mercredi 24 août 2011

J'ai honte!



Oui j’ai honte pour mon pays, et je suis en rage contre le jugement de DSK qui n’aura pas lieu.
J’ai honte que ce monstre ne puisse être jugé juste car la plaignante n’a pas dis toute la vérité sur des éléments de sa vie privée qui n’ont strictement rien à voir avec son viol.
Sous prétexte qu’elle aurait pu mentir sur son immigration aux USA, justice ne peut lui être rendue, malgré des preuves scientifiques et médicales accablantes pour le violeur.
Et aujourd’hui DSK pavane comme un agneau blanc étalant son fric, ses millions de dollars qui lui ont permis d’assurer une défense de milliardaire.
Quelle gifle pour toutes les femmes du monde, qui parce qu’ont est puissant et riche, même le crime est justifiable.
Et quelle honte dans les propos des femmes du Parti Socialiste, qui voit maintenant en DSK un homme politique neuf, vierge, blanchi de toutes accusations.
Quand j’entends Martine Aubry louer la présomption d’innocence quelle courte mémoire lorsqu’elle accablait Eric Woerth de tous les maux et de crimes qui ne sont encore même pas jugés ! Ou est elle la présomption d’innocence ?
Que penser de cette conseillère régionale d’Ile de France déclarant que maintenant DSK est blanchi il doit jouer un rôle politique en France et en Europe ?
Quelle honte pour la politique tout entière !!
Aujourd’hui si j’avais le choix au 2eme tour des présidentielles entre DSK et Marine Le pen, je n’aurais aucun doute sur mon vote ! Régissez, allez y laissez des commentaires, il faut moraliser la vie politique !

dimanche 14 août 2011

syndicalisme, mutualisme agricole?



Je suis en train de lire le livre sur Michel Debatisse écrit par Claude Goure. Je suis impressionné par le charisme de l’homme, le foisonnement d’idées et la persévérance à les faire aboutir.
J’ai appris beaucoup de choses sur la création des lois d’orientation agricole de 1960 mises en œuvre par Edgar Pisani. Et sur la création des organismes mutualistes, Crédit Agricole, MSA, coopération…
Certes, certains existaient auparavant, mais en 1960 un tournant a été pris dans ces organismes en faveur de l’agriculture.
Par contre des choses mises en place à l’époque dans un contexte précis mériteraient d’être modifié voir abolies, je pense aux SAFER notamment.
Mais que sont devenus nos organismes mutualistes, quels rôles jouent ils aujourd’hui dans l’agriculture ?
C’est triste de constater que ce ne sont plus les agriculteurs sociétaires qui décident maintenant, et que les directeurs ont prit les rênes pour ne plus les lâcher.
Les présidents eux-mêmes me disent ne plus rien décider. Il faut qu’ils demandent l’autorisation aux directeurs pour prendre des orientations. Le comble c’est quand ce sont des directeurs qui se font élire dans les instances nationales à la place des élus sociétaires.
Et quand je demande un peu plus de mutualisme, un peu plus de relation avec le monde agricole, on me répond que les agriculteurs ne représentent plus rien en chiffre dans la banque. Certes à prêter aux états en faillite ou investir dans les subprimes, les chiffres ne doivent pas pouvoir se comparer ; le retour en impayé non plus…
Si Michel Debatisse ou ses collègues étaient encore là aujourd’hui, que diraient ils ?
Je pense qu’ils nous diraient deux choses : soit vous reprenez le pouvoir, soit vous recréez à côté des organismes dévoués au monde agricole.
Que le Crédit Agricole prête à la Grèce qu’est ce que cela apporte aux agriculteurs sociétaires ?
Nos organismes nous ont échappé et je ne pense pas que nous pourrons reprendre le pouvoir, alors que la fracture se fasse et qu’ils vivent leur vie sans nous. Arrêtons de nous impliquer dans des organismes où nous servons de caution pour le nom, mais dont nous ne décidons plus rien, malgré notre capital social, et nous ne sommes traités sans aucune différence d’avec les autres banques privées.
Peut être est il temps de recréer une autre banque agricole, exclusivement dévouée aux agriculteurs et leurs familles. Peut être devons nous recréer des coopératives plus soucieuses de défendre les agriculteurs que le portefeuille de leurs débouchés. Mais est-ce que les agriculteurs d’aujourd’hui auront la moelle de nos aînés de 1960, ou préfereront ils se laisser faire ?

