dimanche 17 août 2014

Mon programme de gouvernement


Là où je suis on ne me demandera rien, par conséquent j’ai la plus grande liberté à présenter un programme de gouvernance pour la France qui pourrait remettre les choses en ordre économiquement et par conséquent redonner l’apaisement et la confiance au peuple français.
Si je devais le faire, je ne ferais pas un programme avec 50 propositions ou 100 idées ou je ne sais quel inventaire chiffré qui ne fait plaisir qu’à ceux qui les imaginent en sachant que rien ne pourra s’appliquer.
Au contraire et afin de rester crédible ce serait un programme en cinq points et tous réalisables en quelques jours par leur décisions mais la transformation du pays serait telle qu’il faudrait plusieurs années pour l’appliquer.

Première mesure une loi qui rende impossible aux fonctionnaires de se présenter à des élections sauf communautaires. Et pas besoin que cette loi fasse 120 pages et 2000 articles, juste 2 ou 3 articles. Et bien sur dans cette loi sera marquée une impossibilité aux énarques de prendre des fonctions politiques. Le Général  DeGaulle a créé l’ENA pour faire des serviteurs de l’Etat et non l’inverse. Les fonctionnaires devront avoir le même statut que les militaires.

Deuxième mesure, toutes les entreprises publiques sont transformées en coopératives qui s’autogèrent avec un abondement de l’Etat limité dans le temps jusqu’à l’équilibre financier.
Il n’y a aucune raison que la SNCF par exemple ne vive que des subventions d’Etat, ce n’est pas un service publique, et là où il y aurait nécessité comme par exemple en milieu rural l’Etat ou les collectivités soumissionneront en payant auprès de la coopérative de transports.
L’Etat ne gardant comme compétence que la sécurité intérieure et extérieure, la diplomatie, l’orientation des grandes politiques comme l’éducation nationale, la justice, la santé,  l’aménagement et la cohérence du territoire national,  mais évidemment plus aucune compétence économique.  

Troisième mesure réforme territoriales pour ne garder que les communautés de communes, les régions et l’Etat. Tout le reste devra fusionner en cinq ans. Ces collectivités auront des compétences claires, distinctes, totales et une autonomie financière en rapport. Elles hériteront de quasiment toutes les compétences autres que régaliennes gardées par l’Etat.  Les élus gérant ces collectivités seront limités en nombre, avec des indemnités conséquentes élues en même temps que les candidats, mais n’ouvrant aucun droit ni à la retraite ni au chômage, avec un mandat de 6 ans limité à trois mais ayant des pouvoirs étendus.

Quatrième mesure abrogation de toutes les lois depuis 1945, par une refonte complète des différents codes en ne retenant que celles essentielles jugées par un comité des sages de 15 personnes de toutes tendances politiques ayant un objectif limité fixé de lois et décrets acceptables.

Cinquième et dernière mesure, constitution d’un gouvernement de 15 personnes toutes ayant une expérience réussie dans l’entreprise en priorité ou dans la gestion d’une collectivité avec une indemnité de 50.000€ par mois durant 5 ans n’ouvrant aucun droit à retraite ni chômage. Ce gouvernement sera issu d’un parlement de 250 députés et 125 sénateurs dont le mandat sera limité à deux. Ces élus nationaux auront aussi une indemnité de 50.000€ par mois devant couvrir tous leurs frais et n’ouvrant à aucun droit ni de retraite ni de chômage.

Alors je connais tout de suite la réponse de ce programme par les élites : « simpliste » et surtout un vent de révolte chez tous ceux qui détiennent un petit bout de pouvoir élus ou non.  Mais les électeurs eux qu’en penseraient ils s'ils avaient le choix ? Et l’Etat de délabrement de notre pays ne nécessite-t-il pas un peu d’abnégation de la part de quelques milliers d’élus au profit de 60 millions de français ? Ce programme ne pourra être appliqué parce que la France est sclérosée par 13 millions de fonctionnaires conservateurs de leur statut et 700.000 élus conservateur de leur pouvoir.
Mais ce programme va à contre courant de tous les extrêmes car il met en place des pouvoirs élus forts chacun à leurs niveaux et une intégration complète dans l’Europe en devenant un leader et un modèle économique réussi.

Alors chiche et si on essayait ?

jeudi 14 août 2014

Au revoir Anne, tu étais une femme d'exception.

