lundi 25 septembre 2017
vendredi 1 septembre 2017
On veut assassiner le glyphosate!
Le glyphosate matière active principale contenue dans le
Round’Up et désormais dans une grande quantité de produits banalisé, redemande
son autorisation de mise en marché au niveau européen.
C’est la commission de Bruxelles qui décidera puisqu’il n’y
a pas unanimité des pays, la France et Malte n’étant pas favorable.
Que Malte refuse ne va pas déranger beaucoup ses
agriculteurs, mais que la France refuse alors que son nouveau président de la
république suivi par son ministre de l’agriculture veuillent faire que notre
pays retrouve sa première place européenne au niveau agricole est un non sens
total, dont la seule justification est de satisfaire quelques groupuscules
environnementalistes qui ne représentent qu’eux-mêmes.
Le glyphosate est à ce jour le seul désherbant total
ayant une action sans résistance sur aucune plante connue en France et palliant
au retrait année après année de désherbants sélectifs des cultures efficaces
sur des plantes vivaces et invasives.
Toute la base de l’agriculture raisonnée et l’agroécologie
si soutenue par notre société repose sur l’usage de cet herbicide et le
supprimer sans autre alternative, remettra inévitablement en cause cette voie.
Cela pose en plus un problème sanitaire grave pour l’ensemble
de la population car des plantes invasives et allergènes comme le chardon et
beaucoup plus comme l’ambroisie n’ont pas d’autres herbicides que le
glyphosate.
Ainsi l’ambroisie est une plante qui se développe principalement
l’été après les moissons qui recouvre les chaumes à une très grande vitesse et
seul le glyphosate permet son contrôle efficace, le système racinaire de la
plante fait que même le travail mécanique quand il est possible ne détruit pas
complètement la plante et donc lui permet de produire son pollen allergisant,
tout comme le broyage qui ne détruit pas non plus son système racinaire. La
rotation des cultures et l’emploi du glyphosate est à ce jour la seule vraie
méthode efficace. Etant moi-même allergique à cette plante je sais de quoi je
parle.
Le retrait du glyphosate n’a d’ailleurs aucune
justification scientifique puisque l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de
l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail propose son autorisation avec une classification plus faible que le sel
marin que nous consommons tous les jours et à forte dose dans nos assiettes. De
plus le glyphosate n’est jamais appliqué sur une culture en production qui
serait consommé par l’homme ou l’animal puisque le propre de cet herbicide
serait de détruire la culture.
La proposition de retrait par M.Hulot n’est juste que
démagogique pour plaire à une tranche de son électorat et on retrouve bien la
fracture des bobos des villes contre les ruraux.
Quelques études très controversées supposeraient son épitoxicité.
Cela serait d’ailleurs davantage lié aux adjuvants qui le complète que la
matière active elle-même, mais encore une fois rien de prouvé scientifiquement,
une supposition.
J’entends déjà les partisans du principe de précaution me
dire que dès qu’il y a supposition il ne faut pas prendre de risque.
Alors je vais prendre quelques exemples de cas avérés de
toxicité ou de mortalité tous les jours utilisés pour savoir si on doit les
interdire immédiatement.
La voiture : 5000 morts par an, les sports d’hiver :
90 morts par an.
Les produits Ushuaïa si chers à M.Hulot contenant du Benzyle
Salicylate hautement toxique
La pilule de contraception dont on retrouve 90% des
procédés actifs dans le milieu naturel comme perturbateur endocrinien.
Et je ne parle pas de la cigarette, des alcools forts, de
tous les conservateurs en E et de l’excès de sel dans l’alimentation tous cancérigènes…
Même le nouveau Lévotirox est plus dangereux pour l’homme
que le glyphosate.
A ce que je sache personne n’ingère ni se frotte avec du
glyphosate ?
Et le pire c’est que personne ne trouvera à redire, et
parce qu’on n’a pas d’autres solutions, à l’importation de soja OGM directement
traité en culture par du glyphosate qui restera autorisé aux USA.
Alors encore une fois qu’on foute la paix aux
agriculteurs et qu’on leur donne les moyens de travailler en bons
professionnels responsables et formés qu’ils sont !
samedi 5 août 2017
Réflexions estivales
Durant cette période estivale pour la plupart les esprits se détendent et accompagnent le
repos des organismes.
