vendredi 29 août 2008

Billet du Québec


Une fois de plus je ne suis pas déçu par mon voyage. Même si j'y suis déjà venu, je retrouve toujours ce même plaisir à traverser et voyager dans ce pays nord-américain, avec ses dimensions démesurées, ses habitudes nord-américaines mais avec notre langue même avec cet accent si mélodieux à nos oreilles. Les gens sont d'une gentillesse sans pareille, et Montréal en pleine journée d'un calme étourdissant comparé à nos villes françaises de même taille. Jamais de coup de klaxon, on s'arrete au stop (arrêt) même si ce n'était pas à vous de passer, les bouchons (congestions) routiers ne mettent personne en colère, et si quelqu'un perd son travail, et bien il se dit qu'après tout il en trouvera bien un autre ailleurs. Par contre les petites villes manquent d'un centre ville où serait regroupés mairie, églises (il y a en beaucoup, souvent plusieurs par ville) et autres bâtiments publics. Tout est éparpillé, suivant des routes toutes taillées au carré. Les moissons battent leur plein, colza (canola) orges mais le blé et avoine encore tout vert se récolteront plus tard, comme le maïs mais qui se récoltera bien plus tard.

Les villes n'ont pratiquement aucun service municipal technique, tout est fait par le privé, que ce soit les routes, les fleurs (!) le déneigement, et bien sur l'entretien des bâtiments. Et la population n'a pas l'air d'en souffrir. Il y a d'ailleurs plus d'écoles privées que publiques.

On sent que la responsabilité des gens est beaucoup plus grande, sans doute parce qu'ils sont moins assistés...

mercredi 20 août 2008

Guerre en Afghanistan


Nous venons de perdre dix de nos soldats en Afghanistan, et venons de nous rappeler que la guerre existe toujours là bas et que notre pays y participe au travers de l’OTAN sous impulsion Américaine.
N’oublions pas que cette guerre a commencé en riposte aux attentats du 11 septembre à New-York, et qu’elle avait pour but de détruire l’armée des talibans, leurs camps d’entraînement terroristes, et de capturer leur chef Ben Laden.
Hors après 7 ans de guerre aucun de ces objectifs n’est réalisé. La guerre en Afghanistan par l’OTAN, tout comme celle par l’URSS dans les années 80 et tout comme la tentative par Pierre le Grand ne réussit à ceux qui ne sont pas du pays. Mais c’est un fait que l’on peut constater aussi dans tout le Moyen Orient avec l’Irak et bien avant l’Iran.
Je ne prétends pas avoir la solution, mais nos armées vont se battre là bas avec des moyens militaires modernes contre des forces moyenâgeuses, dont toute la stratégie est de mobiliser des troupes parmi une population pauvre et non instruite. De plus les chefs de guerre locaux, souvent seigneurs d’un territoire, apportent le minimum nécessaire à la vie autochtone par le produit considérable des bénéfices sur la drogue vendue aux pays occidentaux, tout en gardant la plus grosse part de ces bénéfices pour l’achat d’armes légères. Ajouté à cela un pays escarpé, sans route, où justement les armes modernes ne peuvent se déplacer au contraire de petits groupes locaux connaissant parfaitement les moindres recoins et se déplaçant à pied ou à cheval, rendant inopérantes nos armées.
La guerre en Afghanistan ne sera pas gagnée par les armes ! Il faut se rendre à l’évidence.
La guerre là bas ne sera gagnée que lorsqu’on aura compris qu’à la place des sommes considérables consacrées à l’entretien des armées occidentales, ces mêmes sommes seront utilisées au développement économique du pays. Il faut des routes, il faut des écoles, il faut des dispensaires, il faut tout mettre en œuvre pour que les habitants se sèvrent du pouvoir des talibans par une éducation et un niveau de vie plus élevé que celui d’aujourd’hui. Les talibans n’auront aucune prise sur une population capable de comprendre, capable de se nourrir par elle-même, capable de s’informer, capable de se déplacer, capable de se soigner, capable de décider ses choix de vie !Mais si ces choses si faciles à mettre en œuvre ne sont pas faites, c’est peut être parce que certains occidentaux préfèrent que tout reste comme cela…..

