samedi 20 décembre 2014

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,
Cette année, j’ai été bien sage et j’ai fait tous mes devoirs. J’ai payé tous mes impôts, toutes mes taxes, rempli toutes mes déclarations sociales, environnementales et même celles qui étaient inutiles, longues et coûteuses. J’ai reçu les contrôleurs sur mon exploitation avec tact, je leur ai même payé le café pour les dédommager de la peine qu’ils s’étaient donnés pour me sanctionner. J’ai laissé bitumer certaines parcelles pour que les gens des villes aient de beaux supermarchés. J’ai fini la mise aux normes de mes bâtiments et j’ai oeuvré pour le bien-être de mes animaux. Et pour être sûr d’avoir bien fait tous mes devoirs, j’ai aussi accepté de représenter et défendre les intérêts de la profession agricole, de prendre tous les coups de trique de l’administration et de subir les griefs de mes concitoyens qui considéraient que je n’en faisais pas assez. Bref Père Noël, la liste est longue et croyez moi, je n’ai pas ménagé ma peine.
Alors, le 25 Décembre, au pied du sapin, je demande de la simplification administrative, des contrôleurs plus humains, moins de normes et plus de bon sens. Je demande une administration connectée aux réalités économiques et moins arrogante. Je demande aux agents de l'ONEMA de laisser leur arme au vestiaire et de venir nous conseiller en matière d'entretien des cours d'eau. Je demande à être rémunéré pour le travail que je réalise en tant que producteur mais aussi gestionnaire de l’espace agricole. Je rêve que mes voisins et les hommes politiques même locaux aiment l’agriculture et la voient comme une chance pour la France. Je demande une norme ‘bien être pour le paysan’. Mes cadeaux peuvent paraître exigeants Père Noël mais, au regard des devoirs que j’ai rempli, vous me devez bien ça.
Et pour faire bonne mesure, je commande aussi une tonne de solidarité et d’actions collectives. Sans elles, l’égoïsme et l’individualisme marqueront le pas, une fois de plus, au détriment du monde paysan. Je ne sais pas si je dois croire au Père Noël mais une chose est certaine, je crois en l’intelligence et la force du monde paysan.

Inspiré de Loïc Guines, Président de la FDSEA35


dimanche 14 décembre 2014

Histoire de crèche...


Cher Monsieur le Tribunal,
J'ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d'interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil Général de la Vendée.

Quelle mouche vous a donc piqué ?
Vous avez fait des études je suppose. Peut-être savez vous donc que Noël vient du latin " Natalis" qui veut dire Naissance. Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. La naissance dont-il est question est celle d'un certain Jésus de Nazareth né il y a un peu plus de 2000 ans. je dis ça parce qu'étant donné que vous n'avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. Voyez-vous, Noel n'est pas l'anniversaire de la naissance du Père Noël ( je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous ) mais bien celle de ce Jésus. Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l'andouillette tout en interdisant la consommation d'andouillette le jour de la fête de l'andouillette.
La crèche c'est ce qu'on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n'est parce qu'il est le fruit d'une tradition ?
Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche. La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement. La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient. la crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise? la crèche c'est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme. Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.
Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l'expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.
Jean Pierre Santon

lundi 8 décembre 2014

Le vent tourne!