Néanmoins pour certains l’activité ne ralenti pas, voire
même est la plus intense de l’année, c’est le cas du monde agricole tout
affairé aux récoltes qui conditionnent le salaire de l’année, car comme le
disent les anciens « on ne récolte qu’une fois par an », même si c’est
moins vrai désormais avec les cultures de printemps.
Les récoltes cette année sont moyennes, pas catastrophiques
comme l’an dernier mais pas miraculeuses non plus et extrêmement variables
suivant les parcelles.
Le prix lui n’est pas à la hausse et les cours indiquent
du blé à 140€/T quand le prix de revient est à 180€/T, c’est la particularité
de l’agriculture, produire en dessous du coût de revient et semer neuf mois
avant de connaître le prix d’achat de la récolte.
Pendant ce temps là un jeune garçon fait la une des
journaux, acheté 222 millions d’Euros par un club à un autre club car
footballeur. Ma première réflexion est que l’esclavage a été aboli en France en
1848 et que je ne savais pas qu’un homme pouvait être acheté même si il est
payé pour son maigre travail.
Voit on une entreprise acheter un commercial ou un
ouvrier ou même plusieurs à une autre entreprise ? J’imagine tout de suite
la CGT dans la rue pour combattre cela.
Mais pire, le peuple qui s’est élevé contre la diminution
de 5€/mois sur les APL est prêt à payer un maillot de foot à l’effigie du
joueur prodige 140€. Ces même 140€ qui serviront sans doute à financer le Qatar et donc DAESH qui viendra user de
terrorisme sur le sol français et même lors d’un match de foot au Stade de France.
Je ne parle même pas des 500€ la place que paieront tous ces supporters pour
aller voir jouer 90mn au plus un joueur payé 30 millions d’Euro par an…
Pendant ce temps là, la nouvelle majorité à l’assemblée
nationale fait son apprentissage à grand mal en faisant passer les lois du
président Macron qui au passage n’hésite pas à renier quelques promesses de
campagne.
L’ancien ministre de l’économie devenu président de la
république découvre des comptes publics « insincères » et en profite
pour supprimer des crédits annoncés par l’ancien gouvernement dont il a fait
partie.
Comme les 853 millions d’Euros des fonds européens
contractualisés avec les agriculteurs mais qui se sont semble t’il perdus
puisqu’il a fallu trouver dans une autre poche de crédits européens pour
honorer la dette. Au passage tout ce
petit montage a été validé en 2014 lorsque Macron était ministre de l’économie
et des finances.
Ainsi dans cette petite affaire il ne s’agit même pas de
crédits du budget français, mais de crédits européens qui font défaut sur un
programme adopté en 2014. De là à penser que l’Etat français s’est servi des
crédits européens pour faire sa trésorerie il y a un pas que je ne franchirai
pas mais que je laisserai à chacun le soin de juger.
Il est certain d’une chose c’est que des promesses ont
été faites qui ne peuvent être tenues et les grandes envolées lyriques vont
vite se heurter à la réalité des caisses vides, comme la politique de
développement de l’agriculture biologique que je suis activement au niveau
régional et dont j’alerte tous les niveaux depuis avril.
Il en est de même de la suppression de dotations pour les
collectivités qui vont tout simplement stopper les investissements des communes
pourtant fer de lance de l’activité locale.
Je repense à ce budget régional que Laurent Wauquiez nous
a fait voter en juin dernier avec 130 millions d’Euros d’économie tout en
augmentant les subventions aux communes.
Si l’Etat français était géré comme l’est la régions
Auvergne-Rhône-Alpes le budget national serait à l’équilibre en 5 ans !
mercredi 19 juillet 2017
13 milliards d’économies supplémentaires !
C’est l’annonce de Macron à destination des collectivités
locales des économies que l’Etat fera en compensations diverses et variées à
leur destination.
Alors qu’Hollande avait mis trois coups de rabots ces
dernières années pour économiser 10 milliards d’Euros, le nouveau président
finit d’enfoncer le clou et rajoute même 3 milliards de plus que ses promesses
électorales.
