samedi 27 décembre 2014
samedi 20 décembre 2014
Lettre au Père Noël
Cher Père Noël,
Cette année, j’ai été bien sage et j’ai fait tous mes devoirs. J’ai payé tous mes impôts, toutes mes taxes, rempli toutes mes déclarations sociales, environnementales et même celles qui étaient inutiles, longues et coûteuses. J’ai reçu les contrôleurs sur mon exploitation avec tact, je leur ai même payé le café pour les dédommager de la peine qu’ils s’étaient donnés pour me sanctionner. J’ai laissé bitumer certaines parcelles pour que les gens des villes aient de beaux supermarchés. J’ai fini la mise aux normes de mes bâtiments et j’ai oeuvré pour le bien-être de mes animaux. Et pour être sûr d’avoir bien fait tous mes devoirs, j’ai aussi accepté de représenter et défendre les intérêts de la profession agricole, de prendre tous les coups de trique de l’administration et de subir les griefs de mes concitoyens qui considéraient que je n’en faisais pas assez. Bref Père Noël, la liste est longue et croyez moi, je n’ai pas ménagé ma peine.
Alors, le 25 Décembre, au pied du sapin, je demande de la simplification administrative, des contrôleurs plus humains, moins de normes et plus de bon sens. Je demande une administration connectée aux réalités économiques et moins arrogante. Je demande aux agents de l'ONEMA de laisser leur arme au vestiaire et de venir nous conseiller en matière d'entretien des cours d'eau. Je demande à être rémunéré pour le travail que je réalise en tant que producteur mais aussi gestionnaire de l’espace agricole. Je rêve que mes voisins et les hommes politiques même locaux aiment l’agriculture et la voient comme une chance pour la France. Je demande une norme ‘bien être pour le paysan’. Mes cadeaux peuvent paraître exigeants Père Noël mais, au regard des devoirs que j’ai rempli, vous me devez bien ça.
Et pour faire bonne mesure, je commande aussi une tonne de solidarité et d’actions collectives. Sans elles, l’égoïsme et l’individualisme marqueront le pas, une fois de plus, au détriment du monde paysan. Je ne sais pas si je dois croire au Père Noël mais une chose est certaine, je crois en l’intelligence et la force du monde paysan.
Inspiré de Loïc Guines, Président de la FDSEA35
Cette année, j’ai été bien sage et j’ai fait tous mes devoirs. J’ai payé tous mes impôts, toutes mes taxes, rempli toutes mes déclarations sociales, environnementales et même celles qui étaient inutiles, longues et coûteuses. J’ai reçu les contrôleurs sur mon exploitation avec tact, je leur ai même payé le café pour les dédommager de la peine qu’ils s’étaient donnés pour me sanctionner. J’ai laissé bitumer certaines parcelles pour que les gens des villes aient de beaux supermarchés. J’ai fini la mise aux normes de mes bâtiments et j’ai oeuvré pour le bien-être de mes animaux. Et pour être sûr d’avoir bien fait tous mes devoirs, j’ai aussi accepté de représenter et défendre les intérêts de la profession agricole, de prendre tous les coups de trique de l’administration et de subir les griefs de mes concitoyens qui considéraient que je n’en faisais pas assez. Bref Père Noël, la liste est longue et croyez moi, je n’ai pas ménagé ma peine.
Alors, le 25 Décembre, au pied du sapin, je demande de la simplification administrative, des contrôleurs plus humains, moins de normes et plus de bon sens. Je demande une administration connectée aux réalités économiques et moins arrogante. Je demande aux agents de l'ONEMA de laisser leur arme au vestiaire et de venir nous conseiller en matière d'entretien des cours d'eau. Je demande à être rémunéré pour le travail que je réalise en tant que producteur mais aussi gestionnaire de l’espace agricole. Je rêve que mes voisins et les hommes politiques même locaux aiment l’agriculture et la voient comme une chance pour la France. Je demande une norme ‘bien être pour le paysan’. Mes cadeaux peuvent paraître exigeants Père Noël mais, au regard des devoirs que j’ai rempli, vous me devez bien ça.
