vendredi 14 novembre 2014

Une justice a été rendue entre la FNSEA03 et l'ONEMA


Ainsi donc la justice a été rendue dans l’affaire de la manifestation du 30 septembre 2013 contre les locaux de l’ONEMA où j’étais impliqué en tant que président de la FNSEA03 avec deux autres agriculteurs.
Nous savions que depuis des semaines l’Etat donne comme consigne de sanctionner les manifestations syndicales, surtout celles agricoles, à contrario il amnistie les leaders syndicaux ouvriers dans les dégradations des établissements publics. Le tribunal a suivi partiellement les réquisitions du procureur et bien plus que les sommes financières en jeu, c’est le principe et la justification des peines qui sont surprenantes.
Ainsi le tribunal alloue 700€ de dommages et intérêts à l’ONEMA au motif que la manifestation n’était pas déclarée ! Ainsi par jurisprudence chaque citoyen pris dans une manifestation pourra désormais, en s’assurant que la manifestation n’a pas été déclarée, demander aux organisateurs des dommages et intérêts aux organisateurs. C’est un vrai job à développer, faire les manifestations, se plaindre au tribunal et recevoir 700€ par plainte. Vu le nombre de manifestations en France ça peut rapporter gros et c’est plus sûr que le loto.

En effet hormis cette bizarrerie juridique au profit de l’ONEMA, le reste des sanctions sont des amendes dont les juges guidés par leur conscience ont prononcé leur verdict dans le but de marquer le coup, poussés par le pouvoir en place et surtout de fortes pressions de la CGT de l’ONEMA depuis le début de l’affaire qui n’est pas avare en tracts, courriers de plainte envers l’employeur de ses agents.

C’est donc bien encore une fois l’ONEMA qui se trouve au cœur de tout cela ne supportant pas qu’on puisse remettre en cause leur manière de faire dans leur travail quotidien axé essentiellement sur la répression et particulièrement des agriculteurs. J’en veux pour preuve que nombres d’assainissements autonomes non-conformes voir sauvages aux yeux de tous qui ne sont jamais inquiétés, il y a la police de l’eau des agriculteurs très ferme et la police de l’eau du reste de la population beaucoup plus laxiste.
Nous avons d’ailleurs avant et après le 30 septembre 2013 demandé à plusieurs reprises de rencontrer les responsables locaux de l’ONEMA ainsi que les procureurs directement au-dessus des agents de cette organisation et nous attendons toujours… Preuve que le dialogue est bien fermé de ce côté-là. La seule fois où nous avons rencontré un directeur de l’ONEMA, ses seules paroles ont été de nous dire qu’il n’avait aucun pouvoir sur ses agents. Voilà donc en république un Etat dans l’Etat.

Signalons aussi qu’à l’occasion de ce procès le procureur de la république a demandé lors de l’instruction par deux fois au Préfet si il avait reçu une déclaration de manifestation en toute méconnaissance du fait qu’en zone gendarmerie, comme à St Pourçain, c’est à la mairie que doit se faire cette formalité.  Le juge n’a pas donc pu savoir si la déclaration a été faite ou non puisque jamais le maire de St Pourçain n’en a reçu la demande de la part du procureur. Cela n’a aucunement empêché le juge de me condamner pour ce motif au profit de l’ONEMA, ce qui prouve bien la volonté d’une sanction au profit de l’ONEMA, défendu au passage par un avocat parisien lors du procès dont la plaidoirie a duré à peine 5 minutes s’embrouillant dans les termes agricoles et ne sachant même pas la signification du sigle ONEMA à la différence de notre avocat Maître Gard dont la plaidoirie de près d’une heure a été étayée d’arguments construits.
Dans les fautes de forme on notera aussi que le procureur a porté son argumentation en confondant le type de véhicule sali parlant d’un Berlingo Citröen à la place d’une Mégane.

Ainsi donc malgré toutes ces erreurs dans l’instruction de l’affaire nous avons été condamnés, pour avoir versé un seau de mélasse sur une voiture, déchargé une remorque de fumier sur la voie publique dont le maire de la ville n’a pas porté plainte et a même refusé de le faire enlever en soutien, et ne pas avoir fait la déclaration de manifestation que personne n’a jusqu’alors prouvé.
Que penser des petits voyous des banlieues relaxés après s’en être pris à des agents de la force publique, c’est la justice des villes et celle des campagnes, je passe aussi sur les violences faites à la force publique à l’occasion des manifestations contre le barrage de Sivens ou de Notre Dame des Landes qui ne seront jamais poursuivies.