Cela devient insupportable d’autant plus que l’Etat
continue à transférer des compétences supplémentaires à ces mêmes collectivités
pas toujours compensées et que le gouvernement prévoit de supprimer la taxe d’habitation
qui est une des principales ressources des communes.
Qui plus est les collectivités ont souvent peu de dettes,
des budgets équilibrés ce qui est loin d’être le cas de l’Etat depuis 1979.
Pour chacun se rende bien compte de l’importance de ces
chiffres, pour une ville de 5000 habitants comme St Pourçain c’est 300.000€ de
moins ces trois dernières années, on peut donc penser qu’il faut s’attendre que
cette nouvelle économie fasse à peu près le même effet c'est-à-dire 300.000€
supplémentaires, ce qui fera 600.000€ depuis 2015.
Ma pensée va aux petites communes qui n’ayant déjà pas
grandes recettes vont se retrouver bientôt sans rien du tout, j’espère que ceux qui ont parrainé Macron
auront la décence de s’en réjouir voire de montrer l’exemple, aux autres ce
sera ma compassion faute de pouvoir faire mieux.
A tous ceux qui ont voté Macron et qui dépendent plus ou
moins des collectivités, il faudra apprendre à se serrer la ceinture avec le
sourire.
Cela va impacter inévitablement tous les services rendus
par les collectivités, écoles, associations, entretien et mise à disposition
des salles, terrains et installations sportives et culturelles, entretien des
voiries, espaces verts, évènements festifs et tant d’autres qui vont devoir par
répercussion apprendre à se serrer la ceinture.
Les fonctionnaires territoriaux vont être impactés eux
aussi, la masse salariale dans une collectivité est souvent le budget le plus
important, par le maintien voire la réduction des effectifs sans compter que
Macron a annoncé le gel du point d’indice et prévoit de distinguer les
différentes catégories de fonctionnaires pour un traitement différencié.
Les économies sur les collectivités sont les pires qui
puissent être décidées car ce sont elles qui font pour une bonne part l’investissement
localement, la Région Auvergne-Rhône-Alpes ne s’y est pas trompéeen pratiquant
une politique inverse et subventionnant l’investissement des collectivités
locales alors qu’elle-même est impactée par les économies imposées par l’Etat.
J’ai des pistes immédiates d’économies de centaines de
milliards, il suffit d’abroger 50% des lois et décrets qui imposent des normes
qui coûtent une fortune dans leur application et en tant qu’élu comme
agriculteur je peux en faire un recueil digne de la grosseur de la pléiade.
Mais le bon sens n’existe pas à Paris, vous avez élu des
énarques dont le métier est de faire toujours plus de lois pour faire des
économies, c’est un antagonisme !
mercredi 5 juillet 2017
samedi 1 juillet 2017
+ 8 Milliards €, +130 Millions €
Que peuvent donc
signifier ces deux nombres assez gigantesques pour le commun des mortels ?
Le premier est le déficit supplémentaire de la France
dissimulé par le gouvernement socialiste et le président Hollande sur le budget
en 2016, le second est la somme des économies réalisées sur le budget de la
Région Auvergne Rhône Alpes sur la même période.
Ainsi le budget de la France s’établit donc à un déficit de 2.176 milliards d’Euros
tandis que le budget de la région Auvergne Rhône Alpes affiche un excédent de 76 millions d’Euros.
La cour des comptes pointe un budget de la France non
sincère avec des comptes faux et une dette dissimulant 8 milliards de plus que
ceux affichés et le budget de la Région Auvergne Rhône Alpes lui affiche 130
millions d’Euros supplémentaires d’économie alors que l’objectif était de 75
millions.
N’est-il pas une meilleure démonstration de deux gestions aux antipodes l’une de
l’autre ? Et faut-il ajouter que Laurent Wauquiez passe derrière une
gestion socialiste de la région qui comme la France arrivait à bout de souffle
et à la limite de la faillite ?
Que faut-il démontrer de plus qu’une gestion de droite
rétablit la santé financière d’une collectivité tandis que celle de gauche
l’emmène à la faillite ?
Standard & Poors a mis la note la plus haute qui
puisse exister à une collectivité pour récompenser la gestion financière de la
région en lui mettant AA alors que la France s’est vue dégrader par deux fois
les notes de la France sous François Hollande.
