mardi 1 novembre 2022
lundi 3 octobre 2022
Nous vivrons en alimentation ce que nous vivons en électricité.
Je me pose la question de savoir comment nos dirigeants politiques depuis 10 ans ont pu laisser s’installer un tel fiasco dans la gestion de l’énergie électrique au point de transformer la France excédentaire net en un pays déficitaire du niveau des pays en voie de développement.
Le coût de revient du kwh par le nucléaire est d’environ
0,20€/kwh, il est revendu sur le marché européen environ 0,42€/kwh. Jusque là
on peut se dire c’est bien comme ça EDF peut faire 0,22€/kwh de bénéfices pour
investir dans des nouvelles centrales nucléaires, plus propres, plus durables et
entretenir celles vieillissantes. Ce serait trop simple évidemment car EDF ne
peut pas revendre à 0,42€/kwh sur le marché intérieur, la France, elle est
obligée de passer par le marché européen.
Mais comme la France est devenue déficitaire parce que
depuis 10 ans Hollande et Macron ont entrepri de fermer 14 centrales nucléaires
françaises, EDF (et les autres sociétés) doit racheter sur le marché européen
jusqu’à 10€/kwh, vous lisez bien 1000 fois plus cher parce que l’Europe a
décidé de baser le prix de l’électricité sur le prix du gaz ! Et par-dessus
le marché il y a des taxes pour financer les éoliennes, panneaux solaires et
méthanisation dont le prix de revient est 100 fois plus cher que le nucléaire
pour rien produire.
Donc en résumé si demain on paye de 3 à 100 fois le prix
du kwh (la différence étant payée par les impôts, le fameux bouclier) pour les consommateurs
on peut dire un grand merci aux écologistes qui ont marchandé une poigné de voix
électorales à gauche contre l’arrêt du nucléaire. Sans cette destruction de
notre autonomie énergétique aucune guerre ni bouleversement mondial n’aurait d’impact
sur notre facture électrique.
Mais il en est de même pour l’agriculture, nous en voyons
encore peu les effets, mais très vite nous allons payer notre alimentation de
plus en plus cher alors que dès la sortie de la 2eme guerre mondiale la mise en
place de la Politique Agricole Commune a permis à l’Europe d’être autosuffisante
et à des prix les plus bas du monde, parfois même tellement bas que les
agriculteurs n’en vivent pas et ce qui a causé l’agrandissement et la
disparition de 80% d’entre-eux. Mais le résultat c’est qu’on peut manger de
tout et à pas cher, c’est le choix démocratique depuis 1957.
Sauf qu’aujourd’hui encore une fois les écologistes ont
marchandé au prix de quelques voix la productivité de notre agriculture par des
contraintes telles qu’il n’est plus possible de produire à un coût de revient
correct. La France, premier pays exportateur depuis la création de l’Europe a
chuté en 10 ans à la cinquième place.
Prenons quelques exemples : les œufs, sous pression
des écologistes il n’est plus possible d’élever les poules pondeuses en cage.
Résultat au bout de 5 ans après le vote de la loi 70% des œufs viennent d’hors
de France par des poules élevées en cages. Et ce sont les œufs mais aussi
toutes les préparations à base d’œufs et il y en a. Résultat augmentation de 65%
du prix des œufs par le transport supplémentaire, les coût de production et d’alimentation
en forte hausse etc..
Autre exemple : la moutarde. Mais plus généralement
les graines des plantes de la même famille qu’on appelle oléoprotéagineux. Il
devient impossible de les produire en Europe parce que la plupart des produits
de santé de ces plantes (pesticides) sont interdits sous la pression des
écologistes. Plus possible de combattre les maladies et insectes ravageurs. Et
bien désormais on importe ces produits, la moutarde, le colza pour faire de l’huile,
les lentilles, les haricots etc... qui sont cultivés avec les pesticides
interdits chez nous et au gré des évènements climatiques et du prix mondial.
Désormais nous sommes déficitaires en œufs, volailles,
mouton, légumineuses, légumes, fruits, il ne faudra donc pas s’étonner de voir
les prix flamber sans qu’on puisse avoir aucune action.
Nous avons eu le même problème avec les masques pour le
COVID, demain il faut s’attendre souvent à voir des rayons alimentaires vides
suivant les arrivages de tel ou tel produit.
