dimanche 2 octobre 2022
jeudi 1 septembre 2022
dimanche 31 juillet 2022
La sécheresse, l'eau et l'écologie.
Je vais vous parler sécheresse, eau et écologie.
Je risque d’être un peu long car difficile de traiter un
si vaste sujet à la manière d’un tweet.
A la différence des écolos-bobos qui nous prodiguent
leurs préceptes depuis le cœur des villes, bien bétonnées et imperméabilisées
avec l’expérience des littératures toutes plus anxiogènes les unes que les
autres, je pratique l’eau depuis 30 ans dans mon métier et 25 ans dans mes
fonctions électives. A titre professionnel dans l’agriculture je suis irrigant
et à titre électif, je m’occupe d’assainissement, d’eau potable depuis 25 ans
et depuis plus de 10 ans de la gestion des bassins au travers de diverses
instances telles le Comité de Bassin, les Schémas d’aménagement et de Gestion
des Eaux de l’Allier et de la Sioule et diverses instances parallèles. Loin de
vouloir faire étalage des fonctions que j’occupe, mais de mettre en parallèle la
pratique et la théorie.
La sécheresse que nous subissons, une de plus, est la
conséquence du dérèglement climatique constaté, mais pas anormal dans le long
cycle de la terre qui depuis des millions d’années alterne réchauffement et refroidissement
pour diverses raisons et celui actuel aggravé par l’activité humaine. Cela
dit au passage nos écologistes toujours plus contradictoires ou soumis à des intérêts
financiers portés par des puissances exportatrices de matières fossiles,
parfois Russe, n’hésitent pas à favoriser l’électricité dans nos activités tout en combattant la production par le nucléaire ou l'hydraulique qui sont les modes de production
les moins polluants.
Ainsi donc la sécheresse que nous vivons fait suite à plusieurs et devancent toutes celles à venir pour des dizaines d’années, une étude allant jusqu’en 2050 prévoit un dérèglement de la pluviométrie encore plus important. Je parle bien de dérèglement de la pluviométrie car ce que nous vivons cette année fait suite à une année pluvieuse excédentaire l’an dernier et un excès d’eau violent en juin dernier. Il a plu sur quelques jours entre 140 et 200mm ce qui représente entre 1400 et 2000m3 à l’hectare ou 140 à 200l/m². Une telle pluviométrie et avec une telle intensité a fait que 80% de cette eau est repartie à la mer, impossible pour les sols, les nappes et les zones humides de capter toute cette eau, sans parler des zones imperméabilisées. Ainsi donc forts de la pluviométrie exceptionnelle de l’an dernier et de gros coups d’eau jusqu’à maintenant, nous sommes incapables de garder seulement une petite partie de cette eau pour combattre la sécheresse.
La sécheresse ce n’est
pas uniquement l’agriculture, c’est aussi l’eau potable, la défense incendie,
les usines.
L’agriculture c’est notre alimentation et comme c’est important quand on voit
les rayons vides des magasins.
Mettre en opposition la méchante irrigation sur d’immenses
surfaces et le gentil jardinier qui collecte partiellement son eau de pluie, c’est
mettre en opposition une agriculture capable de nourrir plusieurs dizaines de
personnes par hectare avec 300mm d’irrigation sur tout un été, contre un
jardinier nourrissant 2 à 4 personnes avec l’équivalent de 3000mm par hectare. Oui,
l’INRAE a fait de nombreuses études prouvant qu’un hectare de maïs consommait
en irrigation 300mm/ha, un hectare de maraichage 3000mm/ha et un maraichage sous
serres 13000mm/ha.
Jusque dans les années 90 la France a créé des barrages,
sur l’Allier Naussac est le dernier construit et grâce à lui permet de soutenir
l’étiage (l’écoulement) tout l’été. Qui penserait à supprimer ce barrage aujourd’hui ?
Il fait suite à Villerest qui soutient la Loire et les deux conjugués
permettent un approvisionnement en eau sur tout l’été même par fortes
sécheresses. Oui mais voilà depuis 1990, d’une part la population a augmenté, surtout dans les villes, l’économie
avec et les sécheresses estivales s’accentuent.
Le courant écologiste en permanence minoritaire mais
bruyant, n’a pas permis la construction ni de Chambonchard sur le Cher ni de
Serre de la Farre sur la Loire, on en paye aujourd’hui les conséquences par le
prix de la compromission politicienne. Chaque année le Val d’Allier, grâce à la
vision brillante des hommes politiques depuis 40 ans qui ont construit l’interconnexion
des réseaux d’eau sur notre département, permet d’alimenter Montluçon et la
vallée du Cher grâce à l’exportation de 650.000m3. Sans cela Montluçon n’existerait
plus.
