Le maire doit être le garant de l’égalité de tous devant la loi qu’elle soit municipale ou nationale, toute dérogation à cette règle pourrait être interprétée comme une faiblesse, un privilège, je ferai toutefois mienne cette expression de mon prédécesseur de fixer la largeur du trait du contour de la règle.

Si vous m’avez élu aujourd’hui à 14 mois du renouvellement général des élections municipales ce n’est pas pour en tirer la gloire d’avoir été un maire de St Pourçain, mais par évidence et en accord avec mon groupe, je mènerai une liste à cette occasion. Ce sera avec tous ceux qui voudront partager avec moi l’envie de continuer le développement de notre ville tant du point de vue économique que de sa qualité de vie.
Les améliorations, la modernisation ne s’arrêtent jamais, il faut s’adapter, anticiper afin d’être toujours prêt devant les échéances qu’on subit davantage qu’on ne choisit.

J’ai de la volonté pour cette ville et ses habitants, j’ai envie qu’on y vienne vivre parce qu’on s’y trouve bien, mais aussi parce que St Pourçain doit être le flambeau de valeurs sur lesquelles nous nous retrouvions tous.  
Celle du travail est une évidence tant mon prédécesseur en a été l’acteur principal de son développement au travers de la création d’emplois par l’implantation d’entreprises.
Celle de la vie en société, de l’inclusion sociale au travers du monde associatif, on devra à St Pourçain moins qu’ailleurs subir les difficultés de vivre grâce à la contribution du plus grand nombre à la participation collective.  Je réfléchis à des bonus même symboliques pour ceux qui participeront à la vie associative locale.
La valeur de l’imagination et de la créativité, car tout attendre de la providence devient incapacitant, au contraire imaginer des solutions à chaque problème et si possible collectivement, permet le progrès et le renforcement des cohésions.
« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. »

J’aime l’ordre, les choses claires, l’honnêteté, la franchise, trop peut-être, et plus que tout je déteste les intrigues et les coups bas, j’ai souvent dit que je préférais perdre avec ma conscience pour moi que de gagner par compromission, même si à l’heure du chacun pour soi, la flatterie paye davantage que la franchise. Je suis un homme de convictions, un républicain, je déteste les extrêmes et s’ils posent souvent les bonnes questions ils n’apportent jamais les bonnes réponses.  Je suis issu du monde du travail et comme beaucoup d’entre vous mes journées commencent tôt et finissent tard, je connais parfaitement le goût de l’effort pour comprendre ceux qui le vivent et inciter ceux qui n’ont pas cette chance, à la joie de la réussite.

Je rencontrerai dans les jours qui viennent un grand nombre d’acteurs de la vie locale, avec Bernard pour un certain nombre, St Pourçain est une communauté de vie où chacun y joue un rôle, du plus petit au plus grand il aura droit à ma considération, j’aime les gens, j'aime les St Pourcinois. 

Je vais vous proposer quelques modifications dans la façon de fonctionner, avec notamment la nomination d’une conseillère déléguée supplémentaire pour un secteur qui est essentiel pour St Pourçain, le commerce qui doit animer notre ville et la rendre vivante. C’est un message fort que je veux envoyer aux commerçants et aux St Pourcinois.
Les conseils municipaux seront à dates régulières et je veux remettre la commission d’appel d’offres en service, cela va demander un peu d’anticipation mais davantage de transparence, je veux partager des décisions ayant un impact sur notre environnement proche.

Au personnel de la mairie je veux dire que mon modèle comme patron est la famille Michelin. Montrer le chemin, savoir prendre les bonnes directions, considérer chacun à sa juste place, l’équité et non l’égalité, la récompense de l’effort et du mérite, l’exemplarité du patron qui avant d’arriver à la tête de l’exécutif a connu les difficultés de chacun à son poste. Notre collectivité doit être au service des St Pourcinois et les servir doit être la devise de chacun.