Le vent tourne en matière d’environnement et des signes encourageants dans le sens de notre combat voient le jour.
Les agriculteurs et d’une manière générale les ruraux sont de plus en plus sensibles à notre discours en matière de défense de l’environnement qui nécessite qu’on combatte les dogmes au profit de mesures pragmatiques où l’homme garde toute sa place.
Les élus locaux rejoignent ce combat des agriculteurs contre les fonctionnaires zélés qui ne savent parler d’environnement que par la sanction et l’application brutale de la loi. Même les élus nationaux comprennent nos actions et commencent à reconnaître que les lois votées vont trop loin et qu’il faut sans doute penser à les réviser. Nos gouvernants, et les fonctionnaires de Bruxelles reconnaissent aussi que des normes ubuesques et déniées de tout sens de la réalité sont en vigueur et qu’il faut les revoir pour coller au plus près de la réalité, c’est le cas par exemple des teneurs en nitrates dans l’eau qui on le sait n’ont aucune action néfaste sur l’environnement en deça de seuils très importants. De très nombreux contacts sont noués dans ce sens en ce moment.
Les journalistes se font de plus en plus les porte-parole d’une écologie où l’homme doit être présent et prennent conscience de la caricature portée depuis longtemps par des extrêmistes de l’environnement dont ce sujet est un fonds de commerce électoral comme d’autres ont celui de l’immigration.
Les évènements récents comme le barrage de Sivens, les inondations dans le sud de la France ramènent proche de nos idées la population toute entière, celle qui vote, celle des citoyens qui se rendent compte souvent à leur dépend qu’on leur raconte des mensonges taxés d’écologisme depuis plus de 20 ans et que pour pouvoir continuer simplement à vivre sur notre planète il faut certes protéger la nature mais aussi la dompter et nous protéger de ses excès que ce soit la sécheresse ou les excès d’eau.
Les agriculteurs que nous sommes au contact quotidien de la nature commençons à retrouver notre crédibilité comme spécialistes de celle-ci aux dépends de ceux qui la voudrait bucolique du haut de leurs tours de verre climatisées dans les grandes agglomérations.
Le procès dont j’ai été la victime, bien au contraire de me faire passer pour un dangereux malfaiteur a déclenché un élan de solidarité et de sympathie dont je ne réalise pas encore tant il s’étend bien au-delà du seul monde agricole.
C’est sans doute ce qui est le plus important, avoir la masse de la population acquise à notre cause, et ce n’est pas le rendu de trois juges et d’une dizaine d’agents fonctionnaires qui  pourra arrêter ce changement important dans les mentalités de nos concitoyens en matière d’environnement.

Sur ce courant porteur nous allons créer très prochainement une association de protection de l’environnement qui va fédérer les agriculteurs, des élus, des chercheurs et surtout tous ceux qui veulent s’engager pour une autre écologie, celle qui fait la même place à l’homme qu’à la faune ou la flore et qui sera capable de porter ces idées dans toutes les instances où il se discutera de protection de l’environnement afin de faire changer des lois qui combattent la place de l’homme dans son environnement. 

vendredi 14 novembre 2014

Une justice a été rendue entre la FNSEA03 et l'ONEMA


Ainsi donc la justice a été rendue dans l’affaire de la manifestation du 30 septembre 2013 contre les locaux de l’ONEMA où j’étais impliqué en tant que président de la FNSEA03 avec deux autres agriculteurs.
Nous savions que depuis des semaines l’Etat donne comme consigne de sanctionner les manifestations syndicales, surtout celles agricoles, à contrario il amnistie les leaders syndicaux ouvriers dans les dégradations des établissements publics. Le tribunal a suivi partiellement les réquisitions du procureur et bien plus que les sommes financières en jeu, c’est le principe et la justification des peines qui sont surprenantes.
Ainsi le tribunal alloue 700€ de dommages et intérêts à l’ONEMA au motif que la manifestation n’était pas déclarée ! Ainsi par jurisprudence chaque citoyen pris dans une manifestation pourra désormais, en s’assurant que la manifestation n’a pas été déclarée, demander aux organisateurs des dommages et intérêts aux organisateurs. C’est un vrai job à développer, faire les manifestations, se plaindre au tribunal et recevoir 700€ par plainte. Vu le nombre de manifestations en France ça peut rapporter gros et c’est plus sûr que le loto.

En effet hormis cette bizarrerie juridique au profit de l’ONEMA, le reste des sanctions sont des amendes dont les juges guidés par leur conscience ont prononcé leur verdict dans le but de marquer le coup, poussés par le pouvoir en place et surtout de fortes pressions de la CGT de l’ONEMA depuis le début de l’affaire qui n’est pas avare en tracts, courriers de plainte envers l’employeur de ses agents.

