lundi 31 août 2009

Schizo le PS!


Les universités d'été de La Rochelle du Parti Socialiste nous encore une fois démontré l'incohérence totale de ce défunt grand parti. Tout ce week-end aura été passé à démontrer que ce parti voulait être le moteur d'un rassemblement de toute la gauche française notamment par l'organisation d'élections primaires ouvertes afin de désigner un candidat à l'élection présidentielle à gauche. Et pour ce faire une alliance avec les écologistes sur tous les programmes politiques à venir est une condition indispensable. Tous ont crié fort qu'il fallait faire alliance avec les écologistes. Mais lorsque le sujet de la taxe carbone est venu, alors là, couac! Les socialistes, et certains pas des moindres, puisqu'il s'agit de Ségolène Royale en personne, est contre la taxe carbone! Cela reflète tout à fait l'image du parti, qui est un parti de théories. Lorsqu'il s'agit d'énoncer de grandes théories, de motions, de synthèses, de tables rondes, d'assises, alors là le PS est triomphant, mais quand il s'agit de mettre en pratique...... Plus personne!!!

L'alliance avec les écologistes oui, la taxe carbone non!

lundi 24 août 2009

Nouvelle campagne


Alors que nous n'avons pas encore tout récolté de la campagne 2008/2009 il faut déjà penser à semer pour la campagne prochaine. La période estivale s'achève, bien que la date officielle ne sera que le 21 septembre, et la période de gros travaux dans les champs avec.

Les médias ne cessent de nous rabacher depuis hier que c'est la rentrée, encore eut il fallu être sorti...

D'ailleurs toujours les médias n'ont pas trop su quoi nous dire durant cet été pour occuper la place qu'il ne faut jamais laisser vide. Mais sauf crash d'un airbus A380 avec 800 personnes à bord, que je ne souhaite pas, je sens que la grippe A va bien faire vendre du papier pour cette rentrée. Cette grippe, qui n'est jamais qu'une variante des nombreuses formes de grippe, occupe les médias avec force. La grippe "normale" qui sévit tous les hivers et qui fait des milliers de morts tous les ans est banale. Banale car répétitive tous les ans depuis des générations, donc il y a rien à en dire, même si la vaccination existe depuis longtemps. Mais cette grippe A quelle aubaine médiatique! On nous annonce 40% d'absents au travail à la rentrée!! Ca me rappelle un peu la crise de la vache folle, on nous annonçait 100.000 morts! Il y en a eut.....3, et encore pas sur que ce soit de cette maladie.

Vous noterez au passage que tous ceux qui meurent de la grippe A en ce moment sont ceux qui ont une grave maladie contractée auparavant.... On pourrait donc presque penser que cette grippe A est moins nocive que la "normale" qui elle tue chaque année des jeunes enfants et des personnes agées! sans qu'on en parle...

Cette grippe est donc très médiatique et faire peur a toujours fait vendre les médias.

Mais qui le dit? où serait la petite voix qui oserait s'élever pour dire tout cela?

Il va falloir aussi que les élus pensent à se remettre au travail, car durant ces deux mois, comme chaque année, on peut dire que nos collectivités tournent à vide.... Combien de réunions ont elles été supprimées, combien de dates reportées, et combien de fois ais-je entendu "qu'on verra cela à la rentrée"... Je regrette cette vacance du pouvoir, dans laquelle les dossiers n'avancent pas! Et même celui qui veut travailler ne le peut pas, par manque de moyens administratifs. Et pourtant la tâche ne manque pas. Et je subodore même que la fin de l'année nous révèle quelques surprises par forcément agréables. C'est là qu'on va voir le maçon au pied du mur, et la gestion bonne ou mauvaise engagée depuis ce début de mandat. Mais suite au prochain épisode....
PS: un petit coucou à la néné!

samedi 8 août 2009

BNP, Molex....




