samedi 2 septembre 2023
vendredi 4 août 2023
Le Niger, Poutine et le blé
Le Niger ancienne colonie française, dont la langue est
le français, la monnaie le franc CFA avait jusqu’au 26 juillet 2023 comme
partenaire privilégié tant économique que militaire, la France.
Comme beaucoup d’anciennes colonies ayant pris leur
indépendance, le pouvoir politique ne s’est établit que par plusieurs coups d’état
et de pseudo démocratie souvent corrompues, le Niger ne fait pas exception.
Ainsi le 26 juillet dernier ce peuple pauvre et soumis s’est
révolté contre un ami devenu un ennemi facile, bien orienté par quelques
militaires corrompus à la solde du pouvoir Russe, sous prétexte que sa pauvreté
serait due au manque d’aide de son partenaire principal, qui englouti pourtant
chaque année des millions d’Euros d’aides les plus diverses.
Ainsi donc la Russie, après le Mali, continue de déstabiliser
les pays partenaires africains de la France avec deux buts recherchés.
Le premier c’est de trouver l’argent nécessaire à la
poursuite de la guerre en Ukraine et le second de continuer l’enrichissement
personnel des dirigeants, Russes bien sûr, mais aussi des africains concernés.
Car au Niger il y a de l’uranium dont la Russie est un
très gros exploitant, mais il y a aussi du pétrole et lorsque la Russie est
sous embargo c’est la solution idéale pour le contourner et puis surtout il y a
de l’or ! Et l’or cela intéresse beaucoup Poutine, pour payer la guerre,
pour lui-même personnellement mais aussi pour « indemniser » tous les
millionnaires Russes dont leur richesse est bloquée par les pays occidentaux.
La Russie et ses dirigeants chercheront à mettre la main partout
où il y a de l’or en Afrique.
Et pour payer et obtenir la paix sociale, quoi de mieux
que de payer avec ce qui manque le plus dans ce pays semi-désertique, de la
nourriture et principalement du blé, cet aliment de base accepté de toutes les
religions.
Au passage le Niger à 99% islamique ne dérange pas
Poutine qui ne jure que par la race caucasienne et la religion orthodoxe.
Le blé Poutine en a beaucoup et il a la main dessus, car
il a compris depuis longtemps que c’était une arme redoutable et efficace. Ce n’est
pas pour rien que la guerre en Ukraine s’intéresse à la partie du pays la plus
productive en blé et autres matières agricoles et puisqu’il n’a pu avoir le
port d’Odessa, principal port céréalier d’Europe, il le détruit minutieusement
pour le rendre inutilisable.
Et cerise sur le gâteau afin d’avoir à sa main le Niger,
ce blé il va le donner !
Poutine ne cesse de multiplier les rencontres, les
sommets, les conférences avec les pays africains afin d’établir en façade des
relations diplomatiques fructueuses et en sous-mains par Wagner son armée
officieuse, la prise du pouvoir militaire garant de la mise au pas des
populations.
Ainsi les Nigériens dont la révolte serait en partie due
à la dépendance économique à la France aspirent et adoubent une dépendance
totale à la Russie.
Pendant ce temps, la France, l’Europe a complétement
abandonné son agriculture délaissant sa vocation exportatrice jusqu’à dépendre
de plus en plus d’importation en viandes, légumes, fruits, céréales et même par
solidarité avec l’Ukraine devoir accepter son blé dérégulant au passage le
marché européen.
Poutine perdra sans doute partiellement la guerre en
Ukraine et de manière larvée, mais il a gagné pour des années la guerre
économique alimentaire.
L’Europe n’a pas voulu s’engager frontalement aux côtés
des Ukrainiens, otage de ses nations et de minorités bruyantes gaucho-écologistes
(parfois payées par Poutine) qui tiennent ses démocraties et sera demain l’otage
économique de la Russie pour l’alimentation et l’énergie, la Chine pour les
biens de consommation et des technologies et quelques alliés de circonstance
comme le Brésil, quelques pays africains et d’autres du moyen orient.
Tous les alliés de la Russie le deviendront pour son blé
et la Chine la première, car tous les pouvoirs tombent par la faim, la
meilleure façon de les garder est de nourrir les peuples pour leur calme.
Poutine ne s’est pas servi de l’arme nucléaire et ne s’en
servira pas, l’arme alimentaire est bien plus puissante, universelle,
disponible aux pays les plus pauvres comme les plus riches, il suffit d’avoir le
potentiel agricole et de le faire fructifier.
L’Europe a abandonné son agriculture malgré le potentiel
extraordinaire de ses terroirs, elle a par là même abandonné sa puissance dans
le rang mondial, pire encore elle a abandonné sa souveraineté alimentaire.