Par contre ce procès a été un formidable élan de soutien et de fédération du monde rural autour de notre action. J’ai reçu et je reçois encore beaucoup de messages dans ce sens par nombre d’agriculteurs, de leaders syndicaux d’autres syndicats et de nombreux maires et élus locaux dont beaucoup étaient même présents au procès.  Je ressens clairement une exaspération du monde rural à l’empilement des contraintes et normes sur les activités en monde rural.
Une frontière est clairement en train de se créer entre ceux qui font et appliquent la loi et ceux qui la subissent.

Ce procès aura pour effet de ne pas apaiser les choses voir même de les exacerber, et sans un dialogue que j’appelle encore une fois de mes vœux, la tension ne pourra pas redescendre dans les campagnes sur les contrôles sans mettre en avant la pédagogie et la prévention par ceux qui connaissent et sont chargés de faire appliquer la loi. Nous avons alerté les pouvoirs publics nous attendons donc maintenant des réponses à nos demandes sans illusion. 

mercredi 12 novembre 2014

De François Hollande à Nabilla...

Quelle honte nous donne le monde politique en ce moment et quelles que soient les tendances évidemment au niveau national mais aussi au niveau plus local.

L’élection présidentielle donne souvent l’illusion que nos concitoyens se passionnent enfin pour la politique eu égard à la mobilisation et l’engouement pour les débats politiques en amont, et puis très vite le soufflé redescend. Sans doute cet engouement est dû pour une bonne part au spectacle donné et cette envie d’en découdre pour les deux candidats finalistes motivant l’instinct primaire de l’électeur potentiel. D’autre part les promesses rapidement non-tenues une fois l’élection passée, et le bris du rêve que l’élection entretien n’apporte la déception qu’à la hauteur de l’illusion portée.

On le voit l’homme politique outre le fait de mentir dans le seul but de se faire réélire, fascine l’électeur puisque même le condamné des pires malversations avec l’argent publique concédé par le contribuable, se fait réélire jouant de son pouvoir de séduction naturel ou matériel.

Mais l’homme politique professionnel  est le plus souvent hors-sol, déconnecté de la réalité de la vie de ses  électeurs et il ne faut pas chercher  que dans la capitale pour en trouver dont les décisions d’autant plus faciles qu’elles se prennent avec un argent devenu impersonnel mis à disposition sans compter confortant un despotisme parfois peu éclairé et très souvent clientéliste ou mis à disposition de la gloire de celui qui en dispose. La phrase du premier personnage de l’Etat prononcée au cours d’une émission télévisée confirmant l’idée que les dépenses ne coûtent rien puisque c’est l’Etat qui paie, consolide cette idée à tous les niveaux des décisions plus ou moins collectives.

Ce n’est pas l’argent qui motive l’homme politique à garder le pouvoir, mais justement c’est ce dernier qui l’enivre par le fait de disposer de l’action par des mandants souvent conférés de manière impersonnelle, même si un faible pourcentage d’électeurs demande des comptes à leur mandataire.

Les élections des candidats des grands partis, ne sont qu’une mascarade que je côtoie depuis plusieurs années, où les places sont distribuées sur des critères ayant parfois des rapports consanguins avec des forces parallèles, mais où quasiment jamais les qualités humaines ne sont les critères de sélection.  L’intégrité, l’honnêteté, les qualités de bonne gestion, l’intérêt général, la franchise ne sont plus les qualités requises dans des acensions politiques écrites sur des plans de carrière que se fixent souvent même de jeunes élus ou candidats à l’être.

Les guerres de forme que se livrent devant nos yeux chaque jour ces hommes politiques mis en valeur par une presse plus soucieuse du scandale qui fait vendre que du débat d’idées engageant les générations futures, relèguent au même plan un pays en faillite et une vedette de téléréalité n’ayant comme atout que ses charmes, faillite économique, faillite d’idées, faillite morale.

Mais l’électeur à la fois contribuable et spectateur de ces pitoyables démonstrations en redemande, préférant bien davantage l’homme politique flatteur et accordant quelques hochets, à celui qui dans le souci de la préservation de la chose publique s’astreint à ne pas céder à la tentation du laisser faire, jusqu’à conspuer l’un et l’autre de tous ses maux, incapable d’accepter les remèdes si nécessaires à la préservation de l’avenir.

