dimanche 31 décembre 2017
mercredi 20 décembre 2017
A St Pourçain on baisse les dépenses et on n'augmente pas les impôts depuis 25 ans.
Ce lundi la majorité du conseil municipal a voté le
budget de St Pourçain en alliant baisse du fonctionnement et hausse de l’investissement
sans augmentation des impôts.
La commune a subi durant trois années des baisses de
dotations de l’Etat de presque 300.000€ et si cette année le gouvernement a
annoncé une pause, le plan de 13 milliards d’économie annoncé pour les 4 années
qui viennent ne laisse pas présager de bonnes nouvelles de ce côté.
Aussi Bernard Coulon et Christine Burkhardt accompagnés
de toute la majorité municipale a préféré prendre les devants en imposant au
fonctionnement de la mairie une baisse des charges de près de 400.000€ sur un
budget de 5,2 millions d’Euros.
Bien que les agents bénéficient cette année d’une légère
augmentation qui n’est en fait qu’un rattrapage des années antérieures, la
masse salariale est contenue notamment par des départs en retraite d’agents non
remplacés. Mais c’est aussi grâce à une baisse des dépenses sur tous les postes
de consommation bien que la limite arrive à son terme et qu’il ne sera pas
possible indéfiniment de baisser les dépenses sans diminuer le service à la
population ou en augmentant les impôts.
Car outre les baisses de dotations, l’Etat se décharge
sur notre commune de services à la population supplémentaires comme les
passeports, cartes d’identité ou permis de conduire qui demande une
mobilisation plus importante de personnel. Tout comme la suppression des
herbicides qui demanderont soit que la ville ne soit plus désherbée, soit que
du personnel désherbe à la main et donc une dépense supplémentaire.
Notre majorité municipale a donc anticipé de nouvelles
baisses de dotations en privilégiant l’investissement qui est créateur d’emplois
et qui dynamise la ville.
Nous avons programmé plus de 2 millions d’Euros de
travaux et en partie phasés sur plusieurs années comme l’église ou la route de
Briailles, en réalité c’est plus de 3 millions d’Euros d’opérations à venir.
Dans ces travaux, les plus significatifs seront l’ascenseur
salle Mirendense, la route de Briailles et la rénovation intérieure de l’église
qui permettra à terme le remontage de l’orgue, ainsi que d’ici la fin de l’année
peut être le début de la réfection de la passerelle.
Mais St Pourçain est une petite ville qui optimise les
recettes et dépenses surtout grâce à des élus très proches du terrain et de la
réalité à même de prendre au quotidien les bonnes décisions au bon moment. Et c’est
en outre un effort de la part des agents de toujours trouver les meilleures
solutions techniques pour économiser ou ajuster au mieux les dépenses.
Cette année l’innovation a surtout résidé dans un vote du
budget avant le 1er janvier dans le but de pouvoir démarrer les travaux déjà en
préparation dès le début de l’année et surtout pouvoir faire la demande de subventions
auprès de la Région, du Département et de l’Etat dans les temps qui se situent
souvent en février.
Bien que l’opposition de gauche ait voté contre ce budget,
nous pensons que notre majorité a élaboré un budget de combat, celui de
continuer à rénover notre ville, améliorer les services et de faire toutes les
économies.
Nous espérons être suivis par la population et surtout
par les nombreux utilisateurs d’équipements publics pour que chacun pense bien
à ne pas dérégler le chauffage ou éteindre les lumières par exemple.
Encore cette année et pour la 25e année les taux
d’imposition n’augmenteront pas cette année à St Pourçain parce que nous
pensons que le citoyen subit déjà très largement les hausses d’imposition
notamment par l’Etat, mais si celui-ci continue à faire des économies sur le
dos des collectivités cette bonne gestion aura sa limite. L’exonération de la
taxe d’habitation par exemple ne sera jamais compensée ni réévaluée et sera
donc une perte de recettes pour la commune.
Juste en conclusion, nous apprenons que l’Etat augmentera
pour 2018 les prélèvements obligatoires de 4,5 milliards d’Euros.
A la région nous faisons 130 millions d’Euros d’économies
par an sans augmenter les impôts et à St Pourçain nous faisons une économie de
400.000€ et n’augmentons pas les impôts.