Et pour faire bonne mesure, je commande aussi une tonne de solidarité et d’actions collectives. Sans elles, l’égoïsme et l’individualisme marqueront le pas, une fois de plus, au détriment du monde paysan. Je ne sais pas si je dois croire au Père Noël mais une chose est certaine, je crois en l’intelligence et la force du monde paysan.
Inspiré de Loïc Guines, Président de la FDSEA35
dimanche 14 décembre 2014
Histoire de crèche...
Cher Monsieur le Tribunal,
J'ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d'interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil Général de la Vendée.
J'ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d'interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil Général de la Vendée.
Quelle mouche vous a donc piqué ?
Vous avez fait des études je suppose. Peut-être savez vous donc que Noël vient du latin " Natalis" qui veut dire Naissance. Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. La naissance dont-il est question est celle d'un certain Jésus de Nazareth né il y a un peu plus de 2000 ans. je dis ça parce qu'étant donné que vous n'avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. Voyez-vous, Noel n'est pas l'anniversaire de la naissance du Père Noël ( je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous ) mais bien celle de ce Jésus. Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l'andouillette tout en interdisant la consommation d'andouillette le jour de la fête de l'andouillette.
La crèche c'est ce qu'on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n'est parce qu'il est le fruit d'une tradition ?
Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche. La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement. La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient. la crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise? la crèche c'est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme. Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.
Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l'expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.
Jean Pierre Santon
Vous avez fait des études je suppose. Peut-être savez vous donc que Noël vient du latin " Natalis" qui veut dire Naissance. Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. La naissance dont-il est question est celle d'un certain Jésus de Nazareth né il y a un peu plus de 2000 ans. je dis ça parce qu'étant donné que vous n'avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. Voyez-vous, Noel n'est pas l'anniversaire de la naissance du Père Noël ( je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous ) mais bien celle de ce Jésus. Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l'andouillette tout en interdisant la consommation d'andouillette le jour de la fête de l'andouillette.
La crèche c'est ce qu'on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n'est parce qu'il est le fruit d'une tradition ?
Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche. La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement. La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient. la crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise? la crèche c'est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme. Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.
Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l'expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.
Jean Pierre Santon
lundi 8 décembre 2014
Le vent tourne!
Le vent tourne en matière d’environnement et des signes
encourageants dans le sens de notre combat voient le jour.
Les agriculteurs et d’une manière générale les ruraux
sont de plus en plus sensibles à notre discours en matière de défense de l’environnement
qui nécessite qu’on combatte les dogmes au profit de mesures pragmatiques où l’homme
garde toute sa place.
Les élus locaux rejoignent ce combat des agriculteurs
contre les fonctionnaires zélés qui ne savent parler d’environnement que par la
sanction et l’application brutale de la loi. Même les élus nationaux
comprennent nos actions et commencent à reconnaître que les lois votées vont
trop loin et qu’il faut sans doute penser à les réviser. Nos gouvernants, et
les fonctionnaires de Bruxelles reconnaissent aussi que des normes ubuesques et
déniées de tout sens de la réalité sont en vigueur et qu’il faut les revoir
pour coller au plus près de la réalité, c’est le cas par exemple des teneurs en
nitrates dans l’eau qui on le sait n’ont aucune action néfaste sur l’environnement
en deça de seuils très importants. De très nombreux contacts sont noués dans ce
sens en ce moment.
Les journalistes se font de plus en plus les porte-parole d’une écologie où l’homme doit être présent et prennent conscience de
la caricature portée depuis longtemps par des extrêmistes de l’environnement
dont ce sujet est un fonds de commerce électoral comme d’autres ont celui de l’immigration.
Les évènements récents comme le barrage de Sivens, les
inondations dans le sud de la France ramènent proche de nos idées la population
toute entière, celle qui vote, celle des citoyens qui se rendent compte souvent
à leur dépend qu’on leur raconte des mensonges taxés d’écologisme depuis plus
de 20 ans et que pour pouvoir continuer simplement à vivre sur notre planète il
faut certes protéger la nature mais aussi la dompter et nous protéger de ses
excès que ce soit la sécheresse ou les excès d’eau.