mardi 12 août 2008

Laure de l'ingratitude


Quel désastre que les résultats de la championne olympique Laure Manaudou.
Mais sans doute cet exemple est il à méditer. Il est le reflet de notre société actuelle, celui de l’insouciance et de l’ingratitude.
Cette jeune fille brillante, exceptionnelle, très belle et ayant des aptitudes incomparables pour son sport tombe aujourd’hui dans la déchéance sportive. Et le reste suivra, il faut s’en douter. Quel sponsor soutiendra une perdante ?
Cette championne est arrivée au niveau où elle était grâce à deux facteurs étroitement liés, du travail et son entraineur, ou son entraineur et du travail.
A 22 ans c’est une jeune très jeune sportive qui tombe, une sportive qui aurait pu encore jouer une séance de jeux olympiques après ceux de Pékin.
Mais voilà Laure a décidé de se détacher de son mentor de celui qui l’avait faite, Laure a décidé de ne plus travailler.
C’est une vraie parabole vivante et d’actualité qui se montre devant nous, et quelle leçon de vérité.
Et combien connaissons nous autour de nous d’exemples comme celui-ci, certes pas forcément au niveau sportif, mais de gens qui doivent une partie de leur réussite à des professeurs, des collègues, des subordonnés, des collaborateurs, des proches et qui forts du prestige gagné se détournent de ceux qui leurs ont aidé ou permis d’obtenir les résultats acquis.
Ce qui est frappant dans le cas de Laure c’est que son ingratitude ne paie pas, et que la sanction est immédiate, car dans le sport la sanction ne se fait jamais attendre.
Laure devrait avoir de la mémoire, et si elle veut s’en sortir revenir à son meilleur niveau, elle devrait faire fonctionner sa mémoire et se souvenir que les résultats ne peuvent s’obtenir que grâce au travail et à celui qui lui a permis d’arriver là où elle est.

mercredi 6 août 2008

les agriculteurs travaillent le plus!


Une étude très intéressante sur le temps de travail vient d’être publiée par l’INSEE. Et on y découvre que la catégorie professionnelle travaillant le plus en France est les agriculteurs.
Rien d’étonnant, voir même cela confirme le sentiment qui ressort de tous les sondages sur le domaine agricole que les agriculteurs sont des gens qui travaillent beaucoup. L’INSEE révele qu’en moyenne les agriculteurs travaillent 59 heures par semaine. Et comme c’est une moyenne cela indique qu’il y a des grandes disparités derrière ce chiffre. Certains comme les polyculteurs-éleveurs, c’est à dire ceux qui ont des cultures et des animaux, travaillent sans doute beaucoup plus et doivent frôler les 70 heures par semaine, car eux ont du travail toute l’année. A contrario quelques céréaliers des grandes plaines doivent plutôt être proches de 40 heures. Mais dans tous les cas les agriculteurs doivent travailler avec la nature, la météo, et donc adapter leur emploi du temps aux conditions naturelles. Et il n’est pas rare qu’un agriculteur travaille aux jours de pointe plus de 15heures par jour, et souvent les dimanches, comme les éleveurs qui doivent soigner les animaux tous les jours.

En corrélation avec les heures de travail il faut, comme dans toutes les professions, indiquer le revenu des agriculteurs. Car travailler 59 heures par semaine pour devenir millionnaire ne serait pas contradictoire. Cependant c’est loin d’être la réalité. De 2007 par rapport à 2006 le revenu des agriculteurs a augmenté en moyenne de 12%. Certes, mais en oubliant pas de préciser que les viticulteurs voient leurs revenus augmenter de 51% et les éleveurs de diminuer de 35% ou les maraîchers de –50%…
Le revenu moyen se situe donc à 21450€ par an toujours selon l’INSEE. Si on considère que les agriculteurs peuvent prendre 2 semaines de vacances par an cela fait donc 2950 heures de travail par an. L’agriculteur moyen travaille donc pour 7,27€ de l’heure. Je rappelle que le SMIC est à 8,71€ de l’heure….
Le vigneron gagnera lui sans doute à peine plus que le SMIC et l’éleveur lui travaillera pour environ 5€ de l’heure.
Qui accepterait à notre époque d’être chef d’entreprise, secrétaire administratif, conducteur de tracteur, maçon, mécanicien, soigneur d’animaux etc…. pour moins que le SMIC horaire ???

Et que n’a ton pas entendu que le cours des matières premières avaient terriblement augmenté de la faute aux agriculteurs….
Est ce que tout le monde se rend bien compte qu’à notre époque et dans notre pays, si tout le monde mange à peu près à sa faim et pour pas trop cher c’est tout simplement parce que des gens acceptent de travailler à un tarif inférieur au SMIC ?Alors si demain vous achetez vos légumes, votre baguette, votre poulet, votre viande ou vos fruits un peu plus cher, vous ne ferez que en partie revaloriser le métier d’agriculteurs !

dimanche 20 juillet 2008

Finances locales

Allez vous promener sur ce blog et cherchez votre région, votre département ou votre commune, c'est très intéressant!

http://finances-locales.blog.lemonde.fr/

vendredi 11 juillet 2008

Crédit.........Agricole?