Il n’est pas anormal alors que les extrêmes politiques, religieux ou représentant un quelconque dogme lié à notre environnement matériel ne se fasse une place dans un monde devenu sans repère alimenté chaque jour par un scandale quotidien.
L’homme politique s’est détaché depuis la création de la 5e république des valeurs qui l’ont fondée, détournant sans limite à son profit ce pouvoir qui enivre mais auquel il faudra mettre des limites, et parmi celle que je privilégie la limitation dans le temps me paraît la plus efficace coupant les pates à des carrières infinies, mais qui pour bien fonctionner devront s’adosser à des fonctionnaires désintéressés du pouvoir électif.
La politique peut apporter encore des solutions à notre civilisation à condition que comme l’argent ce soit redevenu un moyen et non un but, pour la promotion des valeurs humaines. Je défendrai toujours cette idée avec le réalisme qu’on fera tout pour m’éviter de la porter le plus loin possible.


La mode est au cirque, à celui de la téléréalité, à celui du journalisme nombriliste,  à celui de la politique et tant que le spectacle continue il vaut mieux être un bon clown pour en faire partie.

dimanche 26 octobre 2014

Sioule-Biogaz continue pour injecter du biogaz.



Le projet de méthanisation pour injection du gaz dans le réseau GRDF va enfin pouvoir se terminer et nous l’espérons arriver à produire et commercialiser du gaz pour le début de l’année prochaine.
Pour terminer les travaux laissés à l’état d’abandon par Méthajade nous avons retenu la société Arkolia qui se spécialise dans la méthanisation par voie sèche, et qui nous a semblé réunir en son sein des compétences élevées sur le sujet avec une approche très pragmatique des problèmes à résoudre.
Arkolia assure pour notre compte une maîtrise d’œuvre en travaillant la technique de méthanisation, en prodiguant des conseils et recommandations  et en élaborant les plans techniques des travaux à réaliser. Ensuite nous gardons la complète maîtrise du choix des entreprises et des travaux à réaliser que nous négocions directement avec elles. Nous avons fait le choix de travailler avec trois entreprises locales, SEH pour l’étanchéité, Vigilec pour tous les réseaux et SAEM pour la partie électrique pneumatique et automatisme. Le confort de travailler avec des entreprises locales est que le personnel est sur place avec une disponibilité importante des responsables comme des ouvriers.
Il faut ajouter que Maison Bleue le constructeur du bâtiment bien que subissant un impayé important de la part de Méthajade accepte de collaborer pour travailler et apporter des modifications sur le bâtiment, il en est de même de Prodéval pour la partie chaufferie et torchère et dont les responsables de plus nous conseillent sur tout l’aspect de traitement du gaz.
Pour régler notre problématique azote, nous aurions pu remplacer le purificateur par un PSA qui a l’avantage de trier aussi l’azote, mais encore aurait il fallu que nous puissions revendre le purificateur Air-Liquide, qui ne se vend pas facilement sur « Le bon coin » et Air-Liquide ne voulant pas entendre parler de reprise ni de substitution par un PSA.
Nous avons donc fait le choix de l’inertage par du CO2 que nous allons récupérer à la sortie du purificateur puisque le gaz entrant dans le purificateur contient environ 45% de CO2 qui est rejeté dans l’atmosphère.
Ainsi à la fermeture de chaque garage après remplissage nous allons chasser l’air avec le CO2 et donc plus d’air plus d’azote dans un bâtiment qui aura été vérifié pour son étanchéité. Il en est de même à la fin du cycle, nous chasserons le restant de gaz par du CO2 avant de le chasser lui-même par de l’air pour ouvrir les garages. Au passage le procédé Methajade prévoyait à la fin du cycle de chasser directement le gaz restant par de l’air. Imaginez simplement que le mélange de l’air et du CH4 plus une petite étincelle pourrait faire dans les garages. Heureusement que nous n’avons fonctionné que deux mois par le manque de sérieux du procédé Méthajade.
Afin de récupérer le CO2 du purificateur Air-Liquide fera une modification, obtenue non sans mal et moyennant finances, pour mettre un système automatique commandé par la relation entre les deux automates.
L’automatisme de la méthanisation va être complètement revu par une analyse fonctionnelle détaillée comprenant de nouveaux systèmes de sécurités absents jusque là et qui a causé notamment l’explosion de la cuve à percolât.
Une nouvelle cuve a été commandé pour remplacer celle explosée avec des nouveaux systèmes de sécurité là aussi et la deuxième cuve toujours en place sera modifiée en attendant d’être remplacée elle aussi.
Ce problème d’introduction d’air dans le gaz a été révélé sur notre installation de la façon la plus criante, mais dans tous les projets de méthanisation pour injection et quel que soit le procédé il est impératif d’être vigilant sur l’étanchéité parfaite de tous les réseaux transportant le gaz en amont du poste d’injection. Une simple microfuite sur un tuyau aspirant de l’air et c’est immédiatement 1 à 2% d’azote introduit qui disqualifie la qualité du gaz.
Il nous fait aussi résoudre le problème de l’abattement de l’H2S qui dans le procédé Méthajade se faisait avec….de l’air… Le loup dans la bergerie. Nous étudions des solutions par introduction de chlorure ferrique, ou oxyde ferreux ou nitrate de calcium.
Parallèlement une procédure judiciaire est en cours sur la responsabilité de Méthajade, son assurance et son dirigeant et l’expertise a étudié la cause de l’explosion et le chiffrage pour plus de 600.000€ de manquements, réserves et pertes d’exploitations  par rapport au contrat signé avec Méthajade.
Nous espérons remettre en route l’installation avec les modifications fin d’année.