C’est donc bien encore une fois l’ONEMA qui se trouve au cœur de tout cela ne supportant pas qu’on puisse remettre en cause leur manière de faire dans leur travail quotidien axé essentiellement sur la répression et particulièrement des agriculteurs. J’en veux pour preuve que nombres d’assainissements autonomes non-conformes voir sauvages aux yeux de tous qui ne sont jamais inquiétés, il y a la police de l’eau des agriculteurs très ferme et la police de l’eau du reste de la population beaucoup plus laxiste.
Nous avons d’ailleurs avant et après le 30 septembre 2013 demandé à plusieurs reprises de rencontrer les responsables locaux de l’ONEMA ainsi que les procureurs directement au-dessus des agents de cette organisation et nous attendons toujours… Preuve que le dialogue est bien fermé de ce côté-là. La seule fois où nous avons rencontré un directeur de l’ONEMA, ses seules paroles ont été de nous dire qu’il n’avait aucun pouvoir sur ses agents. Voilà donc en république un Etat dans l’Etat.

Signalons aussi qu’à l’occasion de ce procès le procureur de la république a demandé lors de l’instruction par deux fois au Préfet si il avait reçu une déclaration de manifestation en toute méconnaissance du fait qu’en zone gendarmerie, comme à St Pourçain, c’est à la mairie que doit se faire cette formalité.  Le juge n’a pas donc pu savoir si la déclaration a été faite ou non puisque jamais le maire de St Pourçain n’en a reçu la demande de la part du procureur. Cela n’a aucunement empêché le juge de me condamner pour ce motif au profit de l’ONEMA, ce qui prouve bien la volonté d’une sanction au profit de l’ONEMA, défendu au passage par un avocat parisien lors du procès dont la plaidoirie a duré à peine 5 minutes s’embrouillant dans les termes agricoles et ne sachant même pas la signification du sigle ONEMA à la différence de notre avocat Maître Gard dont la plaidoirie de près d’une heure a été étayée d’arguments construits.
Dans les fautes de forme on notera aussi que le procureur a porté son argumentation en confondant le type de véhicule sali parlant d’un Berlingo Citröen à la place d’une Mégane.

Ainsi donc malgré toutes ces erreurs dans l’instruction de l’affaire nous avons été condamnés, pour avoir versé un seau de mélasse sur une voiture, déchargé une remorque de fumier sur la voie publique dont le maire de la ville n’a pas porté plainte et a même refusé de le faire enlever en soutien, et ne pas avoir fait la déclaration de manifestation que personne n’a jusqu’alors prouvé.
Que penser des petits voyous des banlieues relaxés après s’en être pris à des agents de la force publique, c’est la justice des villes et celle des campagnes, je passe aussi sur les violences faites à la force publique à l’occasion des manifestations contre le barrage de Sivens ou de Notre Dame des Landes qui ne seront jamais poursuivies.

Par contre ce procès a été un formidable élan de soutien et de fédération du monde rural autour de notre action. J’ai reçu et je reçois encore beaucoup de messages dans ce sens par nombre d’agriculteurs, de leaders syndicaux d’autres syndicats et de nombreux maires et élus locaux dont beaucoup étaient même présents au procès.  Je ressens clairement une exaspération du monde rural à l’empilement des contraintes et normes sur les activités en monde rural.
Une frontière est clairement en train de se créer entre ceux qui font et appliquent la loi et ceux qui la subissent.

Ce procès aura pour effet de ne pas apaiser les choses voir même de les exacerber, et sans un dialogue que j’appelle encore une fois de mes vœux, la tension ne pourra pas redescendre dans les campagnes sur les contrôles sans mettre en avant la pédagogie et la prévention par ceux qui connaissent et sont chargés de faire appliquer la loi. Nous avons alerté les pouvoirs publics nous attendons donc maintenant des réponses à nos demandes sans illusion. 

mercredi 12 novembre 2014

De François Hollande à Nabilla...

Quelle honte nous donne le monde politique en ce moment et quelles que soient les tendances évidemment au niveau national mais aussi au niveau plus local.