Finances, délocalisations, fermetures d’entreprises, chômage, en ces temps de vacances dans lesquels les médias n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent, des évènements normaux de la vie économique deviennent vite des affaires d’état.
Certes il ne faut pas minimiser la crise que nous vivons et les conséquences sur les entreprises et les familles. Mais de là à ne pas donner toutes les informations afin de modeler la pensée du citoyen moyen, il n’y a qu’un pas.
Deux exemples ces jours montrent bien l’ampleur d’une certaine désinformation.
« La BNP a provisionné 1 milliard d’Euros pour ses traders alors que l’Etat lui a donné 5 milliards d’aide ». Les médias crient tout de suite au scandale, vite rattrapés par quelques politiques en mal de notoriété, ou un gouvernement qui veut montrer qu’il maîtrise la situation. L’information donnée brutalement comme cela est faite pour choquer, et le résultat est réussi.
Oui mais voilà l’information n’est pas complète, voir même elle est fausse. Car la vérité n’est pas celle qui est déclamée dans tous les médias.
La BNP a effectivement provisionné 1 milliard d’Euros pour ses traders. Oui mais provision ne veut pas dire distribution ! C’est une opération comptable qui veut signifier qu’on bloque une somme au cas ou. Ca s’appelle de la saine gestion. Et si par bonheur la BNP doit verser ces sommes ce sera le signe que cette banque a fait des bénéfices, que ses employés, dont les traders, en auront une retombée, et que donc ces sommes seront réinjectées dans l’économie française, et dans le plus grand respect des lois françaises voir même internationales de la finance.
Juste au passage personne ne s’émeut des salaires quelques mille fois plus élevés, que les sportifs de haut niveau reçoivent et qu’ils dépensent dans l’économie……de Suisse ou de Monaco !
Ensuite l’Etat n’a jamais donné de l’argent aux banques, mais prêté à un taux que les associations de consommateurs auraient fait scandale si cela avait été l’inverse car ce taux est de 8% ! Pensez que le livret A rapporte 1,25%….. Et ces sommes prêtées aux banques a déjà rapporté 2 milliards d’Euros d’intérêts qui viendront soulager le déficit de l’Etat et donc nos impôts.
Quel est maintenant votre jugement de l’information ?
La vraie information aurait été : « la BNP a provisionné 1 milliard d’Euros pour faire face à une possible dépense à venir sous forme de primes pour ses meilleurs employés. Et cela malgré le règlement de la dette qu’il doit à l’Etat et dont cette banque verse déjà des intérêts sur les sommes prêtées. »

Autre exemple Molex : Je passe sur les faits divers qui entourent la fermeture de l’usine et ses rebondissements. Sur le fond de l’affaire voilà une entreprise d’équipement automobile qui gagne de l’argent, dont les capitaux sont américains, et dont les propriétaires veulent dans la crise que connaît l’économie américaine de l’automobile, rapatrier sa capacité de production dans le pays siège.
Qu’a t’on lu, vu ou écouté lorsque Renault a déclaré qu’il allait rapatrier en France ses capacités de production de Roumanie. C’était l’euphorie ! Gros titres sur le civisme et le nationalisme de Renault, le Président de la République a félicité Renault etc… A t’on imaginé deux secondes ce qui se passait en Roumanie pour tous ces employés dont les usines allaient fermer ? Alors ce que font les entreprises françaises à l’étranger, les entreprises étrangères en France ne peuvent pas le faire ???Il serait bon là aussi que l’information soit complète ! Les gens ne reçoivent plus d ‘ information objective, je dénonce cela depuis longtemps, ils reçoivent l’information qui fait vendre du papier ou des spots publicitaires !

dimanche 19 juillet 2009

le PS est mort, vive le PS!