Tempête sur les dirigeants du Crédit Agricole. Les révélations du journal « Le Monde » aujourd’hui, et les quelques courts passages sur les sites spécialisés agricoles relatifs à cette information qui fait que la banque verte est une des banques française les plus touchée par la crise des subprimes, prouve que le monde agricole a perdu le contrôle de « sa » banque.
Le divorce a été amorcé en 2001 lorsque la caisse nationale a décidé son introduction en bourse. En effet à l’époque, alors que depuis toujours jusque vers les années 90 le capital du Crédit Agricole était constitué des seules parts sociales des agriculteurs non rémunérées, les dirigeants de la caisse décidaient de vendre ce capital en actions boursières, en créant à côté de la fédération, une société anonyme. En clair l’expansion du Crédit Agricole avait été financée pendant près de 100 ans par les avoirs non rémunérés des agriculteurs, et les actifs ainsi constitués étaient mis en vente auprès de spéculateurs boursiers.
La pilule était très mal passée à l’époque…
Mais voilà que des boursicoteurs parisiens employés de notre banque ont décidé d’aller chercher sur des marchés à risques des gains incertains et des pertes avérées.
Et le comble maintenant lorsqu’un agriculteur souhaite faire des affaires avec sa banque, on lui demande beaucoup de garanties et on lui offre peu de privilèges pour cause de rigueur bancaire. Encore une fois l’agriculteur bon gestionnaire et qui n’aura gagné l’argent qu’à la sueur de son front devra se serrer la ceinture pour éponger les erreurs d'une poignée d'aventuriers boursiers.
Mais là où le bas blesse, voir même charcute, c’est que les agriculteurs au travers des différents échelons sont encore propriétaires de près de 55% du capital de la banque et donc de ce fait devraient pouvoir décider des orientations politiques et économiques de la banque.
Mais les agriculteurs dirigent ils toujours « leur » banque ??? En apparence oui, mais seulement en apparence. Il faut pour être membre d’un conseil d’administration du Crédit Agricole, surtout ne rien dire, ne pas se faire remarquer, surtout ne pas être marqué politiquement ou syndicalement, agriculteur dans la moyenne et devoir un peu d’argent à sa banque histoire de calmer quelques possibles véleïtés…
Mais l’agriculteur, chef d’entreprise, dynamique bon gestionnaire entreprenant et l’ouvrant un peu facilement n’a pas sa place. Il pourrait déranger….et dire quelques vérités par forcément bonnes à entendre. Mais voilà, aujourd’hui faute de tempéraments bien trempés, d’agriculteurs dynamiques mais pragmatiques, la banque verte s’est détournée de ses membres fondateurs, parfois avec mépris, pour aller jouer dans la cours des grands. Ces grands qui sont tenus par des fonds de pension américains ou asiatiques et que l’actionnaire de base n’intéresse pas. La reprise en main par les agriculteurs de leur banque est plus que souhaitable et nécessaire à la vitalité économique du monde économique rural. Le Crédit Agricole doit revenir à son rôle et ses missions historiques et se doit de répondre avant tout aux décisions des agriculteurs actionnaires majoritaires.

jeudi 10 juillet 2008

Forum

Allez voir et discuter sur le "Forum"!! Il s'y passe pas mal de choses et le débat est ouvert sans censure. Si vous souhaitez intervenir sur celui-ci, répondre à des billets virulents, être virulent vous même c'est l'occasion. Même si l'inscription demande quelques renseignements que personne ne connaitra à part vous, il est intéressant de débattre, et d'ailleurs les billets n'engagent que leur auteur il va de soit que je ne cautionne pas tout ce qui se dit. Dans la vie politique actuelle nous manquons cruellement de débat, c'est l'occasion. Et puis il est intéressant de lire aussi ceux qui ont le courage d'écrire....

Cliquez sur "forum" colonne de droite.