Ainsi donc le barrage de Chambonchard n’a pas pu voir le
jour, mais ironiquement grâce au barrage de Naussac, Montluçon a de l’eau à
grands frais et au détriment du bilan carbone.
Le stockage de l’eau devient donc une des solutions pour
subvenir aux sécheresses à venir. Le stockage naturel de l’eau en premier grâce
aux zones humides qu’il faut préserver. Mais là aussi les écologistes font du
mal au milieu naturel. Ces derniers veulent absolument préserver les forêts
notamment dans les montagnes ce qu’on appelle les têtes de bassin. Le problème
c’est que l’expansion de la forêt se fait au détriment des zones humides, les
assèche et diminue leur capacité de stockage. Il faudrait pour préserver les
zones humides aider l’élevage qui permet de garder des zones « ouvertes »
en prairie, mais garder l’élevage veut aussi dire manger la viande que les écologistes
combattent aussi car l’élevage émettrait des gaz à effet de serre et combattre
les loups et les ours qui détruisent l’élevage, autre tabou écologique qui
préfère le loup et la viande de synthèse à l’eau indirectement.
Il faut reconstituer le stockage de la neige qui ne tombe
plus et qui était un stockage naturel d’eau sur ces zones humides en montagne. Il
faut donc gérer les zones humides pour une capacité maximum notamment en hiver.
Mais on n’échappera pas au stockage artificiel, par des
retenues de moyennes tailles multi-usages dans les vallées et les plaines et
sans doute la construction de grands barrages capables de retenir à l’image de
Villerest et Naussac plusieurs millions de m3 d’eau prélevés en hiver quand l’eau
ne manque pas. Sur le bassin Adour-Garonne d’ici 2030 (c’est demain) il va
manquer par an 1,5 milliards de m3 rien que pour l’alimentation en eau potable,
principalement pour Toulouse, Montpellier et Bordeaux.
Bien sûr que l’économie d’eau est essentielle dans la
politique de gestion, mais qui est prêt à supprimer toutes les piscines ?
supprimer l’export de l’eau en bouteille ? ne plus laver les moyens de
transport ? ne plus arroser les pelouses et espaces verts ? et ne
plus prendre qu’une douche et faire une machine à laver par semaine ? C’est
pourtant ce que préconise l’étude explore 2050 si on n’augmente pas la
ressource en eau, c’est-à-dire son stockage.
Seules, les économies ne seront pas possibles même s’il
convient de rendre les réseaux d’eau potable moins fuyards, l’irrigation plus
performante et les process industriels utilisateurs en circuit fermé.
Le stockage artificiel devra se faire sous deux formes
principales, quelques grands barrages alimentant les fleuves par un soutien
géré sur les années et des retenues de moyennes tailles, quelques milliers de m3,
afin de pallier le court terme dans ses différentes utilisations.
On peut comparer deux rivières distantes d’à peine
quelques kilomètres dans un même bassin, la Sioule et la Bouble, l’une soutenue
par le barrage des Fades, l’autre sans soutien. En cas de sécheresse c’est la
continuité écologique dans la Sioule et c’est l’assec, la mort de toute
biodiversité dans la Bouble.
En outre ces grands barrages fournissent une électricité complètement
décarbonée, on ne peut plus verte et stockable par la réserve en eau que le
barrage contient.
Le Canada qui est un des pays ayant le plus d’eau sur son
territoire a maillé le pays de grands barrages qui régulent et produisent de l’électricité
de manière continue sans subir les aléas du vent ou du soleil.
Le Lac du Der, lac complètement artificiel dans la Haute
Marne est devenu la plus grande zone humide écologique d’Europe de 48km² et 350
millions de m3, alors que sa création en 1967 a été initiée pour l’alimentation
en eau de Paris.
Les barrages sont au détriment de quelques hectares noyés,
la solution de la vie sur terre, celle des hommes mais aussi celle de toute la
biodiversité.
Et plus en aval il convient de constituer au gré des
zones utilisatrices (plaines agricoles, zones urbaines, zones économiques,
zones touristiques) des réserves de moyennes tailles pour assurer la
consommation d’eau localement en puisant sur les excédants hivernaux qui le
plus souvent inondent avec beaucoup de dégâts des villes entières.
Il faudra réutiliser l’eau usée sortant des stations d’épuration,
ce qu’on appelle la « réu », comme c’est déjà le cas à Clermont
Ferrand où la totalité de l’eau de la STEP sert à irriguer 1500ha de la plaine
de Limagne l’été après avoir été stockée et dépolluée par les rayons UV dans de
grands bassins tout l’hiver. Ou comme à St Pourçain l’eau qui sort de la STEP,
traitée à l’ozone de qualité eau potable.
