Emmanuel Ferrand
samedi 2 mai 2026
mardi 24 mars 2026
Ce que j'ai à dire sur l'élection municipale à St Pourçain.
Durant cette campagne électorale je me suis tu car la
campagne a été relativement calme et je ne voulais pas renchérir sur nos
concurrents qui manifestement ont davantage souffert que nous.
Ce sera ma conclusion de cette campagne et ensuite je
tournerai la page, à moins que l’opposition ne surenchérisse par une nouvelle
procédure, pour me consacrer à ma fonction de maire au service de tous les St
Pourcinois par une collaboration sincère avec l’ensemble du Conseil Municipal.
Mais je veux revenir sur deux ou trois éléments qui m’ont
choqué car j’ai été directement ou indirectement cité.
J’ai constaté effectivement que la page Facebook de la
liste Ensemble pour St Pourçain, à la différence de la nôtre, a été
« polluée » par de faux comptes anonymes. M.Mallot s’en est plaint
dénonçant l’anonymat et le manque de courage.
Je lui rappellerai juste que Bernard Coulon a été mis
devant la justice sur la base d’un tract anonyme par quelqu’un connaissant
parfaitement le fonctionnement de la Communauté de Communes et ressemblant bien
au profil de plusieurs personnes pouvant faire partie de son entourage. Effectivement
pour reprendre les termes de M.Mallot « c’est facile l’anonymat »,
mais tout fini par se savoir.
Que si ces faux comptes se sont acharnés sur quelques-uns
de ses colistiers, M.Mallot tout en conspuant les rumeurs, accréditait en même
temps le fond d’un manque de transparence et de pratiques douteuses d’un de ses
colistiers, puisqu’il reconnaissait l’existence d’une affaire en cours dont il était
par ailleurs parfaitement informé, je m’en suis expliqué très clairement par un
communiqué.
Quelle belle charte éthique quand ses propres membres la
foule aux pieds.
En outre en laissant entendre que j’aurais pu être
derrière un ou plusieurs de ces faux comptes, M.Mallot se prend à son propre
piège puisque dénonçant en même temps dans une publication à la limite de
l’expiration de la campagne électorale, mon franc parlé et mes phrases
assassines démontrant que je n’ai pas besoin de me cacher pour dire ce que j’ai
à dire.
La réalité de mon point de vue est tout autre et si la
liste de M.Mallot a été secouée sur les réseaux c’est bien davantage par un
rejet de sa personne et certains de ses colistiers dont le programme était une
copie conforme du notre, sans la connaissance des aboutissants techniques et
économiques.
Il y aurait bien à dire aussi sur certains de ses
soutiens ou colistiers ayant profité ou profitant toujours plus que de raison
des largesses des fonds publics ou de la mansuétude des élus pour des intérêts
personnels, ou d’autres s’engageant bien davantage pour régler des comptes
personnels bien plus que par intérêt de la chose publique.
Quant aux supposés votes de l’extrême droite que j’aurais
attiré, je revendique non pour ma liste mais pour ma position politique
personnelle, une appartenance à Nouvelle Energie le parti de David Lisnard
maire de Cannes le mieux élu en France avec 84% des suffrages, David Lisnard étant
le Président des maires de France et vice-président du parti Les Républicains,
le parti du Général De Gaulle, David Lisnard tout comme moi revendiquons une
droite décomplexée républicaine et libérale.
Cependant il est de notoriété publique, que M.Mallot
avait sur sa liste une personne très engagée à l’extrême droite, appartenant au
parti Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan ayant pactisé avec
Marine Lepen en 2017. Personne ne pourra croire que quelqu’un engagé comme
cadre de ce parti ait pu retourner sa veste à ce point à la veille d’élections
municipales en collaborant avec un ancien député Socialiste, candidat permanent
à toutes les élections sous l’étiquette du Parti Socialiste. Donc sans doute
que des électeurs se sentant trahis aient voulu sanctionner ce cadre en
reportant leur vote sur la liste que je menais. M.Mallot avait donc l’extrême droite et
l’extrême gauche sur sa liste, il n’a satisfait ni les uns ni les autres.
A l’inverse il y a une chose que je suis sûr, c’est que d’anciens
colistiers de M.Mallot en 2020, mais aussi des gens de gauche m’ont soutenu et
voté pour moi, ils l’ont écrit, ils l’ont dit ils me l’ont dit ! En
faisant le plus petit nombre de voix depuis 1995, 889 suffrages, M.Mallot fait disparaitre
les amis de sa famille politique.