Je voudrais rendre hommage à une personne hors du commun qui vient de disparaître à 43 ans laissant deux enfants de 7 et 5 ans.
Anne tu étais passionnée par la haute montagne, tu vivais d’ailleurs à ses pieds dans les Hautes Pyrénées dans le petit village de Avezac Prat Lahitte tout près de Lannemezan,  cette montagne qui pour toi était son ski en hiver et ses randonnées en été. Et c’est cette montagne qui t’a gardé pour elle ce 19 juillet dernier, t’arrachant à Thomas ton mari et deux petits enfants.
Quand je t’ai connue à l’âge de 16 ans alors que j’en avais tout peine deux de plus que toi, dans ce lycée agricole de Marmilhat où nous étions pensionnaires et avec une poignée de copains nous partagions le tout petit peu de temps libre le soir entre deux études.  Vraiment j’insiste sur le peu de temps libre surtout pour toi qui faisais tous les soirs les deux études, qui continuais  après l’extinction des lumières dans le dortoir à la lumière de lampes portatives et le week-end lorsque tu ne rentrais pas dans ta famille à Aurillac.
Qu’étais tu donc venu faire dans ce lycée agricole toi dont le père était professeur en collège, ta mère en marge de la société dans une caravane et tes sœurs avec lesquelles tes affinités n’étaient pas égales entre toutes ?
Tu ne le savais d’ailleurs pas toi-même si ce n’est qu’une envie du milieu agricole et de la nature que tu appréciais tant. Je me rappelle ces lacunes dans ta formation de base, avec des rédactions de textes à peine compréhensibles tant les fautes étaient pléthores,  cet anglais balbutiant et les sciences des techniques agricoles qui étaient du chinois pour toi.
Mais je me souviens qu’en deux ans à force de travail acharné tu as obtenu ton bac D’ avec mention sans aucune faute dans les textes. Je me souviens que tu as passé et obtenu le concours d’entrée en école d’ingénieur de l’ISARA de Lyon. Quelle métamorphose tu avais réussi en si peu de temps faisant l’admiration de tous au prix d’une vie quasi monacale. Je me souviens que tu aimais faire du cheval, une de tes passions au centre équestre à côté du lycée, je me souviens aussi que tu voulais apprendre le saxophone que j’essayais de t’inculquer tout en t’apprenant le solfège les quelques soirs de libre.
Je me souviens de tes fous rires bruyants et incontrôlés, je me souviens de la belle jeune fille que tu étais et qu’à vingt ans nous essayions tous de te charmer sans succès.  Je me souviens des quelques sorties libres sur Clermont-Ferrand, je me souviens de mes 20 ans, de cette chemise que tu m’as offerte et du prix que tu y avais mis payant une qualité qui fait que je la porte toujours, alors que tu peinais à t'offrir deux cafés.

Ton diplôme d’ingénieur en poche du premier coup, avec Jérôme que tu as connus dans cette école vous êtes allés  travailler à Toulouse, et tu es rentrée à Ecocert comme contrôleuse et particulièrement sur les vins biologiques. Tu contentais alors ta sensibilité environnementale en travaillant sur l’agriculture biologique dont tu croyais en l’essor.
Et puis la vie t’a accidenté, et tu as passé une période dans la solitude avec la douleur  et les doutes, les souffrances jusque dans tes chairs, la médecine t’affirmant que tu ne pourrais pas avoir d’enfants.

Tu as rencontré Thomas au cours de ce sport de montagne qui te permettait d’évacuer tes soucis,  qui est devenu ton mari et avec un bonheur immense vous avez eu deux enfants. Là encore alors que tu n’y croyais plus une révolution en toi a permis ce qui pour les sachants était impossible et que par force et volonté tu as fais mentir. Tu as tenté, tout en préservant ton rôle de mère, de passer le concours d’instituteur que tu as raté, mais avais tu vraiment  la volonté d’aller dans cette direction, je n’en suis pas sûr.

Nouveau changement de vie en décidant d’aller reprendre une ferme de 4,5ha à côté de Lannemezan pour produire en agriculture biologique des produits en vente directe, habitant une maison dans le dénuement total et avec des moyens de communication rudimentaires. Thomas tout en gardant son travail sur Toulouse s’organisait pour passer le plus de temps à côté de vos deux enfants.
Et à force de travail là encore tu as réussi et fort de cette réussite tu venais de créer un magasin franchisé biocoop à Lannemezan avec 4 emplois, pour distribuer tes produits et ceux de tes collègues.

Ces quelques lignes ne peuvent pas résumer 25 ans de ta vie et de nos échanges plus ou moins réguliers, elles témoignent juste de ta vie d’exception. Ton départ si brutal laisse j’en suis sûr un vide immense et une douleur incommensurable pour Thomas, Robin et Manon. Ton départ nous laisse nous aussi les quelques amis toujours en relation avec toi sans voix et avec une immense tristesse. Tu restes pour nous un exemple, un modèle de combat dans la vie, une preuve que par la volonté et le travail tout est possible.

