mercredi 8 janvier 2020
mardi 31 décembre 2019
mercredi 18 décembre 2019
lundi 11 novembre 2019
Mon discours à l'occasion du 11 novembre 2019
Le 11 novembre 1918, à 5h10 du matin, dans un petit wagon
isolé en pleine forêt de Compiègne, l’armistice était signé. Le même jour, à
11h, clairons et cloches sonnaient dans toute la France pour célébrer la fin de
l’un des conflits les plus meurtriers de l’histoire de l’humanité.
Aucune région, aucune commune, aucun foyer n’a été
épargné par le fléau de cette guerre totale.
1 million 500 000 soldats sont morts au champ d’honneur,
laissant derrière eux des milliers de veuves et d’orphelins. 300 000 civils ont
été tués. 1 million d’invalides et 15 000 « gueules cassées » regagnent alors
les campagnes d’un pays dévasté et exsangue économiquement. La publicité
actuelle autour de la privatisation de la Française des Jeux nous rappelle à ce
sujet pourquoi la Loterie Nationale a été créée.
Nous avons le devoir de ne pas oublier !
Sur le front, sur les « champs tragiques » de Verdun,
comme l’écrivait alors Clémenceau, 70% des soldats français se battent aux
portes de l’Enfer, en affrontant seuls, sur une terre ravagée par 60 millions
d’obus, les divisions allemandes lancées à l’assaut de leurs positions et les
1200 canons braqués sur eux. Progressivement, l’offensive allemande est
enrayée, les territoires perdus sont reconquis, faisant de Verdun le symbole de
la bravoure et de l’esprit de résistance des armées françaises.
Imagine-t-on seulement un instant le courage de ces
hommes, leur abnégation pour la défense de notre pays, pour la défense de notre
patrie.
Se souvenir, c’est non seulement rendre hommage à ces
héros, mais c’est aussi, afin que leur sacrifice ne soit pas vain, défendre nos
valeurs, s’engager et donner un sens à nos vies. Aujourd’hui, il nous
appartient de passer cette mémoire à la génération suivante.
« La mémoire est la
vie, toujours portée par les groupes vivants (…) Elle est un phénomène toujours
actuel, un lien vécu au présent éternel (…) Elle installe le souvenir dans le
sacré ».
Alors que de puissantes forces de désintégration sont
plus que jamais à l’œuvre dans la société française, alors que la République
subit les assauts répétés des fanatiques et des extrémistes, la mémoire de la
Grande Guerre nous enjoint à toujours raviver la flamme des valeurs qui animent
la France depuis des siècles.
Le souvenir des soldats de la Grande Guerre est bien plus
qu’un simple retour sur le passé : « Ce que les morts nous demandent, ce n’est
pas de les plaindre, mais de les continuer (...) Ce qu’ils attendent de nous,
ce n’est pas un sanglot, mais un élan », écrivait Pierre Brossolette.
Résister face à tout ce qui menace de fracturer la
République, tel est l’enseignement que nous devons transmettre aujourd’hui.
Cette transmission c’est la tâche sans relâche du
Souvenir Français, de ses membres, de tous ceux qui en son sein œuvrent pour
que la flamme de la mémoire ne s’éteigne pas. Cette place que nous avons
inaugurée il y a quelques instants, le Général Vernois ne devait pas se douter
qu’il gagnerait ici à St Pourçain une bataille 101 ans après la fin de la
guerre, la dernière pour lui, celle contre l’oubli.
Tout comme le caporal Nizier il y a quelques semaines,
ces soldats tombés au champ d’honneur redeviennent grâce à vous des symboles,
des modèles, des petits cailloux traçant notre chemin vers la fierté d’être
français.
Je suis fier et le conseil municipal avec moi, d’avoir
donné à St Pourçain un nom à un endroit de notre ville, par un soldat de notre
ville.
Je salue d’autant plus votre action que je sais que vous
l’exercez au-dessus de tout esprit partisan, seule la mémoire de ceux qui se
sont battus vous importe, bien au-dessus de ce qui enferme ceux, dans le
couloir restreint de la petitesse humaine. Les soldats dont je remercie leur
présence aujourd’hui sont le symbole fort de la continuité républicaine vers
l’unité de notre nation.
Grâce au Souvenir Français, Mon Général vous êtes
aujourd’hui citoyen d’honneur de notre ville !