Pauvre France!



Oui pauvre France, comment un pays peut il s’en sortir sans un peu d’optimisme, de pragmatisme et sans la crainte de mesures radicales.
Voilà trois exemples précis d’actualité qui reflète la différence entre les Français et le reste du monde :
Suite aux émeutes en Grande-Bretagne, le peuple est derrière ses dirigeants. Il soutien le Premier ministre, dénonce les pilleurs, s’organise pour contrer de nouveaux débordements, et soutien les mesures drastiques de lutte contre cette violence gratuite, les tribunaux jugeant 24h/24h les fauteurs de trouble. Résultat en 3 jours les émeutes sont enrayées.
Les mêmes émeutes en France en 2005, commencées de la même façon qu’en Grande-Bretagne c’est à dire le décès d’un homme tué par la police. La population est contre le gouvernement, les médias diabolisant la police, les partis d’opposition fustigeant le pouvoir, les défenseurs des libertés prenant fait et causes pour une jeunesse désoeuvrée, des tribunaux ne voulant pas juger sans enquêtes approfondies, résultat 15 jours d’émeutes.

Autre fait, une scène géante s’écroule hier en Indiana aux USA. Je regardais la télévision canadienne et voici comment l’info a été traitée là bas et ici :
Au Canada on visionne la scène, on déplore les morts et blessés, mais on met en exergue le courage des gens présents aidant les sauveteurs. On fait remarquer que le vent est la cause de l’accident et que ce n’était pas prévisible.
En France, on visionne la scène, on cite les morts et les blessés et tout de suite on se demande si les mesures de sécurités ont bien été prises, si il n’aurait pas fallu interdire le spectacle, qui va assumer la responsabilité, et quelles seront les conséquences.
Voilà deux exemples flagrants de la différence de nos mentalités et de pourquoi certains s’en sortent mieux et plus vite que nous. Il ne faut pas oublier que le Canada alors que sa dette publique atteignait en 1994 68,4% de son PIB a décidé un plan drastique d’économies qui passait entre autres mesures par la suppression, et non le non-remplacment, de 50% de ses fonctionnaires. Résultat à ce jour le Canada est endetté à hauteur de 45% de son PIB avec un objectif de réduction à 25% en 2015, et dans 3 ans le budget fédéral sera excédentaire. En France nous sommes à 87% du PIB et le déficit budgétaire est de 68 milliards d’Euros…

jeudi 11 août 2011

Nous ne sommes pas au bout!

Nous ne sommes pas assez loin dans cette crise économique qui secoue la planète. Il faut que tout le système explose et il faut donc que la chute des bourses aille jusqu’à son terme, c’est à dire la mise en faillite des états endettés.
Des hommes depuis trop longtemps se sont permis de jouer avec la finance, par la spéculation, non pas au service de la croissance et de l’entreprise, mais juste pour des profits faciles et juteux.
A capital égal, quel paradoxe entre un chef d’entreprise faisant travailler des salariés et des moyens de production avec une marge d’à peine 2% et un spéculateur boursier tout seul dans son bureau avec un ordinateur et un téléphone avec une rémunération de plus de 15%.
L’argent ne doit pas être un but mais un moyen ! L’argent est un outil au service des hommes pour leur permettre de vivre décemment et être une règle, un étalon pour récompenser la valeur des hommes sans excès. Il est normal que quelqu’un qui dispose de compétences ou qui travaille davantage gagne plus que celui qui n’en dispose pas ou ne fait rien.
Mais il faut mettre un plancher c’est ce qu’on appelle la solidarité et surtout des plafonds, car quel que soit le brillant d'un homme, il ne vaut jamais des millions de fois plus que celui de la base. Surtout lorsque c’est un footballeur qui tape dans un ballon 4 heures par jour…
C’est donc tout un système économique, politique et social qu’il faut remettre en place. Le communisme et le marxisme ont montré leur aberrance. Le capitalisme a montré ses limites et ses excès. Il faut donc construire un modèle économique basé sur la liberté d’entreprendre, l’encouragement à produire, une plus grande liberté de travail avec des limites, même si celles-ci sont éloignées.
Chaque homme doit avoir sa chance, doit être motivé par le meilleur et l’excellence, doit être récompensé pour ses efforts, sans excès ni dans un sens ni dans l’autre.Il faut pour cela que le moteur économique qui fonctionne aujourd’hui explose !

mardi 2 août 2011

On s'approche de la catastrophe!