L’élection présidentielle donne souvent l’illusion que nos concitoyens se passionnent enfin pour la politique eu égard à la mobilisation et l’engouement pour les débats politiques en amont, et puis très vite le soufflé redescend. Sans doute cet engouement est dû pour une bonne part au spectacle donné et cette envie d’en découdre pour les deux candidats finalistes motivant l’instinct primaire de l’électeur potentiel. D’autre part les promesses rapidement non-tenues une fois l’élection passée, et le bris du rêve que l’élection entretien n’apporte la déception qu’à la hauteur de l’illusion portée.

On le voit l’homme politique outre le fait de mentir dans le seul but de se faire réélire, fascine l’électeur puisque même le condamné des pires malversations avec l’argent publique concédé par le contribuable, se fait réélire jouant de son pouvoir de séduction naturel ou matériel.

Mais l’homme politique professionnel  est le plus souvent hors-sol, déconnecté de la réalité de la vie de ses  électeurs et il ne faut pas chercher  que dans la capitale pour en trouver dont les décisions d’autant plus faciles qu’elles se prennent avec un argent devenu impersonnel mis à disposition sans compter confortant un despotisme parfois peu éclairé et très souvent clientéliste ou mis à disposition de la gloire de celui qui en dispose. La phrase du premier personnage de l’Etat prononcée au cours d’une émission télévisée confirmant l’idée que les dépenses ne coûtent rien puisque c’est l’Etat qui paie, consolide cette idée à tous les niveaux des décisions plus ou moins collectives.

Ce n’est pas l’argent qui motive l’homme politique à garder le pouvoir, mais justement c’est ce dernier qui l’enivre par le fait de disposer de l’action par des mandants souvent conférés de manière impersonnelle, même si un faible pourcentage d’électeurs demande des comptes à leur mandataire.

Les élections des candidats des grands partis, ne sont qu’une mascarade que je côtoie depuis plusieurs années, où les places sont distribuées sur des critères ayant parfois des rapports consanguins avec des forces parallèles, mais où quasiment jamais les qualités humaines ne sont les critères de sélection.  L’intégrité, l’honnêteté, les qualités de bonne gestion, l’intérêt général, la franchise ne sont plus les qualités requises dans des acensions politiques écrites sur des plans de carrière que se fixent souvent même de jeunes élus ou candidats à l’être.

Les guerres de forme que se livrent devant nos yeux chaque jour ces hommes politiques mis en valeur par une presse plus soucieuse du scandale qui fait vendre que du débat d’idées engageant les générations futures, relèguent au même plan un pays en faillite et une vedette de téléréalité n’ayant comme atout que ses charmes, faillite économique, faillite d’idées, faillite morale.

Mais l’électeur à la fois contribuable et spectateur de ces pitoyables démonstrations en redemande, préférant bien davantage l’homme politique flatteur et accordant quelques hochets, à celui qui dans le souci de la préservation de la chose publique s’astreint à ne pas céder à la tentation du laisser faire, jusqu’à conspuer l’un et l’autre de tous ses maux, incapable d’accepter les remèdes si nécessaires à la préservation de l’avenir.

Il n’est pas anormal alors que les extrêmes politiques, religieux ou représentant un quelconque dogme lié à notre environnement matériel ne se fasse une place dans un monde devenu sans repère alimenté chaque jour par un scandale quotidien.
L’homme politique s’est détaché depuis la création de la 5e république des valeurs qui l’ont fondée, détournant sans limite à son profit ce pouvoir qui enivre mais auquel il faudra mettre des limites, et parmi celle que je privilégie la limitation dans le temps me paraît la plus efficace coupant les pates à des carrières infinies, mais qui pour bien fonctionner devront s’adosser à des fonctionnaires désintéressés du pouvoir électif.
La politique peut apporter encore des solutions à notre civilisation à condition que comme l’argent ce soit redevenu un moyen et non un but, pour la promotion des valeurs humaines. Je défendrai toujours cette idée avec le réalisme qu’on fera tout pour m’éviter de la porter le plus loin possible.