Vive la République, Vive la France !
samedi 9 novembre 2019
vendredi 18 octobre 2019
Pour quelle vie en société?
Je suis pessimiste sur l’évolution des rapports humains
en général et de notre capacité à vivre en société de manière civilisée tant le
délitement est important et la perte de valeur se fait sentir.
Tout de suite un lecteur subjectif peut interpréter ces propos
liminaires comme très réactionnaires.
Pourtant c’est avec l’appui d’exemples récents que
j’affirme cela.
La remise en cause de la science, le buzz médiatique,
le corporatisme, le communautarisme, la primeur du superflu sur
l’essentiel, le manque d’honnêteté, sont autant de cancers qui nous rongent.
La protection de l’environnement devient une religion qui
s’appuie sur des dogmes reniant tout le progrès permis par la science, comme la
production d’énergie dont le nucléaire, comme les biotechnologies, comme la
remise en cause globale de l’agriculture qui assure pourtant une sécurité
alimentaire toujours en progrès et comme toute religion, des élans sectaires se
développent en marge tels les mouvements spécistes. Les protecteurs politiques
de l’environnement ne sont que les transformistes d’une gauche radicale prônant
la décroissance et de fait le malheur de l’espèce humaine en prenant prétexte
de vouloir sauver notre planète.
Je pense pourtant que les améliorations en matière
environnementale viendront par la science, le progrès, l’intelligence et la
bonne orientation d’une croissance normale et controlée.
Les collapsologues de tous poils dont les
environnementalistes jouent sur la peur, aidés par des médias qui désormais ne
vont plus au fond, mais surfent sur l’immédiateté et le gonflement du détail à
la limite du ridicule. L’affaire Dupont
de Ligonèsse en a été l’exemple flagrant ridiculisant un système médiatique dont
la course au buzz bafoua jusqu’à la règle élémentaire du journalisme de vérification
des sources, bien relayé par les réseaux sociaux. J’ai eu à subir les affres de
ce buzz médiatique dans un évènement récent, aiguillonné par des réseaux
sociaux, déversoirs de rancune, de vengeance, de haine, basée sur une information
tronquée issue d’un fonctionnaire en mal d’existence médiatique au prix
d’enfreindre son devoir de réserve. Heureusement la presse locale, celle dont
on croise les journalistes, sait prendre le recul et la vérification nécessaire
à l’exercice du métier.
Ce qui me permet de rebondir sur les valeurs essentielles
de la vie en société que sont l’honnêteté, la justice et la probité dont
l’inverse deviennent trop souvent force de loi et prétexte à l’apitoiement
cherchant forcément la cause comme une excuse. La diffusion médiatique prend
alors par tous moyens, le malhonnête pour une victime faisant passer le juste
et droit pour un bourreau.
Le corporatisme et le communautarisme ne deviennent alors
que l’agglomération d’intérêts particuliers basés tout à la fois sur le dogme,
le religieux, la défense de quelques-uns au dépend de l’immense majorité et
d’un intérêt général tellement nécessaire.
Bref, la société se délite, les intérêts particuliers
s’exacerbent, le dogme l’emporte sur la raison et le journal de 20h ou Facebook
devient la loi qui s’impose dans la seconde.
Quelle peut être l’issue de tout cela, jusqu’où cela
ira-t-il, est-ce que la virtualité sera le passage obligé des échanges au
dépend des rapports humains ?
Je vis dans un monde politique, où bien qu’imparfait, le
débat entre humains existe je ne voudrais pas que ce soit le crépuscule de
notre civilisation.
dimanche 29 septembre 2019
Mon discours lors du 17e hommage aux Bourbonnais tombés en Afrique du Nord
Monsieur le Président,
Madame la Préfète,
Mesdames et messieurs les
parlementaires
Mesdames et messieurs les
élus et vous toutes et tous amis par devoir ou par sympathie du monde des
anciens combattants, merci d’être encore si nombreux aujourd’hui.
Ils étaient des Bourbonnais, 138, ayant perdu la vie dans cette guerre qui a mis très longtemps
à en porter le nom.
Tombés pour la France au
nord de ce continent africain qui depuis n’a cessé ses soubresauts vers la paix
ou la démocratie, alors que c’était un bout de notre patrie, ils étaient
jeunes, ils étaient les forces vives, ils étaient l’espoir de vivre dans un
pays uni constitué sur plusieurs continents.