La vie est injuste, souhaitons que tu trouves la sérénité dans la mort, et avec compassion nous disons à Robin et Manon :  « Vous aviez vraiment une maman exceptionnelle ». 

mardi 5 août 2014

L'agriculture subit la même théorie que les 35h...

Ce n’est pas un scoop l’économie française va mal, même très mal. Il y a saturation d’indicateurs dans le rouge dans tous les domaines dus à une crise économique qui n’en finit pas, qui est la résultante du cancer de la dette par la mauvaise gestion des hommes politiques depuis 1980, aggravée par un pouvoir en place incompétent et prenant des décisions aux antipodes de ce qu’il faudrait faire.
Toutes les réformes et actions entreprises par ce gouvernement depuis 2012 ne font que plomber un peu plus l’économie française, je citerais en vrac pour quelques exemples la suppression de la fiscalisation des heures supplémentaires, les hausses tous azimuts des impôts, la loi Duflot détruisant le marché du bâtiment etc… etc…
Inévitablement la spirale vicieuse qui entoure une économie en récession est en marche avec son lot d’augmentation de la délinquance, de la criminalité, des mouvements sociaux qui font peur aux touristes et dégradent le tourisme, branche économique majeure dans notre pays.
Mais dans son entreprise de destruction, le gouvernement n’en reste pas là. Il a décidé de détruire aussi l’un des seuls secteurs économiques exportateurs et profitant à la balance du commerce extérieur, l’agriculture.
Alors que le ministre de l’agriculture n’a que le mot simplification à la bouche, le deuxième qui vient derrière est agro-écologie. Ce terme ne cache ni plus ni moins un catalogue de contraintes nouvelles entourant l’activité agricole. Même la dernière réforme de la PAC  qui va devenir un bras de levier formidable pour l’économie agricole européenne,  cette même réforme est entourée en France d’un annuaire de contraintes décidées par des dirigeants bien français.

Le gouvernement est exactement en train de reproduire avec l’agriculture ce qu’il a déjà tenté avec l’application des 35h, mesure qui a participé très largement à détruire l’économie française et qu’aucun autre pays n’a reproduit. Pendant ce temps là tous les autres pays de la planète développent leur agriculture, par l’usage des biotechnologies, de l’agriculture de précision, de la gestion et maîtrise de l’eau etc…
L’Allemagne a même mis l’agriculture en tête pour sa transition énergétique en remplaçant le nucléaire par la méthanisation agricole.
L’Afrique est en train de faire sa révolution agricole à marche forcée sur des immensités de terres fertiles jusque là inexploitées, et je ne parle ni de l’Europe centrale ni de l’Amérique du sud.
La Chine, l’Inde font de l’agriculture le secteur n°1 en matière de développement économique.

Dans vingt ans il ne restera en France que 150.000 agriculteurs, dont le rôle principal sera d’entretenir les paysages français, en produisant bon gré mal gré quelques productions assurant faiblement une autoconsommation française destinée à nourrir la classe haute et moyenne, tandis que les classes sociales dites défavorisées entretiendront leur obésité par des produits d’importation douteuse achetés à bas prix pour calmer les humeurs sociales.


Alain Peyrefitte a écrit un livre devenu célèbre intitulé « quand la Chine s’éveillera », c’est désormais chose faite, et j’attends avec impatience un homme de courage qui écrira un programme qui pourrait s’intituler « quand la France se réveillera ».

jeudi 31 juillet 2014








Moulins, le 31 Juillet 2014




COMMUNIQUE DE PRESSE


L’incompréhensible s’additionne au surréalisme.


Alors que l’an dernier l’Etat acceptait de déclasser 17 communes du département de la zone vulnérable pour pollution par les nitrates, Ségolène Royal propose désormais de classer 131 nouvelles communes, dont celles qui ont été déclassées l’an dernier.
Le travail conséquent des agriculteurs en matière d’amélioration de leurs pratiques qui semblait porter ses fruits l’an dernier est ruiné désormais par une décision politique incompréhensible.
Des années de recherche, de solutions  et d’essais pour diminuer la pollution,  basées sur des alternatives techniques deviennent caduques par le seul fait d’une décision au plus haut niveau de l’Etat sur aucun fondement technique.

Le surréalisme voit inclure une majorité de communes toutes dans le bocage, ne comportant quasiment aucune cultures et encore plus de toutes les communes supportant la forêt de Tronçais.
Cela confirmerait que la forêt pollue davantage que la plaine de grande culture.