La mode est au cirque, à celui de la téléréalité, à celui du journalisme nombriliste,  à celui de la politique et tant que le spectacle continue il vaut mieux être un bon clown pour en faire partie.

dimanche 26 octobre 2014

Sioule-Biogaz continue pour injecter du biogaz.



Le projet de méthanisation pour injection du gaz dans le réseau GRDF va enfin pouvoir se terminer et nous l’espérons arriver à produire et commercialiser du gaz pour le début de l’année prochaine.
Pour terminer les travaux laissés à l’état d’abandon par Méthajade nous avons retenu la société Arkolia qui se spécialise dans la méthanisation par voie sèche, et qui nous a semblé réunir en son sein des compétences élevées sur le sujet avec une approche très pragmatique des problèmes à résoudre.
Arkolia assure pour notre compte une maîtrise d’œuvre en travaillant la technique de méthanisation, en prodiguant des conseils et recommandations  et en élaborant les plans techniques des travaux à réaliser. Ensuite nous gardons la complète maîtrise du choix des entreprises et des travaux à réaliser que nous négocions directement avec elles. Nous avons fait le choix de travailler avec trois entreprises locales, SEH pour l’étanchéité, Vigilec pour tous les réseaux et SAEM pour la partie électrique pneumatique et automatisme. Le confort de travailler avec des entreprises locales est que le personnel est sur place avec une disponibilité importante des responsables comme des ouvriers.
Il faut ajouter que Maison Bleue le constructeur du bâtiment bien que subissant un impayé important de la part de Méthajade accepte de collaborer pour travailler et apporter des modifications sur le bâtiment, il en est de même de Prodéval pour la partie chaufferie et torchère et dont les responsables de plus nous conseillent sur tout l’aspect de traitement du gaz.
Pour régler notre problématique azote, nous aurions pu remplacer le purificateur par un PSA qui a l’avantage de trier aussi l’azote, mais encore aurait il fallu que nous puissions revendre le purificateur Air-Liquide, qui ne se vend pas facilement sur « Le bon coin » et Air-Liquide ne voulant pas entendre parler de reprise ni de substitution par un PSA.
Nous avons donc fait le choix de l’inertage par du CO2 que nous allons récupérer à la sortie du purificateur puisque le gaz entrant dans le purificateur contient environ 45% de CO2 qui est rejeté dans l’atmosphère.
Ainsi à la fermeture de chaque garage après remplissage nous allons chasser l’air avec le CO2 et donc plus d’air plus d’azote dans un bâtiment qui aura été vérifié pour son étanchéité. Il en est de même à la fin du cycle, nous chasserons le restant de gaz par du CO2 avant de le chasser lui-même par de l’air pour ouvrir les garages. Au passage le procédé Methajade prévoyait à la fin du cycle de chasser directement le gaz restant par de l’air. Imaginez simplement que le mélange de l’air et du CH4 plus une petite étincelle pourrait faire dans les garages. Heureusement que nous n’avons fonctionné que deux mois par le manque de sérieux du procédé Méthajade.
Afin de récupérer le CO2 du purificateur Air-Liquide fera une modification, obtenue non sans mal et moyennant finances, pour mettre un système automatique commandé par la relation entre les deux automates.
L’automatisme de la méthanisation va être complètement revu par une analyse fonctionnelle détaillée comprenant de nouveaux systèmes de sécurités absents jusque là et qui a causé notamment l’explosion de la cuve à percolât.
Une nouvelle cuve a été commandé pour remplacer celle explosée avec des nouveaux systèmes de sécurité là aussi et la deuxième cuve toujours en place sera modifiée en attendant d’être remplacée elle aussi.
Ce problème d’introduction d’air dans le gaz a été révélé sur notre installation de la façon la plus criante, mais dans tous les projets de méthanisation pour injection et quel que soit le procédé il est impératif d’être vigilant sur l’étanchéité parfaite de tous les réseaux transportant le gaz en amont du poste d’injection. Une simple microfuite sur un tuyau aspirant de l’air et c’est immédiatement 1 à 2% d’azote introduit qui disqualifie la qualité du gaz.
Il nous fait aussi résoudre le problème de l’abattement de l’H2S qui dans le procédé Méthajade se faisait avec….de l’air… Le loup dans la bergerie. Nous étudions des solutions par introduction de chlorure ferrique, ou oxyde ferreux ou nitrate de calcium.
Parallèlement une procédure judiciaire est en cours sur la responsabilité de Méthajade, son assurance et son dirigeant et l’expertise a étudié la cause de l’explosion et le chiffrage pour plus de 600.000€ de manquements, réserves et pertes d’exploitations  par rapport au contrat signé avec Méthajade.
Nous espérons remettre en route l’installation avec les modifications fin d’année.