Les agriculteurs que nous sommes au contact quotidien de
la nature commençons à retrouver notre crédibilité comme spécialistes de
celle-ci aux dépends de ceux qui la voudrait bucolique du haut de leurs tours de
verre climatisées dans les grandes agglomérations.
Le procès dont j’ai été la victime, bien au contraire de
me faire passer pour un dangereux malfaiteur a déclenché un élan de solidarité
et de sympathie dont je ne réalise pas encore tant il s’étend bien au-delà du
seul monde agricole.
C’est sans doute ce qui est le plus important, avoir la
masse de la population acquise à notre cause, et ce n’est pas le rendu de trois
juges et d’une dizaine d’agents fonctionnaires qui pourra arrêter ce changement important dans
les mentalités de nos concitoyens en matière d’environnement.
Sur ce courant porteur nous allons créer très
prochainement une association de protection de l’environnement qui va fédérer
les agriculteurs, des élus, des chercheurs et surtout tous ceux qui veulent s’engager
pour une autre écologie, celle qui fait la même place à l’homme qu’à la faune
ou la flore et qui sera capable de porter ces idées dans toutes les instances
où il se discutera de protection de l’environnement afin de faire changer des
lois qui combattent la place de l’homme dans son environnement.
vendredi 14 novembre 2014
Une justice a été rendue entre la FNSEA03 et l'ONEMA
Ainsi donc la justice a été rendue dans l’affaire de la
manifestation du 30 septembre 2013 contre les locaux de l’ONEMA où j’étais
impliqué en tant que président de la FNSEA03 avec deux autres agriculteurs.
Nous savions que depuis des semaines l’Etat donne comme
consigne de sanctionner les manifestations syndicales, surtout celles
agricoles, à contrario il amnistie les leaders syndicaux ouvriers dans les
dégradations des établissements publics. Le tribunal a suivi partiellement les
réquisitions du procureur et bien plus que les sommes financières en jeu, c’est
le principe et la justification des peines qui sont surprenantes.
Ainsi le tribunal alloue 700€ de dommages et intérêts à l’ONEMA
au motif que la manifestation n’était pas déclarée ! Ainsi par
jurisprudence chaque citoyen pris dans une manifestation pourra désormais, en s’assurant
que la manifestation n’a pas été déclarée, demander aux organisateurs des
dommages et intérêts aux organisateurs. C’est un vrai job à développer, faire
les manifestations, se plaindre au tribunal et recevoir 700€ par plainte. Vu le
nombre de manifestations en France ça peut rapporter gros et c’est plus sûr que
le loto.
En effet hormis cette bizarrerie juridique au profit de l’ONEMA,
le reste des sanctions sont des amendes dont les juges guidés par leur
conscience ont prononcé leur verdict dans le but de marquer le coup, poussés par
le pouvoir en place et surtout de fortes pressions de la CGT de l’ONEMA depuis
le début de l’affaire qui n’est pas avare en tracts, courriers de plainte
envers l’employeur de ses agents.
C’est donc bien encore une fois l’ONEMA qui se trouve au cœur
de tout cela ne supportant pas qu’on puisse remettre en cause leur manière de
faire dans leur travail quotidien axé essentiellement sur la répression et
particulièrement des agriculteurs. J’en veux pour preuve que nombres d’assainissements
autonomes non-conformes voir sauvages aux yeux de tous qui ne sont jamais
inquiétés, il y a la police de l’eau des agriculteurs très ferme et la police
de l’eau du reste de la population beaucoup plus laxiste.
Nous avons d’ailleurs avant et après le 30 septembre 2013
demandé à plusieurs reprises de rencontrer les responsables locaux de l’ONEMA
ainsi que les procureurs directement au-dessus des agents de cette organisation
et nous attendons toujours… Preuve que le dialogue est bien fermé de ce côté-là.