Ce qui vient de se passer aux USA est absolument surréaliste ! Les parlementaires américains viennent tout simplement d’accorder un découvert supplémentaire aux gouvernements américains (fédéral, états, collectivités…) de 2000 milliards de dollars au-dessus du plafond fixé par eux-même quelques années précédemment.
C’est un peu comme si un ménage en surendettement se voyait accorder par sa banque une rallonge de crédits pour rembourser les premiers.
Ou pour prendre une autre image, c’est comme si à un drogué par l’héroïne, on administrait une dose un peu plus forte pour le soulager de sa dépendance. Autant dire que ce genre de situation se termine très mal.
En Europe la dette publique est montrée du doigt et les pays concernés mis au banc des accusés pour leur dette conséquente. Mais il faut savoir qu’hormis la Grèce, tous les autres pays européens même les plus endettés n’arrivent pas au niveau des USA.
Le Portugal, ce pays le plus endetté d’Europe après la Grèce a sa dette qui représente 94% de son PIB. Mais les USA c’est 102% du PIB ! Et avec ce nouveau plafond ce sera 120%. C’est à dire 45.000$ par habitant et dépassera le niveau de la Grèce! En clair si les USA voulaient rembourser leur dette en totalité il faudrait demander cette somme à chaque habitant américain.
Rappelons qu’en France c’est 1.500€ par habitant, et c’est déjà beaucoup.
Et toute cette dette américaine est due pour une très grosse part à la Chine, puis les Britanniques, le Japon et les pays producteurs de pétrole.
Comment ne pas voir dans la politique étrangère américaine des positions servant l’interet de ces pays ? D’autant plus que même très endettés les USA restent la première puissance militaire mondiale…
Jusqu’où et jusqu’à quand cela peut il durer ?
La Chine détient la dette des USA et de beaucoup de pays endettés, c’est le pays le plus peuplé du monde, c’est le pays qui détient la croissance la plus forte et la richesse par habitant qui augmente chaque année, c’est le pays qui consomme le plus, qui produit le plus et qui épargne le plus. Est-ce à dire qu’une dictature communiste aura raison du capitalisme mondial ? Mao aura t’il raison ?
Le capitalisme exacerbé, l’ultralibéralisme, l’argent virtuel, l’argent de la spéculation verront bientôt leur mort. L’oppression des peuples même au nom du communisme verra aussi sa mort bientôt.
Il nous faut inventer un nouveau système économique, ou plus exactement un homme avait appliqué un certain pragmatisme économique, alliant richesse, solidarité et équité, cet homme avait une certaine idée de la France. Peut être serait il temps de s’en inspirer pour avoir une certaine idée du monde…

jeudi 21 juillet 2011

Le Conseil Général se fout des éleveurs!