Plus que jamais la méthanisation est une aventure et il faut espérer que les charlatans qui opèrent dans ce secteur disparaissent pour laisser la place aux seuls intervenants sérieux. Le tri se fera tout seul et il a commencé…

jeudi 9 octobre 2014

Colère contre Moscovici!

Comment ne pas être en colère après ces hommes politiques qui se foutent de nous et nous demandent des efforts alors qu’eux-mêmes ne pensent qu’à leur intérêt.
La nomination de Moscovici comme commissaire européen est un scandale ! Comment cet homme qui a été ministre des finances il y a encore 6 mois avec des résultats économiques catastrophiques à son actif, ayant proposé comme ministre, puis voté comme député un budget en dehors de tous les critères de l’Europe, ces mêmes critères voulus et couché dans un traité signé par la France, comment peut il prendre aujourd’hui les fonctions de commissaire européen chargé de l’économie et justement chargé de faire respecter les traités et règles européennes ?
Comment va-t-il demander à son successeur à Bercy ce que lui-même s’est refusé à faire et pire encore a été négocier à Bruxelles un assouplissement des règles européennes ?
Comment va-t-il demander à la Grèce, au Portugal de devoir appliquer des mesures que lui-même s’est refusé à faire durant ses fonctions de ministre de l’économie ?
Comment peut-il exercer des responsabilités européennes alors qu’il n’avait pas de mots assez forts contre l’Europe économique ?

La réponse est que quand on se fait débarquer pour incompétence au parti socialiste on obtient une promotion ! Et surtout on passe comme pour Moscovici de 10.000€ de salaire mensuel à 28.000€.


Heureusement que je ne vote pas aujourd’hui sinon ma voix aurait bien pu rejoindre celle des extrémistes….

dimanche 5 octobre 2014

Il faudra économiser...


François Fillon l’avait dit en 2008 « je suis à la tête d’un état en faillite ». Alors que penser lorsque six ans plus tard la dette atteint 2000 milliards d’Euros, que le taux de chômage atteint des sommets et que tous les indicateurs économiques à force d’être au rouge depuis si longtemps ont explosé.
L’état socialiste en place depuis 2012 n’a fait qu’aggraver les choses par une conduite économique du pays à l’inverse de ce qu’il aurait fallu faire, appliquant les vieilles règles du socialisme des années 80 dogmatiques et désuètes.

Après avoir rincé les citoyens français par des hausses d’impôts tout azimut à un tel point que les rentrées fiscales se sont éteintes naturellement, un revirement dans la politique vient de s’opérer entreprenant enfin les économies si nécessaires au rétablissement de l’économie nationale.
Cela pourrait être enfin une bonne voie, sauf que les économies au lieu de se faire sur le fonctionnement propre de l’Etat se fait pour une grande part sur la baisse des dotations aux collectivités tout en transférant encore plus de compétences, comme l’aménagement des rythmes scolaires. La manœuvre est simple et très politicienne : l’état socialiste diminue les dotations aux collectivités qui sont majoritairement à droite depuis mars dernier afin que celles-ci si elles veulent garder toutes leurs actions augmenteront les impôts. La baisse sera de 3,7 milliards par an soit plus de 11 milliards sur la période 2015-2017 soit en moyenne une baisse de 2% par an.
Pour la commune de St Pourçain qui a un budget de fonctionnement de 5,3 millions d’Euros cela signifie une baisse des recettes de 110.000€ par an soit 330.000€ sur les trois ans à venir, sachant que pour 2014 la baisse a été de 50.000€ sans s’y attendre.
Les choses sont très claires, pour maintenir un budget constant il faudra augmenter les impôts ou faire des économies considérables ou les deux.
La reprise en régie de l’assainissement est la première mesure significative en matière d’économies, mais sera loin de suffire.
La mutualisation entre communes notamment au sein de la communauté de communes existante ou future avec l’éventuel rapprochement d’autres communes ou communautés de communes sera aussi un passage obligé, d’une part car l’Etat favorisera financièrement ces démarches mais d’autre part car ce sera des moyens d’économiser à plusieurs.
Le budget 2015 et ceux à venir seront très difficiles à faire et demanderont beaucoup de courage aux élus dans leurs choix et inévitablement aura un impact sur la population.
La langue de bois ne sert à rien en la matière et il faut se préparer à des moments difficiles, surtout qu’à la grande différence avec l’Etat c’est que pour une collectivité il est impossible de financer le fonctionnement par l’emprunt ou même voter un budget en déficit.