Plus que jamais la méthanisation est une aventure et il faut espérer que les charlatans qui opèrent dans ce secteur disparaissent pour laisser la place aux seuls intervenants sérieux. Le tri se fera tout seul et il a commencé…

jeudi 9 octobre 2014

Colère contre Moscovici!

Comment ne pas être en colère après ces hommes politiques qui se foutent de nous et nous demandent des efforts alors qu’eux-mêmes ne pensent qu’à leur intérêt.
La nomination de Moscovici comme commissaire européen est un scandale ! Comment cet homme qui a été ministre des finances il y a encore 6 mois avec des résultats économiques catastrophiques à son actif, ayant proposé comme ministre, puis voté comme député un budget en dehors de tous les critères de l’Europe, ces mêmes critères voulus et couché dans un traité signé par la France, comment peut il prendre aujourd’hui les fonctions de commissaire européen chargé de l’économie et justement chargé de faire respecter les traités et règles européennes ?
Comment va-t-il demander à son successeur à Bercy ce que lui-même s’est refusé à faire et pire encore a été négocier à Bruxelles un assouplissement des règles européennes ?
Comment va-t-il demander à la Grèce, au Portugal de devoir appliquer des mesures que lui-même s’est refusé à faire durant ses fonctions de ministre de l’économie ?
Comment peut-il exercer des responsabilités européennes alors qu’il n’avait pas de mots assez forts contre l’Europe économique ?

La réponse est que quand on se fait débarquer pour incompétence au parti socialiste on obtient une promotion ! Et surtout on passe comme pour Moscovici de 10.000€ de salaire mensuel à 28.000€.


Heureusement que je ne vote pas aujourd’hui sinon ma voix aurait bien pu rejoindre celle des extrémistes….

dimanche 5 octobre 2014

Il faudra économiser...


François Fillon l’avait dit en 2008 « je suis à la tête d’un état en faillite ». Alors que penser lorsque six ans plus tard la dette atteint 2000 milliards d’Euros, que le taux de chômage atteint des sommets et que tous les indicateurs économiques à force d’être au rouge depuis si longtemps ont explosé.
L’état socialiste en place depuis 2012 n’a fait qu’aggraver les choses par une conduite économique du pays à l’inverse de ce qu’il aurait fallu faire, appliquant les vieilles règles du socialisme des années 80 dogmatiques et désuètes.