Toutes ces économies ont-elles gêné le fonctionnement de
la Région ? La collectivité s’en porte-t-elle plus mal ? En réalité
la diminution des procédures, l’allègement du train de vie des élus, la
diminution de subventions à des centaines d’associations plus ou moins fantômes
ou en parallèle de la région et nombre de mesures ont
permis ces économies malgré la baisse de dotation de l’Etat de plus de 52
millions d’Euros.
Cette manne dégagée sur le fonctionnement a immédiatement
servi à renforcer de plus de 150 millions d’Euros le budget d’investissement
pour s’établir à 868 millions d’Euros soit
plus 20% par rapport à 2015.
Tandis que l’épargne brute s’était dégradée de 30% entre
2010 et 2015, elle augmente de 23% en
une seule année entre 2015 et 2016 !
Si la politique que mène Laurent Wauquiez en région
Auvergne-Rhône Alpes était appliquée à la France son budget deviendrait
excédentaire en un seul quinquennat. Les comparaisons sont tout à fait
possibles car la région désormais est de la taille d’un état ou d’un petit pays
comme la Belgique ou l’Irlande.
L’agence de notation estime que les économies réalisées
couplées à l’investissement supplémentaire représentent une création d’emplois
de près de 15000 personnes.
Il y a 18 mois que Laurent Wauquiez et sa majorité Les
Républicains, MODEM, UDI a pris le pouvoir et cette même majorité a voté le
compte administratif jeudi dernier sans qu’il manque une voix, contre une
opposition de gauche morcelée, divisée qui a voté contre.
C’est une leçon de gestion publique à laquelle se livrent
Laurent Wauquiez, ses vice-présidents et sa majorité sur la gestion d’une
collectivité et le gouvernement français ferait bien de s’inspirer de ces
méthodes pour le bien de la France et des français.
samedi 24 juin 2017
Elections françaises analyse de fin....
Dimanche dernier a donc eu lieu le dernier round des
élections générales en France, les plus importantes débutée par celle du
président de la république suivie des législatives.
On sait ce qu’il en advient, un président élu par un
formidable alignement des planètes en sa faveur mais sans doute le plus mal élu
de la Ve république par une forte abstention et une assemblée nationale avec
une majorité de députés à la main du président, n’ayant pour la plupart même
pas été élu dans le moindre conseil municipal tout comme leur mentor le
président lui-même.
Ce groupe de députés eux aussi élus avec la plus forte
abstention qu’aient connue ces élections seront donc aux ordres d’une poignée
d’énarques au plus haut niveau de l’Etat.
On a dit que Macron n’aurait pas de majorité et ce serait
la quatrième république, moi je pense plutôt que ce sera la deuxième et son évolution
vers l’empire sous Napoléon Bonaparte, d’ailleurs l’accession au pouvoir de
tout ce groupe partage beaucoup de similitudes avec cette période historique de
notre pays, on sait comment cela s’est terminé après l’effervescence du début.
Rien n’entrave la progression d’Emmanuel Bonaparte, il
arrive même à faire élire ou disposer à bonnes places de ses amis, pourtant
atteints par des affaires de moralité qui a pourtant été son cheval de
bataille.
Il entraine dans son sillage tous ceux et celles qui en
mal d’exercice du pouvoir sont prêts à brader toutes convictions pour une
assiette de lentille, une place d’honneur ou un simple pincement de l’oreille.
La vague Macron a presque tout emporté balayant des
députés ayant pourtant bien travaillé sans avoir pour autant accumulé des
mandats successifs hors normes.
Dans le département ce sont deux députés sur trois dans
la mouvance de Macron qui ont été élues, laissant sur le tapis la troisième au
profit d’un candidat communiste, décevant au passage quelques édiles qui
auraient bien vu avec cette élection manquée leur revenir quelques places,
hochets ou influences pour rester ou revenir au-devant de la scène. Mais le
Bourbonnais sans doute plus que les autres garde ses traditions bien ancrées et
surtout ne croit pas aux mirages, mais davantage aux réalités bien connues,
bien palpables ayant fait leur preuve.