Mais leur vie s’est
arrêtée au coin d’une rue, d’un champ, au bord d’un oued, d’une piste ou
derrière un rocher.
Ces Bourbonnais reposent
le plus souvent dans un petit coin de notre département, là où ils vivaient,
souvent où ils étaient nés, alors qu’ils ne se connaissaient pas entre eux
avant de partir.
Mais en reconnaissance
pour eux, pour leur dire combien ils comptaient pour nous et combien la France
et notre Bourbonnais sont fiers, leurs noms sont rassemblés, tous gravés là
dans cette pierre qui s’érige si majestueuse.
St Pourçain est fière de
porter leur mémoire, St Pourçain est fière de les réunir sur ce monument et St
Pourçain est fière que vous soyez tous présents ici ensemble encore cette année
pour leur rendre hommage.
Ma génération qui n’a pas
connu ce conflit sur les terres de notre pays veut aussi vous rendre hommage à
vous qui en êtes revenus, combattants, harkis, familles de déracinés et qui
pour beaucoup sont des membres actifs des associations qui militent pour le
devoir de mémoire.
Permettez moi d’avoir une
pensée en ce jour pour Jacques Chirac qui a été l’un des votre entre 1956 et
1957, basé à Souk-El Arba et qui en tant que président de la république a
instauré le 5 décembre de chaque année comme une journée d’hommage national à
tous ceux morts lors de ce conflit, sans préjuger des autres dates liées à
cette guerre.
Dans l’enceinte de ce
mémorial sont réunis tous ceux tombés aux champs de bataille, en 14 en 40, pour
le conflit qui nous réunit ce jour et je souhaite que la place qui nous reste
serve davantage à nous retrouver en leur mémoire qu’à ériger d’autres
monuments. Il nous faut donc davantage des bâtisseurs de paix que des attiseurs
de feu dans les conflits qui ne manqueront pas de venir.
Les mots aujourd’hui
déchainent davantage de violence d’autant plus qu’ils sont colportés et amplifiés
par les moyens modernes de communication, souvent de manière anonyme.
Ces jeunes gens tombés au
champ de bataille, la défense de la nation chevillée au corps ont exécuté les
ordres de leurs supérieurs et les décisions du pouvoir politique et démocratique.
Une bataille même dirigée
par une démocratie reste une bataille qui laisse au sol des combattants et
souvent des civils victimes directes ou collatérales.
Mais une bataille livrée
par une démocratie et ici s’inscrit dans un devoir de défense, la défense de
son peuple, la défense de la nation qui doit s’unir et ne faire qu’un derrière
ceux qui se battent en son nom.
Ils ont été courageux, ils
n’ont pas forcément eu le choix, ils l’ont payé de leur vie, le marbre pour
toujours nous le rappelle avec force pour chacun comme un modèle pour les
générations à venir.
jeudi 29 août 2019
Pourquoi je ne prendrai pas d'arrêté de 150 mètres
Je ne ferai pas partie de ces maires qui prennent des
arrêtés interdisant l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse à
moins de 150 mètres des maisons.
-Parce que ne cibler que les produits de synthèse exclue les
produits dits « naturels » comme le cuivre, le soufre, le BT, l’huile
de neem et tant d’autres produits bien plus nocifs pour la santé même en plein
champ et souvent épandus à des quantités chiffrées par centaines de kilogrammes
à l’hectare alors que les produits de synthèse le sont en grammes. D’ailleurs l’intoxication
qui a eu lieu il y a quelques années près de Bordeaux à proximité d’une école l’était
justement avec du cuivre
-Parce que le danger est bien davantage dans les maisons par
l’emploi de tout un tas de produits ménagers très toxiques pour l’homme et en
contact direct. Je veux parler de tous les produits d’entretien, des
insecticides pulvérisés, des insecticides pour chiens et chats qui ont été
retirés de l’agriculture car trop dangereux, des médicaments puissants perturbateurs
endocriniens, des fumées de cuisson très cancérigènes, des fumées d'échappement des moteurs, la liste n’est pas
exhaustive et à surtout ne pas mettre à proximité des champs ou des vaches pour
ne pas les intoxiquer.
