samedi 1 juillet 2023
mardi 6 juin 2023
lundi 1 mai 2023
mardi 4 avril 2023
Ste Soline Martyre?
Sans doute cette femme a-t-elle été martyrisée trop tôt
car son véritable supplice s’est déroulé 18 siècles plus tard le 25 mars 2023
par l’extrême gauche politique européenne au sujet de réserves en eau.
Une foule représentant plusieurs sectes décroissantes se
sont donné rendez-vous sur le lieu de contestation de la création de réserves
en eau dans le but de cultiver notre nourriture.
Il serait difficile à Ste Soline et il le sera à nous
dans les années qui viennent, d’implorer de nous donner notre pain quotidien si
comme Moïse la manne venue du ciel venait à manquer.
La manne en réalité ne manque pas, elle tombe toujours
autant mais de façon de plus en plus irrégulière et la stocker quand elle tombe
en abondance pour l’utiliser lorsqu’elle vient à manquer coule du bon sens, le
bon sens paysan.
Mais comment demander à des gens d’avoir ce bon sens
quand la vision de l’agriculture se fait par le prisme du complotisme, ou pire
du dogme politique religieux qui consacre l’agriculture moderne comme
capitalistique, vu des appartements des grandes villes, où les évangiles préconisent
de faire pousser ses salades sur des balcons ou dans des caves.
Ces gens tous issus de milieux aisés, n’ayant jamais
peiné pour trouver à manger, à la recherche de la spiritualité, se trouvent un
dieu Ecologie devant lequel l’homme doit faire acte de contrition et offrir des
sacrifices au travers entre-autres de la famine.
C’est donc par lapidation que les futurs réservoirs d’eau
sont tentés d’être expiés, à l’encontre des règles du peuple, au mépris de la
démocratie, nous ramenant au IIIe siècle avec son église hypocrite faisant les
lois pour le peuple se refusant de les appliquer à ses membres.
La technique extrémiste a de tout temps profité de la
peur des hommes, en imposant le fascisme, ici celui de l’écologie comme un
idéal collectif suprême. C’est l’opposition frontale à la démocratie
parlementaire, se posant au-dessus des lois et des interdictions s'appuyant sur une vision idéalisée du passé et sur l'émotion
collective mettant en scène la théâtralité dynamique d'une religion civile.
J’ai cherché si l’eau avait une sainte patronne et faute d’en
trouver, je propose en réponse à ces nouveaux religieux de l’écologie de nommer
Ste Soline sainte patronne de l’eau !
dimanche 2 avril 2023
samedi 4 mars 2023
jeudi 23 février 2023
Il faudra gérer l'eau!
Nos gouvernants ne réagissent aux situations les plus
graves que lorsque vient la crise et ils gèrent alors les problèmes par des
actions radicales.
On l’a vu avec la crise de l’énergie électrique, des
années d’inaction basées sur le dogme et d’écouter la minorité bruyante capable
de donner une majorité pour prendre le pouvoir, assortie de contrepartie
politiques désastreuses. On est passé en
quelques semaines d’une loi de programmation fermant 12 centrales nucléaires,
dont la première actée, à la construction de deux EPR en plus des centrales existantes
qui sont maintenues.
Pour la politique de l’eau c’est exactement la même
chose. Cela fait 20 ans que je m’occupe de ce sujet, au travers de
l’agriculture et l’irrigation, l’assainissement, l’eau potable et jamais nos
gouvernants n’ont vu la catastrophe arriver. Au contraire dans ce domaine là
encore on a écouté cette toute petite minorité bruyante pour ne pas faire de
barrages, Chambonchard, Serre de la Farre, Sivens, pour éliminer les seuils des
moulins qui font tourner les centrales hydroélectriques, pour ne pas faire de
nouvelles centrales hydroélectriques parce qu’elles gênent les poissons, tant
pis si les éoliennes détruisent les oiseaux, j’en passe et des meilleures.
Mais là où ça devient critique c’est que l’eau vient à
manquer. Ou plus exactement le dérèglement climatique fait que si elle tombe du
ciel en même quantité sur notre pays, sa fréquence et son intensité a beaucoup
changé et changera encore beaucoup.
Sur la partie de la Loire et l’Allier en amont de Nevers
il faudra en 2050, c’est dans 25 ans, 60 millions de m3 supplémentaires pour
garder notre vie et nos activités identiques. Sinon ce sera 1 douche par
semaine et rationnement de l’eau en bouteille.
Car dans ce domaine non plus nos gouvernants n’ont pas
anticipé.
Il n’est pas encore trop tard nous avons le temps suffisant
et nécessaire pour réagir et nous adapter à condition de s’en donner les
moyens !
Cette adaptation passera par un bouquet de mesures, des
économies bien sûr dans notre quotidien et nos activités, la préservations des
milieux naturels qui retiennent l’eau et inévitablement la constitution de
réserves pour capter l’eau lorsqu’elle tombe en abondance et de plus en plus
violemment.