Il serait tellement plus agréable pour les élus de pouvoir dire « ne vous inquiétez pas tout va bien, on continue comme avant on ne touche à rien…. »

dimanche 21 septembre 2014

Je passe au tribunal à cause d'un gouvernement Kamikaze!

J’ai ainsi reçu avec deux de nos collègues une assignation devant le tribunal correctionnel de Cusset pour des faits bénins retenus à mon encontre lors de notre manifestation devant les locaux de l’ONEMA . Epandage d’un seau de mélasse et déversement de fumier sur la voie publique nous valent cette convocation.
C’est bien l’Etat et le gouvernement qui nous poursuit puisque le maire de la ville n’a pas porté plainte et ainsi c’est le procureur aux ordres du gouvernement et de Christiane Taubira qui veut nous donner une leçon.
En tant que responsable syndical agricole je prends cela comme une réelle provocation, un an après les faits et durant toute cette période après avoir travaillé avec les services de l’Etat sur la rédaction d’un guide de l’usage de la loi sur l’eau à destination des agriculteurs et de la proposition d’une charte des contrôles.
Tout ce travail de concertation avec les services de l’Etat dans un souci d’apaisement des deux côtés, et d’un travail constructif afin que l’environnement soit protégé sans pénaliser l’activité agricole est remis en cause par cette convocation devant le juge.
Faut-il que le gouvernement soit kamikaze pour rallumer le feu alors que la crispation du monde agricole sur les sujets liés à l’environnement, notamment au travers de l’extension des zones vulnérables et la directive nitrate, est exacerbée et qu’il ne faudrait rien pour que tout explose comme à Morlaix cette fin de semaine dernière.
C’est comme responsable syndical agricole et élu local chargé des travaux sur ma commune que je prends cette convocation devant la justice. Et serais-je traité avec la même mensuétude que la racaille des banlieues libérée sur le champ après s’en être pris physiquement aux policiers ? Serais-je relaxé comme les femen qui s’en sont pris aux monuments religieux en dégradant le mobilier intérieur ?
Je suis prêt à assumer mes actes devant la justice, comme défenseur des causes agricoles pour des hommes qui travaillent beaucoup pour gagner peu, assommés par les contraintes administratives de leur métier, et comme élu local au service de la population qui m’a élu où je ne compte pas mon temps sur l’amélioration des infrastructures.
Les derniers orages nous donnent raison, et à défaut de fossés curés et entretenus par les agriculteurs ou les communes, nous pouvons nous attendre à de plus en plus de drames matériels et humains.

Alors que la justice de Mme Taubira se fasse mais elle aura en face d’elle la masse des agriculteurs et des élus, ceux-là même dont la seule justice qui vaille est celle des éléments naturels qui rythment leurs actions et la préservation de leurs biens si chèrement gagnés.

jeudi 11 septembre 2014

la folie des normes pour justifier les zones vulnérables


Voilà l’exemple même de la folie administrative, de la mise en place de normes qui ne servent strictement à rien qui coûtent des millions d’Euro à ceux qui créent la richesse et donc les emplois.

La révision anticipée des zones vulnérables en France qui va être décidée par le gouvernement va étendre des contraintes pour l’agriculture sur des millions d’hectares et des milliers d’exploitants agricoles qui vont devoir pour se mettre dans les normes, brider leur production et faire des investissements colossaux pour perdre en productivité.

