jeudi 26 mars 2020
vendredi 20 mars 2020
mercredi 26 février 2020
samedi 8 février 2020
mercredi 8 janvier 2020
mardi 31 décembre 2019
mercredi 18 décembre 2019
lundi 11 novembre 2019
Mon discours à l'occasion du 11 novembre 2019
Le 11 novembre 1918, à 5h10 du matin, dans un petit wagon
isolé en pleine forêt de Compiègne, l’armistice était signé. Le même jour, à
11h, clairons et cloches sonnaient dans toute la France pour célébrer la fin de
l’un des conflits les plus meurtriers de l’histoire de l’humanité.
Aucune région, aucune commune, aucun foyer n’a été
épargné par le fléau de cette guerre totale.
1 million 500 000 soldats sont morts au champ d’honneur,
laissant derrière eux des milliers de veuves et d’orphelins. 300 000 civils ont
été tués. 1 million d’invalides et 15 000 « gueules cassées » regagnent alors
les campagnes d’un pays dévasté et exsangue économiquement. La publicité
actuelle autour de la privatisation de la Française des Jeux nous rappelle à ce
sujet pourquoi la Loterie Nationale a été créée.
Nous avons le devoir de ne pas oublier !
Sur le front, sur les « champs tragiques » de Verdun,
comme l’écrivait alors Clémenceau, 70% des soldats français se battent aux
portes de l’Enfer, en affrontant seuls, sur une terre ravagée par 60 millions
d’obus, les divisions allemandes lancées à l’assaut de leurs positions et les
1200 canons braqués sur eux. Progressivement, l’offensive allemande est
enrayée, les territoires perdus sont reconquis, faisant de Verdun le symbole de
la bravoure et de l’esprit de résistance des armées françaises.
Imagine-t-on seulement un instant le courage de ces
hommes, leur abnégation pour la défense de notre pays, pour la défense de notre
patrie.
Se souvenir, c’est non seulement rendre hommage à ces
héros, mais c’est aussi, afin que leur sacrifice ne soit pas vain, défendre nos
valeurs, s’engager et donner un sens à nos vies. Aujourd’hui, il nous
appartient de passer cette mémoire à la génération suivante.
« La mémoire est la
vie, toujours portée par les groupes vivants (…) Elle est un phénomène toujours
actuel, un lien vécu au présent éternel (…) Elle installe le souvenir dans le
sacré ».
Alors que de puissantes forces de désintégration sont
plus que jamais à l’œuvre dans la société française, alors que la République
subit les assauts répétés des fanatiques et des extrémistes, la mémoire de la
Grande Guerre nous enjoint à toujours raviver la flamme des valeurs qui animent
la France depuis des siècles.
Le souvenir des soldats de la Grande Guerre est bien plus
qu’un simple retour sur le passé : « Ce que les morts nous demandent, ce n’est
pas de les plaindre, mais de les continuer (...) Ce qu’ils attendent de nous,
ce n’est pas un sanglot, mais un élan », écrivait Pierre Brossolette.
Résister face à tout ce qui menace de fracturer la
République, tel est l’enseignement que nous devons transmettre aujourd’hui.
Cette transmission c’est la tâche sans relâche du
Souvenir Français, de ses membres, de tous ceux qui en son sein œuvrent pour
que la flamme de la mémoire ne s’éteigne pas. Cette place que nous avons
inaugurée il y a quelques instants, le Général Vernois ne devait pas se douter
qu’il gagnerait ici à St Pourçain une bataille 101 ans après la fin de la
guerre, la dernière pour lui, celle contre l’oubli.
Tout comme le caporal Nizier il y a quelques semaines,
ces soldats tombés au champ d’honneur redeviennent grâce à vous des symboles,
des modèles, des petits cailloux traçant notre chemin vers la fierté d’être
français.
Je suis fier et le conseil municipal avec moi, d’avoir
donné à St Pourçain un nom à un endroit de notre ville, par un soldat de notre
ville.