Le BRGM, qui est une référence mondiale dans l’étude et l’utilisation
des ressources naturelles terrestres vient dans un épais rapport affirmer que
les « bassines » (réserves d’eau artificielles) si contestées dans
les deux sèvres, amélioraient le stockage dans les nappes phréatiques et même
le fonctionnement du Marais Poitevin.
Il y a aussi la possibilité des plantes génétiquement
améliorées résistantes à la sécheresse, combattues là aussi par les
écologistes.
Les solutions passent toutes par la recherche, la
science, l’expérimentation et le progrès, j’en suis convaincu.
Il est vrai que j’ai entendu dans de hautes instances de
la bouche même de ces écologistes que nous étions trop nombreux sur terre, quand
le malthusianisme est la boussole, la vie devient vite contradictoire avec la
nature dont ils favorisent aussi la destruction.
Si nous sommes trop nombreux sur terre, je ne les empêche
pas de montrer l’exemple.
Les écologistes avec leurs thèses antitout, avec leurs
solutions de retour à la nature comme un jardin d’Eden, par leur dogme et leurs
incantations détruisent la nature, détruisent la vie et empêche toute
adaptation, tout progrès.
Il y aurait encore beaucoup à dire, évidemment ce texte
ne fait pas peur, il n’est pas effrayant, il n’a donc peu de chance de faire de
grands échos si vous avez eu le courage de le lire jusqu’au bout, mais outre le
fait de remettre l’église au milieu du village, il apporte des solutions, ces
solutions dont on reproche si souvent aux hommes politiques de ne pas apporter.
Hélas actuellement lorsque le bout d’une décision politique est prise
elle devient difficile à mettre en œuvre, freinée par une administration de l’eau
vérolée par des militants écologistes activistes rongeant de l’intérieur l’application
par le système.
Lorsque dans notre pays, sur ce sujet comme sur d’autres,
les majorités constituées réussiront à faire loi par -dessus les crieurs d’apocalypse,
nous aurons fait un progrès, un seul, celui de faire avancer notre pays vers la
modernité et l’adaptation au climat qui change.
mardi 12 juillet 2022
dimanche 1 mai 2022
mercredi 20 avril 2022
M.Boudot s'en est allé...
Une large assistance dans l’église de St Pourçain ce jour
pour rendre un dernier hommage, anciens collègues, élus anciens et actuels,
membres d’associations, St Pourcinois pour témoigner à ce serviteur de la Chose
Publique leur amitié et le plus souvent leur remerciement.
Lui qui a donné toute sa vie et même une partie de sa
retraite au service des collectivités locales, à leur direction, l’homme de l’ombre,
celui qui ne discours pas sur les estrades, mais qui a accompagné les élus
durant plus de 40 ans à la mairie de St Pourçain, au SIAD et à la communauté en
pays St Pourcinois, permettant à ces élus de mettre en œuvre les programmes sur
lesquels ils ont été élus.
Il a dans une loyauté parfaite servi des pouvoirs
politiques différents, des maires différents, mis en œuvre des projets
différents, mais toujours dans un esprit désintéressé, pour que chaque argent mis
à disposition par les citoyens soit utilisé à bon escient.
Il a concouru au changement de St Pourçain, à son développement
économique aux côtés de Bernard Coulon qui n’a pas manqué de lui rendre hommage
dans cette église Ste Croix qu’il pratiquait souvent avec son épouse en
chrétien affirmé.
Sans doute trop peu de nos concitoyens ne savent ce que
St Pourçain lui doit dans ses réalisations, sa modernisation et la multitude de
services déployés au fil du temps à la mairie.
Il est l’exemple du fonctionnaire passé et actuel,
laissant aux hommes politiques de passage les tribunes pour des réalisations
décidées ensemble avec le souci pour lui de l’abnégation.
Elu en 1995 comme jeune adjoint en prenant les fonctions
de l’urbanisme, j’ai tout appris de lui du fond comme de la forme. Il a été un
professeur pédagogue permettant d’apprendre les bases de la fonction d’élu, en
insufflant le souffle de la rigueur et de l’honnêteté.
Il a su me faire comprendre que tout n’était pas possible
et que s’il était facile de dire oui, le non était parfois nécessaire quand
parfois même il s’imposait. Mais je retiens
surtout que l’argent public doit être utilisé en étant à chaque fois capable de
le justifier auprès des électeurs avec la plus grande rigueur.
Je veux rendre hommage aussi à l’homme, au père de
famille que j’ai côtoyé avant d’être élu, avec ses enfants, Emmanuelle,
Philippe, Anne, Sophie et son épouse Marie-Claude.
Avec Philippe nous avons le même âge à quelques jours
près, nous avons passé presque chaque jour ensemble à la musique, à l’école,
chez l’un chez l’autre durant des années.