L’Europe s’auto-détruit petit à petit et finira par avoir
faim après avoir eu froid.
samedi 1 juillet 2023
mardi 6 juin 2023
lundi 1 mai 2023
mardi 4 avril 2023
Ste Soline Martyre?
Sans doute cette femme a-t-elle été martyrisée trop tôt
car son véritable supplice s’est déroulé 18 siècles plus tard le 25 mars 2023
par l’extrême gauche politique européenne au sujet de réserves en eau.
Une foule représentant plusieurs sectes décroissantes se
sont donné rendez-vous sur le lieu de contestation de la création de réserves
en eau dans le but de cultiver notre nourriture.
Il serait difficile à Ste Soline et il le sera à nous
dans les années qui viennent, d’implorer de nous donner notre pain quotidien si
comme Moïse la manne venue du ciel venait à manquer.
La manne en réalité ne manque pas, elle tombe toujours
autant mais de façon de plus en plus irrégulière et la stocker quand elle tombe
en abondance pour l’utiliser lorsqu’elle vient à manquer coule du bon sens, le
bon sens paysan.
Mais comment demander à des gens d’avoir ce bon sens
quand la vision de l’agriculture se fait par le prisme du complotisme, ou pire
du dogme politique religieux qui consacre l’agriculture moderne comme
capitalistique, vu des appartements des grandes villes, où les évangiles préconisent
de faire pousser ses salades sur des balcons ou dans des caves.
Ces gens tous issus de milieux aisés, n’ayant jamais
peiné pour trouver à manger, à la recherche de la spiritualité, se trouvent un
dieu Ecologie devant lequel l’homme doit faire acte de contrition et offrir des
sacrifices au travers entre-autres de la famine.
C’est donc par lapidation que les futurs réservoirs d’eau
sont tentés d’être expiés, à l’encontre des règles du peuple, au mépris de la
démocratie, nous ramenant au IIIe siècle avec son église hypocrite faisant les
lois pour le peuple se refusant de les appliquer à ses membres.
La technique extrémiste a de tout temps profité de la
peur des hommes, en imposant le fascisme, ici celui de l’écologie comme un
idéal collectif suprême. C’est l’opposition frontale à la démocratie
parlementaire, se posant au-dessus des lois et des interdictions s'appuyant sur une vision idéalisée du passé et sur l'émotion
collective mettant en scène la théâtralité dynamique d'une religion civile.
J’ai cherché si l’eau avait une sainte patronne et faute d’en
trouver, je propose en réponse à ces nouveaux religieux de l’écologie de nommer
Ste Soline sainte patronne de l’eau !
dimanche 2 avril 2023
samedi 4 mars 2023
jeudi 23 février 2023
Il faudra gérer l'eau!
Nos gouvernants ne réagissent aux situations les plus
graves que lorsque vient la crise et ils gèrent alors les problèmes par des
actions radicales.
On l’a vu avec la crise de l’énergie électrique, des
années d’inaction basées sur le dogme et d’écouter la minorité bruyante capable
de donner une majorité pour prendre le pouvoir, assortie de contrepartie
politiques désastreuses. On est passé en
quelques semaines d’une loi de programmation fermant 12 centrales nucléaires,
dont la première actée, à la construction de deux EPR en plus des centrales existantes
qui sont maintenues.
Pour la politique de l’eau c’est exactement la même
chose. Cela fait 20 ans que je m’occupe de ce sujet, au travers de
l’agriculture et l’irrigation, l’assainissement, l’eau potable et jamais nos
gouvernants n’ont vu la catastrophe arriver. Au contraire dans ce domaine là
encore on a écouté cette toute petite minorité bruyante pour ne pas faire de
barrages, Chambonchard, Serre de la Farre, Sivens, pour éliminer les seuils des
moulins qui font tourner les centrales hydroélectriques, pour ne pas faire de
nouvelles centrales hydroélectriques parce qu’elles gênent les poissons, tant
pis si les éoliennes détruisent les oiseaux, j’en passe et des meilleures.
Mais là où ça devient critique c’est que l’eau vient à
manquer. Ou plus exactement le dérèglement climatique fait que si elle tombe du
ciel en même quantité sur notre pays, sa fréquence et son intensité a beaucoup
changé et changera encore beaucoup.
Sur la partie de la Loire et l’Allier en amont de Nevers
il faudra en 2050, c’est dans 25 ans, 60 millions de m3 supplémentaires pour
garder notre vie et nos activités identiques. Sinon ce sera 1 douche par
semaine et rationnement de l’eau en bouteille.
Car dans ce domaine non plus nos gouvernants n’ont pas
anticipé.
Il n’est pas encore trop tard nous avons le temps suffisant
et nécessaire pour réagir et nous adapter à condition de s’en donner les
moyens !