Je salue d’autant plus votre action que je sais que vous
l’exercez au-dessus de tout esprit partisan, seule la mémoire de ceux qui se
sont battus vous importe, bien au-dessus de ce qui enferme ceux, dans le
couloir restreint de la petitesse humaine. Les soldats dont je remercie leur
présence aujourd’hui sont le symbole fort de la continuité républicaine vers
l’unité de notre nation.
Grâce au Souvenir Français, Mon Général vous êtes
aujourd’hui citoyen d’honneur de notre ville !
Vive la République, Vive la France !
samedi 9 novembre 2019
vendredi 18 octobre 2019
Pour quelle vie en société?
Je suis pessimiste sur l’évolution des rapports humains
en général et de notre capacité à vivre en société de manière civilisée tant le
délitement est important et la perte de valeur se fait sentir.
Tout de suite un lecteur subjectif peut interpréter ces propos
liminaires comme très réactionnaires.
Pourtant c’est avec l’appui d’exemples récents que
j’affirme cela.
La remise en cause de la science, le buzz médiatique,
le corporatisme, le communautarisme, la primeur du superflu sur
l’essentiel, le manque d’honnêteté, sont autant de cancers qui nous rongent.
La protection de l’environnement devient une religion qui
s’appuie sur des dogmes reniant tout le progrès permis par la science, comme la
production d’énergie dont le nucléaire, comme les biotechnologies, comme la
remise en cause globale de l’agriculture qui assure pourtant une sécurité
alimentaire toujours en progrès et comme toute religion, des élans sectaires se
développent en marge tels les mouvements spécistes. Les protecteurs politiques
de l’environnement ne sont que les transformistes d’une gauche radicale prônant
la décroissance et de fait le malheur de l’espèce humaine en prenant prétexte
de vouloir sauver notre planète.
Je pense pourtant que les améliorations en matière
environnementale viendront par la science, le progrès, l’intelligence et la
bonne orientation d’une croissance normale et controlée.
Les collapsologues de tous poils dont les
environnementalistes jouent sur la peur, aidés par des médias qui désormais ne
vont plus au fond, mais surfent sur l’immédiateté et le gonflement du détail à
la limite du ridicule. L’affaire Dupont
de Ligonèsse en a été l’exemple flagrant ridiculisant un système médiatique dont
la course au buzz bafoua jusqu’à la règle élémentaire du journalisme de vérification
des sources, bien relayé par les réseaux sociaux. J’ai eu à subir les affres de
ce buzz médiatique dans un évènement récent, aiguillonné par des réseaux
sociaux, déversoirs de rancune, de vengeance, de haine, basée sur une information
tronquée issue d’un fonctionnaire en mal d’existence médiatique au prix
d’enfreindre son devoir de réserve. Heureusement la presse locale, celle dont
on croise les journalistes, sait prendre le recul et la vérification nécessaire
à l’exercice du métier.
Ce qui me permet de rebondir sur les valeurs essentielles
de la vie en société que sont l’honnêteté, la justice et la probité dont
l’inverse deviennent trop souvent force de loi et prétexte à l’apitoiement
cherchant forcément la cause comme une excuse. La diffusion médiatique prend
alors par tous moyens, le malhonnête pour une victime faisant passer le juste
et droit pour un bourreau.
Le corporatisme et le communautarisme ne deviennent alors
que l’agglomération d’intérêts particuliers basés tout à la fois sur le dogme,
le religieux, la défense de quelques-uns au dépend de l’immense majorité et
d’un intérêt général tellement nécessaire.
Bref, la société se délite, les intérêts particuliers
s’exacerbent, le dogme l’emporte sur la raison et le journal de 20h ou Facebook
devient la loi qui s’impose dans la seconde.
Quelle peut être l’issue de tout cela, jusqu’où cela
ira-t-il, est-ce que la virtualité sera le passage obligé des échanges au
dépend des rapports humains ?
Je vis dans un monde politique, où bien qu’imparfait, le
débat entre humains existe je ne voudrais pas que ce soit le crépuscule de
notre civilisation.
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