Et puis surtout, surtout il y a tous ceux qui ne sont ni
à droite ni à gauche, qui ne font pas de politique et qui se retrouvent dans la
gestion de la majorité municipale à laquelle j’appartiens, par son efficacité
et les sujets traités qui intéressent les St Pourcinois.
Une élection municipale dans une ville de 5000 habitants
ne se fait ni sur la droite ni sur la gauche de l’échiquier politique, mais sur
la capacité des élus à rassembler et porter des gages de crédibilité, chercher une
cause politique à cette élection est une manière facile d’expliquer un échec dû
bien plus à une adhésion aux projets par ceux qui ont gagné.
Le score que nous avons fait avec 60,82% est le score le
plus important depuis 2001 de notre majorité face à M.Mallot comme tête de
liste, mieux que lorsque Bernard Coulon l'affrontait.
Enfin un petit paragraphe, et c’est presque trop d’honneur,
sur la personne de Jacques Mazet, soutien pour cette fois de la liste conduite
par M.Mallot, qui pollue la vie politique St Pourcinoise depuis quelques années
sans y vivre, sur des publications usant de grandes leçons de morale, ayant
été depuis 15 ans de tous les combats perdus pour des candidats de l’extrême
droite jusqu’à l’extrême gauche en passant par les partis républicains, ce qui
était un signe évident que M.Mallot allait perdre.
Je n’oublie pas qu’en 2020, il a participé à
l’organisation de la liste conduite par Mme Pauly et qu’après avoir été élu
maire, il m’a demandé un entretien au cours duquel il est venu trahir ses amis
de la veille en me déballant toute l’organisation et les protagonistes ayant
joué un rôle dans la campagne électorale de cette liste en contrepartie d’une
collaboration, à laquelle je n’ai évidemment jamais donné suite.
Quelle belle moralité et bel exemple de perfidie, quelle
indignité, c’est par des gens comme cela que la politique devient nauséabonde
et que les convictions se perdent au gré des vents tournant de la politique
politicienne, se drapant dans les linges de la petite vertu. Il représente le
néant, l’insignifiance de la politique, la trahison permanente des convictions
et de ses amis du moment, celui qui donne des leçons sans jamais avoir exercé
et que son jeune âge ne peut même pas lui prévaloir d’une expérience en tant
que spectateur permanent. C’est le personnage de Triste Sire dans Robin des
Bois, la mouche du coche de La Fontaine ou Petyr Baelish dans Games of Thrones.
Que ce personnage de Jacquouille reste dans son château,
il y sera bien moins néfaste qu’à commenter une vie politique dont il n’en
comprend rien.
Heureusement il y a dans les colistiers de M.Mallot
une majorité de personnes respectables, ayant toute légitimité pour porter
des convictions politiques avec honneur et dont je suis certain qu’ils seraient
de parfaits élus républicains au service de St Pourçain pour lesquelles j’ai
beaucoup de respect.
Et je condamne le plus fermement possible des attaques verbales qui auraient eu lieu envers une des candidates de la liste Ensemble pour St Pourçain comme je le fais pour tout candidat et élu de la République
La campagne est terminée, les électeurs ont choisi, mais
maintenant que cela ne peut plus changer les résultats il faut qu’ils sachent
qu’à vouloir se porter comme porte-parole du camp du bien, de la morale ou de
la bien pensance, c’est d’autant plus dur à tenir quand on se fixe ses propres
règles contraignantes, ou qu’on en soit le parfait contre-exemple.
Je vais désormais m’attacher à la mission que m’ont
confié les St Pourcinois, tous les St Pourcinois et je travaillerai avec tous
ceux qui veulent faire avancer les choses de manière constructive, y compris
avec l’opposition autant que ses positions seront claires et dénuées d’arrières
pensées, je vais m’attacher au fond, aux affaires sérieuses à ce qui va
améliorer la vie des St Pourcinois.
Rendez-vous en 2033 !
lundi 2 mars 2026
dimanche 4 janvier 2026
jeudi 20 novembre 2025
La crise de l'agriculture française : exportations en chute libre, compétitivité érodée et production en berne
L'agriculture française, pilier économique et symbole de l'excellence tricolore, traverse une tempête sans précédent. Selon un rapport alarmant du Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires (CNPA), les exportations agroalimentaires ont connu une dégringolade historique, avec un solde commercial effondré de 93 % en seulement huit mois.