mardi 1 juillet 2008

quelques vérités


-Il est bon de rappeler de temps en temps quelques vérités. Par exemple on ne cesse de nous seriner les oreilles avec la hausse des prix des matières premières. Hors au premier trimestre les denrées agricoles ont baissé de 2,7% et la hausse sur un an n’est que de 16%, pas de comparaison avec la hausse de l’alimentation…
-Au jour de la prise de fonction de la présidence européenne par la France, qui veut faire de l’agriculture une de ses priorité, on constate que l’OMC et son directeur général socialiste Pascal Lamy veut un démantèlement des aides aux agriculteurs, la commission européenne se laisserait presque faire, tandis que les USA votent un nouveau Farm Bill de plus de 300 milliards de dollars d’aides à son agriculture pour 5 ans soit 15% de plus que l’ancien Farm Bill.
-En cette période estival ou l’irrigation des cultures se verra, et ses détracteurs ne manqueront pas de crier au gaspillage, il faut rappeler que l’évolution des surfaces irriguées baisse tous les ans, que l’irrigation agricole ne représente que 15% des prélèvements en eau et dont la destination finale est tout de même l’alimentation des hommes, loin derrière l’énergie (57%) ou l’industrie (10%) et l’eau potable (18%).
N’oublions pas non plus que les agriculteurs paient l’eau grâce au moyens de compteurs et que sur 170 milliards de m3 de pluie qui tombe chaque année sur la France seulement 4,5 milliards sont prélevés par l’agriculture.
Tout ceci à méditer

jeudi 26 juin 2008

A lire!


Je vous recommande vivement de lire "Et si la terre s'en sortait toute seule" de Laurent Cabrol. Ce présentateur météo à la télévision mais aussi journaliste a fait un réel travail d'enquête, et a été chercher quelques vérités qui vont sans doute déplaire. Ce livre s'inscrit dans la lignée de celui de Claude Allègre, et tend à déculpabiliser l'homme de tous les maux qu'on lui fait porter, même si il aggrave parfois les tendances naturelles. Le réchauffement climatique comme les périodes froides ont toujours existé sur terre et avec des ampleurs bien supérieures à celle que nous vivons. Juste un exemple au 17e siècle durant une paire d'années on pouvait traverser le Rhin à pieds secs.... Je vous laisse le lire, on se sent mieux après...

vendredi 20 juin 2008

agriculture et occupation du territoire


L’agriculture et l’occupation du territoire seront sans doute un des enjeux les plus important sur notre planète au 21e siècle.
Notre population, va être multipliée par 4 entre 1960 et 2050, soit autant qu’entre le début de l’humanité et 1960 !
L’Inde augmente sa population de 15 millions d’habitants par an, soit une France tous les 4 ans. Et avec une croissance économique de plus de 10% par an, la conjonction des deux fait une augmentation du pouvoir d’achat exponentielle, et en quantité et en qualité notamment de viande et de lait. Il faudra donc doubler la production alimentaire par deux !
En même temps il disparaît en terre agricole en France l’équivalent de la surface d’un département tous les 10 ans. Depuis 1960 il a disparu sous le béton l’équivalent de la région Auvergne.
En même temps l’Allemagne a développé son économie 1,5 fois de plus que la France en utilisant la moitié de la surface. Le Québec lui, protège par la loi les surface consacrées à la production agricole.
Si on ajoute à cela le dérèglement climatique qui va accroître les risques de destruction des récoltes, comme en ce moment aux USA dans l’Iowa sur des milliers d’hectares de maïs, la neutralisation de surfaces agricoles par des mesures environnementales abusives, empêchant entre autre la construction de barrage stockeur d’eau potable et agricole, nous courrons tout droit vers la famine. En France la politique de l’habitat privilégie l’étalement urbain au détriment de la réhabilitation des centres villes, faisant que la densité de population urbaine est une des plus faible d’Europe.
Il va donc falloir produire et beaucoup ! Cela passe inévitablement par un développement de l’agriculture partout dans le monde, sous toutes ses formes, vivrières et industrielles, une gestion de l’eau et un stockage maximum de celle-ci. Il faut que le FMI et la Banque Mondiale cesse de subventionner le développement industriel des pays en voie de développement (financement qui ne va pas toujours au développement…) au profit du développement agricole, et de ses filières, sans attendre de retour sur investissement. Mais l’augmentation de la production passe aussi par l’innovation, la recherche de nouvelles techniques et technologies (biotech, OGM…) et la formation des agriculteurs et des agents des filières agricoles.
Il faut aussi protéger les agriculteurs, notamment dans le maintien de leur revenu et surtout dans l’absorption des accoups des prix agricoles. L’Europe doit pour cela continuer à maintenir les outils de régulation en place, et protéger les filières à risques notamment l’élevage qui contribue de plus à l’aménagement du territoire.
Mais il faut surtout penser à protéger les sols agricoles et surtout les plus productifs. Cela passe par une organisation des territoires et une rationalisation de l’extension de zones urbaines ou économiques. Il faut penser à densifier ces zones, à réhabiliter les friches industrielles et penser désormais économie de terres.Peut être que d’écouter des agriculteurs, qui depuis des générations vivent aux temps des saisons, permettrait beaucoup de sagesse dans les décisions en matière d’alimentation liées à l’occupation du territoire.