Le PS va mourir ? non il est mort ! telle est la déclaration de BHL dans une tribune sur un site Internet. Si seulement cela pouvait être vrai… Mais je crois que oui ! Que reste t’il de ce parti dont les courants et les hommes qui les représentent n’ont que de grâce à se torpiller les uns les autres. Mitterrand n’a jamais réglé sa succession, et tout comme dans une famille dont le patriarche n’aurait pas « fait ses affaires » ses enfants guerroient pour le partage de l’héritage, qui dans le cas présent est la quête du pouvoir.
Car le problème est bien là, il ne s’agit en aucune manière de défendre des idées de gauche, mais pour les héritiers de Mitterrand, la bataille est celle de celui qui s’imposera dans la quête de l’investiture à l’élection Présidentielle.
Pour se faire chaque prétendant, tel un navigateur, cherche le vent qui le portera à la victoire. Et ces vents peuvent êtres antagonistes, car pour certains ils soufflent de l’extrême gauche et d’autres du centre droit. Chacun pensant que le vent choisit réunira autour de lui une majorité.
Le problème du Parti Socialiste est donc bien là, aucun leader capable de souffler lui-même le vent de la victoire et de fédérer autour de lui un parti homogène, en ordre de marche, réunissant des intelligences qui permettent de créer des idées neuves pour la société.
C’est d’ailleurs très regrettable qu’en France n’existe plus aucun parti d’opposition capable de gouverner, car une démocratie a besoin d’opposition afin que les élus au pouvoir ne se croient pas tout permis.
Mais la France appartient à ces pays latins qui ne réussissent dans les batailles politiques que si à leur tête s’impose un leader au contraire des pays anglo-saxons, dont les partis perdurent et font émerger ce leader. Depuis que les démocraties existent en occident cette règle s’impose sans faille. En Grande Bretagne ou aux USA , deux partis s’affrontent depuis toujours quels que soient les hommes qui prennent le pouvoir. En France en Italie ou en Espagne les partis se créent explosent ou implosent au gré des leaders. La SFIO de Guy Mollet, le PS de Mitterrand, le PC de Marchais, Ligue Ouvrière de Laguiller, l’UDR de De Gaulle, le RPR de Chirac, l’UMP de Sarkozy, l’UDF de Giscard etc…
Mais jamais aucun parti n’a survécu à la disparition physique ou politique de son leader.Le Parti Socialiste devrait le comprendre, et les femmes et hommes qui se réclament encore d’une gauche de gouvernement, devraient se rassembler et recréer un nouveau parti, ou plus exactement un homme ou une femme charismatique doit s’imposer à tous en fédérant les idées de gauche avec lui. Mais cet homme est il né ? Je ne crois pas du tout en Fabius, DSK, Royal, Hollande, Delanoé, Aubry, ce sont tous les héritiers de Mitterrand. Par contre Valls, Hamon, pourquoi pas, mais vite !

jeudi 16 juillet 2009

L'été


C'est l'été, et pour un pauv'paysan c'est l'époque des gros travaux. Alors évidemment je peux moins passer de temps à réfléchir et écrire des articles. Mais à l'occasion...

Enfin de toute façon rendez vous dès la fin des travaux et je vous promets d'alimenter ce blog comme d'habitude. Et bientôt les 10.000 visites!