Si le gouvernement s’appliquait à lui-même la manière de
gérer notre région ou notre commune, les comptes nationaux seraient rétablis en
5 ans. Je vous laisse vous faire votre propre jugement en face des actes !
vendredi 8 décembre 2017
mercredi 22 novembre 2017
Pourquoi les Chinois achètent ils de la terre en France
Les chinois investissent dans la terre en France, après
1700ha dans l’Indre c’est 900ha dans l’Allier.
Mais les investissements chinois dans l’agriculture et l’agroalimentaire
français ne datent pas d’hier pour ces achats directs dans l’outils de
production. Il y a 20 ans déjà c’était dans les vignobles bordelais et plus
récemment dans l’industrie laitière bretonne.
J’entends les émotions quand on touche au patrimoine
français, la terre, le droit de propriété inscrit dans notre constitution. Mais
se pose t’on les vraies questions ?
La France abandonne son agriculture par le choix d’une
société de consommation repue au profit d’un peuple nombreux et qui a faim, la
stabilité politique des pays passant en premier par la satisfaction des
estomacs.
La révolution française est due à un peuple qui criait
famine. N’oubliez pas cette réponse de la reine en 1789 quand elle demandait
pourquoi ces manifestations de colère du peuple et qu’on lui disait qu’il
voulait du pain. La reine eut cette parole magnifique « s’ils n’ont plus
de pain qu’on leur donne de la brioche ! » Et bien notre bobosphère des
villes est dans le même état d’esprit sauf que les réponses se font désormais
par réseaux sociaux. Les révolutions de printemps d’Afrique du nord en 2010 n’avaient
pour d’autres raisons que le prix du blé ayant atteint des sommets rendant le
pain au rang des produits de luxe et une bonne part de l’immigration actuelle,
hors Syrie, est due à la faim de ces peuples.
La Chine acquiert des terres en France, mais l’a fait sur
des millions d’hectares en Afrique durant ces 10 dernières années, en Australie
aussi en ayant acheté une ferme de 60.000ha, ou en Ukraine prenant des
participations majoritaires dans des agrofermes par unité de 10.000ha ou 10.000
vaches.
Cette nation vient d’acheter Syngenta le n°2 mondial de l’agrochimie
et des semences avec notamment toutes les technologies OGM.
On parle de la Chine car c’est le plus voyant et sa
puissance lui permet de faire des acquisitions sans pudeur. Mais l’Inde, l’Indonésie,
une partie de l’Afrique Australe, l’Amérique du sud misent de toutes leurs forces
sur l’agriculture soit par des acquisitions externes soit par de l’investissement
massif dans les nouvelles technologies.
N’oublions pas non plus les USA qui font de l’agriculture
une priorité nationale au même titre que l’armée et la sécurité nationale.
La Russie devient le premier producteur et exportateur
mondial de blé et dispose de ressources agricoles immenses, qu’elle protège pourtant
à la porte de la Chine, mais préfère miser à juste titre sur le commerce.
Et pendant ce temps-là, la France et non l’Europe, car l’Allemagne
a bien compris aussi l’enjeu entre autres pays, tergiverse sur son agriculture,
fait des états généraux, joue avec la peur du glyphosate, abandonnant
complètement son agriculture qui pourtant peut rapporter autant que l’industrie
aéronautique outre son rôle nourricier.
La France fait le choix schizophrénique de vouloir manger
bon, sain et de qualité à pas cher sans se rendre compte qu’en tuant son
agriculture elle se nourrit de plus en plus de produits importés à l’opposé des
critères, ayant parfois reçu des doses massives de glyphosate. Le bio en est le
parfait exemple, les importations de produits issus de l’agriculture biologique
peuvent aller de 30 à 70%. Et les normes de production de ces produits peuvent
être parfois très très éloignées des critères de l’agriculture biologique… Mais
qu’importe si l’étiquette le dit et surtout si les médias disent que bio c’est
bon c’est l’essentiel en masquant tous les scandales sanitaires qui tournent
autour.
Aussi pour en revenir aux Chinois en France, dites vous
bien que la production faite sur ces terres achetées ne sera pas pour nourrir
les français, comme l’a montré le lait en Bretagne. Et pire encore ils ne
demanderont pas d’aides européennes et donc ne seront soumis à aucun contrôle
et pourront produire à leur guise sans tenir compte des règlements notamment
environnementaux, dans le strict respect de la loi française.