J’ai toujours senti et apprécié une famille unie où
chacun jouait son rôle avec une bienveillance forte des parents sur les
enfants. J’ai partagé tant de choses avec eux et pour chacun une raison
différente sans jamais que je me rappelle du moindre nuage dans nos relations.
La vie s’est déroulée et nous a tous éloigné, mais je
suis resté en contact avec M et Mme Boudot, sa santé s’est dégradée rapidement
il y a peu, mais son décès est un réel choc.
Je lui dois beaucoup de l’homme politique que je suis,
des règles qu’on doive s’imposer à cette fonction mais je garderai en dernier
lieu le souvenir lorsqu’une semaine sur deux il passait me prendre avec
Philippe pour nous emmener et venir nous chercher aux répétions de l’Harmonie
le samedi soir dans son Audi 80 rouge, sans doute la seule à St Pourçain à
cette époque.
Pour paraphraser Emmanuelle, Chatet, rue des Templiers, qu’il repose au troisième
sommet du triangle de toute sa vie à St Pourçain.
mardi 12 avril 2022
2017 en pire...
Nous aurons donc pour la deuxième fois consécutive le couple Macron/Lepen au deuxième tour des élections présidentielles de 2022. N’était-ce pas d’ailleurs la volonté du président sortant ?
Toute l’histoire commence lorsque la presse nationale propriété de quelques milliardaires décident pour leurs intérêts de faire prendre la mayonnaise Macron en 2017. Bien aidés par quelques juges « rouges » ayant pour mission de dézinguer Fillon pour quelques costumes et l’emploi de son épouse, sans aucune comparaison avec la collusion Macron/Mac Kinsey ou bien même tous les membres de familles embauchés avant 2017 par leur conjoint de ministres macronistes, les mettant à égalité avec le couple Fillon.
Bref, le « en même temps » ni gauche ni droite, le parti central récupérant tous les besogneux de la politique avides de postes, a détruit la gauche et la droite républicaine. J’écrivais ici-même en 2017 qu’inévitablement cela aurait pour effet en 2022 de faire monter les extrêmes, c’est logique l’opposition est repoussée en dehors du parti central vers plus de radicalisme. 5 ans après le paysage politique national fait face désormais à deux clivages souvent complémentaires, les gens bien formés sans problème de fin de mois contre ceux qui galèrent chaque jour, et les villes contre les campagnes. Chacun suivant ses convictions politiques mettant alors son bulletin de vote dans l’urne à l’extrême gauche ou l’extrême droite.
Cela n’enlève rien aux gestions plus locales détenues à
90% par les anciens partis dits « républicains » mettant lors des
élections locales des raclées au parti présidentiel jusqu’à l’absence totale de
représentation.
Forts en 2017 d’une majorité de députés à l’assemblée-nationale
choisis par Internet, pour certains n’ayant jamais voté le moindre budget
local, sans aucune expérience de la vie politique dont le seul rôle est de
jouer les godillots aux ordres du président et du gouvernement avec très
souvent un mépris et une humiliation pour les députés de l’opposition ayant
pour certains plusieurs élections à leur actif.
Ainsi l’élection que nous venons de vivre voit
s’affronter ce clivage Macron/extrêmes jusqu’au plus petit niveau local et ce
n’est pas prêt de s’arrêter jusqu’à sans doute l’incroyable.
Au niveau très local quelques exemples : 47,5% à Bert,
hormis un manque de reconnaissance de la ruralité quelle autre raison d’un tel
score dans ce village rural de 200 votants ?
Mais le plus beau c’est le village de Lenax, 215
inscrits, un maire soutien inconditionnel de Macron et de la députée macroniste,
qui a reçu le premier ministre en 2019 lors du grand débat, qui a été en
visio-conférence avec le Président de la République lui-même en avril 2021 dont
Lepen arrive en tête avec 41,5% des voix reléguant Macron en deuxième place à
23,3%. Oui Lepen fait presque le double des voix de Macron et ce n’est pas
faute d’avoir mis ce village sous tous les bons auspices macronistes. Il y a de
l’insécurité à Lenax ? des problèmes d’immigration ?
Macron a dit lui-même que si à la fin de son premier mandat il n’avait pas réussi à faire baisser l’extrême droite ce serait un échec, il est à deux doigts de faire élire sa représentante. Si jamais cela devait arriver il faut tout de suite bien affirmer que cela sera sa grande faute à lui personnellement et tous ceux qui l’entourent ou le soutiennent. Il ne faudra pas chercher d’autres responsables, les responsables seront les macronistes !
Je n’irai pas sur l’analyse du fond, ni le programme de Macron, ni celui de Lepen sont capables de sortir la France du marasme présent mais surtout à venir, avec Lepen le chaos et Macron les piqures de morphines à grands coups de « chèques consommation » endettant chaque jour un peu plus notre pays. Dans cinq ans ce sera encore pire que maintenant et sans doute un pouvoir national déliquescent.