-Parce qu’à l’origine la France était rurale et c’est bien
davantage la ville qui s’étend en accaparant des terres agricoles et les
polluants avec du béton, du goudron ou tout autre produit néfaste pour la
nature par l’agrandissement des villes et que la limite de 150 mètres ne
cesserait d’être une limite qui repousserait toujours plus loin les terres agricoles
tellement nécessaires pour nous nourrir et
assurer notre souveraineté alimentaire, comme les indiens ont été repoussés par
les migrants venus d’Europe dans la constitution des Amériques.
-Parce que cette mesure pourrait avoir une volonté de
dévaloriser la valeur des terres comprises dans cette limite pour en faire
encore un peu plus un potentiel constructible à bas prix au dépend de l’outil
de travail agricole et que la règle d’antériorité en urbanisme donne le
privilège des droits à celui qui est là le premier.
-Parce que cette mesure est en complète contradiction avec l’épandage
en pleines rues et au milieu des villes du sud de la France, d’insecticides
luttant contre les moustiques par épandage sur terre et dans les airs.
La logique des maires qui prennent ces arrêtés voudrait au
moins qu’ils s’en servent pour épandre les boues de station d’épuration ou enfouir
les déchets ultimes, trop souvent épandus sur des terres agricoles en payant les
agriculteurs pour qu’ils veuillent bien les accepter, ce qui n’est pas le cas à St
Pourçain puisque nous avons fait le choix d’incinérer ces boues. Ici l’expansion
urbaine se fait d’abord en bouchant « les dents creuses » justement
pour éviter les mitoyennetés avec la production agricole, toujours sur des
terres à faible valeur agronomique voire en friche et d’abord en privilégiant
la densification ou la réhabilitation de l’ancien notamment en centre-ville. Je
n’aurai pas besoin de signer de charte avec le monde agricole, car je pense
sincèrement qu’il faut le protéger et lui donner les moyens de produire, et que
c’est bien davantage dans l’aménagement du territoire par laquelle la solution
passe plutôt que la concentration urbaine, privilégions l’utilisation de tout
le bâti existant dans nos campagnes et donnons-lui les moyens de communiquer et
de vivre autant que les grandes villes qui ne cessent de concentrer les hommes
et les problèmes.
samedi 27 juillet 2019
L'eau quand il en manque...
Vaste sujet sur un élément si essentiel à la vie qui peut
être la cause du bonheur comme du malheur.
Je m’arrêterai au côté politique et particulièrement de
sa gestion. Fort de plus de 30 ans d’implication dans différents organismes
chargés de sa gestion tant sur la quantité que la qualité, car les deux côtés
de sa gestion sont bien ceux-là.
Gérant l’assainissement à St Pourçain depuis 1995 et
étant l’initiative de la seule station d’épuration traitant l’eau usée pour la
rendre au milieu naturel au niveau de potabilité, que mes fonctions dans un
syndicat d’eau potable et d’assainissement , siégeant dans deux SAGE, au comité
de bassin Loire-Bretagne, au comité de gestion des barrages de Naussac et
Villerest ou m’occupant au niveau régional de l’eau en agriculture, j’ai une
vision assez large sur cet élément naturel connaissant bien le côté
règlementaire et pratique de son utilisation, la sécheresse actuelle m’amenant
à participer à des comités sur la gestion de crise.
La sécheresse que nous vivons est historique, j’ai connu
celles de 1990 à 1992 où nous avons créé le syndicat des irrigants du Val d’Allier
avec Jean-Louis Laurent et un groupe d’agriculteur, celle de 2003, celle de
2011, de 2015, 2018 et 2019.
A chaque fois que des évènements comme ceux-là se produisent
on trouve un tas de gens qui ont un avis sur tout, des solutions à tout, mais
qu’à la première pluie on n’écoute plus car ils sont passés à autre chose,
surfant sur l’émotionnel ou l’actualité.
On sait très bien que beaucoup de guerres se déclenchent
par le sujet de l’eau, il n’y a qu’à regarder du côté du Moyen Orient ou de l’Afrique
et des régions où l’eau est rare pour que le moindre fil d’eau devienne objet
de convoitise souvent par les armes. N’oublions pas non plus le droit d’eau
très complexe en France par son histoire et son actualité, rien ne peut se faire
sur ce sujet sans avoir à faire à une réglementation conséquente.