Cette adaptation passera par un bouquet de mesures, des
économies bien sûr dans notre quotidien et nos activités, la préservations des
milieux naturels qui retiennent l’eau et inévitablement la constitution de
réserves pour capter l’eau lorsqu’elle tombe en abondance et de plus en plus
violemment.
Et cessons d’écouter les écologistes qui n’apportent
aucune solution de l’ampleur des défis à relever. Leurs seules solutions sont
toujours plus de contraintes jusqu’à limiter la présence de l’homme sur
terre !
La neige qui stockait l’eau naturellement n’existe plus
ou moins, donc il faut remplacer ce phénomène. Mais il faut aussi préserver les
zones humides et cela passe par le maintient de prairies sur les montagnes qui
seules retiennent l’eau de manière efficace et pour ces prairies il faut de
l’élevage capable de les entretenir et donc manger de la viande ou boire du
lait pour que ces élevages soient rentables. Sinon les prairies seront remplacées
petit à petit par des forêts qui évaporent l’eau très fortement et favorisent
le ruissellement quand elles ne prennent pas feu en détruisant tout.
Et oui l’élevage peut apporter des nitrates dans l’eau,
mais arrêtons cette norme stupide qui date des années 60, scientifiquement
démentie plusieurs fois et qui n'altère pas l’eau potable. Il est faux
d’affirmer que 50mg/l est dangereux, des études très sérieuses affirment même
que les nitrates, qui sont d’ailleurs en grande quantité dans nos légumes
naturellement, aident à combattre le cancer car en effet les nitrates
favorisent la production de protéines.
Il faut arrêter de construire dans les villes en
imperméabilisant des sols qui raccourcissent le cycle de l’eau et ne permettent
pas son infiltration naturelle. Dans les zones urbaines l’eau de pluie doit
être stockée et/ou infiltrée. Cela évitera en outre des réseaux couteux à
entretenir.
Et puis il va falloir stocker l’eau pour nos différents
usages !
L’eau va tomber de façon de plus en plus violente du ciel.
En juin dernier nous l’avons assez vu
avec ce phénomène de grêle et d’eau, il a plu en juin 200mm en quelques heures
pour ne plus rien avoir ensuite durant des mois. Et faute de stockage nous
avons laissé partir toute cette eau à la mer sans qu’elle ne serve en aucune
façon ni à la nature ni à l’homme.
Oui il va falloir construire Chambonchard, sinon il
manquera 10 millions de m3/an sur la vallée du Cher et c’est à moyen terme la
disparition de l’agglomération de Montluçon.
Oui il faudra sans doute un barrage sur l’Allier pour
assurer l’eau potable et l’irrigation de notre alimentation.
Oui il faudra des stockages tout au long de l’Allier et
la Loire jusqu’à son estuaire sinon Nevers, Orléans, Tours verront passer l’eau
sans pouvoir l’utiliser et Nantes sera submergée par la remontée de l’eau salée
jusque dans les terres.
Quand j’entends dire qu’il faut remplacer le maïs par des
cultures moins gourmandes en eau par les mêmes qui défendent l’augmentation du
maraichage autour des villes, ont-ils conscience qu’un hectare de légume
consomme dix fois plus d’eau qu’un hectare de maïs ?
Chaque plante est composée de 80% d’eau et a le même
besoin d’eau pour combiner avec le CO2 et assurer sa croissance. Ce qui compte
c’est la production de matière sèche utilisable ramenée à la surface et pour
cela nous aurons besoin d’une combinaison de plusieurs cultures.
Ecoutons la science, elle a de formidables solutions,
écoutons les scientifiques ils ont la clé, mais cessons d’écouter tous ces
militants parfois cachés sous des habits de scientifiques qui ne voient que les
solutions par la régression et la limitation de l’activité en ayant comme seul
langage la peur et les épouvantails de la catastrophe.
Sur la Sioule les agriculteurs et EDF ont signé un accord
d’utilisation de l’eau du barrage des Fades en période de sécheresse, résultat
c’est la seule rivière qui n’a été impactée par aucune restriction de
sécheresse depuis deux ans. Et qui en a le plus profité ? La nature, la
biodiversité, les poissons qui sans cette eau lâchée par le barrage seraient
morts ou par le manque d’eau ou par une eau trop chaude. Voilà l’exemple même
que le stockage, la main de l’homme, peut servir à l’ensemble de
l’écosystème !
Cessons de chercher la brindille, la bricole qui pourrait
être dérangée quand la plus grande masse peut bénéficier à l’ensemble du monde
vivant.
Nous vivons une époque formidable car l’homme a devant
lui des challenges importants à relever, c’est possible, depuis des siècles l’homme
et la nature se sont adaptés, les Romains et les Egyptiens irriguaient en
stockant l’eau et ils n’avaient aucun ordinateur pour modéliser les calculs de
débits serions-nous plus bêtes qu’eux ?
L’eau ne sera jamais rare si nous savons la gérer.