La seule fois où nous avons rencontré un directeur de l’ONEMA, ses seules
paroles ont été de nous dire qu’il n’avait aucun pouvoir sur ses agents. Voilà
donc en république un Etat dans l’Etat.
Signalons aussi qu’à l’occasion de ce procès le procureur
de la république a demandé lors de l’instruction par deux fois au Préfet si il
avait reçu une déclaration de manifestation en toute méconnaissance du fait qu’en
zone gendarmerie, comme à St Pourçain, c’est à la mairie que doit se faire cette
formalité. Le juge n’a pas donc pu
savoir si la déclaration a été faite ou non puisque jamais le maire de St
Pourçain n’en a reçu la demande de la part du procureur. Cela n’a aucunement empêché
le juge de me condamner pour ce motif au profit de l’ONEMA, ce qui prouve bien
la volonté d’une sanction au profit de l’ONEMA, défendu au passage par un
avocat parisien lors du procès dont la plaidoirie a duré à peine 5 minutes s’embrouillant
dans les termes agricoles et ne sachant même pas la signification du sigle
ONEMA à la différence de notre avocat Maître Gard dont la plaidoirie de près d’une
heure a été étayée d’arguments construits.
Dans les fautes de forme on notera aussi que le procureur
a porté son argumentation en confondant le type de véhicule sali parlant d’un
Berlingo Citröen à la place d’une Mégane.
Ainsi donc malgré toutes ces erreurs dans l’instruction
de l’affaire nous avons été condamnés, pour avoir versé un seau de mélasse sur
une voiture, déchargé une remorque de fumier sur la voie publique dont le maire
de la ville n’a pas porté plainte et a même refusé de le faire enlever en
soutien, et ne pas avoir fait la déclaration de manifestation que personne n’a
jusqu’alors prouvé.
Que penser des petits voyous des banlieues relaxés après s’en être pris à des agents de la force publique, c’est la justice des villes
et celle des campagnes, je passe aussi sur les violences faites à la force
publique à l’occasion des manifestations contre le barrage de Sivens ou de
Notre Dame des Landes qui ne seront jamais poursuivies.
Par contre ce procès a été un formidable élan de soutien
et de fédération du monde rural autour de notre action. J’ai reçu et je reçois
encore beaucoup de messages dans ce sens par nombre d’agriculteurs, de leaders
syndicaux d’autres syndicats et de nombreux maires et élus locaux dont beaucoup
étaient même présents au procès. Je
ressens clairement une exaspération du monde rural à l’empilement des contraintes
et normes sur les activités en monde rural.
Une frontière est clairement en train de se créer entre
ceux qui font et appliquent la loi et ceux qui la subissent.
Ce procès aura pour effet de ne pas apaiser les choses
voir même de les exacerber, et sans un dialogue que j’appelle encore une fois
de mes vœux, la tension ne pourra pas redescendre dans les campagnes sur les
contrôles sans mettre en avant la pédagogie et la prévention par ceux qui
connaissent et sont chargés de faire appliquer la loi. Nous avons alerté les
pouvoirs publics nous attendons donc maintenant des réponses à nos demandes
sans illusion.
mercredi 12 novembre 2014
De François Hollande à Nabilla...
Quelle honte nous donne le monde politique en ce moment et
quelles que soient les tendances évidemment au niveau national mais aussi au
niveau plus local.
L’élection présidentielle donne souvent l’illusion que
nos concitoyens se passionnent enfin pour la politique eu égard à la
mobilisation et l’engouement pour les débats politiques en amont, et puis très
vite le soufflé redescend. Sans doute cet engouement est dû pour une bonne
part au spectacle donné et cette envie d’en découdre pour les deux candidats
finalistes motivant l’instinct primaire de l’électeur potentiel. D’autre part
les promesses rapidement non-tenues une fois l’élection passée, et le bris du
rêve que l’élection entretien n’apporte la déception qu’à la hauteur de l’illusion
portée.