Tout est basé sur une concentration en nitrate dans les eaux profondes et superficielles. Pour les eaux profondes il ne faut pas dépasser 40 mg/l alors que la norme de potabilité est à 50 (sic) et que nous savons tous désormais que cette norme n’a aucune incidence sur la santé, pire même l’absence de nitrate prédispose le corps à une sensibilité accrue aux cancers. Au passage un kilo de carottes apporte 2500mg/kg et de salade apporte 800mg/kg de nitrates…
Pour les eaux superficielles il ne faut pas dépasser 18mg/l pour soit disant  limiter l’eutrophisation et nous sommes dans un secteur où la forêt de Tronçais occupe une large part de notre territoire et tous les qualitomètres qui entourent cette forêt indique des teneurs autour de 25mg/l alors qu’il n’y a aucune activité humaine. Normal la décomposition de la matière organique produite par les feuilles produisent des nitrates. Donc en mettant cette norme à 18mg/l on veut faire en sorte que l’occupation du territoire produise moins de nitrate qu’une forêt tri-centenaire. Combien de mg/l de nitrates y avaient-ils lorsque toute la France était occupée de forets ?
Mais pire encore tous les rapports officiels comme le très officiel rapport que je me suis procuré de la DREAL sur cette révision anticipée affirme que ce ne sont pas les nitrates qui contribuent à l’eutrophisation mais le phosphore !!

Voilà comment dans un monde de fou où les normes se justifient par aucun fondement scientifique mais par la simple volonté d’un petit chef de bureau soutenu par un politique incompétent, on va empêcher la production et la croissance d’un secteur qui est le seul à apporter des devises dans la balance du commerce extérieur.
Au passage l’Allemagne qui fait aussi partie de l’Europe a décidé comme seule contrainte aux agriculteurs une limitation d’épandage à 210kg d’azote par hectare lorsque la France limite elle à 170kg/ha. Tout est dit….

Et nous venons de recevoir des guides de conduite des cultures validés par l’Etat demandant aux céréaliers de produire davantage de blés de qualité avec plus de proteïnes pour l’exportation. Et vous savez comment on fait des protéïnes dans le blé ? avec des nitrates !!

lundi 8 septembre 2014

Le Parti Socialiste conduit au Front National


La France sombre dans le marasme économique accompagné de sa garniture de scandales autour du pouvoir en place.
L’expression de l’incompétence à son plus haut niveau, l’amateurisme et les défauts de l’oisiveté font tous les jours les unes des journaux nationaux, mais de plus en plus ceux des journaux étrangers faisant passer le peuple que nous sommes pour des rigolos incapables de choisir nos gouvernants et incapables de prendre les bonnes mesures de redressement du pays.
D’ailleurs comment pourrait on demander à ceux qui apportent la richesse dans ce pays de faire des efforts quand ils deviennent moins nombreux que ceux qui en profitent accompagnés par les décisions de saupoudrage du pouvoir en place.
Comment peut-on demander des efforts à ceux qui travaillent quand tous les jours ceux qui nous gouvernent montrent l’exemple qu’on peut s’enrichir sans avoir besoin de le faire.
La gauche sociale a toujours été une anguille politique dont le seul but n’est pas de faire progresser le pays mais de défendre des castes et corporations aux frais de l’Etat.
La vraie gauche, comme le parti communiste un temps, avait le but de la production et de la création de richesses par le travail s’opposant au capital, c’était une tâche noble non dénuée de sens  et réaliste sous conditions. L’évolution du travail de production vers le travail de service a tué cette gauche pour en faire une gauche qui n’est ni plus ni moins qu’un grand syndicat.
Pourquoi les syndicats ne sont ils plus puissant en France, tout simplement parce que le parti socialiste est le premier syndicat français défendant des corporations agglomérées ayant toutes en commun de travailler moins en gagnant davantage si possible payées par les productifs.
On retrouve donc dans ce parti politique tous les défauts de ceux qui le composent et en premier l’inconscience des réalités, puisqu’au final il y a toujours quelqu’un pour payer.
Nous allons devant de mauvais jours et la droite empêtrée dans ses soubresauts de fonctionnement accompagnés par le manque d’idées et de réformes économiques n’offre aucune alternance crédible.
Mitterrand a permis au Front National d’exister, Lionel Jospin l’a ammené à la limite du pouvoir supprême et c’est Hollande qui le fera, tous les trois ont en commun le parti socialiste.

Oui le Front National est aux portes du pouvoir comme le dit le premier ministre socialiste mais c’est bien lui qui fera le portier !

dimanche 17 août 2014

Mon programme de gouvernement


Là où je suis on ne me demandera rien, par conséquent j’ai la plus grande liberté à présenter un programme de gouvernance pour la France qui pourrait remettre les choses en ordre économiquement et par conséquent redonner l’apaisement et la confiance au peuple français.
Si je devais le faire, je ne ferais pas un programme avec 50 propositions ou 100 idées ou je ne sais quel inventaire chiffré qui ne fait plaisir qu’à ceux qui les imaginent en sachant que rien ne pourra s’appliquer.
Au contraire et afin de rester crédible ce serait un programme en cinq points et tous réalisables en quelques jours par leur décisions mais la transformation du pays serait telle qu’il faudrait plusieurs années pour l’appliquer.