samedi 4 juillet 2009

chute du revenu des agriculteurs


« Un agriculteur qui ne se plaint pas n’est pas un agriculteur ». Combien de fois ais-je entendu cette phrase et même de mes amis.
Et pourtant la réalité est bien là, les chiffres officiels sont tombés, tout comme le revenu des agriculteurs d’ailleurs, avec une baisse de 20% du revenu de ces derniers pour l’année 2008. Et cette moyenne cache bien des disparités. Avec –37% le secteur de fruits et légumes bat le record suivi des grandes cultures (-30%) ou l’élevage bovin (-24%). Seule hausse, et quelle hausse, +2% pour le secteur de la volaille.
L’explication est bien entendue la chute des prix des matières agricoles, les céréales passant de cours de 200€/T en 2007 à 130€/T en 2008, et le pire est sans doute à venir car les céréales à ce jour se négocient à 110€/T. De plus la réforme de la PAC décidée par l’Europe cet hiver, doit supprimer 30% des aides aux agriculteurs à partir de 2010, en « anticipant la hausse du cours des céréales » dixit nos grands dirigeants Bruxellois.
Mais l’explication vient aussi de la hausse des charges, +8% ! Alors que l’inflation est négative…
L’élevage bovin lui, subit pleinement les conséquences de la FCO, avec 20% en moins d’animaux à vendre, et à bas prix sur un marché à l’export qui joue avec la maladie comme moyen protectionniste.
Les fruits et légumes subissent la crise, et la moindre consommation de produits les plus chers dans le panier de la ménagère, concurrencés par les importations notamment d’Afrique du Nord.
Mais avez vous vu baissé les prix dans les grandes surfaces ???
Consommateurs, cherchez l’erreur !
Hormis en 2006 et 2007 ou l’augmentation des revenus agricoles avait été respectivement de 9 et 15%, 2008 fait suite à une baisse continue du revenu des agriculteurs depuis 1995 à raison d’une moyenne de 4% par an.
La pérennisation des exploitations agricoles existantes ne le doit qu’à la grande disparition de leur nombre.
Mais jusqu’où est on prêt à aller ? Un agriculteur par canton ? par département ?
La souveraineté de notre alimentation passe par un revenu décent aux agriculteurs, une juste rémunération de leurs produits, ce qui ne voudra peut être pas dire une augmentation des prix à la consommation, mais une réduction des marges des distributeurs.Consommateurs, citoyens, le choix est entre vos mains : ou une alimentation européenne garantie, ou une alimentation venant de loin par des pays qui peuvent du jour au lendemain « fermer le robinet » sur tel ou tel produit. L’agriculture est une industrie lourde à l’image des mines de charbon. Lorsque nous aurons perdu notre agriculture, plus jamais nous la retrouverons.

mercredi 24 juin 2009

Réforme des collectivités


Oui il faut réformer les collectivités territoriales et vite ! Cet empilement de couches nuit à l’efficacité, et coûte très cher.
Prenons juste un exemple, le développement économique :
Les communes peuvent investir en la matière mais c’est désormais dans la pratique les communautés de communes qui le font et qui agissent sur le terrain. Le conseil général n’a lui aucune obligation d’agir en la matière, mais il s’en occupe et inscrit chaque année dans son budget de fortes sommes qui pourront aller sous forme de subventions aux communautés de communes ou en finançant des organismes chargés de la recherche d’entreprises à installer sur son territoire. Le conseil régional a de par la loi l’obligation de s’occuper de développement économique, et il le fait au travers des pays, qui sont une couche intermédiaire chargés de veiller à la cohérence de l’emploi des finances. L’Etat s’en occupe aussi au travers de différentes aides, et puis l’Europe dont c’est sa vocation première.
Voilà au moins 6 couches de collectivités qui s’occupent donc d’économie. Et chacune lie son obole à des études complexes et différentes, à un commencement des travaux lié à son autorisation bien sur non synchronisée aux autres collectivités, chacune met son cahier des charges en place, et bien sur aucune, sous peine de non versement de l’aide, ne débloquera les fonds alloués si les travaux commencent sans son autorisation.
Vous pouvez vous apercevoir de la complexité, de la redondance, du gaspillage d’argent en études, et surtout du nombre de fonctionnaires qui vont tous chacun dans leurs coins travailler au même dossier.
Je ne parle même pas de l’efficacité qui est parfois nulle, justement faute d’accord entre les collectivités.
Et il en est de même pour l’emploi, l’agriculture, etc…
Il faut donc supprimer tout cela !
Supprimer tout cela, pour y voir plus clair, supprimer tout cela pour être plus efficaces, et supprimer cela parce que ça coûte cher ! La taxe professionnelle peut être économisée des centaines de fois, et sa suppression peut ne pas se connaître si elle s’accompagne de la réforme des collectivités. Il est urgent de réformer et surtout de supprimer tout ce gaspillage d’argent public, l’économie de notre pays ne s’en trouvera que renforcée.

vendredi 12 juin 2009

Billet du Président de la SOFRES


Nous avions raison, M. Bayrou...
Malgré vos accusations, les urnes ont confirmé nos sondages !