Sous prétexte de la préservation de l’environnement, on
marche sur la tête, on va produire de l’électricité très cher avec du charbon
qui pollue, on va importer des produits agricoles produits au bout du monde
avec des pesticides interdits chez nous, avec un coût de transport exorbitant
et si les asiatiques qui raflent tout sur le marché mondial nous en laissent,
mettant à mal notre sécurité alimentaire.
Non, c’est vrai les écologistes prônent la décroissance, le
consommer moins, à grands coups de campagnes médiatiques grâce à des moyens
informatiques qui conosmment de l’électricité au charbon et avec leurs
smartphones fabriqués au bout du monde par des enfants, avec des terres rares extraites
avec les moyens les plus polluants du monde. Quand vous payerez votre facture d’électricité,
vos œufs, votre lait, vos pâtes, vos légumes secs, pensez à ces gentils
écologistes qui font tout pour que vous consommiez moins et plus cher. La France
sera bientôt un pays en voie de développement !
dimanche 2 octobre 2022
jeudi 1 septembre 2022
dimanche 31 juillet 2022
La sécheresse, l'eau et l'écologie.
Je vais vous parler sécheresse, eau et écologie.
Je risque d’être un peu long car difficile de traiter un
si vaste sujet à la manière d’un tweet.
A la différence des écolos-bobos qui nous prodiguent
leurs préceptes depuis le cœur des villes, bien bétonnées et imperméabilisées
avec l’expérience des littératures toutes plus anxiogènes les unes que les
autres, je pratique l’eau depuis 30 ans dans mon métier et 25 ans dans mes
fonctions électives. A titre professionnel dans l’agriculture je suis irrigant
et à titre électif, je m’occupe d’assainissement, d’eau potable depuis 25 ans
et depuis plus de 10 ans de la gestion des bassins au travers de diverses
instances telles le Comité de Bassin, les Schémas d’aménagement et de Gestion
des Eaux de l’Allier et de la Sioule et diverses instances parallèles. Loin de
vouloir faire étalage des fonctions que j’occupe, mais de mettre en parallèle la
pratique et la théorie.
La sécheresse que nous subissons, une de plus, est la
conséquence du dérèglement climatique constaté, mais pas anormal dans le long
cycle de la terre qui depuis des millions d’années alterne réchauffement et refroidissement
pour diverses raisons et celui actuel aggravé par l’activité humaine. Cela
dit au passage nos écologistes toujours plus contradictoires ou soumis à des intérêts
financiers portés par des puissances exportatrices de matières fossiles,
parfois Russe, n’hésitent pas à favoriser l’électricité dans nos activités tout en combattant la production par le nucléaire ou l'hydraulique qui sont les modes de production
les moins polluants.
Ainsi donc la sécheresse que nous vivons fait suite à plusieurs et devancent toutes celles à venir pour des dizaines d’années, une étude allant jusqu’en 2050 prévoit un dérèglement de la pluviométrie encore plus important. Je parle bien de dérèglement de la pluviométrie car ce que nous vivons cette année fait suite à une année pluvieuse excédentaire l’an dernier et un excès d’eau violent en juin dernier. Il a plu sur quelques jours entre 140 et 200mm ce qui représente entre 1400 et 2000m3 à l’hectare ou 140 à 200l/m². Une telle pluviométrie et avec une telle intensité a fait que 80% de cette eau est repartie à la mer, impossible pour les sols, les nappes et les zones humides de capter toute cette eau, sans parler des zones imperméabilisées. Ainsi donc forts de la pluviométrie exceptionnelle de l’an dernier et de gros coups d’eau jusqu’à maintenant, nous sommes incapables de garder seulement une petite partie de cette eau pour combattre la sécheresse.
La sécheresse ce n’est
pas uniquement l’agriculture, c’est aussi l’eau potable, la défense incendie,
les usines.
L’agriculture c’est notre alimentation et comme c’est important quand on voit
les rayons vides des magasins.