J’ai de grandes ambitions pour notre ville qui s’inscriront pleinement dans la lignée que Bernard Coulon a tracé depuis le virage de 1995.
Il a été un maire exceptionnel, un bâtisseur, un visionnaire qui fait que St Pourçain est passé d’une petite citée rurale et viticole à une ville prospère dont le vin est devenu son ambassadeur au même titre que les produits de l’industrie et du commerce.
Le costume est grand, très grand, mais même si je dois passer devant les électeurs pour le mettre à ma taille, je tiens à ce qu’il reste celui qu’il a porté, celui qui chaque jour a habillé durant 23 ans l’ambitieux maire pour sa ville.
C’est Jean Cluzel dans son livre « Au service du Bourbonnais et de la France » qui parle le mieux de Bernard Coulon : « Il a marqué son action en faisant usage d’une ferme volonté toujours accompagnée du sourire. L’une de ses devises étant « je pense qu’il faut suivre le parti du bon sens » »
Je deviens naturellement aujourd’hui le porte-parole d’une population qui vous dis merci M. le Maire, merci Bernard pour tout ce que vous avez fait, nous avons encore un peu besoin de vous pour franchir quelques marches pour installer plus haut encore St Pourçain dans le paysage Bourbonnais dont nous sommes si fiers, si vous l’acceptez nous le ferons ensemble au moins jusqu’à la fin de ce mandat. 

Dès la fin de ce conseil mon premier geste sera pour mes prédécesseurs disparus et je vous inviterai à me suivre au monument aux morts pour le dépôt d’une gerbe à leur mémoire, à leur mérite, à leur contribution pour notre ville.
Le mandat de maire est le préféré des français, j’ai l’intention que ce soit aussi le cas pour les St Pourcinois.

Vive la République, vive la France, vive St Pourçain.

jeudi 20 décembre 2018

Je confirme ma candidature à la succession de Bernard Coulon.




Bernard Coulon, notre maire a présenté sa démission au 31 décembre 2018, nous avons fait une conférence de presse pour l’expliquer et nous ferons des vœux à la population ensemble le 22 janvier pour expliquer cette probable transition entre nous, car c’est le conseil municipal souverain qui en décidera et il se réunira pour cela.
Je ne me suis jamais exprimé publiquement sur ce sujet en complète loyauté pour Bernard, il lui revenait de s’exprimer en premier sur un sujet qui le concerne avant tout et je tenais particulièrement à travailler jusque-là dans son ombre, chacun son rôle.
Qui peut mieux que moi et mes collègues juger de l’intérieur et porter le bilan de Bernard depuis 23 ans à la tête de la commune, étant adjoint à ses côtés depuis la première heure à la mairie et la communauté de communes, malgré ma quarantaine finissante.
J’aurai l’occasion ici et bien ailleurs de dresser tout ce que Bernard a fait pour sa commune et bien au-delà, les anecdotes, le souvenir des combats ne manquent pas il viendra le temps d’un vrai remerciement de son action, pour le moment nous continuons à travailler ensemble pour quelques années.
Lui et moi le savons, bien plus que des relations de travail nous avons noué des liens très forts dépassant la simple amitié et sans faire offense à ses enfants je peux affirmer une relation filiale, l’estime et la reconnaissance n’ont pas toujours forcément besoin d’être publique pour s’exprimer.  
Mes engagements politiques successifs se sont toujours décidés ensemble, en plein accord dans l’intérêt de notre ville et notre complémentarité, lui au département, moi à la région, est des plus efficace. De par mes fonctions au conseil régional depuis 3 ans, c’est beaucoup d’argent en retombées pour les activités sur la commune et je vais dans quelques jours expliquer en détail tout cela.
La plupart des décisions pour la commune et la communauté de communes quand il en était président ont été discutées ensemble nous valant des débats forts, parfois discordants, souvent consensuels pour l’intérêt de notre territoire et ses habitants et j’ai toujours mis en œuvre avec la plus grande loyauté toutes ces décisions.
Bernard Coulon a été un maire exceptionnel pour notre territoire mais aussi dans sa manière de faire. J’ai usé à ses côtés comme mes collègues, de délégations complètes et entières me permettant de mettre en œuvre la politique décidée par le conseil municipal sans aucune retenue.
Mais Bernard a aussi été un grand chef d’équipe et je veux associer tous ceux qui en ont fait partie, car ce sont un chef et des équipes qui ont transformé St Pourçain et j’y associe le personnel avec qui nous travaillons.
Les choses dont je suis le plus fier sous sa direction sont la rénovation complète du centre-ville, la construction de la station d’épuration la plus moderne et performante de France et la rénovation de la salle Champ-Feuillet au milieu d’une foule d’autres choses, toute dépense supérieure à 500€ concernant le patrimoine, les travaux et l’assainissement nécessitant mon accord, c’est aussi comme cela qu’on gère au plus près.