Je suis le président discret d'une entreprise très visible. Diriger un institut de sondages exige flegme et sang-froid, tant il semble convenu que chaque campagne électorale aura désormais sa séquence anti-sondeurs, aussi paradoxale qu'injuste, approximative et infondée.
J'aurais presque fini par en prendre un parti résigné et rester silencieux si vous n'aviez délibérément choisi, M. Bayrou, de pousser vos arguments à notre encontre jusqu'aux portes de la diffamation. De plus, l'accusation ne vient pas cette fois-ci des extrêmes. Je peux comprendre quels furent votre désarroi et votre surprise en cette avant-veille d'élection : TNS Sofres aura été le seul institut à avoir publié des chiffres clairs, illustrant une dynamique électorale qui vous était défavorable, et dont vous avouerez qu'elle s'est amplifiée et a été largement confirmée par les urnes. Mais en quoi sommes-nous coupables d'avoir été les plus clairvoyants ?
Vos déclarations ont été sans équivoque : " Il y a des gens qui possèdent des instituts de sondage, il y a des gens qui gouvernent les instituts de sondage par les marchés qu'ils leur donnent, il y a des gens qui se font les chefs d'orchestre des sondages ", " Je dirai tout ce que je sais des sondages et des manipulations. Et je dirai qui et je dirai comment... J'ai des informations (...), ceci est poussé. Ce n'est pas pour constater un mouvement. C'est pour faire naître un mouvement. Il y des moments où les sondages sont des armes. Et ils servent aux puissants pour essayer d'éviter ce qu'ils ne veulent pas... "
En résumé, vous nous accusez de modifier sciemment les résultats de nos sondages, pour favoriser les puissants en échange de contrats. Et vous deviez révéler les informations que vous détenez à propos des prétendues manipulations de nos sondages.
Au-delà de l'invective personnelle adressée à Brice Teinturier lors de l'émission " A vous de juger " sur France 2, vous avez publiquement jeté la suspicion sur une entreprise dont je m'honore tous les jours de l'éthique et de la rigueur professionnelle.
JAMAIS PRIS EN DÉFAUT
Depuis plus de quarante-cinq ans, des milliers de clients du monde entier nous font confiance, chaque jour, pour leur délivrer des résultats et des analyses objectifs, rigoureux et impartiaux. A supposer que vous ne nous fassiez pas le crédit de la déontologie, que serions-nous allés sacrifier ce capital confiance pour quelques sondages publiés qui ne pèsent qu'à peine 1 % dans nos activités ?
Nous faisons partie d'un groupe international, présent dans plus de cent pays, coté aux Bourses de Londres et de New York. Nos actionnaires sont multiples, connus, n'ont rien de mystérieux ; et nos dirigeants ne regardent que de très loin la vie politique française.
TNS Sofres, leader français des études, est régulièrement audité, développe les plus hauts standards de qualité, et n'a jamais été pris en défaut, depuis sa création, sur des questions de déontologie ou de respect des règles communes à notre profession. Aucun des dirigeants de notre société ne bénéficie, en plus du contrat de travail qui le lie à TNS Sofres, d'une activité " personnelle " de conseiller ou de consultant auprès d'un média, d'un parti politique ou du gouvernement.
Nous accuser publiquement de falsifier volontairement les résultats de nos sondages est donc totalement faux et scandaleux. Vous nous aviez donné rendez-vous après le scrutin afin de révéler les preuves de notre éventuelle corruption. Vous nous avez contactés dès lundi 8 juin afin de nous indiquer que vous vous étiez " trompé ". J'en prends acte et en déduis que vous reconnaissez que les accusations portées contre TNS Sofres étaient sans fondements.
Il est temps désormais que s'établisse une relation plus mature entre les hommes politiques, les médias et les instituts de sondages. Pour le plus grand bien de la vie politique. M. Bayrou, il existe des pays sans sondages, je ne vous souhaite pas d'y vivre.