Mettre en opposition la méchante irrigation sur d’immenses
surfaces et le gentil jardinier qui collecte partiellement son eau de pluie, c’est
mettre en opposition une agriculture capable de nourrir plusieurs dizaines de
personnes par hectare avec 300mm d’irrigation sur tout un été, contre un
jardinier nourrissant 2 à 4 personnes avec l’équivalent de 3000mm par hectare. Oui,
l’INRAE a fait de nombreuses études prouvant qu’un hectare de maïs consommait
en irrigation 300mm/ha, un hectare de maraichage 3000mm/ha et un maraichage sous
serres 13000mm/ha.
Jusque dans les années 90 la France a créé des barrages,
sur l’Allier Naussac est le dernier construit et grâce à lui permet de soutenir
l’étiage (l’écoulement) tout l’été. Qui penserait à supprimer ce barrage aujourd’hui ?
Il fait suite à Villerest qui soutient la Loire et les deux conjugués
permettent un approvisionnement en eau sur tout l’été même par fortes
sécheresses. Oui mais voilà depuis 1990, d’une part la population a augmenté, surtout dans les villes, l’économie
avec et les sécheresses estivales s’accentuent.
Le courant écologiste en permanence minoritaire mais
bruyant, n’a pas permis la construction ni de Chambonchard sur le Cher ni de
Serre de la Farre sur la Loire, on en paye aujourd’hui les conséquences par le
prix de la compromission politicienne. Chaque année le Val d’Allier, grâce à la
vision brillante des hommes politiques depuis 40 ans qui ont construit l’interconnexion
des réseaux d’eau sur notre département, permet d’alimenter Montluçon et la
vallée du Cher grâce à l’exportation de 650.000m3. Sans cela Montluçon n’existerait
plus.
Ainsi donc le barrage de Chambonchard n’a pas pu voir le
jour, mais ironiquement grâce au barrage de Naussac, Montluçon a de l’eau à
grands frais et au détriment du bilan carbone.
Le stockage de l’eau devient donc une des solutions pour
subvenir aux sécheresses à venir. Le stockage naturel de l’eau en premier grâce
aux zones humides qu’il faut préserver. Mais là aussi les écologistes font du
mal au milieu naturel. Ces derniers veulent absolument préserver les forêts
notamment dans les montagnes ce qu’on appelle les têtes de bassin. Le problème
c’est que l’expansion de la forêt se fait au détriment des zones humides, les
assèche et diminue leur capacité de stockage. Il faudrait pour préserver les
zones humides aider l’élevage qui permet de garder des zones « ouvertes »
en prairie, mais garder l’élevage veut aussi dire manger la viande que les écologistes
combattent aussi car l’élevage émettrait des gaz à effet de serre et combattre
les loups et les ours qui détruisent l’élevage, autre tabou écologique qui
préfère le loup et la viande de synthèse à l’eau indirectement.
Il faut reconstituer le stockage de la neige qui ne tombe
plus et qui était un stockage naturel d’eau sur ces zones humides en montagne. Il
faut donc gérer les zones humides pour une capacité maximum notamment en hiver.
Mais on n’échappera pas au stockage artificiel, par des
retenues de moyennes tailles multi-usages dans les vallées et les plaines et
sans doute la construction de grands barrages capables de retenir à l’image de
Villerest et Naussac plusieurs millions de m3 d’eau prélevés en hiver quand l’eau
ne manque pas. Sur le bassin Adour-Garonne d’ici 2030 (c’est demain) il va
manquer par an 1,5 milliards de m3 rien que pour l’alimentation en eau potable,
principalement pour Toulouse, Montpellier et Bordeaux.
Bien sûr que l’économie d’eau est essentielle dans la
politique de gestion, mais qui est prêt à supprimer toutes les piscines ?
supprimer l’export de l’eau en bouteille ? ne plus laver les moyens de
transport ? ne plus arroser les pelouses et espaces verts ? et ne
plus prendre qu’une douche et faire une machine à laver par semaine ? C’est
pourtant ce que préconise l’étude explore 2050 si on n’augmente pas la
ressource en eau, c’est-à-dire son stockage.
Seules, les économies ne seront pas possibles même s’il
convient de rendre les réseaux d’eau potable moins fuyards, l’irrigation plus
performante et les process industriels utilisateurs en circuit fermé.
Le stockage artificiel devra se faire sous deux formes
principales, quelques grands barrages alimentant les fleuves par un soutien
géré sur les années et des retenues de moyennes tailles, quelques milliers de m3,
afin de pallier le court terme dans ses différentes utilisations.