Le groupe majoritaire au conseil municipal, sur proposition de Bernard Coulon, m’a désigné comme candidat à sa succession. C’est un honneur qui ne se refuse pas,  je serai donc candidat à cette fonction lors du prochain conseil municipal et je proposerai immédiatement que Bernard reste à mes côtés en tant qu’adjoint pour travailler sur le projet de la prochaine mandature.
J’ai pleinement conscience de la difficulté de passer derrière Bernard, la marche est haute, le costume est grand et j’aborde cela avec l’humilité nécessaire pour bien aborder la fonction.
Bernard ne manque pas d’idées et j’en suis certain il aurait encore pu en faire bénéficier St Pourçain, certaines de ses idées sont communes, j’en ai aussi, peut-être différentes.
Ma volonté est forte pour le développement de St Pourçain et comme Bernard je crois qu’il est encore possible de faire beaucoup pour notre territoire et ses habitants.  
La gestion de la commune pour les dix ans qui viennent va avoir besoin de compétences, d’expérience, besoin de bien connaitre les différentes collectivités qui nous entourent avec lesquelles nous avons des relations, mais surtout connaitre les hommes qui les composent, les dossiers ne sont pas des documents froids et abscons mais souvent ce sont des femmes et des hommes qui les portent et les discutent. St Pourçain s’intègre dans un schéma communautaire, départemental, régional, national et même européen la fonction de maire ne s’improvise pas.  
L’Etat baisse inexorablement les aides et dotations tandis que les charges augmentent et les projets deviennent nécessaires. Il n’est pas d’autres solutions que de chercher des sources de financement ailleurs, la Région et l’Europe peuvent compenser si on sait où et auprès de qui intervenir, cela tombe plutôt bien en ce qui me concerne, la seule autre alternative serait l’augmentation des impôts.
J’ajoute que les finances très saines de la commune grâce à Bernard Coulon et les adjoints aux finances successifs ayant permis de financer tous les projets depuis 23 ans sans augmentation d’impôts, il est possible d’en envisager encore d'autres.
Et des projets j’en ai, mais j’aurai l’occasion de rencontrer nos concitoyens pour en discuter avec eux et qui répondent à leurs attentes, mars 2020 est encore loin, je ne veux proposer que des projets dont je suis sûr de pouvoir les payer et sachant où trouver les financements nécessaires, c’est mon côté « bon sens paysan ».  
La création d’un éco-quartier sur l’ancienne gare de triage en Paluet, le remplacement de la passerelle, l’amélioration des entrées de ville avec notamment l’aménagement de l’entrée de la zone de la Carmone et du faubourg de Paris, la continuité des travaux de l’église et à l’issu le remontage de l’orgue, la création d’une maison du St Pourçain avec la mise en valeur de la cour des moines et tant d’autres plus modestes mais si nécessaires. J’aurai à cœur aussi d’entretenir les équipements existants, les bâtiments, les voiries, les réseaux et d’être très à l’écoute du milieu associatif St Pourcinois dont je suis issu durant plus de 30 ans, je lui dois beaucoup et dans lequel ma famille et beaucoup d’amis en font partie.
Il me faudra aussi travailler à la continuité de l’essor économique de notre ville et son territoire, je suis certain que nous avons un gros atout du côté de l’agroalimentaire qui est un domaine que je connais bien.  J’ai créé avec mon frère une unité produisant du gaz vert pour une bonne part des citoyens raccordés à St Pourçain, le monde économique j’en fais partie et avec Bernard nous rencontrerons prochainement les chefs d’entreprises de la commune, je suis convaincu comme lui que tout passe par le développement de l’économie locale, des petits commerces à l’industrie.
Mes propos ne sont pas encore un projet de mandature, car je veux écouter les besoins et désirs de nos concitoyens, j’ai besoin de m’entourer de gens ayant aussi des idées, des compétences, de l’expérience étant capable ensemble de faire passer à St Pourçain par un nouveau cap.
Je sais, j’espère aussi, que le débat démocratique viendra pour confronter idées contre idées, projets contre projets tout ceci dans un cadre financier que je proposerai pour ma part sans augmentation d’impôts.
Je me méfie de ceux qui vont d’élections en élections comme des papillons de nuit qui, virevoltant de lampadaires en lampadaires attirés par la lumière allumée de l’énergie de ceux qui ont travaillé à la produire, pour des ambitions personnelles ou le besoin d’exister, tout comme ceux qui pourraient être animés par un besoin de revanche contre Bernard n’ayant jamais pu le déboulonner personnellement.
Mon projet sera de conforter St Pourçain dans son territoire, de lui permettre de renforcer sa place dans le paysage institutionnel et j’entrerai très rapidement en contact avec les collègues maires des communes de la proche couronne de St Pourçain pour discuter d’un projet commun et de ce que nous pouvons faire ensemble car l’interaction entre nos citoyens respectifs est complète.
J’invite dès à présent tous ceux intéressés par ma démarche et l’essor de St Pourçain, à prendre contact avec moi ou mon entourage à la mairie, c’est fort du plus grand nombre et dans la plus grande diversité de tous avec enthousiasme que nous construirons St Pourçain pour 2030 j’ai l’ambition d’un grand mouvement pour St Pourçain !