On le voit l’homme politique outre le fait de mentir dans
le seul but de se faire réélire, fascine l’électeur puisque même le condamné
des pires malversations avec l’argent publique concédé par le contribuable, se
fait réélire jouant de son pouvoir de séduction naturel ou matériel.
Mais l’homme politique professionnel est le plus souvent hors-sol, déconnecté de la
réalité de la vie de ses électeurs et il
ne faut pas chercher que dans la
capitale pour en trouver dont les décisions d’autant plus faciles qu’elles se
prennent avec un argent devenu impersonnel mis à disposition sans compter
confortant un despotisme parfois peu éclairé et très souvent clientéliste ou
mis à disposition de la gloire de celui qui en dispose. La phrase du premier
personnage de l’Etat prononcée au cours d’une émission télévisée confirmant l’idée
que les dépenses ne coûtent rien puisque c’est l’Etat qui paie, consolide cette
idée à tous les niveaux des décisions plus ou moins collectives.
Ce n’est pas l’argent qui motive l’homme politique à
garder le pouvoir, mais justement c’est ce dernier qui l’enivre par le fait de
disposer de l’action par des mandants souvent conférés de manière impersonnelle,
même si un faible pourcentage d’électeurs demande des comptes à leur
mandataire.
Les élections des candidats des grands partis, ne sont qu’une
mascarade que je côtoie depuis plusieurs années, où les places sont distribuées
sur des critères ayant parfois des rapports consanguins avec des forces
parallèles, mais où quasiment jamais les qualités humaines ne sont les critères
de sélection. L’intégrité, l’honnêteté, les
qualités de bonne gestion, l’intérêt général, la franchise ne sont plus les
qualités requises dans des acensions politiques écrites sur des plans de
carrière que se fixent souvent même de jeunes élus ou candidats à l’être.
Les guerres de forme que se livrent devant nos yeux
chaque jour ces hommes politiques mis en valeur par une presse plus soucieuse
du scandale qui fait vendre que du débat d’idées engageant les générations
futures, relèguent au même plan un pays en faillite et une vedette de
téléréalité n’ayant comme atout que ses charmes, faillite économique, faillite
d’idées, faillite morale.
Mais l’électeur à la fois contribuable et spectateur de
ces pitoyables démonstrations en redemande, préférant bien davantage l’homme
politique flatteur et accordant quelques hochets, à celui qui dans le souci de
la préservation de la chose publique s’astreint à ne pas céder à la tentation
du laisser faire, jusqu’à conspuer l’un et l’autre de tous ses maux, incapable
d’accepter les remèdes si nécessaires à la préservation de l’avenir.
Il n’est pas anormal alors que les extrêmes politiques,
religieux ou représentant un quelconque dogme lié à notre environnement
matériel ne se fasse une place dans un monde devenu sans repère alimenté chaque
jour par un scandale quotidien.
L’homme politique s’est détaché depuis la création de la
5e république des valeurs qui l’ont fondée, détournant sans limite à
son profit ce pouvoir qui enivre mais auquel il faudra mettre des limites, et
parmi celle que je privilégie la limitation dans le temps me paraît la plus
efficace coupant les pates à des carrières infinies, mais qui pour bien
fonctionner devront s’adosser à des fonctionnaires désintéressés du pouvoir
électif.
La politique peut apporter encore des solutions à notre
civilisation à condition que comme l’argent ce soit redevenu un moyen et non un
but, pour la promotion des valeurs humaines. Je défendrai toujours cette idée
avec le réalisme qu’on fera tout pour m’éviter de la porter le plus loin
possible.
La mode est au cirque, à celui de la téléréalité, à celui
du journalisme nombriliste, à celui de
la politique et tant que le spectacle continue il vaut mieux être un bon clown
pour en faire partie.
dimanche 26 octobre 2014
Sioule-Biogaz continue pour injecter du biogaz.
Le projet de méthanisation pour injection du gaz dans le
réseau GRDF va enfin pouvoir se terminer et nous l’espérons arriver à produire
et commercialiser du gaz pour le début de l’année prochaine.