Derrière cette agitation, ces feux d’artifices, ces fêtes
royales il reste donc sur l’échiquier politique une gauche anéantie et une
droite affaiblie. Je fais partie de ces élus de droite fidèles à mes
convictions de ce que représente la droite républicaine, qui n’a pas peur de
cette traversée du désert et qui reste convaincu qu’après un temps en viendra
un autre. Je ne fais aucunement allusion à un quelconque calcul politique, mais
bien davantage je mise sur une clarification de son paysage,
qui ne croit pas au ni droite ni gauche car quelle que soit l’histoire de notre
pays et des autres démocraties, il y a toujours eut affrontement des idées
politiques, c’est la base même de la démocratie, Macron voudrait nous faire
croire au parti unique mais il n’y a que dans les dictatures que ce système a
existé. Peut-être que les curseurs vont bouger, les étalons se repositionner,
mais il reviendra très vite un système bipolaire ou les forces de progrès
social voudront affronter les forces du libéralisme et réciproquement.
Laissons passer tout ce brouhaha et recomposons une droite
forte capable de proposer demain des idées neuves basées sur la liberté
d’entreprendre, la réduction de l’Etat omnipotent et la mise en valeur du
travail, du mérite et de l’effort récompensé.
Mon action au sein du conseil régional avec la confiance
de Laurent Wauquiez me permet d’agir dans une majorité avec laquelle nous
prouvons et prouverons plus encore que l’allègement des procédures, la
réduction du fonctionnement permet d’investir davantage et de créer des
emplois.
La réussite sociale passe par le plein emploi et la
majorité du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes s’y emploi chaque jour avec
force et détermination.
lundi 12 juin 2017
Elections: l'histoire est un éternel recommencement
Tout comme Emmanuel Macron n’est pas mon président
Pauline Rivière si elle est élu ne sera pas ma députée. Elle sera celle des
électeurs de cette circonscription avec la légitimité des urnes indiscutable
mais je ne me reconnais pas dans des femmes ou des hommes politiques sans convictions
politiques claires. Ainsi donc je soutenais Pierre-André Périssol, pour moi la
campagne électorale s’arrête là et je continue à aider indirectement Emilie Bonnivard
qui sera au deuxième tour de la 3e circonscription de Savoie par mon
action au conseil régional le temps de sa campagne.
J’espère pour ma circonscription un député proche du
terrain, soucieux de l’extrême nécessité d’un monde rural vivant et convaincu
que l’agriculture soit la première force économique de notre département, aux
électeurs de faire le bon choix.
Nous risquons donc d’avoir dimanche prochain une
assemblée nationale « petits pois » avec des députés aux ordres, ceux
qui seront donnés par les énarques toujours et bien en place en ayant tous
signé une charte les engageant à la solidarité de groupe, cela veut dire en
plus clair une assemblée godillots.
Et bien entendu nous aurons un contre pouvoir dans la rue
et une presse qui fera du Macron bashing d’ici deux ans. Sans compter que sur
plus de 400 députés il sera impossible de faire respecter une discipline de
groupe, des personnalités voudront émerger et des courants se feront en son
sein.
Emmanuel Macron fustige les vieux partis, mais s’est
dépêché d’en créer un à ses ordres avec toutes les affres que peut connaître son
fonctionnement, les courants, les personnalités, les rivalités, les prises de
pouvoir, les affaires, les petits interets mesquins et les grandes divisions de
pensées.
Je reste avec mes convictions de droite, même si c’est
moins à la mode, ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent, je suis
persuadé que très vite un clivage droite-gauche reviendra, c’est le
fonctionnement même de la 5e république et tant qu’elle restera en
vigueur les nuages comme écran de fumée passeront mais le libéralisme
affrontera toujours le progrès social sans tomber pour autant dans la lutte des
classes.
A la grande différence de 2012 où je cherche toujours des
électeurs ayant voté Hollande, je connais bon nombres de ceux qui ont voté pour
Macron et ses petits pois, ce sera donc facile de leur demander des comptes en
temps voulu.
Mais la droite a besoin d’un fort renouvellement, les
électeurs ont très bien montré leur volonté, je l’ai beaucoup écouté aussi au
cours de cette campagne et il faut donc trouver de nouvelles forces vives dans
les acteurs de terrain qui jusqu’alors ne se sont pas découverts, une nouvelle
génération de trentenaires serait la bienvenue.