samedi 8 décembre 2018

Macron c'est fini, je fais des propositions!

Relisez mes articles entre février et juin 2017. Tout ce qui arrive en France je l'avais prévu, anticipé, car ancré dans le vrai monde, celui qui travaille, les ferments sous-jacents étaient déjà présents.
Je n'imaginais pas que cela arrive si vite et sous cette forme, mais le résultat était inévitable.
Le quinquennat de Macron est désormais terminé, 18 mois après son élection et celle de députés godillots plus aucune réforme ne verra le jour, mais c'est encore ce qui est souhaité et voulu par ceux qui tirent les ficelles derrière Macron.
La prochaine étape sera la fissuration de la majorité, la désertion en rase campagne de députés n'ayant aucune expérience de la politique et n'estimant faute d'être écoutés au sommet de l'Etat, ne plus représenter le peuple voire s'être fait manipuler.
Le cahot passera vite, les français n'ont pas les moyens de privations pour bloquer le pays trop longtemps, mais la fracture restera béante et chaque élection sera le rejet de la politique en place, le rejet des élites et la montée en puissance des extrêmes, favorisée par un environnement international nationaliste.
Nous nous dirigeons vers la balkanisation de la vie politique et chaque campagne électorale ressemblera à la guerre en Yougoslavie, des combats extrémistes avec au milieu une population civile qui se rangera derrière le vainqueur du moment.
La seule solution, la seule est de rendre le pouvoir démocratique au peuple, à celui qui a reçu une formation professionnelle et qui a exercé un travail, un vrai, celui qui a produit de la valeur ajoutée et de la richesse pour lui-même et son pays.
Cela veut dire clairement que comme un militaire ne peut pas se faire élire, tout fonctionnaire de l'administration d'Etat ou des collectivités ne pourra pas non plus se faire élire sans démissionner de cette fonction publique.
L'ENA, symbole de cette fonction publique, a été créée pour faire fonctionner la France par pour la diriger. 
Nous avons besoin d'une administration forte et qualifiée, mais les décisions ne doivent pas lui revenir. Laisser à cette catégorie de fonctionnaires le droit de voter dans le respect de la démocratie est suffisant sans pour autant avoir le pouvoir d'orienter les choses.
J'ai l'expérience de la gestion des collectivités pour bien affirmer cela, je travaille avec des fonctionnaires formidables, compétents mais le sens politique est vraiment à celui qui tous les jours cotoye ses concitoyens et mieux encore à celui qui continue d'exercer un métier.
Le problème de la France est là, mieux que d'exiger toute mesure encombrant la vie quotidienne mais ne changeant rien au fond, revendiquons le retour des décisions à ceux qui travaillent, tous les problèmes se résoudront par eux-même, par l'expérience de la vie quotidienne au service de la nation!



dimanche 18 novembre 2018

Macron pris à son propre piège !