Le Conseil Général a voté lors de sa séance plénière du 21 juin dernier une aide de 400.000 € en faveur des éleveurs sous forme d’aide à l’affouragement du bétail.
Cette aide devait, en passant par des initiatives collectives, aider directement les éleveurs sur l’achat de la paille et réduire ainsi son coût.
Hors le président pour des raisons politiques a décidé de revenir sur le mode d’attribution de cette aide et va proposer lors de la commission permanente du 22 juillet d’adjoindre cette somme au fond de calamité agricole décidé par l’Etat.
C’est un camouflet en direction des éleveurs les plus nécessiteux et ceci ne viendra pas diminuer le coût de la paille qui est déjà fixé à 130€/T rendu dans notre département !
La subvention votée va ainsi aller à tous les agriculteurs étant éligibles au fond de calamité, ayant besoin de fourrage ou non. Cela pourra faire même de graves distorsions en aidant parfois des gens qui n’en ont pas besoin et n’apportant rien à des exploitants très nécessiteux.
De plus, la surface étant un critère dans l’attribution du fond de calamité, les petites exploitations qui sont les plus demanderesses passeront à côté de l’aide.
En respectant certains critères d’éligibilité, des agriculteurs s’étant diversifiés dans d’autres productions et notamment des productions hors sol ne pourront pas prétendre à cette aide pour l’élevage des bovins ou ovins.
En clair, l’aide votée pour l’aide à l’affouragement ira à tout sauf à son but.
Le Conseil Régional lui fait la sourde oreille et a repoussé à septembre l’étude d’une aide possible, négligeant le désarroi des agriculteurs en souffrance, laissant en mémoire les 20 millions d’Euros d’aide votés par la majorité conduite par Valéry Giscard d’Estaing lors de la sécheresse de 2003.
Nous le voyons bien les collectivités territoriales départementales et régionales n’aiment pas les agriculteurs et font tout ce qui est possible pour qu’aucune aide ne soulage la souffrance de nourrir leurs animaux, sans tenir compte de l’intérêt de l’occupation des territoires par les agriculteurs et leurs animaux si chère à la politique de promotion touristique.

lundi 18 juillet 2011

Ca va mal finir!



Nous allons devant de très graves problèmes et sans doute des désordres mondiaux très importants. Sans nul doute il va y avoir la guerre entre les pays endettés, c’est-à-dire les principaux pays de l’occident, et ceux qui détiennent cette dette, essentiellement les pays d’Asie.
La guerre ne veut pas forcément dire militairement, quoique, mais la perte de souveraineté des pays ne peut pas s’accompagner de mesures de rétorsions.
Les USA accumulent une dette de 14.300 milliards de dollars, la France 1.800 milliards d’Euro, la Grèce 350 milliards d’Euros. Cela vous donne le niveau d’à peu près tous les pays hyper-endettés. Seuls l’Allemagne a réussi à contenir cette dette, et le Canada qui lui a réagit il y a plus de 10 ans en ramenant sa dette à quasiment nulle, au prix d’un effort considérable sur ses dépenses publiques, notamment en nombre de fonctionnaires.
La faillite d’un pays est tout à fait possible. L’exemple du Minnesota aux USA qui est en cessation de paiement et qui ne peut plus payer ni fonctionnaires ni travaux, a tout simplement fermé boutique. En clair les établissements publics sont fermés. Plus près de nous la Grèce est quasiment dans cet état, et si le FMI et l’Europe ne venaient pas à son secours, il y a bien longtemps que le pays serait en faillite.
Si seulement les gouvernants avaient la bonne idée ou le moyen de stopper cet endettement et d’engager des politiques de désendettement, le mal serait moindre, mais le congrès américain discute âprement en ce moment d’une modification de sa constitution pour augmenter le plafond de cette dette aujourd’hui atteint. Nous le voyons bien c’est la fuite en avant, et cela ne peut pas durer car lorsque ces pays auront atteint la limite de 100% du PIB cela voudra tout simplement dire que le patrimoine du pays ne suffit plus pour rembourser. L’Italie est à 114% et le Portugal à 120%... La France à 85% et les USA à près de 90%...
Ainsi par cette dette détenue par des créanciers essentiellement asiatiques, ces derniers peuvent devenir en un instant propriétaires d’un pays qui ne pourrait plus rembourser et détenir par le biais de la dette tous ses actifs. Les Chinois ne se privent pas en devenant propriétaires de pans de pays entiers en faveur de remises de dettes, notamment en Afrique. Mais demain imaginons que les USA ne puissent rembourser la Chine de cette dette, deux scénarios sont possibles, le premier les américains disent aux chinois d’effacer la dette, et c’est la guerre, le deuxième de céder les actifs aux chinois, mais la perte de souveraineté américaine est alors inadmissible est c’est aussi la guerre. Le scénario de l’entrée en guerre de l’Allemagne en 1939 suite au crash de 1929 est identique.
Tout comme une famille en surendettement, demain les pays qui le sont ne pourront se priver d’une politique d’austérité drastique, qui inévitablement rejaillira sur les populations. Pendant des années nous avons voulu avoir des acquis sociaux plus importants que ce que notre économie ne le permettait, des salaires élevés, des avantages sociaux, beaucoup de fonctionnaires, des retraites au presque même niveau que les salaires, mais nous allons le payer très cher, et avec les intérêts !