On peut comparer deux rivières distantes d’à peine
quelques kilomètres dans un même bassin, la Sioule et la Bouble, l’une soutenue
par le barrage des Fades, l’autre sans soutien. En cas de sécheresse c’est la
continuité écologique dans la Sioule et c’est l’assec, la mort de toute
biodiversité dans la Bouble.
En outre ces grands barrages fournissent une électricité complètement
décarbonée, on ne peut plus verte et stockable par la réserve en eau que le
barrage contient.
Le Canada qui est un des pays ayant le plus d’eau sur son
territoire a maillé le pays de grands barrages qui régulent et produisent de l’électricité
de manière continue sans subir les aléas du vent ou du soleil.
Le Lac du Der, lac complètement artificiel dans la Haute
Marne est devenu la plus grande zone humide écologique d’Europe de 48km² et 350
millions de m3, alors que sa création en 1967 a été initiée pour l’alimentation
en eau de Paris.
Les barrages sont au détriment de quelques hectares noyés,
la solution de la vie sur terre, celle des hommes mais aussi celle de toute la
biodiversité.
Et plus en aval il convient de constituer au gré des
zones utilisatrices (plaines agricoles, zones urbaines, zones économiques,
zones touristiques) des réserves de moyennes tailles pour assurer la
consommation d’eau localement en puisant sur les excédants hivernaux qui le
plus souvent inondent avec beaucoup de dégâts des villes entières.
Il faudra réutiliser l’eau usée sortant des stations d’épuration,
ce qu’on appelle la « réu », comme c’est déjà le cas à Clermont
Ferrand où la totalité de l’eau de la STEP sert à irriguer 1500ha de la plaine
de Limagne l’été après avoir été stockée et dépolluée par les rayons UV dans de
grands bassins tout l’hiver. Ou comme à St Pourçain l’eau qui sort de la STEP,
traitée à l’ozone de qualité eau potable.
Le BRGM, qui est une référence mondiale dans l’étude et l’utilisation
des ressources naturelles terrestres vient dans un épais rapport affirmer que
les « bassines » (réserves d’eau artificielles) si contestées dans
les deux sèvres, amélioraient le stockage dans les nappes phréatiques et même
le fonctionnement du Marais Poitevin.
Il y a aussi la possibilité des plantes génétiquement
améliorées résistantes à la sécheresse, combattues là aussi par les
écologistes.
Les solutions passent toutes par la recherche, la
science, l’expérimentation et le progrès, j’en suis convaincu.
Il est vrai que j’ai entendu dans de hautes instances de
la bouche même de ces écologistes que nous étions trop nombreux sur terre, quand
le malthusianisme est la boussole, la vie devient vite contradictoire avec la
nature dont ils favorisent aussi la destruction.
Si nous sommes trop nombreux sur terre, je ne les empêche
pas de montrer l’exemple.
Les écologistes avec leurs thèses antitout, avec leurs
solutions de retour à la nature comme un jardin d’Eden, par leur dogme et leurs
incantations détruisent la nature, détruisent la vie et empêche toute
adaptation, tout progrès.
Il y aurait encore beaucoup à dire, évidemment ce texte
ne fait pas peur, il n’est pas effrayant, il n’a donc peu de chance de faire de
grands échos si vous avez eu le courage de le lire jusqu’au bout, mais outre le
fait de remettre l’église au milieu du village, il apporte des solutions, ces
solutions dont on reproche si souvent aux hommes politiques de ne pas apporter.
Hélas actuellement lorsque le bout d’une décision politique est prise
elle devient difficile à mettre en œuvre, freinée par une administration de l’eau
vérolée par des militants écologistes activistes rongeant de l’intérieur l’application
par le système.
Lorsque dans notre pays, sur ce sujet comme sur d’autres,
les majorités constituées réussiront à faire loi par -dessus les crieurs d’apocalypse,
nous aurons fait un progrès, un seul, celui de faire avancer notre pays vers la
modernité et l’adaptation au climat qui change.
mardi 12 juillet 2022
dimanche 1 mai 2022
mercredi 20 avril 2022
M.Boudot s'en est allé...