Ce mouvement des gilets jaunes n’est que la réponse à Macron et son mouvement En Marche.
Alors que le chef de l’Etat ne cesse de dévisser dans les sondages et bien que de -5% en -5% il reste toujours à 30%, la colère sourde du peuple monte et reste inaudible à l’Elysée.
Petit retour en arrière : 23 avril 2017 Macron obtient au 1er tour de l’élection présidentielle 23,8% face à Marine Lepen. Deuxième tour le 7 mai il remporte l’élection avec 66,10% des suffrages avec un total d’abstention blancs et nuls de 37% du jamais vu !  Dans le même cas de figure en 2002, Jacques Chirac avait obtenu 82% des suffrages et 26% d’abstention blancs et nuls.
En clair Macron remporte une élection avec une majorité représentant 42% des gens ayant le droit de voter, ainsi donc 58% n’ont pas eu la volonté de voter pour lui.
Toute l’explication du mouvement d’aujourd’hui est dans ces résultats. Macron a été élu par défaut contre une extrémiste populiste et dans ceux n’ayant pas voté pour lui pour une bonne part lui ont accordé un crédit favorable durant 1 an, mais faute de résultats, qu’il était impossible d’obtenir, ces gens reviennent à la charge. En outre orné de ministres pour la plupart ayant retourné leur veste plus tous ceux qui ont quitté le gouvernement par manque de probité ou en claquant la porte, cet aréopage a détruit le crédit d’un homme neuf et d’une politique neuve.
Ses 12 premiers mois de présidence auraient pu être moins pire si en plus il s’était attaqué d’entrée de jeux à ce qui gangrène la France depuis 50 ans, la dette publique et les nécessaires économies à faire au sein de l’Etat comme l’ont fait tous les autres pays, mais au contraire, les dépenses budgétaires augmentent, la dette aussi et pour faire face à cela sa seule réponse est l’augmentation des prélèvements fiscaux dans tous les sens.
Bref partant davantage sur un atout de communication que de volonté de réforme sur le fond, une fois le vernis tombé le tableau ressort avec toutes ses imperfections.
Macron n’est pas un homme du peuple, il est l’homme fabriqué des hautes écoles de la France mis en place par le monde de la finance et un clan dont le seul but est l’immobilisme pour la préservation de leurs biens et avantages, c’était déjà ce que j’écrivais à l’issue des élections présidentielles.
Déjà dans l’entourage de la majorité les informations se distillent dans la démonstration d’une politique menée par quelques-uns enfermés dans le 8e arrondissement de Paris.
Le mouvement En Marche a été créé par une minorité de français bobos s’éloignant encore plus de la France des territoires, de la France rurale, de la France qui travaille en se levant tôt le matin et peinant à boucler les fins de mois, cette France que le président n’a connu que dans les livres n’ayant aucune expérience d’élu local, d’élu de la France profonde, d’élu tout simplement.
La taxe d’habitation est le symbole même de l’incompréhension des provinces qui n’a jamais demandé sa suppression sachant bien qu’elle servait à financer les budgets des communes qui restent la collectivité de cœur des Français.
Tout comme En Marche n’est sorti de nulle part, ce mouvement des gilets jaunes spontané prend Macron à son piège, celui d’avoir montré l’exemple qu’un mouvement sans structuration ni encadrement qui par un symbole porte toute l’exaspération de la France du travail.
Il n’y a aucun mouvement politique derrière cela, je l’ai moi-même constaté à St Pourçain allant soutenir et participer aux blocages, car je fais partie moi aussi de ces gens qui travaillent 18h par jour sans arriver à mettre de l’argent de côté, j’ai rencontré plein de connaissances que je n’ai jamais vu dans aucune manifestation et d’horizons divers, dont je suis incapable de dire de quel côté ils votent. Sans doute la plupart ont fait partie de ces 37% d’abstentionnistes.  
Il arrive ce qui devait arriver, le ras-le-bol vient de la rue, de la base et sans organisation si le mouvement s’amplifie je crains l’insurrection car tout simplement il n’y a aucun leader, aucun porte-parole pour tenter le dialogue et c’est sans doute sa force.
Macron a voulu fusiller les partis politiques traditionnels et asservir les syndicats représentatifs, il récolte ce qu’il a semé, le trouble, l’anarchie et la révolte dispersée.
Toutes les prochaines élections dorénavant feront le jeu des populistes, par rejet, par volonté de casser la machine, cette machine qui ne sert qu’au profit de ceux qui l’utilisent.
La colère et l’exaspération est là, sourde, qui gronde qui si elle n’est ni calmée ni canalisée explosera sans qu’aucun leader ne puisse la contenir, ce sera alors sans doute cette fois le nouveau monde que voulait tant Macron.