Et cessons d’écouter les écologistes qui n’apportent
aucune solution de l’ampleur des défis à relever. Leurs seules solutions sont
toujours plus de contraintes jusqu’à limiter la présence de l’homme sur
terre !
La neige qui stockait l’eau naturellement n’existe plus
ou moins, donc il faut remplacer ce phénomène. Mais il faut aussi préserver les
zones humides et cela passe par le maintient de prairies sur les montagnes qui
seules retiennent l’eau de manière efficace et pour ces prairies il faut de
l’élevage capable de les entretenir et donc manger de la viande ou boire du
lait pour que ces élevages soient rentables. Sinon les prairies seront remplacées
petit à petit par des forêts qui évaporent l’eau très fortement et favorisent
le ruissellement quand elles ne prennent pas feu en détruisant tout.
Et oui l’élevage peut apporter des nitrates dans l’eau,
mais arrêtons cette norme stupide qui date des années 60, scientifiquement
démentie plusieurs fois et qui n'altère pas l’eau potable. Il est faux
d’affirmer que 50mg/l est dangereux, des études très sérieuses affirment même
que les nitrates, qui sont d’ailleurs en grande quantité dans nos légumes
naturellement, aident à combattre le cancer car en effet les nitrates
favorisent la production de protéines.
Il faut arrêter de construire dans les villes en
imperméabilisant des sols qui raccourcissent le cycle de l’eau et ne permettent
pas son infiltration naturelle. Dans les zones urbaines l’eau de pluie doit
être stockée et/ou infiltrée. Cela évitera en outre des réseaux couteux à
entretenir.
Et puis il va falloir stocker l’eau pour nos différents
usages !
L’eau va tomber de façon de plus en plus violente du ciel.
En juin dernier nous l’avons assez vu
avec ce phénomène de grêle et d’eau, il a plu en juin 200mm en quelques heures
pour ne plus rien avoir ensuite durant des mois. Et faute de stockage nous
avons laissé partir toute cette eau à la mer sans qu’elle ne serve en aucune
façon ni à la nature ni à l’homme.
Oui il va falloir construire Chambonchard, sinon il
manquera 10 millions de m3/an sur la vallée du Cher et c’est à moyen terme la
disparition de l’agglomération de Montluçon.
Oui il faudra sans doute un barrage sur l’Allier pour
assurer l’eau potable et l’irrigation de notre alimentation.
Oui il faudra des stockages tout au long de l’Allier et
la Loire jusqu’à son estuaire sinon Nevers, Orléans, Tours verront passer l’eau
sans pouvoir l’utiliser et Nantes sera submergée par la remontée de l’eau salée
jusque dans les terres.
Quand j’entends dire qu’il faut remplacer le maïs par des
cultures moins gourmandes en eau par les mêmes qui défendent l’augmentation du
maraichage autour des villes, ont-ils conscience qu’un hectare de légume
consomme dix fois plus d’eau qu’un hectare de maïs ?
Chaque plante est composée de 80% d’eau et a le même
besoin d’eau pour combiner avec le CO2 et assurer sa croissance. Ce qui compte
c’est la production de matière sèche utilisable ramenée à la surface et pour
cela nous aurons besoin d’une combinaison de plusieurs cultures.
Ecoutons la science, elle a de formidables solutions,
écoutons les scientifiques ils ont la clé, mais cessons d’écouter tous ces
militants parfois cachés sous des habits de scientifiques qui ne voient que les
solutions par la régression et la limitation de l’activité en ayant comme seul
langage la peur et les épouvantails de la catastrophe.
Sur la Sioule les agriculteurs et EDF ont signé un accord
d’utilisation de l’eau du barrage des Fades en période de sécheresse, résultat
c’est la seule rivière qui n’a été impactée par aucune restriction de
sécheresse depuis deux ans. Et qui en a le plus profité ? La nature, la
biodiversité, les poissons qui sans cette eau lâchée par le barrage seraient
morts ou par le manque d’eau ou par une eau trop chaude. Voilà l’exemple même
que le stockage, la main de l’homme, peut servir à l’ensemble de
l’écosystème !
Cessons de chercher la brindille, la bricole qui pourrait
être dérangée quand la plus grande masse peut bénéficier à l’ensemble du monde
vivant.
Nous vivons une époque formidable car l’homme a devant
lui des challenges importants à relever, c’est possible, depuis des siècles l’homme
et la nature se sont adaptés, les Romains et les Egyptiens irriguaient en
stockant l’eau et ils n’avaient aucun ordinateur pour modéliser les calculs de
débits serions-nous plus bêtes qu’eux ?
L’eau ne sera jamais rare si nous savons la gérer.
samedi 4 février 2023
mardi 27 décembre 2022
Qui osera supprimer les villes?
Nous courrons à la catastrophe faute de subir 40 années de défaut d’aménagement du territoire.