La zone de montagne Bourbonnaise alimentant le val d’Allier au niveau de Vichy, sera elle aussi classée en zone vulnérable, laissant à penser que les zones de captage des eaux du bassin de Vichy servant au thermalisme et la mise en bouteille seraient polluées par les nitrates au moins par la réglementation.

Les agriculteurs n’en peuvent plus de ces atermoiements, ces contraintes chaque jour nouvelles sur le fait du prince, de cette pression qui est faite sur l’économie des exploitations et qui ruine toute possibilité d’innovation et de développement.

Nous demandons instamment au Préfet et aux parlementaires de tout mettre en œuvre pour revenir au zonage de 2012 qui l’était sur des bases techniques et prouvées scientifiquement.

Sans cela ce sera plus de 1000 exploitations agricoles qui seront mises en péril.



Contacts:
Emmanuel FERRAND: 06.73.69.41.98

Mickaël RANDOIN: 06.60.70.51.92

mercredi 16 juillet 2014

Radiographie de la méthanisation en France.

Le développement de la méthanisation en France ne sera pas celui des discours volontaristes des élus, qui ressemblent dans ce domaine bien plus à de l’activisme gesticulatoire qu’à la mise en pratique de mesures concrètes.
En effet pour méthaniser il faut trois conditions essentielles réunies en même temps. Le débouché de l’énergie et du digestat, l’approvisionnement en intrants et le capital à investir.
Pour le débouché de l’énergie il existe deux possibilités que sont la production d’électricité ou de gaz. Dans le dernier cas il faut un réseau en capacité d’absorption suffisante à proximité de l’unité de méthanisation et être capable de produire du gaz de qualité et on le sait maintenant la voie sèche discontinue n’est pas la mieux adaptée pour cela. Ce qui de fait élimine une grande partie des régions françaises qui produisent davantage de fumier que de lisier, ce dernier étant essentiellement restreint à la Bretagne. Pour la production d’électricité la condition en France est de valoriser la chaleur en plus de l’électricité. Il y aura toujours par ci par là quelques serres, séchage de bois, piscine ou autres installations à chauffer mais pas en quantité suffisante pour écluser la chaleur qui ira avec le développement voulu de la méthanisation.
Ensuite il faut valoriser les digestats et se posera l’énorme problème des digestats provenant de déchets ménagers, boues de station d’épuration ou tout autre déchet industriel. Les filières agroalimentaires refusent désormais dans leur cahier des charges la production de céréales sur des parcelles ayant reçue ce genre d’épandage. De plus la directive nitrate et la réglementation française restreignent considérablement les conditions d’épandage dans le milieu naturel. On connaît désormais des projets d’unité de méthanisation qui ne verront pas le jour faute de plan d’épandage.
L’approvisionnement en intrants est aussi la clé de la construction d’une unité de méthanisation et là encore la France s’attache un boulet aux pieds en limitant la production de cultures dédiées. Or les déchets industriels méthanisables font déjà pour la plupart l’objet de contrat de récupération par les majors en matière d’élimination des déchets qui ont bien compris là le filon rentable.
De plus il ne faut pas s’imaginer que la ressource est inépuisable et lorsque deux ou trois gros projets portés par des industriels verront le jour par département on peut penser que la source sera tarie.
Le gros du gisement pourrait être les déchets agricoles sur les fermes type fumier ou lisier mais ayant un faible pouvoir méthanogène.
Enfin il faut pour réussir un projet de méthanisation du capital, beaucoup de capital et si les banques prêteront environ 60% de la somme sur un projet viable il n’en reste pas moins qu’il faut trouver les 40% restants. Et plus le projet est important plus les sommes sont importantes.
On parle souvent de l’Allemagne en matière de méthanisation, mais la différence  avec la France c’est que ce premier a décidé d’arrêter la production d’électricité par le nucléaire et de tout reporter sur les énergies renouvelables dont la méthanisation. Mais pour réussir ce challenge l’Allemagne ne s’est mis aucune contrainte ! Aucune contrainte en matière de production de cultures dédiées, un rachat de l’électricité élevé sans tenir compte de la chaleur, des normes d’injection gaz très souples et peu contraignantes etc…
Comme d’habitude en France lorsqu’on veut développer de nouveaux projets, on commence par limiter toutes les possibilités, encadrer au maximum par une réglementation démesurée en espérant que malgré cela le développement soit démesuré, mais si possible sans gagner trop d’argent non plus…
La méthanisation va sans doute se développer en France, mais il y aura beaucoup de projets et beaucoup moins de réalisations faute des conditions ci-dessus réunies. La meilleure preuve est le grand chamboulement qui a commencé avec le rapprochement des bureaux d’étude et sociétés qui construisent ces unités qui d’ici trois ou quatre ans ne seront qu’une dizaine en France faute d’avoir pu toutes, et elles sont nombreuses, porter des projets viables en nombre