samedi 9 juillet 2011

Abeille mon amie



Le déclin massif des abeilles est en voie d'élucidation
Les effets délétères de l'association entre pesticides et un parasite commun ont été démontrés


Depuis un peu plus d'une dizaine d'années, des mortalités massives d'abeilles domestiques sont relevées un peu partout dans le monde - principalement aux Etats-Unis et en Europe. Un constat d'autant plus inquiétant qu'environ un tiers de la nourriture consommée à l'échelle mondiale repose sur la pollinisation des cultures, dont les abeilles sont le principal agent. Les raisons de la raréfaction d'Apis mellifera sont très débattues.
Parasites naturels ou exposition aux insecticides agricoles ? Selon des travaux publiés dans la dernière édition de la revue PLoS One, c'est une synergie entre ces deux facteurs qui est sans doute à l'origine du déclin de l'insecte social. L'étude, qui démontre en laboratoire l'effet délétère sur les abeilles de deux molécules insecticides d'usage courant, devrait relancer la polémique consécutive à la remise sur le marché, mi-juin, du pesticide Cruiser, commercialisé par Syngenta.
Ce n'est cependant pas au principe actif du Cruiser - le thiamétoxam - que se sont intéressés les chercheurs, mais à deux molécules de deux familles très distinctes : le fipronil et le thiaclopride (proche du thiamétoxam). La première est le principe actif du Régent de BASF, suspendu en France depuis 2004 ; la seconde est commercialisée par Bayer sous l'appellation Calypso.
" Effet cocktail "
En exposant une dizaine de jours des abeilles saines à des doses très faibles de chaque produit, les chercheurs ne notent pas de mortalité importante. Mais, en réitérant l'expérience sur des insectes préalablement infectés par Nosema ceranae, un parasite intestinal très courant, les auteurs relèvent des mortalités d'environ 70 % à 80 %, pour l'une et l'autre molécules.
" A elle seule, l'infection par Nosema ceranae ne provoque que des mortalités limitées, explique Frédéric Delbac, enseignant-chercheur au Laboratoire micro-organismes, génomes et environnement (université Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand, CNRS) et coauteur de l'étude. De même les niveaux d'exposition auxquels nous avons soumis les abeilles étaient très faibles, de l'ordre d'un centième de la dose à partir de laquelle on observe 50 % de mortalité. "
Pour ce qui est du fipronil, les doses appliquées en laboratoire aux insectes sont du même ordre que celles rencontrées dans la nature, voire inférieures, selon Frédéric Delbac.
A de tels niveaux d'exposition, aucune des deux molécules testées n'est donc dangereuse pour l'insecte. Mais chacune entre en synergie avec les effets de Nosemaceranae : c'est ce " cocktail " qui est mortel.
Un tel constat est de mauvais augure pour l'hyménoptère. " Il est plus difficile, pour une espèce, de s'adapter à une pression qui résulte de la conjugaison de deux facteurs très différents que lorsqu'un unique facteur est en cause ", explique M. Delbac. Cet " effet cocktail " démontré en laboratoire n'est pas étonnant : les spécialistes le soupçonnaient de longue date, sans l'avoir quantifié.
Le fait singulier est plutôt que chacune des deux molécules - appartenant pourtant à deux familles chimiques très différentes - provoque des effets comparables lorsqu'elle est associée au parasite. Les auteurs n'ont pour l'heure pas d'explication à ce phénomène, qui pourrait conduire à un réexamen des autorisations des molécules phytosanitaires.
Stéphane Foucart
© Le Monde