Il reste le troisième tour, celui des législatives où je souhaite une défaite des députés macronistes et une victoire de la droite républicaine dont les idées sont majoritaires en France avec comme première valeur le travail et la récompense de ceux qui travaillent. C’est tout à fait possible car les députés sont des élus locaux connus par leur ancrage politique et si j’en juge aux dernières élections locales cela peut se faire. Cependant à ce jour la gauche est la mieux placée pour réussir ce troisième tour, une union Insoumis, verts et PS avec Mélenchon à sa tête est la mieux armée pour porter une majorité à l’Assemblée Nationale si leurs responsables ont l’intelligence de s’entendre.
Vous imaginez Macron ou Lepen avec comme premier ministre
Mélenchon ?
En 2017 j’avais écrit que Macron n’aurait pas de majorité
à l’Assemblée Nationale et je me suis trompé, alors j’espère que quel que soit
le/la président(e) il/elle saura se constituer une majorité de députés.
Donc désormais rendez-vous les 12 et 19 juin !
dimanche 6 mars 2022
A la veille d'une crise alimentaire mondiale
Je vais vous parler de crise alimentaire.
La guerre en Ukraine précipite une situation qui de toute
façon serait arrivée très vite.
En effet la crise COVID en perturbant la vie économique
avait déjà commencé son œuvre de déstabilisation des marchés alimentaires.
Qu’est-ce qu’un marché alimentaire ? C’est toute la filière et l’ensemble des démarches pour arriver au produit final qui sert de nourriture à l’homme sur terre, considérant que l’homme est un omnivore. L’ensemble de la filière c’est l’agriculture c’est-à-dire, la semence, ses capacités de croissance, le machinisme qui remplace la force animale et humaine, la récolte, les stockages et transports qu’on appelle manutention, la transformation et le commerce tout au long de la chaine. C’est bien sûr tout cela encadré par l’intelligence humaine.
La crise COVID a donc perturbé toute cette chaine soit par défaut de moyens de production parce que les usines se sont arrêtées (engrais, machinisme..) parce que les coûts de production, manutention, transformation, ont bondi sous l’augmentation du coût de l’énergie, raréfiant tous les éléments de la chaine économique et en conséquence augmentant son prix de revient. La crise COVID a accrue aussi la volonté des pays dépendants d’autres pour leur alimentation, à réduire cette dépendance en augmentant les stocks par l’achat de denrées alimentaires plus que d’ordinaire, on a immédiatement vu l’effet sur l’augmentation du prix des matières premières. Bien sûr cela créé un déséquilibre mondial car seuls peuvent le faire ceux qui ont la trésorerie pour, la Chine, l’Asie et les pays pétroliers du Moyen-Orient.
La guerre récente en Ukraine multiplie encore ce facteur
de crise alimentaire car en quelques années et par de très gros investissements
la Russie et l’Ukraine sur leur partie sud sont devenus les premiers
exportateurs mondiaux de blé, de tournesol et en moindre quantité de maïs
représentant 30% du commerce mondial, se substituant à l’Europe qui a fait le
choix de la baisse de production. Sans doute Poutine a des velléités
stratégiques de rapport de force, mais bien plus encore de posséder l’arme
alimentaire par la production et le commerce avec le port Ukrainien d’Odessa un
des plus importants au monde pouvant charger de très gros bateaux (panamax) en
eaux profondes. L’Ukraine dans sa quasi-totalité et la Russie dans sa partie
frontalière sud-ouest disposent du potentiel de production le plus fort au
monde par la qualité de ses terres les tchernozioms.
A ce jour 6 millions de tonnes de blé en stock sont
bloqués en Ukraine et Russie dont la destination était l’Afrique du Nord
(Egypte, Algérie, Maroc...) qui disposent de quelques semaines de stocks pas
plus, mais surtout qui n’ont pas les moyens d’acheter du blé qui est passé de
200€/T à 400€/T en quelques mois. Le blé reste la base de l’alimentation
mondiale suivi du riz, la Chine est le premier producteur mondial de blé mais très
insuffisamment pour nourrir sa population.
La France produit chaque année environ 40 millions de tonnes dont la moitié pour son utilisation nationale et l’autre moitié à l’export, l’Europe et aussi l’Afrique du Nord. Fin février la France dispose d’environ 3 millions de tonnes de stock, donc très loin de pouvoir satisfaire le besoin d’Afrique du Nord mais c’est sans compter le besoin du reste du monde. Le prix de la tonne de blé reflète bien la pénurie mondiale, même avec les USA, l’Argentine, le Canada ou l’Australie les autres grands pays producteurs.