samedi 12 juillet 2014

L'orchestre d'Amsterdam en concert à St Pourçain


Hier avait lieu à St Pourçain à l’initiative de l’association des amis de l’orgue et de l’église un concert fabuleux et gratuit de l’orchestre d’Amsterdam.
Le public ne s’y était pas trompé puisque l’église était pleine et l’acoustique magnifique de celle-ci a pu mettre en valeur qui pour un orchestre présenté comme composé d’amateurs peut faire pâlir bien des orchestres professionnels.
La netteté des traits des violons dans la valse de Masquerade suite de Khatchatourian ne trompe pas surtout dans la marche harmonique qui dans la plupart des orchestres devient rapidement une bouillie cachée par les autres pupitres.
Toutes les pièces musicales ont brillé par le contraste des nuances et des tempi. Des pianos à la limite de l’audition et des forte que les cuivres généreux faisaient trembler les statues sur leur socle.
Pas un soliste ne s’est senti couvert par les autres pupitres en soutien, laissant passer le solo à sa juste place sonore. Des fins de morceaux gardant jusqu’au point d’arrêt la fermeté dans le tempo, ne se laissant pas aller par la nonchalance, défaut le plus souvent des orchestres.
Une justesse quasi parfaite de l’orchestre réajustée sans honte entre chaque pièce, préférable à l’audition, que beaucoup d’orchestres ne prennent pas la peine de faire par fierté.
L’enchainement des descentes des bois dans le scherzo de la symphonie du nouveau monde à la quasi perfection ne permettant presque pas le discernement du passage de la flûte à la clarinette au cor anglais.
J’ai trouvé dans ce concert tout ce que j’apprécie de la musique à savoir l’exagération en tout. Des nuances du plus piano au plus fort, des tempi des plus retenus au plus allant, du contraste, de la vie.
Je pense que l’orchestre le partageait aussi à voir la joie sur le visage des musiciens plutôt que l’habitude triste des musiciens d’orchestre et sans doute aussi un dynamisme du chef Jacob Slagter qu’il faisait partager à ses musiciens.
Un chef donnant le tempo, conduisant l’orchestre, précisant chaque départ à chaque pupitre ou chaque soliste, par des gestes précis par une battue claire et efficace parfois quelque peu exagérée, mais tranchant là aussi avec la plupart des chefs reproduisant au rabais des geste convenus lors des répétitions laissant paraître une grande lassitude.
Juste une respiration du cor anglais dans la symphonie du nouveau monde qui m’a semblé mal placée et un final de cette même symphonie où on sentait les cuivres sur les dents.
Hier soir nous avons eu la preuve que des musiciens amateurs sont capables de faire bien et même mieux que des musiciens professionnels en laissant en plus transparaitre la joie de le faire.
J ai écouté jusque là bien des orchestres professionnels avec beaucoup moins de qualité musicale et dans des lieux bien plus prestigieux et en ayant payé fort cher ma place.

Orchestre d’Amsterdam revenez quand vous voulez ! 

jeudi 3 juillet 2014

Baisse du revenu agricole, pas seulement...


Les gros titres de la presse n’auront retenu qu’un seul chiffre en matière de revenu agricole, celui d’une baisse de 20% sur l’année 2013.
Mais il faut approfondir davantage pour s’apercevoir que ce chiffre, bien qu’inquiétant, révèle pour la France un malaise plus important et pas simplement pour les agriculteurs français.
Cette baisse de revenu comme d’habitude cache des disparités importantes qu’il faut relativiser en fonction de la branche d’activité même si la France reste un grand pays agricole au sein de l’Europe.
La vérité est que le revenu agricole retrouve un niveau de 2009 c'est-à-dire avant l’application du bilan de santé de la PAC, ce qui est très inquiétant car l’application de la réforme de la PAC 2015 va clairement assécher les aides aux productions rémunératrices ce qui aura pour effet de faire baisser davantage ce revenu dans les années à venir.
Le revenu agricole globalement sur 15 ans diminue et passe en dessous du revenu moyen des français.
Ce qui est aussi alarmant c’est que bien qu’en baisse, pour obtenir ce revenu les agriculteurs ont du décapitaliser ce qui est très mauvais pour l’avenir, mais qui est à l’image de l’économie française.
La balance du commerce extérieur agricole reste avec l’aéronautique la seule excédentaire à près de 11 milliards, mais stagne reflétant une baisse de production.
Au niveau européen le revenu agricole baisse que très légèrement d’un peu plus de 1%, mais la France se trouve à l’avant dernier rang juste avant l’Estonie qui n’est pas vraiment un pays agricole ni par sa taille ni par ses productions, du jamais vu !
Les Pays-Bas, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Hongrie et tant d’autres voient leur revenu agricole progresser entre 5 et 10%. L’Allemagne elle aussi accuse une baisse mais bien moins importante que la France toutefois révélatrice de cette économie en changement.
L’agriculture était jusqu’alors un secteur en pointe et dont la productivité ne cessait de croitre, le revenu 2013 démontre que l’inversement de cette tendance est en cours et sera accentuée sans nul doute par l’application de la réforme de la PAC.
L’excès de normes, de contraintes pèsent sur la production agricole et outre le manque de revenu que cela occasionne et occasionnera, la baisse de la production avec une population qui augmente ouvre un boulevard pour des pays en fort développement agricole qui produiront et nous livreront des produits sans garantie de qualité mais à un prix défiant la concurrence dans nos supermarchés avides de prix bas.