Après avoir rincé les citoyens français par des hausses d’impôts tout azimut à un tel point que les rentrées fiscales se sont éteintes naturellement, un revirement dans la politique vient de s’opérer entreprenant enfin les économies si nécessaires au rétablissement de l’économie nationale.
Cela pourrait être enfin une bonne voie, sauf que les économies au lieu de se faire sur le fonctionnement propre de l’Etat se fait pour une grande part sur la baisse des dotations aux collectivités tout en transférant encore plus de compétences, comme l’aménagement des rythmes scolaires. La manœuvre est simple et très politicienne : l’état socialiste diminue les dotations aux collectivités qui sont majoritairement à droite depuis mars dernier afin que celles-ci si elles veulent garder toutes leurs actions augmenteront les impôts. La baisse sera de 3,7 milliards par an soit plus de 11 milliards sur la période 2015-2017 soit en moyenne une baisse de 2% par an.
Pour la commune de St Pourçain qui a un budget de fonctionnement de 5,3 millions d’Euros cela signifie une baisse des recettes de 110.000€ par an soit 330.000€ sur les trois ans à venir, sachant que pour 2014 la baisse a été de 50.000€ sans s’y attendre.
Les choses sont très claires, pour maintenir un budget constant il faudra augmenter les impôts ou faire des économies considérables ou les deux.
La reprise en régie de l’assainissement est la première mesure significative en matière d’économies, mais sera loin de suffire.
La mutualisation entre communes notamment au sein de la communauté de communes existante ou future avec l’éventuel rapprochement d’autres communes ou communautés de communes sera aussi un passage obligé, d’une part car l’Etat favorisera financièrement ces démarches mais d’autre part car ce sera des moyens d’économiser à plusieurs.
Le budget 2015 et ceux à venir seront très difficiles à faire et demanderont beaucoup de courage aux élus dans leurs choix et inévitablement aura un impact sur la population.
La langue de bois ne sert à rien en la matière et il faut se préparer à des moments difficiles, surtout qu’à la grande différence avec l’Etat c’est que pour une collectivité il est impossible de financer le fonctionnement par l’emprunt ou même voter un budget en déficit.

Il serait tellement plus agréable pour les élus de pouvoir dire « ne vous inquiétez pas tout va bien, on continue comme avant on ne touche à rien…. »

dimanche 21 septembre 2014

Je passe au tribunal à cause d'un gouvernement Kamikaze!

J’ai ainsi reçu avec deux de nos collègues une assignation devant le tribunal correctionnel de Cusset pour des faits bénins retenus à mon encontre lors de notre manifestation devant les locaux de l’ONEMA . Epandage d’un seau de mélasse et déversement de fumier sur la voie publique nous valent cette convocation.
C’est bien l’Etat et le gouvernement qui nous poursuit puisque le maire de la ville n’a pas porté plainte et ainsi c’est le procureur aux ordres du gouvernement et de Christiane Taubira qui veut nous donner une leçon.
En tant que responsable syndical agricole je prends cela comme une réelle provocation, un an après les faits et durant toute cette période après avoir travaillé avec les services de l’Etat sur la rédaction d’un guide de l’usage de la loi sur l’eau à destination des agriculteurs et de la proposition d’une charte des contrôles.
Tout ce travail de concertation avec les services de l’Etat dans un souci d’apaisement des deux côtés, et d’un travail constructif afin que l’environnement soit protégé sans pénaliser l’activité agricole est remis en cause par cette convocation devant le juge.
Faut-il que le gouvernement soit kamikaze pour rallumer le feu alors que la crispation du monde agricole sur les sujets liés à l’environnement, notamment au travers de l’extension des zones vulnérables et la directive nitrate, est exacerbée et qu’il ne faudrait rien pour que tout explose comme à Morlaix cette fin de semaine dernière.
C’est comme responsable syndical agricole et élu local chargé des travaux sur ma commune que je prends cette convocation devant la justice. Et serais-je traité avec la même mensuétude que la racaille des banlieues libérée sur le champ après s’en être pris physiquement aux policiers ? Serais-je relaxé comme les femen qui s’en sont pris aux monuments religieux en dégradant le mobilier intérieur ?
Je suis prêt à assumer mes actes devant la justice, comme défenseur des causes agricoles pour des hommes qui travaillent beaucoup pour gagner peu, assommés par les contraintes administratives de leur métier, et comme élu local au service de la population qui m’a élu où je ne compte pas mon temps sur l’amélioration des infrastructures.
Les derniers orages nous donnent raison, et à défaut de fossés curés et entretenus par les agriculteurs ou les communes, nous pouvons nous attendre à de plus en plus de drames matériels et humains.

Alors que la justice de Mme Taubira se fasse mais elle aura en face d’elle la masse des agriculteurs et des élus, ceux-là même dont la seule justice qui vaille est celle des éléments naturels qui rythment leurs actions et la préservation de leurs biens si chèrement gagnés.