Une pénurie de blé sur l’Afrique du Nord et l’Asie du Sud-Est
aura pour conséquence de forts mouvements de révoltes des populations, en ce qui
concerne l’Afrique du Nord il faut s’attendre à de forts mouvements migratoires
vers l’Europe.
En outre la Russie est un des principaux pays producteurs d’engrais grâce à son gaz et donc ce marché est en pénurie complète, difficile d’acheter des engrais et leur prix en un an est passé pour le principal qu’est l’Urée de 180€/T à 700€/T. Pour bien comprendre un blé sans engrais peut produire naturellement en bonnes conditions 4T/ha, avec de l’engrais 8 à 10T/ha. Pour le blé cette année en France, il ne devrait pas y avoir de problème car les stocks sont là, mais quid de l’an prochain ou des cultures qui seront semées au printemps. La France là encore a fait le choix de fermer presque toutes ses usines d’engrais au profit de la Russie, l’Egypte et la Chine.
C’est sans compter avec le climat, imaginons des sécheresses comme en 2018, 2019 et 2020 c’est 40% de rendements en moins. La France sous la pression des écologistes combat le principe de stocker l’eau abondante en hiver pour s’en servir l’été donc impossible de pallier aux sécheresses. Jusque là on importait ce qui manquait, c’est-à-dire qu’on importait l’eau qui a servi à produire les cultures, surtout les fruits et légumes très gourmands en eau, mais dans ce marché mondial très perturbé une sécheresse pourrait faire craindre le pire.
En résumé à ce jour, aucune crainte sur notre
alimentation par-contre une très forte hausse des prix à attendre sur les produits
finis d’autant plus qu’ils seront transformés. Dans une baguette de pain à
contrario vu que le blé représente 2% du prix, il n’y a aucune raison d’une
augmentation, le doublement du prix du blé revient à augmenter de 0,02€ par
baguette.
A moyen terme, il faut se rappeler qu’on ne récolte en
agriculture une seule fois par an, le manque d’engrais risque d’entraîner des
répercussions sur les cultures qui vont être semées au printemps (maïs, tournesol,
pommes de terre, sorgho…) et l’hiver prochain si les difficultés d’approvisionnement
perdurent sur les céréales d’hiver pour l’Europe. Par-contre il faut s’attendre
à une chute de production des céréales sur l’Ukraine et la Russie, cette
campagne car il sera difficile de récolter et pour la récolte suivante car il
sera difficile de semer, je rappelle un déséquilibre à prévoir de 30% du
commerce mondial, une paille.
A long terme il faut augmenter en Europe notre
souveraineté alimentaire, cela passe par un changement de paradigme de la PAC
qui prévoit une baisse de la production, l’activation de nouvelles technologies
sur les plantes afin d’être capable de les faire pousser avec moins engrais et avec
une résistance à la sécheresse et aux maladies, la robotisation et la numérisation pour pallier
au manque de main d’œuvre et le stockage de l’eau pour contrer le changement
climatique.
Certaines thèses écologistes occidentales, portées par
des militants le ventre plein, prônent le malthusianisme, c’est-à-dire la
régulation naturelle de la population en fonction des crises, c’est sans moi,
ou alors qu’ils nous montrent l’exemple.
Conclusion : l’abondance de nourriture et sa variété
subventionnées très largement en Europe ont fait oublier trop vite que des épidémies
ou des guerres pouvaient faire craindre des crises alimentaires mondiales, il
convient en Europe de retrouver au plus vite sa souveraineté alimentaire par l’emplois
de techniques innovantes et de produire au maximum du potentiel pour nourrir en
partie les populations des pays sans agriculture du fait de leurs conditions
naturelles, en cas de défaut les guerres pourvoiront au déficit alimentaire à
celui qui sera le plus fort.
L’alimentation, l’eau, l’agriculture sont des vecteurs de
paix, il ne faudra jamais l’oublier.
jeudi 3 mars 2022
Le SDAGE a été voté, 3,6 milliards € voués au gaspillage d'argent public.
Mon discours:
Il faisait pourtant
l’objet d’un gros travail en amont, de la part de différentes commissions dont
celle de la planification et d’une consultation importante de tous les acteurs
de l’eau du bassin.
Cette majorité obtenue
grâce à une forte abstention, prouvant une faible adhésion à ce projet aurait dû
alerter tous ceux qui en charge de l’élaboration du SDAGE faisaient fausse
route.
Je veux parler bien sûr du
secrétariat technique de bassin dans toutes ses composantes et tous ceux en
charge de la constitution de l’état des lieux et des propositions des mesures à
prendre dont il était clair que dans sa majorité le comité de bassin n’adhérait
pas à leurs thèses.