L’agriculture française et européenne est à un tournant de son histoire, j’ai peur que ce ne soit ni pour le bien des agriculteurs, ni pour celui de nos concitoyens. 

dimanche 29 juin 2014

Transport scolaire et baisse des dépenses


Le transport scolaire intra-muros sera supprimé à la rentrée. Celui-ci a été créé lors de l’agrandissement du pont Charles De Gaulle en 1986 et avait deux défauts majeurs.
Le premier est qu’il coûtait cher, environ 35.000€ par an et le second est qu’il ne servait qu’à des familles habitants toutes à moins d’1km de l’école et pour certaines à 300 mètres.
En clair tous les élèves habitants dans les écarts ou en dehors de la ville ne bénéficiaient pas de ce service et ceux qui habitaient le plus près étaient desservis.
L’adoption des nouveaux rythmes scolaires auraient augmenté de 25% le coût de ce service en rajoutant une journée de plus et cela ne devenait plus tenable en plus du coût de la réforme à la charge de la commune même si une participation est demandée aux familles.
C’est donc un conseil municipal à l’unanimité (majorité et opposition) qui a décidé de cette suppression de service alors que justement le contrat avec le transporteur arrivait à échéance cet été et qui ne concernait que 60 enfants. 
Il est à noté que cela concerne uniquement les élèves de maternelle et de primaire, le service de transport du conseil général lui continue de fonctionner.

D’une manière générale le budget communal devient de plus en plus difficile à boucler par la baisse considérable des compensations et aides de l’Etat de la même manière celles des autres collectivités locales. La commune de St Pourçain sans augmenter les impôts a ainsi perdu plus de 100.000€ sur son budget de fonctionnement depuis 5 ans.
Pour l’avenir si nous ne voulons pas augmenter les impôts il n’y aura donc que trois solutions, augmenter la population pour augmenter la base des entrées fiscales, transférer un maximum de compétences à la communauté de communes, ou diminuer les dépenses de la commune.
Nous avons entrepris une révision du PLU afin de favoriser la venue de nouveaux habitants et deux lotissements vont voir rapidement le jour, nous travaillons sur la mutualisation d’achat et des services au sein de la communauté de communes, mais nous envisageons aussi la réduction des dépenses d’autant plus que l’Etat transférera des compétences nouvelles aux communes.
La prise en régie du service d’assainissement s’inscrit aussi dans cette politique afin de maîtriser au maximum les coûts pour arriver à une baisse des dépenses pour les citoyens.
Nous n’augmenterons pas les impôts car ceux qui en payent sont largement mis à contribution par l’Etat et les autres collectivités qui tous ne manquent pas de recourir à ce seul moyen.
Si nous allons tout faire pour augmenter les recettes, il faudra sans doute dans les années à venir s’attendre aussi à une baisse des dépenses.

Gérer la commune en bon père de famille et ne pas dépenser davantage que ce qu’on gagne !

mardi 17 juin 2014

Sioule-Biogaz, projet d'injection de biogaz (suite)