Ces investissements étrangers sur notre propre sol devraient
nous ouvrir les yeux même s’ils restent symboliques, nous aurons demain 9
milliards d’être humains à nourrir sur terre, il serait frustrant d’avoir faim en
France à côté de champs de blé destinés à l’alimentation des Chinois.
mercredi 8 novembre 2017
lundi 6 novembre 2017
Le coût et les délais des travaux dans les collectivités
Les communes et les collectivités sont trop souvent
prises peu au sérieux par les entreprises en ce qui concerne les coûts ainsi
que les délais.
Combien de fois j’ai pu constater et d’autres avec moi
que bien des travaux ou prestations similaires n’ont pas le même coût suivant
que vous les fassiez faire à titre privé ou par la collectivité quand vous êtes
dans la situation d’un chef d’entreprise et élu à la fois.
J’ai une foule d’exemples dans lesquels je pourrais tirer
celui de l’eau potable ou l’assainissement avec le prix des tuyaux, vannes ou
raccords en tous genres qui vont du simple à 4 fois le prix.
Autant dire que très souvent les collectivités payent le
prix fort et cela rejoint un vieil article que j’avais écrit sur le salon des
maires où j’avais constaté que les élus étaient reçus sur les stands comme des
princes, ils peuvent…
Mais derrière les collectivités il y a le citoyen qui
paye ses impôts. Alors me direz-vous qu’est ce que je fais dans mon rôle d’élu
pour changer cela puisque je le sais.
Et bien deux choses rendent difficiles le réalisme
économique. La première qui est le marché public et ses règles très
astreignantes qui incitent les entreprises à prendre des marges de sécurité et
de ne pas prendre de risque, voire s’entendre entre elles. Quand à titre privé
vous voulez acheter des fournitures vous pouvez négocier avec qui vous semble
bon, dans le cadre des marchés publics vous pouvez aussi négocier mais suivant
des procédures tellement longues et administratives que cela vous freine
considérablement.
Et la seconde sont les normes. Tout ce qu’achète une
collectivité doit répondre à des normes qui coûtent cher. Une même vanne, fabriquée au même endroit,
construite de la même façon, dans le même matériau coutera entre 4 et 10 fois
plus cher en eau potable qu’en irrigation par exemple juste parce que l’entreprise
appliquera la norme « eau potable » qui a coûté très cher en tests
pour l’obtenir. Directement la collectivité paye ces normes qui nourrissent
tous ceux qui en vivent ou la font vivre.
Et s’il est une réussite dont je suis fier dans ce paysage
que je vous décris avec résignation, c’est le fait d’avoir obtenu de l’entreprise
qui a construit la station d’épuration de St Pourçain, des pénalités quant au
retard pris et quelques travaux pas complètement réussis.
Après 4 années de contentieux sans lâcher prise la
commune a enfin obtenu des indemnités conséquentes principalement parce que le
calendrier contracté n’a pas été respecté et malgré 3 délais supplémentaires
accordés au cours des travaux. Mais il y a une limite à ne pas dépasser surtout
quand la mauvaise foi se met de la partie. Heureusement cela n’impacte pas son
fonctionnement qui est parfait.
Je vous passe tous les détails, affaires traitées au
tribunal, discussions entre avocats et accords jusqu’à la demande de l’entreprise
de mettre dans l’accord une obligation de ma part de me taire.
Je ne la citerai pas volontairement car mon propos n’est
pas sur l’entreprise en tant que telle mais sur les pratiques courantes des
entreprises à ne pas respecter les délais et parfois obtenir des rémunérations
supplémentaires pour des choses non prévues au marché initial.
Certes dans le domaine des travaux tout n’est pas
toujours prévisible et il y a parfois des surprises qu’il convient d’apprécier
à leur juste réalité. Mais il est aussi des fautes de ceux qui conçoivent les
travaux que la collectivité n’a pas à supporter et celui qui se trompe doit
payer.
Derrière notre action d’élu ce sont tous ceux qui payent
des impôts ou des taxes qui doivent pouvoir avoir confiance en pensant que leur
argent confié est utilisé à bon escient.
Heureusement il y a aussi des travaux qui se déroulent
parfaitement et qui offrent parfois, même si c’est rare des bonus et c’est
autant qui vient en diminution du coût des travaux.
Gérer une collectivité n’est pas forcément simple et les
petits malins qui yaka faukon lâchent très souvent prise au premier grain, car
c’est l’expérience et la ténacité qui font souvent qu’une collectivité est bien
géré, sinon ça se voit très vite.
mardi 17 octobre 2017
dimanche 8 octobre 2017
Le glyphosate ou le combat schizofrene!