Une large assistance dans l’église de St Pourçain ce jour
pour rendre un dernier hommage, anciens collègues, élus anciens et actuels,
membres d’associations, St Pourcinois pour témoigner à ce serviteur de la Chose
Publique leur amitié et le plus souvent leur remerciement.
Lui qui a donné toute sa vie et même une partie de sa
retraite au service des collectivités locales, à leur direction, l’homme de l’ombre,
celui qui ne discours pas sur les estrades, mais qui a accompagné les élus
durant plus de 40 ans à la mairie de St Pourçain, au SIAD et à la communauté en
pays St Pourcinois, permettant à ces élus de mettre en œuvre les programmes sur
lesquels ils ont été élus.
Il a dans une loyauté parfaite servi des pouvoirs
politiques différents, des maires différents, mis en œuvre des projets
différents, mais toujours dans un esprit désintéressé, pour que chaque argent mis
à disposition par les citoyens soit utilisé à bon escient.
Il a concouru au changement de St Pourçain, à son développement
économique aux côtés de Bernard Coulon qui n’a pas manqué de lui rendre hommage
dans cette église Ste Croix qu’il pratiquait souvent avec son épouse en
chrétien affirmé.
Sans doute trop peu de nos concitoyens ne savent ce que
St Pourçain lui doit dans ses réalisations, sa modernisation et la multitude de
services déployés au fil du temps à la mairie.
Il est l’exemple du fonctionnaire passé et actuel,
laissant aux hommes politiques de passage les tribunes pour des réalisations
décidées ensemble avec le souci pour lui de l’abnégation.
Elu en 1995 comme jeune adjoint en prenant les fonctions
de l’urbanisme, j’ai tout appris de lui du fond comme de la forme. Il a été un
professeur pédagogue permettant d’apprendre les bases de la fonction d’élu, en
insufflant le souffle de la rigueur et de l’honnêteté.
Il a su me faire comprendre que tout n’était pas possible
et que s’il était facile de dire oui, le non était parfois nécessaire quand
parfois même il s’imposait. Mais je retiens
surtout que l’argent public doit être utilisé en étant à chaque fois capable de
le justifier auprès des électeurs avec la plus grande rigueur.
Je veux rendre hommage aussi à l’homme, au père de
famille que j’ai côtoyé avant d’être élu, avec ses enfants, Emmanuelle,
Philippe, Anne, Sophie et son épouse Marie-Claude.
Avec Philippe nous avons le même âge à quelques jours
près, nous avons passé presque chaque jour ensemble à la musique, à l’école,
chez l’un chez l’autre durant des années.
J’ai toujours senti et apprécié une famille unie où
chacun jouait son rôle avec une bienveillance forte des parents sur les
enfants. J’ai partagé tant de choses avec eux et pour chacun une raison
différente sans jamais que je me rappelle du moindre nuage dans nos relations.
La vie s’est déroulée et nous a tous éloigné, mais je
suis resté en contact avec M et Mme Boudot, sa santé s’est dégradée rapidement
il y a peu, mais son décès est un réel choc.
Je lui dois beaucoup de l’homme politique que je suis,
des règles qu’on doive s’imposer à cette fonction mais je garderai en dernier
lieu le souvenir lorsqu’une semaine sur deux il passait me prendre avec
Philippe pour nous emmener et venir nous chercher aux répétions de l’Harmonie
le samedi soir dans son Audi 80 rouge, sans doute la seule à St Pourçain à
cette époque.
Pour paraphraser Emmanuelle, Chatet, rue des Templiers, qu’il repose au troisième
sommet du triangle de toute sa vie à St Pourçain.
mardi 12 avril 2022
2017 en pire...
Nous aurons donc pour la deuxième fois consécutive le couple Macron/Lepen au deuxième tour des élections présidentielles de 2022. N’était-ce pas d’ailleurs la volonté du président sortant ?
Toute l’histoire commence lorsque la presse nationale propriété de quelques milliardaires décident pour leurs intérêts de faire prendre la mayonnaise Macron en 2017. Bien aidés par quelques juges « rouges » ayant pour mission de dézinguer Fillon pour quelques costumes et l’emploi de son épouse, sans aucune comparaison avec la collusion Macron/Mac Kinsey ou bien même tous les membres de familles embauchés avant 2017 par leur conjoint de ministres macronistes, les mettant à égalité avec le couple Fillon.