Il est temps de vous donner quelques nouvelles de notre projet de méthanisation et de l’avancement des travaux de la SARL Sioule-Biogaz en vue de l’injection de gaz dans le réseau GrDF.
Si nous sommes restés quelques peu silencieux depuis mon dernier post c’est que tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu.
En effet depuis fin décembre lorsque nous avons chargé le premier garage, Méthajade a commencé à présenter des signes de faiblesse suite au dépôt de bilan de la maison mère Solar Ener Jade.
Ainsi les relations avec Frédéric Delesquen sont devenues tendues car les engagements contractuels devenaient de moins en moins respectés. Le retard sur la production de gaz s’accroissait, l’installation ne se terminait pas et mêmes des éléments pourtant réglés par facturation n’étaient pas installés au point que nous avons commencé à lister des réserves et des manquements échangés bien sûr par courriers recommandés.
Fin février les documents contractuels signés par M.Delesquen ou ses fondés de pouvoir n’étaient plus du tout respectés et toujours pas de production de gaz pour la commercialisation faute de connaître la quantité et la qualité de ce gaz.
Arriva ce qui devait arriver Méthajade a déposé son bilan le 5 mars.
La période qui s’est écoulée ensuite a été mise à profit par les employés de Méthajade pour finir avec les moyens du bord et tester la qualité du gaz produit, malheureusement un gros problème s’est avéré que Méthajade ne semblait pas avoir pris en compte malgré les spécification du gaz connues et imposées par GrDF, à savoir une quantité d’azote trop importante dans le biométhane ne permettant pas sa commercialisation. Cette quantité d’azote est due pour une part au défaut d’étanchéité du bâtiment et à l’introduction d’air lors du chargement et déchargement des garages. Si pour faire tourner des moteurs en cogénérations cette quantité d’azote est moins grave quoique provocant une usure plus rapide du moteur, en injection dans le réseau de GrDF c’est interdit.
L’azote ne pouvant être éliminé lors de la purification il faut donc trouver un moyen de l’éliminer lors de la méthanisation.
Mais nous n’avons pas eu le temps de finir les essais car le 12 mars nous avons refusé la réception de l’unité que souhaitait Frédéric Delesquen à cause de pas moins de 33 réserves et 11 manquements dont certaines mettant en cause la nature même du projet.
Faute de moyens financiers par son dépôt de bilan Méthajade n’a à partir de ce jour pas pu suivre le fonctionnement de l’unité qui tournait à plein régime sans valorisation du gaz.
Et le 23 mars faute de surveillance une cuve à percolât a explosé. Immédiatement nous avons prévenu M.Delesquen et le lundi avons fait de même avec son assurance COVEA-RISK, son courtier en assurance O2A à Nantes, l’administrateur judiciaire l’étude Dolley à Nantes sans qu'aucun de ces protagonistes ne bougent le petit doigt malgré un accident sur installation classée au titre de l’environnement.
Et pour cause en contactant l’assurance celle-ci nous a appris que Frédéric Delesquen n’avait jamais souscrit les assurances contractualisées avec nous et que nous avons même payées.
Ainsi depuis le 23 mars l’unité est arrêtée et des contacts sont en bonne voie avec des repreneurs de notre chantier pour le réparer et le terminer.
Bien entendu nous entreprenons des suites judiciaires à l’accident, voir les malfaçons contre tous ceux qui n’ont pas respecté leurs engagements.
Il faut par contre tirer des enseignements de cette situation. Un soutien sans faille du Crédit Agricole, de même de GrDF, de GDF-Suez, d’Air-Liquide et de l’ADEME qui prend bien en compte cette problématique azote.
Que malgré un dossier blindé juridiquement de notre part, un sentiment d’impuissance envers des contractants qui ne respectent ni leurs engagements ni leur parole.
Que l’injection du biogaz n’est pas un parcours de santé par des normes de qualité du gaz les plus drastiques au monde rendant difficile la production de gaz produite par des matières vivantes et par nature évolutives. Il est complètement différent d’extraire du gaz fossile dont la quantité est gigantesque et de qualité constante par rapport à des unités de méthanisation petites en comparaison et dont l’approvisionnement est aussi varié que le nombre de projet.
Les études des projets à l’avenir devront non seulement évaluer le pouvoir méthanogène des intrants mais aussi leur potentiel en éléments ou gaz non désirables dans les spécifications de GrDF.
On voit beaucoup de projet se bâtir sur la méthanisation de déchets alimentaire, il faut savoir qu’une seule orange dans une unité de méthanisation peut polluer le gaz en COV (composés organiques volatils) et le rendre impropre à l’injection sans traitement préalable, et les exemples sont nombreux comme cela.
Sans doute que l’injection de gaz par le procédé de méthanisation a de beaux jours devant elle, mais il faudra obligatoirement ou trouver des purifications efficaces et totales ou un assouplissement de la réglementation, sinon il y aura beaucoup de projets mais peu d’élus.