Le glyphosate défraie la chronique, surtout parisienne,
sans que le citoyen prit en otage dans ce débat qu’il n’a pas demandé ne sache
vraiment de quoi on parle.
Le glyphosate est la matière active du Round’up inventé
en 1974 par Monsanto dont le brevet est tombé dans le domaine public en 2000 ce
qui a pour incidence que les produits commerciaux se sont multipliés sous des
marques génériques dont la plupart sont produites en Chine. Nous sommes exactement
sous le même modèle des produits pharmaceutique pour l’homme, d’ailleurs les
traitements des plantes sont aussi appelés produits pharmaceutiques de santé
des plantes, dont le raccourci anglais est pesticide, ça fait plus peur pour
ceux qui l’agitent.
Le glyphosate est quasiment le seul produit dit
désherbant total sur le marché, ce qui
signifie par définition qu’il n’est pas sélectif des plantes à éliminer mais qu’il
détruit les plantes qui reçoivent ce produit par action foliaire. Cela veut
dire aussi qu’il n’a aucune action racinaire et donc seules les plantes
touchées vont mourir, celles à venir pourront vivre sans aucune difficulté.
Cette matière active est de synthèse mais à l’origine
elle provient d’une plante, la glycine, l’homme n’a fait que de reproduire et
de multiplier cet élément de la nature
comme bien d’autres produits.
Il existe une norme pour évaluer la toxicité des
produits, cela s’appelle la DL50, pour ce produit elle est de 1,568g/kg, c’est la dose
mortelle à ingérer pour 50% d’une population de souris. Si bien sûr il ne viendrait à personne l’idée
d’ingérer du glyphosate à titre de comparaison voici la DL50 de produits que l’homme
ingère régulièrement. Le paracétamol est de 2,4g/kg, le nitrate de sodium
contenu dans la charcuterie est de 0,085g/kg, la caféine est de 0,192g/kg, le
sel de cuisine est de 3,3g/kg, le poivre est de 0,33g/kg, certaines huiles
essentielles ont une dose de 1g/kg , ou la bouillie bordelaise largement
utilisée en agriculture biologique 2g/kg et bien sûr plus le chiffre est bas
plus il est toxique.
Mais le glyphosate est appliqué sur des plantes qui les
fait mourir et donc par définition l’homme ne peut ingérer ces plantes. Il y a
un cas où il existe un risque, c’est l’emploi de cette matière active sur des
plantes OGM résistantes, alors l’utilisation de glyphosate a pour action de
détruire toutes les plantes sauf celle OGM, comme le soja où le maïs ou le
coton par exemple.
Ainsi donc la France n’étant pas productrice ni de soja,
ni de coton et encore moins OGM il n’y a aucun danger d’avoir la moindre
contamination de notre alimentation par du glyphosate. Par contre vous portez
tous les jours sur vous du coton traité au glyphosate et vous ingérez tous les
jours du soja dans les nombreux plats cuisinés et diverses sauces ou condiments
de cuisine dont les plantes ont été produites dans les pays ou les OGM et l’utilisation
du glyphosate sont autorisés.
L’utilisation du glyphosate en France ne se fait qu’en
interculture c'est-à-dire pour détruire des plantes concurrentes aux cultures
et pour la plupart des vivaces tel le liseron, le chiendent ou l’ambroisie sur
lesquels seule cette matière active est efficace.
L’ambroisie est tout à fait révélatrice de la nécessité
de l’emploi du glyphosate, car cette plante invasive pousse en fin de printemps
dans les cultures pour lesquelles les produits qui étaient alors efficaces pour
les détruire ont été retirés du marché. C’est pour cela que désormais l’ambroisie
prolifère avec ses pouvoirs allergisants qui si on retire du marché la seule
matière active efficace cela deviendra un problème sanitaire.
Ainsi donc la pression du monde écologiste, ceci dit en
passant concentré dans les villes comme on le voit à chaque élection, a décidé
de faire la peau au glyphosate comme un totem en s’attaquant au produit
indispensable à l’agriculture de conservation mais en préservant bien par
contre les importations de productions nécessaires à notre vie de tous les
jours gavés de produits toxiques retirés du marché en France depuis plus de 40
ans pour certains. Il est certes beaucoup plus facile pour ces groupuscules d’aller
chercher des financements de fondations de la grande distribution européenne
pour un combat dont les seuls enjeux reposent sur le monde agricole, que de se
battre contre des pays comme l’Inde ou la Chine où ces mêmes fondations y ont
des interets économiques à ne pas toucher.