Le non cumul des mandats dans le temps que j’appelle de
mes vœux jouera son affaire pour ne plus avoir à l’avenir des vieux routiers de
la politique dont c’est le seul métier.
Nous avons très bien vu avec ces élections que le « dégagisme »
devenait un sport national et si les vieux candidats potentiels n’ont pas la
sagesse de s’enlever du chemin, les électeurs le font pour eux.
Je me souviens très bien que ceux atteints par la limite
d’âge aujourd’hui n’avaient pas de mots assez forts pour faire comprendre à
leurs ainés qu’il fallait leur laisser la place et qu’au grand jamais ils ne
feraient pareil forts de cette expérience.
L’histoire est un éternel recommencement…..
dimanche 28 mai 2017
En 2022 nous vous demanderons des comptes
Je vous rassure je n’ai aucun lien de parenté avec
Richard Ferrand et heureusement car je suis très loin d’approuver ses actes
tout comme son rattachement à un nouveau parti politique dont le leitmotiv est
la moralité en politique.
Toutefois c’est un vieux proverbe africain qui dit qu’avant
de monter au cocotier il vaut mieux avoir les fesses propres.
Ce monsieur Ferrand s’offusque aujourd’hui des reproches
qu’on peut lui faire sur ses activités passées alors que devenu ministre, lui
qui n’avait pas de mots assez forts pour condamner François Fillon empêtré dans
le Pénélopegate malgré sa présomption d’innocence, les faits qui lui sont reprochés
sont quasiment identiques.
Si nous relevons bien ce que le journal satirique du
mercredi lui reproche, il s’agit là aussi d’enrichissement personnel sur le dos
d’une mutuelle dont il était président. Ainsi sa compagne a loué à cette
mutuelle des locaux dont elle n’était pas encore propriétaire par une SCI pas
encore constituée au nez et à la barbe de deux autres concurrents. Le bail
prévoit en outre des travaux à la charge du nouveau locataire. On peut dire que
pour le couple Ferrand c’est plutôt une bonne affaire que les journalistes
estiment à un enrichissement de 586.000€.
Certes il s’agit de fonds privés, enfin pas tout à fait
puisque les sociétés mutuelles et coopératives sont régies par des statuts très
proches des collectivités publiques et qui de toute façon appartiennent à une
masse de petits sociétaires.
Il reste à prouver que cette affaire est légale, mais il
n’est pas tant reproché à Richard Ferrand son business que ses paroles sur des acteurs
politiques dont la morale est douteuse. De plus M. Ferrand est resté consultant
de cette mutuelle à raison de 1200€/mois tout en portant à l’assemblée
nationale une loi sur les mutuelles. Ne serait-ce pas un conflit d’intérêt ?
Il a aussi durant
son mandat embauché son fils comme attaché parlementaire alors qu’il a durant
toute la campagne présidentielle vilipendé ses collègues dans la même
situation.
Ainsi M. Bayrou, nouveau garde des sceaux, va porter une
loi de moralisation de la vie publique avec un de ses collègues rentrant assez
bien dans les critères de ce qui est condamnable par cette future loi.
Ceci dit le nouveau garde des sceaux est lui-même mis en
examen pour un passage au tribunal en correctionnel pour diffamation. Je sens
que les débats à l’assemblée nationale et au sénat vont être d’un bon niveau quand
le ministre en charge de la loi de probité est lui-même renvoyé à un jugement
au tribunal qui plus est dans l’exercice d’un mandat politique.
Emmanuel Macron a fait comme projet de son mandat le
renouvellement de la vie politique et l’assainissement des vieilles pratiques.
On voit qu’il va avoir du travail et que son parti et sa politique seront comme
par le passé la continuité de politiciens professionnels forcément mouillés
dans des affaires.
En Marche a investit près de 550 députés pour la plupart
sortis de nulle part sans passé politique pour beaucoup mais avec tout de même une forte
proportion de recyclage d’anciens élus trop soucieux de sauver leur siège ne
sachant faire que de la politique. Je sens que si le Canard Enchaîné met son
nez dans le passé des députés EM une fois élus on risque de ne pas s’ennuyer.