40 ans que tout est fait pour concentrer dans de grands
centres urbains les centres de décisions économiques, les entreprises et forces
vives de l’économie et la population qui va avec.
Les Michelin, Limagrain, Legrand sociétés multinationales
ayant leur siège social en région ne sont plus que des marginaux dans un
paysage économique concentré sur Paris, Lyon et quelques autres agglomérations.
A tel point qu’on ne vit plus dans ces mégapoles, on s’entasse,
on s’agglutine à des coûts exorbitants, là où le m² habitable coûte plus cher
que l’hectare dans les campagnes.
Inévitablement ces centres coagulent désormais toutes les
crispations sociales, les communautés qui longtemps ont vécu côte à côte se font
face à face. Les esprits s’échauffent, la violence monte, les tensions
deviennent légions et les dégâts coutent des fortunes en réparation ou maintien
en état.
Alors pour maintenir une paix sociale on fait des
chèques, on aide, on subventionne l’inactivité, et puis on investit toujours
plus dans ce puit sans fond de l’agrandissement de ces pôles urbains.
Tout cela est payé par de l’argent miracle, de la dette
empruntée auprès de monarchies en pétrodollars dont les garants sont ceux de
moins en moins nombreux qui paient des impôts plus qu’ils ne reçoivent d’aides.
Cette dette qui ronge l’économie, qui hypothèque l’avenir, 47.000€ par habitant
enfants et vieillards compris, ce qui fait cumulé plus de 3 milliards d’€, les
chiffres sont affolants.
Cette dette qui n’a servi qu’à financer des constructions
de plus en plus chères, des immeubles de plus en plus hauts, des moyens de
circulation de plus en plus coûteux et de plus en plus saturés. Cette dette qui
a servi à concentrer toujours plus de pollution tout en rejetant son mal sur des
campagnes vidées devenues des déserts.
Il n’y a plus de trains que pour relier les grandes
agglomérations entre elles, il en est de même pour les autoroutes ou pour les
moyens de communication numériques.
Mêmes les lois et règlements sont devenues l’apanage du
reflet de la vie urbaine faisant peser sur la ruralité des règles n’ayant aucun
sens dans son contexte. Quelle application doit-elle faite à la loi Zéro
Artificialisation Nette dans une commune délivrant 2 permis de construire par
an alors qu’il disparait la surface d’un département tous les 5 ans sous l’agrandissement
des grandes agglomérations.
Une des solutions pour stopper la pollution, nos
décideurs ont décidé de s’affranchir des énergies fossiles, sans se soucier qu’il
existe bien d’autres sources de pollution bien plus actives et néfastes.
Mais personne ne se soucie de rembourser la dette à ceux
qui nous livrent le pétrole et qui faute de vente risquent d’exiger leur dû….
Le dérèglement climatique pour une bonne part ayant sa
cause dans la concentration urbaine va finir de faire exploser la vie en ville
par ses privations, son manque d’autonomie vitale, ses contraintes qui vont
devenir insupportables.
Pendant ce temps les campagnes se vident, se meurent, la
valeur de l’immobilier devient secondaire tellement elle est basse, tout y est
accessible pour l’essentiel mais tout y est difficile pour le virtuel si cher à
l’urbain.
Alors il existe des solutions et la plus efficace s’appelle
la répartition des richesses, de l’économie et de la vie sur les territoires.
Oui il est possible de trouver un terrain constructible
pour 30€/m² au lieu de 500/m², oui il est possible de créer des lignes de train
agréables entre nos petites villes plutôt que des lignes de métro bondées, sous
terre et en panne ou en grève, oui il est possible d’accueillir des zones
économiques sans prendre sur de bonnes terres agricoles en requalifiant de
nombreuses friches industrielles, oui il est possible de créer des réseaux secs
et humides dans les petites villes et entre les centres urbains à moindres
coûts, oui il est possible de se nourrir localement et à moins cher, oui il est
possible de vivre sans polluer et à moindre coût, oui il est possible de vivre
sans s’endetter en créant de la richesse et même d’être solidaire avec son
voisin, oui la ruralité peut-être une chance de revenir à une vie sociale
heureuse plutôt que d’être l’exutoire des villes et le bouc émissaire à la
pollution des urbains.
Il faut juste une volonté politique, des décisions
courageuses, des exemples qui produisent des généralités, supprimer les couches
administratives inutiles, redonner le pouvoir aux élus locaux y compris celui
de légiférer localement et transférer les sommes gigantesques néfastes à l’agrandissement
des villes en direction des campagnes.
Lorsque le bâtiment du gouvernement avec ses ministres sera
implanté dans un département rural, dans une commune qui ne fera pas plus de
10.000 habitants, le commencement du retour à une vie faite de valeurs saines
et équilibrées verra le jour avec à la clé les profits économiques pour tous,
mais qui osera ?
Si cela ne se fait pas par acceptation et volontarisme,
inévitablement c’est par force que cela reviendra mais à quel prix.