dimanche 11 novembre 2018

Mon discours à l'occasion de la cérémonie de l'armistice de 1914-18.


C’était il y a 100 ans, un siècle, aucun de nous ici ne l’a connu et pour les plus jeunes sans doute cela parait une éternité.
A l’ère du numérique où l’information fait le tour du monde en un quart de seconde, où tout va très vite, plus vite, que signifie de commémorer une guerre qui a eu lieu à des milliards d’années sur l’échelle de temps d’échange des SMS.
Mais vous avez vu ces noms sur le monument aux morts tout à l’heure, celui de St Pourçain mais aussi celui des communes voisines et même partout en France, cela signifie juste qu’aucune famille n’a été épargnée par cette guerre, que nous avons tous dans nos grands parents ou arrières grands parents un membre qui a participé et qui pour beaucoup ne sont pas revenus du champ de bataille.
Tous ici représentants de nos familles avons été meurtris par cette guerre et des efforts nous ont été demandés pour assumer derrière notre armée la volonté de vaincre.
Quelle abnégation, quelle confiance que tout un peuple aux côtés de ses soldats a mis dans les mains des généraux et de Clémenceau pour livrer bataille, aveugles et sans information du théâtre global des opérations. Ces hommes, de plus en plus jeunes au fil de la guerre qui partirent d’ici, de St Germain des Fossés, Vichy ou Moulins en train sous les acclamations de leurs familles, le sourire aux lèvres en chantant, pour aller servir de chair à canon dans cette partie de la France qui a subit toutes les guerres, celle-ci, celles d’avant et celle d’après.
Leur sacrifice pour la paix de quelques années seulement, et le retour de trop peu meurtris dans leur corps ou leur tête.
Le soutien de tous ceux, femmes et enfants restés pour faire tourner cette France en guerre, démunie de ses forces vives et pourtant si nécessaires, ne doivent pas être oubliés dans ce pays où tous devenaient des héros, des héros pour la vie, des héros pour la paix.
Serions-nous encore capables aujourd’hui de tels efforts, où tout est facile et où heureusement l’intelligence de l’homme a été mise à profit de la paix et de la qualité de vie, au dépend de la guerre.
Cette guerre de 14-18 a permis la reconquête de territoires, l’Alsace et la Lorraine, ces territoires perdus, ces territoires meurtris, aujourd’hui encore nous avons nos territoires à reconquérir moins matériels mais tout aussi importants pour la paix.
Le territoire du respect, le territoire de l’écoute de la compréhension, le territoire du vivre ensemble, le territoire de l’intérêt général au dépend de celui particulier et bien sûr le territoire de la nation unie et indivisible.
Grâce à nos poilus, grâce aux soldats de 39-40 nous vivons en paix, soyons en leur reconnaissant, gardons-les en nos mémoires et à notre tour chaque jour de faire l’effort nécessaire pour garder cette paix si fragile.
Votre présence nombreuse 100 ans après la fin de cette guerre montre notre attachement et notre gratitude à ces soldats morts pour nous, morts pour la France, le devoir de mémoire est vain sans le souci de la transmission aux jeunes générations, soyez-en remerciés.
Pour conclure je reprendrai les mots de Clémenceau devant la représentation nationale annonçant l’armistice : « La France a été le soldat de Dieu, elle est devenue le soldat de l’humanité, elle restera toujours celui de l’idéal ».

Vive la République, vive la France !