Pour terminer les travaux laissés à l’état d’abandon par
Méthajade nous avons retenu la société Arkolia qui se spécialise dans la
méthanisation par voie sèche, et qui nous a semblé réunir en son sein des
compétences élevées sur le sujet avec une approche très pragmatique des
problèmes à résoudre.
Arkolia assure pour notre compte une maîtrise d’œuvre en
travaillant la technique de méthanisation, en prodiguant des conseils et
recommandations et en élaborant les
plans techniques des travaux à réaliser. Ensuite nous gardons la complète
maîtrise du choix des entreprises et des travaux à réaliser que nous négocions
directement avec elles. Nous avons fait le choix de travailler avec trois
entreprises locales, SEH pour l’étanchéité, Vigilec pour tous les réseaux et
SAEM pour la partie électrique pneumatique et automatisme. Le confort de
travailler avec des entreprises locales est que le personnel est sur place avec
une disponibilité importante des responsables comme des ouvriers.
Il faut ajouter que Maison Bleue le constructeur du
bâtiment bien que subissant un impayé important de la part de Méthajade accepte
de collaborer pour travailler et apporter des modifications sur le bâtiment, il
en est de même de Prodéval pour la partie chaufferie et torchère et dont les
responsables de plus nous conseillent sur tout l’aspect de traitement du gaz.
Pour régler notre problématique azote, nous aurions pu
remplacer le purificateur par un PSA qui a l’avantage de trier aussi l’azote,
mais encore aurait il fallu que nous puissions revendre le purificateur
Air-Liquide, qui ne se vend pas facilement sur « Le bon coin » et
Air-Liquide ne voulant pas entendre parler de reprise ni de substitution par un
PSA.
Nous avons donc fait le choix de l’inertage par du CO2
que nous allons récupérer à la sortie du purificateur puisque le gaz entrant
dans le purificateur contient environ 45% de CO2 qui est rejeté dans l’atmosphère.
Ainsi à la fermeture de chaque garage après remplissage
nous allons chasser l’air avec le CO2 et donc plus d’air plus d’azote dans un
bâtiment qui aura été vérifié pour son étanchéité. Il en est de même à la fin
du cycle, nous chasserons le restant de gaz par du CO2 avant de le chasser lui-même
par de l’air pour ouvrir les garages. Au passage le procédé Methajade prévoyait
à la fin du cycle de chasser directement le gaz restant par de l’air. Imaginez
simplement que le mélange de l’air et du CH4 plus une petite étincelle pourrait
faire dans les garages. Heureusement que nous n’avons fonctionné que deux mois
par le manque de sérieux du procédé Méthajade.
Afin de récupérer le CO2 du purificateur Air-Liquide fera
une modification, obtenue non sans mal et moyennant finances, pour mettre un
système automatique commandé par la relation entre les deux automates.
L’automatisme de la méthanisation va être complètement
revu par une analyse fonctionnelle détaillée comprenant de nouveaux systèmes de
sécurités absents jusque là et qui a causé notamment l’explosion de la cuve à
percolât.
Une nouvelle cuve a été commandé pour remplacer celle
explosée avec des nouveaux systèmes de sécurité là aussi et la deuxième cuve
toujours en place sera modifiée en attendant d’être remplacée elle aussi.
Ce problème d’introduction d’air dans le gaz a été révélé
sur notre installation de la façon la plus criante, mais dans tous les projets
de méthanisation pour injection et quel que soit le procédé il est impératif d’être
vigilant sur l’étanchéité parfaite de tous les réseaux transportant le gaz en
amont du poste d’injection. Une simple microfuite sur un tuyau aspirant de l’air
et c’est immédiatement 1 à 2% d’azote introduit qui disqualifie la qualité du
gaz.
Il nous fait aussi résoudre le problème de l’abattement
de l’H2S qui dans le procédé Méthajade se faisait avec….de l’air… Le loup dans
la bergerie. Nous étudions des solutions par introduction de chlorure ferrique,
ou oxyde ferreux ou nitrate de calcium.