Denis Delmas
Président de TNS Sofres

lundi 8 juin 2009

Elections Européennes (3)


Les grands gagnants de cette élection sont avant tous les abstentionnistes ! 60% des inscrits ne se sont pas déplacés et ce surtout en milieu urbain. Mon analyse sur ces résultats sera donc un peu différente de celle ambiante.
En effet avec 60% d’abstention, cette tendance lourde au sujet de ce scrutin ne cesse d’augmenter. La raison principale en est que peu de gens ne voient un sens à leur vote dans une institution où le pouvoir réel en Europe continu à être exercé par les états et non le parlement, même si ce dernier gagne du pouvoir dans les différents traités. Mais ce phénomène n’est pas propre en Europe, aux USA le phénomène est identique pour l’élection du congrès, qui est le vote élisant les représentants des états au sein de la structure fédérale.
Mais ce taux d’abstention doit beaucoup relativiser les résultats des différentes listes.
La victoire de la majorité présidentielle n’est due qu’en grande part à l’ultra division à gauche mais aussi à une grande unité à droite. La preuve en est que le Modem s’effondre, ses seuls arguments de campagne étant la division.
Avec 28% des suffrages l’UMP ne représente que 11% des inscrits ! Et avec 16% Europe Ecologie ne représente que 6% des inscrits, soit à peine plus qu’au premier tour de l’élection Présidentielle où le taux de participation était à l’inverse de 60%.
La première conséquence de ce vote est donc que tant à droite que chez les écologistes, ces deux partis ont fait le plein avec leurs militants et partisans, et pas tellement plus.
Ensuite que ce vote n’étant pas aux yeux des français d’un enjeu crucial, les électeurs se sont laissés aller sur des votes « plaisirs » ou « contestataires ». Et nous retrouvons là la dispersion à gauche et surtout le vote écologiste.
Pour ces derniers les meilleurs résultats se font en milieu urbain, la circonscription d’Ile de France avec Paris et la circonscription Sud Est cumulant Lyon et Marseille, là où il ne pousse pas un brin de nature. J’y vois donc un grand danger, à savoir que ceux qui nous gouvernent prennent au sérieux cette « poussées écologiste » et que demain soient prises des mesures en faveur de l’environnement par démagogie et surtout par ceux qui sont le plus éloignés de la réalité. En clair il ne faudrait pas que demain les politiques environnementales soient décidées par les gens des villes qui pensent que la nature est juste bonne à leur promenade dominicale. Il y a aussi des gens qui vivent près et par la nature, et que leur avis compte sans doute plus !
D’autant plus qu’au niveau européen même si les résultats globaux sont similaires à ceux nationaux, le gain de députés dans l’hémicycle est conséquent pour le PPE (droite) mais seulement d’une dizaine pour les écologistes sur plus de 750 députés ( !), relativisant grandement le changement de politique nécessaire.
Ensuite, au niveau local, les grands équilibres sont respectés. Et là aussi la droite est en tête permettant d’envisager avec sérénité les prochaines élections régionales.
Sur St Pourçain et son canton, la droite est très majoritaire même sans le Modem inscrivant une tendance lourde depuis des années.
Le Modem arrive en troisième place, jouant sur l’effet local de la candidature du maire de St Pourçain, mais assez vite noyée dans les résultats au niveau départemental peu différents des résultats nationaux.Laissons maintenant retomber le soufflé et restons vigilant sur les politiques européennes, qui seront bien différentes des enjeux nationaux.