Bref, le « en même temps » ni gauche ni droite, le parti central récupérant tous les besogneux de la politique avides de postes, a détruit la gauche et la droite républicaine. J’écrivais ici-même en 2017 qu’inévitablement cela aurait pour effet en 2022 de faire monter les extrêmes, c’est logique l’opposition est repoussée en dehors du parti central vers plus de radicalisme. 5 ans après le paysage politique national fait face désormais à deux clivages souvent complémentaires, les gens bien formés sans problème de fin de mois contre ceux qui galèrent chaque jour, et les villes contre les campagnes. Chacun suivant ses convictions politiques mettant alors son bulletin de vote dans l’urne à l’extrême gauche ou l’extrême droite.
Cela n’enlève rien aux gestions plus locales détenues à
90% par les anciens partis dits « républicains » mettant lors des
élections locales des raclées au parti présidentiel jusqu’à l’absence totale de
représentation.
Forts en 2017 d’une majorité de députés à l’assemblée-nationale
choisis par Internet, pour certains n’ayant jamais voté le moindre budget
local, sans aucune expérience de la vie politique dont le seul rôle est de
jouer les godillots aux ordres du président et du gouvernement avec très
souvent un mépris et une humiliation pour les députés de l’opposition ayant
pour certains plusieurs élections à leur actif.
Ainsi l’élection que nous venons de vivre voit
s’affronter ce clivage Macron/extrêmes jusqu’au plus petit niveau local et ce
n’est pas prêt de s’arrêter jusqu’à sans doute l’incroyable.
Au niveau très local quelques exemples : 47,5% à Bert,
hormis un manque de reconnaissance de la ruralité quelle autre raison d’un tel
score dans ce village rural de 200 votants ?
Mais le plus beau c’est le village de Lenax, 215
inscrits, un maire soutien inconditionnel de Macron et de la députée macroniste,
qui a reçu le premier ministre en 2019 lors du grand débat, qui a été en
visio-conférence avec le Président de la République lui-même en avril 2021 dont
Lepen arrive en tête avec 41,5% des voix reléguant Macron en deuxième place à
23,3%. Oui Lepen fait presque le double des voix de Macron et ce n’est pas
faute d’avoir mis ce village sous tous les bons auspices macronistes. Il y a de
l’insécurité à Lenax ? des problèmes d’immigration ?
Macron a dit lui-même que si à la fin de son premier mandat il n’avait pas réussi à faire baisser l’extrême droite ce serait un échec, il est à deux doigts de faire élire sa représentante. Si jamais cela devait arriver il faut tout de suite bien affirmer que cela sera sa grande faute à lui personnellement et tous ceux qui l’entourent ou le soutiennent. Il ne faudra pas chercher d’autres responsables, les responsables seront les macronistes !
Je n’irai pas sur l’analyse du fond, ni le programme de Macron, ni celui de Lepen sont capables de sortir la France du marasme présent mais surtout à venir, avec Lepen le chaos et Macron les piqures de morphines à grands coups de « chèques consommation » endettant chaque jour un peu plus notre pays. Dans cinq ans ce sera encore pire que maintenant et sans doute un pouvoir national déliquescent.
Il reste le troisième tour, celui des législatives où je souhaite une défaite des députés macronistes et une victoire de la droite républicaine dont les idées sont majoritaires en France avec comme première valeur le travail et la récompense de ceux qui travaillent. C’est tout à fait possible car les députés sont des élus locaux connus par leur ancrage politique et si j’en juge aux dernières élections locales cela peut se faire. Cependant à ce jour la gauche est la mieux placée pour réussir ce troisième tour, une union Insoumis, verts et PS avec Mélenchon à sa tête est la mieux armée pour porter une majorité à l’Assemblée Nationale si leurs responsables ont l’intelligence de s’entendre.
Vous imaginez Macron ou Lepen avec comme premier ministre
Mélenchon ?
En 2017 j’avais écrit que Macron n’aurait pas de majorité
à l’Assemblée Nationale et je me suis trompé, alors j’espère que quel que soit
le/la président(e) il/elle saura se constituer une majorité de députés.
Donc désormais rendez-vous les 12 et 19 juin !