Dans la politique ce qui compte de plus en plus et
heureusement c’est la parole publique et sa mise en œuvre.
Comme je l’avais dit en 2012 lors de l’élection de
Hollande et ensuite d’une majorité à sa botte au parlement, il y aura des déçus
je ne m’étais pas trompé et même bien au-delà de mes espérances.
De la même façon aujourd’hui je redis que si le président
de la république dispose d’une majorité par des parlementaires à ses ordres il
y aura encore plus de déçus à l’arrivée, chez les électeurs mais bien plus
encore dans ces jeunes députés croyant qu’ils peuvent changer le monde.
Le problème c’est qu’en ayant supprimé le clivage droite-gauche,
le recours se fera alors par les extrêmes.
Aujourd’hui je prends acte de ceux qui s’engagent dans la
future majorité présidentielle, en cas d’échec ils ne devront pas fuir leurs
responsabilités et se réfugier derrière aucun argument qui sera nul et non
avenu. Ce seront eux à qui il faudra demander des comptes en 2022.
Alors les 11 et 18 juin si vous êtes prêts à voter pour
des amateurs et assumer une responsabilité dans le probable échec par l’immobilisme,
votez En Marche. Sinon vous avez le choix entre la droite et la gauche
républicaine, certes moins sexy mais dont les programmes ont le mérite d’être
clairs et porteurs d’idées pouvant très largement réformer le pays.
samedi 27 mai 2017
Mon discours à l'occasion de la journée nationale de la Résistance
Nous commémorons ce jour la journée nationale de la
résistance. Cette date n’est pas choisie au hasard puisque c’est celle
anniversaire de la première réunion du Conseil National de la Résistance le 27
mai 1943 rue du Four en plein Paris occupé par l’Allemagne nazie.
Cette résistance s’organisait alors autour de Jean Moulin
par la volonté du Général De Gaulle qui depuis Londres mettait tout en œuvre
pour constituer des réseaux sur le sol de France tout comme de convaincre les
alliés de la France Libre de préparer la guerre à l’envahisseur.
Le Conseil National de la Résistance devenait prêt alors
à unir et coordonner les différents mouvements sous un même commandement afin
que sans relâche l’ennemi soit contraint de modifier ses plans les plus odieux.
On sait tous ceux qui ont péri par cet engagement dans
l’ombre, et le premier d’entre eux Jean Moulin, souvent pris sur le fait et
parfois malheureusement dénoncés par des collaborateurs des Allemands poussant
jusqu’à l’extrême une France divisée et fracturée.
Une fois la France libérée par la ténacité du Général De
Gaulle et de ses compagnons, le CNR ont le sait posa les prémices du modèle
social que nous connaissons.
Aujourd’hui dans une France heureusement en paix grâce à
60 ans de cohésion européenne, nous devons nous souvenir des valeurs de la
Résistance afin que chaque jour nous ayons conscience de l’effort indispensable
à notre nation.
Le courage, la défense de la République, la justice
sociale et le respect d’autrui doivent être autant de drapeaux que nous devons
porter, protéger et faire croitre même dans un débat politique et public
nécessaire à notre système démocratique.
Les idées extrêmes d’où qu’elles viennent et quelles que
soient leurs motivations ne doivent jamais prendre la place du débat libre et
de la protection de nos libertés.
Chaque jour nous devons résister afin que la moindre
entorse aux valeurs pour lesquelles des hommes sont tombés sous les balles ne
salisse leur mémoire et n’aient pas été des héros pour rien.
Il ne reste malheureusement que très peu de résistants
pour témoigner ; aussi que les
associations d’anciens combattants, le souvenir français et tous ceux de bonne
volonté s’unissent comme l’ont fait les résistants de 1943, au-delà des clivages
y comprit politiques qui deviennent si futiles et à contresens de cette volonté
d’union que voulaient ceux pour qui nous sommes réunis ici ce soir en leur
mémoire.
Pour que ces jours de mémoires gardent leur solennité et
leur crédibilité aux yeux des générations futures, tous ensemble démontrons
l’unité nationale dont nous avons tant besoin.
Vive la République, Vive la France.
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