Le glyphosate n’est pas un problème de santé, toutes les
agences de santé le déclare comme inoffensif, sauf le CIRC mais qui déclare
aussi la plupart de notre alimentation comme probablement cancérigène donc pas
plus que le glyphosate, cette matière active est un symbole. Le symbole de l’agriculture
conventionnelle, le symbole d’une matière active universelle, le symbole du
capitalisme et bien sûr un symbole parce que qui ne connaît pas le Round’up. Et
le combat écologisme pour survivre a besoin de ces symboles qui permettent de
fédérer outre le raisonnement scientifique, permettant de trouver du financement en basant
les campagnes sur la peur.
Tout le raisonnement du combat contre le glyphosate est
basé sur la peur, c’est flagrant avec cette matière active la moins toxique et
la plus utilisée mais surtout connue de tous.
Chers amis ayez donc peur car notre durée de vie augmente
tous les jours avec le risque forcément multiplié d’être intoxiqué, cela s’appelle
la schizophrénie !
mardi 3 octobre 2017
Nouvelle composition du bureau exécutif de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Suite aux dernières élections législatives de juin
dernier et la démission de trois vice-présidents pour cause de cumul de
mandats, Laurent Wauquiez a souhaité revoir la composition du bureau exécutif.
C’est donc à cette occasion et parce que l’Allier n’avait
depuis la dernière élection régionale qui a vu notre majorité accéder au
pouvoir de la nouvelle grande région aucun représentant, que Laurent Wauquiez m’a
demandé d’intégrer le bureau exécutif comme conseiller régional délégué à la
gestion des fonds européens agricoles, pour les initiés le FEADER.
Si on compare à un gouvernement c’est comme un poste de
secrétaire d’Etat auprès d’un ministre, il a tous les attributs du ministre
mais doit référer de sa tâche à son ministre de tutelle.
C’est donc de cette façon que mon vice-président de
tutelle est Jean-Pierre Taite, le maire de Feurs dans la Loire et que j’ai une
délégation pour gérer une partie bien précise de la compétence agricole les
fonds européens de la PAC dont la gestion est déléguée par l’Europe aux
régions.
Je vais continuer à gérer, car je le faisais de manière
non-officielle sous la responsabilité d’Emilie Bonnivard l’ancienne
vice-présidente à l’agriculture, les deux plans régionaux, celui de l’ancienne
Auvergne et l’ancienne Rhône-Alpes qui les deux cumulés font 2,3 milliards d’Euros,
c’est un des plus gros budget de la région hormis le budget général.
Ces plans sont à destination du monde agricole pour une
bonne part, mais aussi au développement rural comme les fonds LEADER qui
servent aux projets des collectivités locales et des associations.
Cette gestion se fait en collaboration avec l’Europe en
direct et nous rencontrons régulièrement les techniciens de l’Europe.
En outre j’aiderai Jean-Pierre Taite sur d’autres sujets
agricoles comme la recherche et l’innovation agricole et le volet eau en tant
que représentant de la région à l’agence de bassin Loire Bretagne.
Certains sujets sont d’ailleurs transversaux à plusieurs
délégations comme l’eau qui intéresse aussi l’environnement et l’économie.
La nouveauté de ma fonction par rapport aux deux ans
écoulés est juste, mais ce n’est pas anodin, de pouvoir participer en plus au
bureau exécutif chaque semaine, le « conseil des ministres » de la
région, qui oriente propose et décide des grandes politiques régionales à
soumettre aux commissions et aux assemblées. C’est le lieu de rencontre ou
chacun peut s’exprimer et donner son avis sur tous les sujets. C’est aussi le
lieu de rencontre avec le président et les vice-présidents ou conseillers
délégués pour croiser nos différentes demandes ou propositions.
Cela me donne aussi la possibilité de représenter l’exécutif
de la région sur tous les sujets quand mes collègues ne peuvent se déplacer.
Cela ne changera pas beaucoup la tâche que j’accomplissais
jusqu’alors, j’ai même remplacé Emilie Bonnivard les quatre derniers mois sur
presque tous les sujets agricoles, mais si j’ai accepté c’est pour donner une
place et une voix plus forte pour l’Allier afin que lorsque des sujets
concernant notre département seront abordés en bureau exécutif, je puisse
intervenir et les soutenir, la courroie sera plus directe.
La région Auvergne-Rhône-Alpes plus que jamais est au
service de ses territoires.
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