La cause en revient
principalement au SDAGE précédent qui n’a semble-t-il rien résolut, l’état des
lieux 2019 est formel, 27% des cours d’eau étaient en bon état écologique en
2013, ils ne sont plus que 24% en 2019.
Lorsqu’une politique ne
marche pas l’intelligence est d’en changer, surtout vu son coût j’y reviendrai
plus loin.
Ainsi fort d’un projet auquel
une majorité n’adhère pas, la procédure pour arriver à aujourd’hui voudrait que
l’on consulte et là aussi le bon sens voudrait qu’on écoute tous ceux qui ont
un avis à donner, surtout ceux qui ont un avis différent puisque le passé nous
rappelle que les résultats sont mauvais.
Mais rien n’y fait, la
consultation est certes faite dans le respect de la procédure, on écoute mais on
n’entend pas.
Aucune prise de conscience
ou de mise en perspective des différents avis, l’expression du militant
associatif, du citoyen moyen, souvent nourri par l’encyclopédie universalis Facebook
a autant de poids et parfois davantage qu’un élu représentatif de centaines, de
milliers ou de millions de personnes, pas plus d’ailleurs que l’usager
économique dont ses techniciens travaillent à des avis basés sur la recherche
et la science.
Il existe même des études
faisant loi sur le bassin, portées par des établissements publics, mais dont on
se sert pour caler les pieds des bureaux des rédacteurs du SDAGE.
L’activité humaine,
l’économie, l’aménagement du territoire sont autant de gros mots dans un
processus où le dieu de l’écologie punitive fait parvenir ses encycliques par
la voie de ses prophètes, prônant la décroissance et le malthusianisme.
Ne cherchez pas vous ne
trouverez dans ce document d’orientation aucune référence à l’économie.
Alors que dans le projet
de SDAGE il est écrit que l’avis doit être ascendant, on fait fi de l’avis des
SAGE, celui que je préside comme les autres, la science infuse est à Orléans, y
siège le pouvoir suprême d’orientation du bon courant pour les territoires, en estimant
pour ceux-ci bien heureux de recevoir quelques subsides pour contrer les
responsabilités de ces mauvais résultats, dont ces mêmes territoires sont forcément
responsables.
Et on persiste dans la
mauvaise direction puisque le projet de SDAGE présenté ce jour avoue lui-même
que 79% des cours d’eau, 80% des plans d’eau, 46% des nappes, 67% des
estuaires, risquent de ne pas atteindre le bon écologique en 2027, on imagine même
déjà un régime dérogatoire.
C’est normal puisque ce
SDAGE maintient le cap sur la continuité du précédent.
Le SDAGE est un document
d’orientation, c’est l’article L121-2 du code de l’environnement, mais en
Loire-Bretagne on innove en lui ajoutant des déclinaisons, ce qui transforme le
SDAGE en énormes documents contraignant, parce que l’administration lorsqu’elle
a un problème en France dispose du pouvoir magique de la loi, du règlement, des
prescriptions, des circulaires et des mises en compatibilités dont on voit
aujourd’hui au niveau local comme au niveau national l’efficacité, menant à la
continuité Eco sclérosante vers la dégradation des milieux normatifs.
Et le SDAGE Loire-Bretagne
est un modèle du genre, il dépasse de loin tous ses homologues, 786 pages en
trois tomes dont l’objectif premier est que chaque citoyen puisse se
l’approprier.
Je vous livre une
phrase type p76 du Tome 1 :
Par ailleurs, d’autres substances dites
ubiquistes correspondent à des polluants persistants, bioaccumulables,toxiques
et multisources s’avérant omniprésents dans l’environnement à savoir : les
diphényléthers bromés,le mercure, les hydrocarbures aromatiques polycycliques
(HAP), l’acide perfluorooctanesulfonique (PFOS),les dioxines,
l’hexabromocyclododécane, l’heptachlore et le tributylétain.Des actions de
réduction efficaces sont alors difficiles à mettre en place concernant ces deux
catégories de substances mais devront être étudiées dans la mesure des
techniques économiquement acceptables dès lorsqu’un rejet est identifié.
On sent tout de suite
que Mme Michu ou M. Martin va très vite pouvoir s’approprier l’idée de ce texte,
et ce n’est pas un exemple isolé.
Je vous la traduis en
français moyen : Lors de la présence de polluants persistants difficiles à
éliminer, on cherchera la source et on essaiera de la réduire par des
techniques économiquement acceptables.
Je n’irai pas plus
loin sur le fond, lorsque l’orientation en vient à dicter l’usage des pratiques
locales dans ses moindres détails, on se rapproche très rapidement de la
dictature administrative, le SDAGE devient alors un document prescriptif qui
s’adosse au code de l’environnement, qui l’amplifie, qui ne résoudra rien, mais
qui justifiera le travail de tous ceux qui sont en charge de son élaboration et
dans ce domaine comme dans d’autres on pourra dire fièrement pour se rassurer « en
matière de gestion de l’eau on a pourtant tout essayé ».