De 4,5 milliards d'euros en 2024, il n'en reste que 350 millions à fin août 2025. Pire, les experts prévoient un équilibre proche de zéro d'ici la fin de l'année, une première en quarante ans. Cette crise multifactorielle menace non seulement les revenus des agriculteurs, mais aussi la souveraineté alimentaire de l'Hexagone. Longtemps première puissance agricole de l'Union européenne, la France voit son modèle exportateur s'effriter à vue d'œil. Les chiffres du premier Observatoire des exportations alimentaires françaises, lancé par le CNPA, sont accablants : les volumes expédiés hors frontières ont chuté de manière vertigineuse, particulièrement pour les produits phares comme les céréales, les vins et les produits laitiers. Nous assistons à une « érosion mensuelle » qui transforme l'excédent commercial en un quasi-déséquilibre. Les conséquences sont immédiates : des milliers d'emplois en péril dans les filières rurales, et une balance commerciale agroalimentaire qui passe du vert éclatant au rouge menaçant. Cette dégringolade n'est pas un accident isolé, mais le symptôme d'une vulnérabilité structurelle. Les tensions géopolitiques, comme les barrières douanières imposées par des partenaires commerciaux, ont amplifié le phénomène. Résultat : les marchés traditionnels, de l'Asie à l'Afrique, se tournent vers des concurrents plus agressifs, laissant la France sur le carreau. Au cœur de cette débâcle réside une perte flagrante de compétitivité. Thierry Pouch, économiste chez Chambres d'agriculture France, qualifie la situation de « choc terrible ». Les coûts de production français, gonflés par des normes environnementales strictes et des charges sociales élevées, rendent les produits hexagonaux moins attractifs face aux rivaux européens. L'Allemagne et les Pays-Bas, par exemple, ont vu leurs exportations agroalimentaires bondir de 15 % sur la même période, grâce à une logistique optimisée et des subventions ciblées.
Les causes sont multiples : une PAC (Politique agricole commune) européenne qui peine à compenser les hausses d'énergie post-crise ukrainienne, et un manque d'innovation dans les filières. Nous payons le prix d'une compétitivité sacrifiée sur l'autel de la transition écologique, les conséquences ? Une dépendance accrue aux importations, avec une hausse de 20 % des achats de produits basiques comme les huiles et les fruits tropicaux, creusant le déficit global de la France. La cerise sur le gâteau amer est la chute brutale de la production agricole. 2024 a marqué la pire récolte céréalière en quarante ans, avec une baisse de 25 % des volumes due à des aléas climatiques extrêmes – sécheresses prolongées et inondations soudaines. Les blés tendres, fer de lance des exportations, ont vu leurs rendements s'effondrer, limitant les surplus disponibles pour l'export. Cette diminution n'est pas qu'un épiphénomène météo : elle reflète une fragilité systémique. Les investissements en irrigation, en stockage de l’eau et en variétés résistantes stagnent, tandis que les jeunes agriculteurs désertent les campagnes, découragés par des marges en compression. À fin 2025, la production globale pourrait reculer de 10 %, selon les projections du CNPA, aggravant la spirale de la désindustrialisation rurale.
La crise touche particulièrement la production animale, où le cheptel bovin s'effrite à un rythme alarmant. Depuis 2018, le nombre de vaches laitières a diminué en moyenne de 2,2 % par an, atteignant 3,1 millions de têtes en 2024, avec une accélération à -2,1 % fin 2024 et une poursuite à -1,1 % fin 2025. Les vaches allaitantes ne sont pas en reste, avec une baisse de 2 % fin 2024 et de 1,8 % projetée pour 2025. Cette décapitalisation, en cours depuis huit ans, est amplifiée par un contexte sanitaire dégradé dû aux nouvelles maladies (FCO, DNC, MHE..) qui réduisent les naissances, particulièrement chez les mâles (-9 % pour les moins de 6 mois fin 2024). Cela a pour conséquence un départ massif d'agriculteurs âgés, un faible taux de renouvellement (seulement 40 %), et une attractivité en berne due à des rémunérations modestes et une image négative du métier. Résultat : la production de viande bovine devrait chuter de 1,8 % en 2025, à 1,29 million de tonnes équivalent carcasse, tandis que les exportations de broutards plongent de 8 %. Bien que les volumes laitiers se maintiennent grâce à une productivité accrue par vache, cette érosion menace la filière dans son ensemble, accentuant la perte de compétitivité sur les marchés mondiaux.
La France risque de devenir un importateur net d'aliments, un scénario impensable il y a encore cinq ans ». L'enjeu est clair : retrouver une compétitivité innovante et résiliente. Sinon, l'agriculture française, ce joyau de la PAC, pourrait bien se faner sous le poids de ses propres contradictions. Une page se tourne ; espérons que la suivante soit celle d'un sursaut collectif au risque demain que notre souveraineté et même pire notre sécurité alimentaire soit dans la main de nos concurrents.
lundi 3 novembre 2025
vendredi 10 octobre 2025
dimanche 31 août 2025
mercredi 27 août 2025
Bayrou et Macron doivent partir.