Parallèlement une procédure judiciaire est en cours sur
la responsabilité de Méthajade, son assurance et son dirigeant et l’expertise a
étudié la cause de l’explosion et le chiffrage pour plus de 600.000€ de
manquements, réserves et pertes d’exploitations par rapport au contrat signé avec Méthajade.
Nous espérons remettre en route l’installation avec les
modifications fin d’année.
Plus que jamais la méthanisation est une aventure et il
faut espérer que les charlatans qui opèrent dans ce secteur disparaissent pour
laisser la place aux seuls intervenants sérieux. Le tri se fera tout seul et il
a commencé…
jeudi 9 octobre 2014
Colère contre Moscovici!
Comment ne pas être en colère après ces hommes politiques
qui se foutent de nous et nous demandent des efforts alors qu’eux-mêmes ne
pensent qu’à leur intérêt.
La nomination de Moscovici comme commissaire européen est
un scandale ! Comment cet homme qui a été ministre des finances il y a
encore 6 mois avec des résultats économiques catastrophiques à son actif, ayant
proposé comme ministre, puis voté comme député un budget en dehors de tous les
critères de l’Europe, ces mêmes critères voulus et couché dans un traité signé
par la France, comment peut il prendre aujourd’hui les fonctions de commissaire
européen chargé de l’économie et justement chargé de faire respecter les
traités et règles européennes ?
Comment va-t-il demander à son successeur à Bercy ce que lui-même
s’est refusé à faire et pire encore a été négocier à Bruxelles un
assouplissement des règles européennes ?
Comment va-t-il demander à la Grèce, au Portugal de
devoir appliquer des mesures que lui-même s’est refusé à faire durant ses
fonctions de ministre de l’économie ?
Comment peut-il exercer des responsabilités européennes
alors qu’il n’avait pas de mots assez forts contre l’Europe économique ?
La réponse est que quand on se fait débarquer pour
incompétence au parti socialiste on obtient une promotion ! Et surtout on
passe comme pour Moscovici de 10.000€ de salaire mensuel à 28.000€.
Heureusement que je ne vote pas aujourd’hui sinon ma voix
aurait bien pu rejoindre celle des extrémistes….
dimanche 5 octobre 2014
Il faudra économiser...
François Fillon l’avait dit en 2008 « je suis à la tête
d’un état en faillite ». Alors que penser lorsque six ans plus tard la
dette atteint 2000 milliards d’Euros, que le taux de chômage atteint des
sommets et que tous les indicateurs économiques à force d’être au rouge depuis
si longtemps ont explosé.
L’état socialiste en place depuis 2012 n’a fait qu’aggraver
les choses par une conduite économique du pays à l’inverse de ce qu’il aurait
fallu faire, appliquant les vieilles règles du socialisme des années 80
dogmatiques et désuètes.
Après avoir rincé les citoyens français par des hausses
d’impôts tout azimut à un tel point que les rentrées fiscales se sont éteintes
naturellement, un revirement dans la politique vient de s’opérer entreprenant
enfin les économies si nécessaires au rétablissement de l’économie nationale.
Cela pourrait être enfin une bonne voie, sauf que les
économies au lieu de se faire sur le fonctionnement propre de l’Etat se fait
pour une grande part sur la baisse des dotations aux collectivités tout en
transférant encore plus de compétences, comme l’aménagement des rythmes
scolaires. La manœuvre est simple et très politicienne : l’état socialiste
diminue les dotations aux collectivités qui sont majoritairement à droite
depuis mars dernier afin que celles-ci si elles veulent garder toutes leurs
actions augmenteront les impôts. La baisse sera de 3,7 milliards par an soit
plus de 11 milliards sur la période 2015-2017 soit en moyenne une baisse de 2%
par an.
Pour la commune de St Pourçain qui a un budget de
fonctionnement de 5,3 millions d’Euros cela signifie une baisse des recettes de
110.000€ par an soit 330.000€ sur les trois ans à venir, sachant que pour 2014
la baisse a été de 50.000€ sans s’y attendre.