Première mesure une loi qui rende impossible aux fonctionnaires de se présenter à des élections sauf communautaires. Et pas besoin que cette loi fasse 120 pages et 2000 articles, juste 2 ou 3 articles. Et bien sur dans cette loi sera marquée une impossibilité aux énarques de prendre des fonctions politiques. Le Général  DeGaulle a créé l’ENA pour faire des serviteurs de l’Etat et non l’inverse. Les fonctionnaires devront avoir le même statut que les militaires.

Deuxième mesure, toutes les entreprises publiques sont transformées en coopératives qui s’autogèrent avec un abondement de l’Etat limité dans le temps jusqu’à l’équilibre financier.
Il n’y a aucune raison que la SNCF par exemple ne vive que des subventions d’Etat, ce n’est pas un service publique, et là où il y aurait nécessité comme par exemple en milieu rural l’Etat ou les collectivités soumissionneront en payant auprès de la coopérative de transports.
L’Etat ne gardant comme compétence que la sécurité intérieure et extérieure, la diplomatie, l’orientation des grandes politiques comme l’éducation nationale, la justice, la santé,  l’aménagement et la cohérence du territoire national,  mais évidemment plus aucune compétence économique.  

Troisième mesure réforme territoriales pour ne garder que les communautés de communes, les régions et l’Etat. Tout le reste devra fusionner en cinq ans. Ces collectivités auront des compétences claires, distinctes, totales et une autonomie financière en rapport. Elles hériteront de quasiment toutes les compétences autres que régaliennes gardées par l’Etat.  Les élus gérant ces collectivités seront limités en nombre, avec des indemnités conséquentes élues en même temps que les candidats, mais n’ouvrant aucun droit ni à la retraite ni au chômage, avec un mandat de 6 ans limité à trois mais ayant des pouvoirs étendus.

Quatrième mesure abrogation de toutes les lois depuis 1945, par une refonte complète des différents codes en ne retenant que celles essentielles jugées par un comité des sages de 15 personnes de toutes tendances politiques ayant un objectif limité fixé de lois et décrets acceptables.

Cinquième et dernière mesure, constitution d’un gouvernement de 15 personnes toutes ayant une expérience réussie dans l’entreprise en priorité ou dans la gestion d’une collectivité avec une indemnité de 50.000€ par mois durant 5 ans n’ouvrant aucun droit à retraite ni chômage. Ce gouvernement sera issu d’un parlement de 250 députés et 125 sénateurs dont le mandat sera limité à deux. Ces élus nationaux auront aussi une indemnité de 50.000€ par mois devant couvrir tous leurs frais et n’ouvrant à aucun droit ni de retraite ni de chômage.

Alors je connais tout de suite la réponse de ce programme par les élites : « simpliste » et surtout un vent de révolte chez tous ceux qui détiennent un petit bout de pouvoir élus ou non.  Mais les électeurs eux qu’en penseraient ils s'ils avaient le choix ? Et l’Etat de délabrement de notre pays ne nécessite-t-il pas un peu d’abnégation de la part de quelques milliers d’élus au profit de 60 millions de français ? Ce programme ne pourra être appliqué parce que la France est sclérosée par 13 millions de fonctionnaires conservateurs de leur statut et 700.000 élus conservateur de leur pouvoir.
Mais ce programme va à contre courant de tous les extrêmes car il met en place des pouvoirs élus forts chacun à leurs niveaux et une intégration complète dans l’Europe en devenant un leader et un modèle économique réussi.

Alors chiche et si on essayait ?

jeudi 14 août 2014

Au revoir Anne, tu étais une femme d'exception.