François Bayrou: 74 ans, rentre en politique en 1974 dans
différents cabinets ministériels, élu député en 1986, ministre depuis 1993,
candidat à l'élection présidentielle depuis 2002, s'est toujours opposé aux
candidats de la droite républicaine lors des élections présidentielles sans
soutenir ceux de gauche, a permis l'élection d'Emmanuel Macron, a été son
ministre, a largement influencé ses différentes politiques depuis 2017, puis
l'a forcé à devenir son premier ministre. Depuis 50 ans qu'il navigue dans les
sphères du pouvoir on peut raisonnablement penser qu'il a joué un rôle dans la
situation dans laquelle nous sommes et on aurait pu lui faire crédit d'un
sursaut de lucidité s'il avait pu un tant soit peu commencer de rétablir la
situation de la France dans son dernier poste. Ses propositions budgétaires
sont mauvaises car elles n'entament en rien les dépenses de fonctionnement de
l'Etat qui sont les principales sources de rétablissement budgétaires de la
France.
La France croule sous les agences, organisations d’Etat
consommant des crédits sans apporter aucune richesse à la France ni à ceux qui
qui ont à faire à elles et pour être cohérent il faut aussi supprimer deux
tiers des réglementations qui justifient le rôle de ces agences, il faut
redonner de la liberté à ceux qui travaillent, de la liberté aux français.
C'est cette politique que nous avons mis en œuvre en 2015
lors de notre élection à la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous la présidence de
Laurent Wauquiez, la Région est à l'échelle d'un petit pays, telle l’Irlande,
la Belgique ou la Suisse et nous avons prouvé aujourd'hui que cela pouvait
marcher. François Bayrou fait aveu d'impuissance, il n'est pas utile de perdre
davantage de temps, il faut qu'il parte, ses 44 milliards d'économies sont un
traitement homéopathique pour traiter un cancer.
La classe politique nationale n’a pas prit la mesure du
problème et par peur du soulèvement des minorités attisées par les partis extrémistes,
sont tétanisés face aux actions à mettre en place. Ils sous-estiment l’immense
majorité qui a soif de la mise en œuvre de mesures économiques radicales.
Et jusque dans l’Etat il faut redonner aux professionnels le
pouvoir, c’est aux médecins à diriger les hôpitaux par exemple et il faut
supprimer le corpus administratif qui les entoure.
Si nous voulons trouver les ressorts du rétablissement il
faudra aussi qu'Emmanuel Macron parte. Il est responsable de la situation dans
laquelle nous sommes, il a même empiré la situation dans laquelle il a trouvé
la France, cela me gêne car c'est contraire à la constitution du Général
Degaulle à laquelle je suis très attaché, cela créé un précédent, mais dès 2017
j'avais prédit (et écrit) ce que nous vivons aujourd'hui, sous peine d'être mis
sous tutelle par les instances financières internationales, il faut redonner la
voix au peuple pour des élections présidentielles et générales.
Emmanuel Macron est le pur fruit d’une élite formée à
administrer la France dans l’esprit du Général Degaulle, mais pas à la
gouverner. Comme pour l’armée je suis pour interdire l’accession à des mandats
politiques, sauf démission après une période obligatoire minimum, des grands
commis de l’Etat, on ne peut être juge et partie.
Je m'élève fortement contre le fait que cette situation soit
la faute des Français, elle est le résultat de la médiocrité des mêmes hommes
politiques au pouvoir depuis 40 ans et le résultat systématique d'un vote par
défaut des Français à chaque élection.
L’accession de Macron au pouvoir suprême n’a servi qu’à faire
monter les partis extrémistes et populistes, gouverner au centre n’est pas l’esprit
de la Ve république, c’est là qu’on voit qu’on peut être instruit et faire de
mauvaises analyses basiques.
Je suis favorable au cumul des mandats dans le temps en
contrepartie d'un allègement du cumul des mandats par fonction, ce qui
permettra par force un renouvellement plus rapide des générations d'hommes
politiques d'expérience, un quota maximum de représentation des fonctionnaires
ou assimilés au parlement et une ouverture forte à la société civile, homme ou femme politique n'est pas une profession!. Je pense
qu'il faut redonner la parole à ceux qui travaillent, ceux qui enrichissent la
France et à ceux qui aiment leur pays.