Les choses sont très claires, pour maintenir un budget
constant il faudra augmenter les impôts ou faire des économies considérables ou
les deux.
La reprise en régie de l’assainissement est la première
mesure significative en matière d’économies, mais sera loin de suffire.
La mutualisation entre communes notamment au sein de la
communauté de communes existante ou future avec l’éventuel rapprochement
d’autres communes ou communautés de communes sera aussi un passage obligé,
d’une part car l’Etat favorisera financièrement ces démarches mais d’autre part
car ce sera des moyens d’économiser à plusieurs.
Le budget 2015 et ceux à venir seront très difficiles à
faire et demanderont beaucoup de courage aux élus dans leurs choix et
inévitablement aura un impact sur la population.
La langue de bois ne sert à rien en la matière et il faut se
préparer à des moments difficiles, surtout qu’à la grande différence avec
l’Etat c’est que pour une collectivité il est impossible de financer le
fonctionnement par l’emprunt ou même voter un budget en déficit.
Il serait tellement plus agréable pour les élus de pouvoir
dire « ne vous inquiétez pas tout va bien, on continue comme avant on ne
touche à rien…. »
dimanche 21 septembre 2014
Je passe au tribunal à cause d'un gouvernement Kamikaze!
J’ai ainsi reçu avec deux de nos collègues une
assignation devant le tribunal correctionnel de Cusset pour des faits bénins
retenus à mon encontre lors de notre manifestation devant les locaux de l’ONEMA .
Epandage d’un seau de mélasse et déversement de fumier sur la voie publique
nous valent cette convocation.
C’est bien l’Etat et le gouvernement qui nous poursuit
puisque le maire de la ville n’a pas porté plainte et ainsi c’est le procureur
aux ordres du gouvernement et de Christiane Taubira qui veut nous donner une
leçon.
En tant que responsable syndical agricole je prends cela
comme une réelle provocation, un an après les faits et durant toute cette
période après avoir travaillé avec les services de l’Etat sur la rédaction d’un
guide de l’usage de la loi sur l’eau à destination des agriculteurs et de la proposition
d’une charte des contrôles.
Tout ce travail de concertation avec les services de l’Etat
dans un souci d’apaisement des deux côtés, et d’un travail constructif afin que
l’environnement soit protégé sans pénaliser l’activité agricole est remis en
cause par cette convocation devant le juge.
Faut-il que le gouvernement soit kamikaze pour rallumer
le feu alors que la crispation du monde agricole sur les sujets liés à l’environnement,
notamment au travers de l’extension des zones vulnérables et la directive
nitrate, est exacerbée et qu’il ne faudrait rien pour que tout explose comme à
Morlaix cette fin de semaine dernière.
C’est comme responsable syndical agricole et élu local chargé
des travaux sur ma commune que je prends cette convocation devant la justice.
Et serais-je traité avec la même mensuétude que la racaille des banlieues libérée
sur le champ après s’en être pris physiquement aux policiers ? Serais-je
relaxé comme les femen qui s’en sont pris aux monuments religieux en dégradant
le mobilier intérieur ?
Je suis prêt à assumer mes actes devant la justice, comme
défenseur des causes agricoles pour des hommes qui travaillent beaucoup pour
gagner peu, assommés par les contraintes administratives de leur métier, et
comme élu local au service de la population qui m’a élu où je ne compte pas mon
temps sur l’amélioration des infrastructures.
Les derniers orages nous donnent raison, et à défaut de
fossés curés et entretenus par les agriculteurs ou les communes, nous pouvons
nous attendre à de plus en plus de drames matériels et humains.
Alors que la justice de Mme Taubira se fasse mais elle
aura en face d’elle la masse des agriculteurs et des élus, ceux-là même dont la
seule justice qui vaille est celle des éléments naturels qui rythment leurs
actions et la préservation de leurs biens si chèrement gagnés.
Inscription à :
Articles (Atom)





.jpg)