Dans nos contrées où nous ne sommes pas sensés en manquer
pour le moment il est devenu un enjeu politicien, avec lequel certains se font
élire sur des dogmes simplistes n’ayant pour la plupart jamais géré la moindre
structure chargée de sa gestion.
Le changement climatique fait que les crises se
rapprochent et ce n’est pas tellement sa quantité qui va manquer que sa
répartition au long de l’année. Nous avons une myriade d’études et de
projections qui démontrent que nous n’avons que deux solutions pour s’adapter à
ce changement climatique.
Laisser faire, et dans ce cas il nous faut nous attendre
à des déplacements de population pour laisser de vastes parties de l’Europe
ouvertes à la désertification créant des espaces sans vie humaine qui seront,
suivant les évènements, laissés tantôt aux proies des flammes tantôt à celles
des inondations. Une étude récente portée par l’EPL Loire démontre parfaitement
qu’en 2050 si rien n’est fait Clermont-Ferrand rentrera dans une zone semi-aride
où il ne sera plus permis que de prendre 1 douche par semaine. Le SAGE Allier
porte d’ailleurs une étude conséquente sur l’aspect quantitatif de la chaine
des Puys. Il faut s’attendre beaucoup
plus souvent à avoir des restrictions d’eau tous les étés et les rivières comme
la Sioule ou l’Allier asséchées. Bien plus que toute l’économie qui sera
pénalisée c’est la vie locale qui devra se déplacer. Et ce n’est pas un
scénario catastrophe que je décris là car nous aurons des périodes de fortes
pluies pouvant déclencher des inondations très importantes.
Ou alors il y a aussi la solution de réagir de manière intelligente,
sans passion et trouver des solutions globales qui partent du principe simple
de la constitution de réserves et de son utilisation avec économie.
Faire de petites réserves personnelles ne résout rien et
ne sert qu’à exacerber les esprits lors des crises en créant la différence
entre ceux qui ont et ceux qui n’ont ou ne peuvent avoir.
Il convient donc d’accepter pour préserver un maximum de
vie qu’elle soit humaine ou renforçant la biodiversité, de créer des réserves d’eau
à l’échelle de bassins ou sous-bassins qui se rempliraient l’hiver pour être
utilisée lors des périodes de pénurie. On peut toujours dire qu’on ne veut pas
d’un barrage pour pas détruire la biodiversité locale, quand il n’y a plus d’eau
dans une rivière la biodiversité disparait et parfois de manière irrémédiable.
On connait les émois qu’a créé Sivens, mais hormis un enjeu
politicien c’est l’exemple même d’une zone vouée à la disparition de toute vie
dans le bassin concerné.
En matière agricole il aurait été intelligent d’accepter
des cultures génétiquement modifiées résistantes à la sécheresse, cela existe,
mais le côté émotionnel sociétal l’emporte là aussi sur le côté rationnel et scientifique.
Il existe aussi sur ce secteur le développement de plantes résistantes
naturellement à la sécheresse ou des modes d’agriculture économes en eau, ou
des modes d’irrigation performant, j’ai confiance au progrès technique mais
sans l’irrigation aucune agriculture ne sera possible et encore moins l’élevage,
il suffit de voir l’état des prairies cette année.
Il ne convient absolument pas de faire ce qui se fait en
Arabie-Saoudite où dans des déserts gigantesques des pivots d’irrigation
immenses irriguent des surfaces de maïs ou de luzerne avec de l’eau pompée à
des centaines de mètre de profond pour alimenter des élevages de 10.000 vaches.
Je n’ai pas abordé l’aspect qualitatif qui là aussi
pourrait occuper bien des mots mais lorsqu’il y a rareté, mécaniquement la
qualité est étroitement liée.
En conclusion, sans passion et une fois qu’on a enlevé
les Yaka-Faukon, les acteurs de l’eau peuvent trouver des solutions à long
terme et je me réjouis que depuis peu de la base jusqu’au plus haut de l’Etat,
ces idées font leur chemin et commencent à être acceptées jusqu’à leur mise en œuvre.
Dans l’Allier grâce à l’initiative de la Préfète, des
services de l’Etat, du Conseil Régional et Départemental et de la Chambre d’Agriculture
et d’acteurs locaux des réserves verront bientôt le jour dans le département
pour que les paroles deviennent des actes.
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