jeudi 30 juin 2011

Observatoire des prix et des marges



Le rapport de l’observatoire des prix et des marges a accouché d’une souris.
Certes il met en évidence que la grande distribution se taille des croupières sur le dos des producteurs sur certains produits alimentaires, mais que cette dernière d’une manière générale ne fait pas des bénéfices exceptionnels sur ce secteur.
En clair la conclusion du rapport explique bien que les producteurs ne gagnent pas leur vie avec leurs produits, et les transformateurs et la grande distribution font une marge de 1 à 2% et donc comptent sur le volume pour améliorer les marges nettes.
Qui est le gagnant ? Sans doute le consommateur qui peut se nourrir avec une alimentation de qualité pour un prix dérisoire, moins de 15% de son budget familial.
Mais cela peut il durer ? Non, et le risque est l’envolée des prix pour le consommateur ou la disparition des producteurs.
C’est donc toute la chaîne de l’alimentation qui est à revoir, car même si le consommateur achète des produits bons marchés, il les paie souvent de 4 à 10 fois le prix payé au producteur. Conclusion, l’imposante et lourde machine qui sépare le producteur du consommateur fait se multiplier le prix de départ. Mais cette lourde machine fait travailler des milliers d’emplois qui sont aussi des consommateurs et tout ceci procure des taxes à l’Etat.
Il faut donc faire un vrai choix de société sur notre système alimentaire.
La solution la plus simple et qui déstabiliserait moins un système qui ne marche pas si mal que cela, serait sans nul doute le coefficient multiplicateur en partant du prix de revient du producteur, tolérer à chaque maillon de la chaîne une marge minimum.
Certes cela risque de faire augmenter les prix à la consommation de 1 à 3% en moyenne, mais n’est ce pas le prix à payer pour une alimentation saine et en abondance ?
C’est le système qu’applique la filière avicole, et cela ne marche pas si mal…
L’autre alternative est la vente directe, cela peut être une solution pour quelques produits, mais d’une manière générale, la famille de la banlieue parisienne ne fera pas plusieurs dizaines de kilomètres pour trouver ses produits chez plusieurs producteurs.Il serait temps qu’en matière d’alimentation nous nous posions les vraies questions.

lundi 27 juin 2011

Réforme des collectivités




Mercredi dernier a eu lieu un débat de fond sur l’avenir de notre communauté de communes et la réforme de l’intercommunalité.
La carte telle que proposée par le Préfet, regroupe St Pourçain, Varennes et Lapalisse.
La fusion entre St Pourçain et Varennes semble logique et ce sont deux com-com qui travaillent depuis longtemps en collaboration. La fusion de cet ensemble avec Lapalisse est par contre là une surprise de la carte et sans réel fondement.
De plus la tergiversation des élus de Lapalisse, voulant, puis ne voulant plus, puis voulant, et un certain double jeu du président de la com-com de Varennes, ont provoqué un très gros doute chez les responsables St Pourcinois.
Quoi qu’il en soit les élus de St Pourçain, si bien en conseil des maires qu’en conseil communautaire, se sont prononcés à l’unanimité pour une fusion entre Varennes et St Pourçain, en refusant la fusion avec Lapalisse et l’acceptation de la commune de Broût Vernet.
Bernard Coulon qui un temps se serait laissé forcer la main pour la fusion des trois com-com a bien réagi en écoutant les élus, et surtout en mesurant l’enjeu d’une fusion dénuée de logique.
Il a donc rétabli le bon sens et a affirmé vouloir créer un 4e pole économique dans le département autour de St Pourçain et Varennes et laissant la porte ouverte à quelques communes limitrophes qui voudraient s’y rattacher.
Les conseils municipaux vont maintenant délibérer, sans doute dans ce sens pour les communes composant la com-com de St Pourçain, et la Commission Départementale de Coopération Intercommunale devra aussi se positionner afin de donner un avis au Préfet qui aille dans ce sens.
La réforme de l’intercommunalité est sans doute nécessaire et possible, mais en discussion avec les élus de terrain, avec une logique respectant les bassins de vie, et surtout en permettant que les citoyens s’y retrouvent et que cela leur apporte un plus.
Il est trop facile de dessiner une carte dans un bureau moulinois ou parisien, sans tenir compte des particularités locales. C’est comme cela que s’est créée l’Union Soviétique à une certaine époque…
Il existe des affinités, des habitudes de vie, mêlant des réseaux culturels, sociaux, religieux, économiques qu’il faut respecter !C’est dans ce sens que la volonté des élus de St Pourçain et son président Bernard Coulon se sont prononcés.