Je voudrais rendre hommage à une personne hors du commun qui vient de disparaître à 43 ans laissant deux enfants de 7 et 5 ans.
Anne tu étais passionnée par la haute montagne, tu vivais d’ailleurs à ses pieds dans les Hautes Pyrénées dans le petit village de Avezac Prat Lahitte tout près de Lannemezan,  cette montagne qui pour toi était son ski en hiver et ses randonnées en été. Et c’est cette montagne qui t’a gardé pour elle ce 19 juillet dernier, t’arrachant à Thomas ton mari et deux petits enfants.
Quand je t’ai connue à l’âge de 16 ans alors que j’en avais tout peine deux de plus que toi, dans ce lycée agricole de Marmilhat où nous étions pensionnaires et avec une poignée de copains nous partagions le tout petit peu de temps libre le soir entre deux études.  Vraiment j’insiste sur le peu de temps libre surtout pour toi qui faisais tous les soirs les deux études, qui continuais  après l’extinction des lumières dans le dortoir à la lumière de lampes portatives et le week-end lorsque tu ne rentrais pas dans ta famille à Aurillac.
Qu’étais tu donc venu faire dans ce lycée agricole toi dont le père était professeur en collège, ta mère en marge de la société dans une caravane et tes sœurs avec lesquelles tes affinités n’étaient pas égales entre toutes ?
Tu ne le savais d’ailleurs pas toi-même si ce n’est qu’une envie du milieu agricole et de la nature que tu appréciais tant. Je me rappelle ces lacunes dans ta formation de base, avec des rédactions de textes à peine compréhensibles tant les fautes étaient pléthores,  cet anglais balbutiant et les sciences des techniques agricoles qui étaient du chinois pour toi.
Mais je me souviens qu’en deux ans à force de travail acharné tu as obtenu ton bac D’ avec mention sans aucune faute dans les textes. Je me souviens que tu as passé et obtenu le concours d’entrée en école d’ingénieur de l’ISARA de Lyon. Quelle métamorphose tu avais réussi en si peu de temps faisant l’admiration de tous au prix d’une vie quasi monacale. Je me souviens que tu aimais faire du cheval, une de tes passions au centre équestre à côté du lycée, je me souviens aussi que tu voulais apprendre le saxophone que j’essayais de t’inculquer tout en t’apprenant le solfège les quelques soirs de libre.
Je me souviens de tes fous rires bruyants et incontrôlés, je me souviens de la belle jeune fille que tu étais et qu’à vingt ans nous essayions tous de te charmer sans succès.  Je me souviens des quelques sorties libres sur Clermont-Ferrand, je me souviens de mes 20 ans, de cette chemise que tu m’as offerte et du prix que tu y avais mis payant une qualité qui fait que je la porte toujours, alors que tu peinais à t'offrir deux cafés.

Ton diplôme d’ingénieur en poche du premier coup, avec Jérôme que tu as connus dans cette école vous êtes allés  travailler à Toulouse, et tu es rentrée à Ecocert comme contrôleuse et particulièrement sur les vins biologiques. Tu contentais alors ta sensibilité environnementale en travaillant sur l’agriculture biologique dont tu croyais en l’essor.
Et puis la vie t’a accidenté, et tu as passé une période dans la solitude avec la douleur  et les doutes, les souffrances jusque dans tes chairs, la médecine t’affirmant que tu ne pourrais pas avoir d’enfants.

Tu as rencontré Thomas au cours de ce sport de montagne qui te permettait d’évacuer tes soucis,  qui est devenu ton mari et avec un bonheur immense vous avez eu deux enfants. Là encore alors que tu n’y croyais plus une révolution en toi a permis ce qui pour les sachants était impossible et que par force et volonté tu as fais mentir. Tu as tenté, tout en préservant ton rôle de mère, de passer le concours d’instituteur que tu as raté, mais avais tu vraiment  la volonté d’aller dans cette direction, je n’en suis pas sûr.

Nouveau changement de vie en décidant d’aller reprendre une ferme de 4,5ha à côté de Lannemezan pour produire en agriculture biologique des produits en vente directe, habitant une maison dans le dénuement total et avec des moyens de communication rudimentaires. Thomas tout en gardant son travail sur Toulouse s’organisait pour passer le plus de temps à côté de vos deux enfants.
Et à force de travail là encore tu as réussi et fort de cette réussite tu venais de créer un magasin franchisé biocoop à Lannemezan avec 4 emplois, pour distribuer tes produits et ceux de tes collègues.

Ces quelques lignes ne peuvent pas résumer 25 ans de ta vie et de nos échanges plus ou moins réguliers, elles témoignent juste de ta vie d’exception. Ton départ si brutal laisse j’en suis sûr un vide immense et une douleur incommensurable pour Thomas, Robin et Manon. Ton départ nous laisse nous aussi les quelques amis toujours en relation avec toi sans voix et avec une immense tristesse. Tu restes pour nous un exemple, un modèle de combat dans la vie, une preuve que par la volonté et le travail tout est possible.

La vie est injuste, souhaitons que tu trouves la sérénité dans la mort, et avec compassion nous disons à Robin et Manon :  « Vous aviez vraiment une maman exceptionnelle ».