La Loire coule depuis
le Mont Gerbier des Joncs jusqu’à Nantes depuis des millions d’années, mais en
continuant dans la même démarche, vous verrez qu’on finira par préconiser d’inverser
son sens d’écoulement pour résoudre les problèmes, avec le même résultat connu
par avance.
Le problème est que
cela a un coût toutes ces déclinaisons et le SDAGE annonce la couleur, 3,6
milliards d’ici 2027, 10700 mesures pour ne pas atteindre les objectifs !
Je vous prends à
témoin Mrs Mmes les usagers économiques, chefs d’entreprises, citoyens, mais
aussi les élus représentant les collectivités de toutes tailles, qui d’entre
vous auraient le courage d’établir des budgets de milliers, de millions, de
milliards d’Euro, dont les ressources viennent des taxes et prélèvements sur
nos concitoyens, dont par avance vous savez qu’il n’y aura pas de
résultat ?
Qui peut décemment
dans la situation économique de notre pays et de nos concitoyens décider de
taxer des gens pour alimenter un puit qu’on sait sans fond ? Si le SDAGE
est voté aurez-vous le courage de l’expliquer à vos électeurs ou mandant ?
de répondre à la presse sur ce gaspillage d’argent public dont vous aurez
participé à la décision ?
Au cours de la
consultation nous sommes un certain nombre à avoir exprimé des idées
différentes qui se résument en une seule, redonnons l’argent collecté aux
collectivités locales qui savent mieux que personne bien employer cet argent
pour tous les usages suivant leurs compétences, avec des orientations dont les
résultats sont à portée des objectifs qu’on se fixe, qui allient économie avec
une écologie de solutions.
Je finirai sur la
forme, le SDAGE a été élaboré par la commission planification dont je fais
partie, où je me suis épuisé à ne jamais être entendu, mais surtout à passer du
temps pour couper des cheveux en quatre, déplacer des virgules, changer un mot
dans une phrase et principalement passer son temps à chercher dans le
dictionnaire des synonymes.
Moins de 20% des élus inscrits
à la commission planification étaient présents aux 7 journées de travail, que
dis-je aux nombreuses heures de dissections scripturales, à l’élaboration de
phrases dont je vous ai fait lecture, les élus ne sont ni des techniciens ni
des académiciens, leur rôle est de décider pas de passer du temps pour torturer
les textes, dans des agendas plus que serrés.
Mais là où le bât
blesse c’est que pour décider il faut aux élus les moyens de le faire et avoir
la communication des éléments, être renseigné.
Madame la Préfète j’ai
cherché les comptes-rendus des commissions planification, encore tout à l’heure
j’ai vérifié aucun compte rendu disponible, est-ce normal ?
On voit très bien que
rien n’est fini ni clair, depuis lundi le service des instances ne cesse de
nous envoyer des erratums, dont il est difficile de rapprocher des discussions
en séance puisque justement nous n’avons pas les comptes rendus. On devine
qu’en coulisse chacun s’agite pour que jusqu’au dernier moment ses intérêts
soient pris en compte modifiant ainsi les textes arrêtés lors de la dernière
séance de la commission planification.
Et puis les séances s’éternisant,
la convocation pour la dernière commission planification dont l’objet était le
vote définitif pour la présentation devant ce comité de bassin, n’a absolument
pas respecté le règlement puisque le 4 février les membres présents en fin de
soirée ont décidé entre gens de bonne compagnie de reporter ce vote au 9 février
soit 5 jours plus tard alors que le règlement impose 15 jours avec
convocation.
Cette infraction au
règlement est grave dans un établissement de la République.
Le caractère d’urgence
aurait pu être invoqué mais n’apparait pas sur la convocation et pour cause rien
ne pourrait le justifier puisque les invitations au comité de bassin n’étaient
pas envoyées.
Pas de compte
rendu, le non-respect du règlement, des erratums sans pouvoir vérifier de leur
bien fondé, 786 pages dont les effets nuls sont connus par avance, un bréviaire
voué à la décroissance.
Mesdames et messieurs, en élu de la république
responsable que je suis il m’est impossible de cautionner cette monstruosité
administrative, ce déferlement d’algues vertes prescriptives, ce gaspillage
financier, je voterai contre ce SDAGE et vous demanderai de faire de même,
le SDAGE 2016-2021 ainsi continuera de s’exercer et nous aurons 6 ans pour tout
remettre à plat sans urgence.
Je vous remercie de
m’avoir écouté.