Enfin nous allons dans les semaines à venir étudier les différentes propositions de finir notre projet et nous retiendrons l’entreprise qui nous apportera les meilleurs garanties de production au coût le plus proche du montant initial prévu. 

vendredi 13 juin 2014

Limagrain, après la fusion la scission

Le conseil d’administration de Limagrain proposera le 30 juin en assemblée générale extraordinaire de se séparer de l’activité « élevage » de la coopérative moyennant la création d’une Société Anonyme conjointe avec Sanders. Ainsi donc tous les adhérents n’étant liés que par l’activité élevage à Limagrain perdront le statut d’adhérent pour prendre celui de client de la nouvelle SA.
Ce doit être un des cas rare en France qu’une coopérative se sépare volontairement d’une partie de ses adhérents, sans doute les plus nombreux, et par là même de la couverture économique des deux tiers du département du Puy de Dôme.
Mais cette situation était inévitable après la fusion avec Domagri il y a 5 ans au premier juillet 2009.
En effet les arguments repris par le conseil d’administration et son président sont exactement les mêmes que ceux que j’avançais alors que j’étais, avec près d'un tiers des adhérents de Limagrain de l’époque, contre la fusion telle qu’elle nous était présentée. Voir mes articles sur ce blog au printemps 2009.
A tel point que le Président lui-même lors de la dernière assemblée de section de jeudi dernier reconnaissait ouvertement que la position défendue par ces agriculteurs était sans doute la bonne et que l’histoire leur donnait raison.
Hormis le plaisir d’entendre cela, c’est aussi un enseignement à tirer sur le fait que des adhérents peuvent ne pas avoir les mêmes solutions pour régler des problèmes identiques et que toutes les voix et idées sont bonnes à entendre. Il ne sert à rien en cas de désaccord avec le conseil d’administration que ce dernier marginalise les adhérents ayant une position différente, voire même fasse une « chasse à la sorcière » en évinçant des responsabilités ces mêmes agriculteurs. N’oublions pas qu’un adhérent a été écarté de la candidature au conseil d’administration, pourtant sollicité par ce dernier, pour la raison de ne pas être en accord avec la position du conseil d’administration et qu’un administrateur a été « révoqué » pour la même raison.
Mais revenons au fond du problème et la constatation que la coopérative n’a pas sur régler le problème d’intégration et adhésion active à une nouvelle coopérative généraliste départementale.
Il faut aussi être honnête et reconnaître que les adhérents des zones d’élevage ne sont pas impliqués dans cette nouvelle coopérative et n’ont jamais usé de leur droit de parole lors des assemblées de sections qui rassemblaient que très peu d’agriculteurs.
Je pense que lors de la fusion la création d’une SICA avec la possibilité de statuts très souples permettait de solutionner quasiment tous les problèmes, de mélanger statuts privés et coopératifs et de laisser les adhérents coopérer à la hauteur de leur volonté dans ces zones atypiques par leur rattachement à une coopérative semencière à la base.
Je pense que c’était possible c’était la solution défendue par un groupe d’agriculteur, mais je pense que c’est toujours possible !
La solution de tout remettre au statut privé est une renonciation du pouvoir coopératif et un manque d’imagination des dirigeants de la coopérative.
Outre le fait que l’ancien président de Domagri est président régional de la fédération des coopératives et membre du bureau de Limagrain, je ne sais pas comment va-t-il accepter cette décision le 30 juin prochain tout en cautionnant une campagne de promotion réussie en faveur du statut coopératif.
Ceci m’amène à douter de la compétence de certains membres du conseil d’administration, du choix fait dans le recrutement de ces mêmes administrateurs et de préférer le privilège de durer dans la fonction plutôt que d’émettre un avis différent qui fait souvent la richesse de la construction de grandes œuvres surtout lorsqu’elles allient, comme c’est le cas dans la coopération, l’humain à l’économie. On sait très bien que le système de désignation et d’élection par des sections est une protection infinie pour celui dont le but est de durer.
Une sage et bonne solution à mon avis à résoudre bien des problèmes dans la gouvernance d’une coopérative de la taille de Limagrain serait une durée limitée des mandats que j’estime à douze années. Cela aurait l’avantage d’éviter la sclérose et l’usure du pouvoir, l’évitement de se constituer une carrière, l’abnégation de sa conscience pour durer dans un mandat dont la fin est définitivement connue, la mise à profit de compétences variées, la possibilité de faire partie du conseil à tout âge et surtout l’expression d’une démocratie vivante. De plus la limitation de la durée du mandat permettrait d’associer continuité de l’esprit des fondateurs et apport d’idées nouvelles.
Cette fusion et cette scission on le voit auraient pu par l’imagination d’idées différentes trouver d’autres solutions par le système coopératif en conciliant tous les avis dans un but constructif.

Sachons tous en tirer l’enseignement que tant qu’une solution privilégiant la coopération n’a pas été trouvée dans le cadre de la coopérative nous remettions l’ouvrage sur le métier.