dimanche 15 février 2015

Vote du budget à St Pourçain


Vendredi nous avons voté le voté budget 2015 pour la commune de St Pourçain.

On peut vraiment dire que c’est un budget qui a été difficile à faire et sans doute pour la première fois depuis 1995 que nous sommes élus, car les baisses de dotations de l’Etat accusent une baisse de près de 3% ce qui va représenter plus de 150.000€ et les prévisions connues font  qu’il faudra encore enlever cette somme pour les deux années qui viennent pour un cumul dans trois ans de 450.000€.
A terme ce sera plus que le capital des emprunts remboursés qui va manquer à la commune et donc un quasi blocage des investissements.
Inévitablement c’est le fonctionnement de la mairie qui va s’en trouver pénalisé, car c’est sur cette partie que s’applique les baisses de dotations.
Pour équilibrer le budget et ceux à venir il faudra inévitablement baisser les dépenses ou augmenter les rentrées fiscales. Baisser les dépenses veut donc forcément dire moins de services à la population, aux associations par une gestion plus fine du personnel et des moyens mis en œuvre. Augmenter les rentrées fiscales veut obligatoirement trouver des sources inexploitées à ce jour qui sont des « cadeaux » qui était possibles lorsque tout allait bien, mais qui vont devenir indispensables en tant de crise. La suppression du transport scolaire intramuros est l’exemple même d’une économie qui a été faite sur un service non obligatoire et qui après 6 mois d’exercice n’a pas pénalisé tant que cela les familles.
Heureusement la création de deux régies, une pour les activités d’hôtellerie de plein air (camping) et une pour l’assainissement vont permettre de faire des économies et comme dans le cas de cette dernière de baisser les taxes dans un délai relativement rapide. Mais ce ne sera pas pour baisser la pression fiscale sur les St Pourcinois, ce sera juste de laisser d’un côté pour pouvoir prélever d’un autre afin de maintenir sans augmenter la fiscalité globale.
Grâce à la bonne gestion de la commune par la majorité en place et l’excédent des années passées, nous allons encore pouvoir investir cette année près de 2,5 millions d’€ nets et avec les reports plus de 4,5 millions.
Ces investissements vont porter sur la salle Champ-Feuillet qui va être rénovée et agrandie à défaut de n’avoir pu faire la grande salle socio-culturelle pour le moment mais aussi les travaux sur le remplacement du chauffage de l’église vont être entrepris. La place de la Chaume va être aménagée, comme la place St Nicolas, mais aussi la route de Briailles va être refaite et sécurisée, l’impasse des tonnelles est une petite rue du centre ville qui n’avait pas été rénovée et qui va l’être. Pour ne pas oublier les équipements sportifs un court de tennis va être refait, ainsi qu’un sas va être créé à la salle Marcellin-Berthelot, une tondeuse va être renouvelée pour couvrir les nombreux terrains de sport et un forage va être fait pour arroser les pelouses à la Moutte.
Une gestion plus fine du patrimoine va être mise en place et s'il est possible, du patrimoine bâti sera vendu pour implanter soit des logements soit des activités économiques nouvelles.
 
Bien que nous ayons fait la démonstration d’un budget le plus sincère et collant le plus à la réalité en cette période difficile, l’opposition municipale de gauche n’a pas voulu voter le budget général en invoquant que la présentation n’était pas conforme et peu lisible.
C’est toujours amusant de voir que l’unité et la solidarité demandée au niveau national par la majorité de gauche est vite oubliée au niveau local lorsqu’elle est dans l’opposition.

Les St Pourcinois jugeront.

mercredi 28 janvier 2015

La fin est proche...


Les dernières élections en Grèce sont quelque part le début de la fin.

Cette fin malheureusement ne pourra que se terminer mal, l’émergence des extrêmes et pire encore leurs alliances ne fait que répéter l’histoire dont nous célébrons ces jours les pires actes dans la recherche du bouc émissaire.
Nous revivons sur un territoire réduit, un pays, la Grèce, l’alliance de l’extrême gauche et de l’extrême droite, de la même façon qu’Hitler et Staline s’était associés, puis combattus pour finir chacun de leurs côtés en employant les mêmes méthodes jouant sur la peur et la démagogie.
D’ailleurs en France Marine Lepen et Jean-Luc Mélanchon se sont réjouit tous les deux de cette élection, c’est un signe.
Mais cette élection va avoir un retentissement sur toute l’Europe incitant fortement les partisans de ceux qui sont contre l’austérité à se détacher des règles européennes voire pire à négocier pour ne pas rembourser les dettes.
On va donc vivre dans un monde de fou, où certains états vont se permettre d’emprunter sans rembourser et ceux qui prêtent effacer la dette, ce qui revient à faire payer cette dette par les peuples de ceux qui ont prêté.
Le sud de la planète remonte jusqu’en Europe puisque les pays du Nord de l’Europe risquent de devoir effacer la dette de ceux du Sud, comme les pays Européens le font pour les pays Africains.
En clair la dette, l’emprunt ne signifie plus rien, il n’est que l’amortisseur, le moyen de différer dans le temps une dépense qu’on ne veut pas payer tout de suite. 
Par contre là où cela risque de finir mal c’est particulièrement dans le Nord de l’Europe où les pays sont bien gérés et produisent de la richesse, mais aussi dans chaque pays où certains travaillent beaucoup et payent pour ceux qui produisent peux la fracture s’amplifie.
La solidarité est nécessaire, mais les masses d’improductifs, au sens de ceux qui ne produisent rien et qui touchent un salaire ou un revenu ne peut se concevoir que dans le sens du service aux autres à conditions que ces autres aient les moyens de se le payer.
Ainsi dans la tête de ceux qui sont débiteurs, progresse l’idée que le remboursement d’une dette n’est pas normal. C’est le cas au niveau micro-économique avec nombres de foyers en surendettement dont on efface régulièrement la dette, mais c’est aussi le cas désormais au niveau macroéconomique puisque les états pensent pouvoir pratiquer les mêmes méthodes.
Mais la fin est proche car l’effacement de la dette est ni plus ni moins que la destruction de la richesse produite. En clair celui qui produit prête à celui qui ne peut rembourser c’est donc de la destruction de la richesse puisqu’elle ne sert pas à créer de nouvelles richesses.
Donc soit passivement par épuisement des richesses, soit activement par des révolutions provoquées par les extrêmes, le système est voué à se terminer. L’intelligence de l’homme aurait pu laisser penser que la correction du système était possible avant la fin prévue, mais l’homme intelligent manque de courage, celui de se contraindre, de se mettre des règles  pour éviter le pire.
Nous sommes exactement dans la situation où le précipice est devant nous avec seul un panneau pour nous interdire de tomber dedans car tous savent ce qu'il y a après...

samedi 10 janvier 2015

Suis-je Charlie? (suite)

En mémoire des victimes de l’attentat au journal Charlie Hebdo


Ce matin un sentiment de colère froide m'envahit. Coulibaly le tueur islamiste antisémite qui a tué au moins 5 personnes avait été condamné à 5 ans de prison en 2013! Est-ce que je ne sais plus compter ou bien a t'il été relâché moins d'un an après la prononciation de sa peine?? 
Et moi j'ai été condamné et j'ai payé 3000€ d'amende pour avoir déversé du fumier sur la voie publique lors d'une manifestation syndicale??
Mais dans quel pays vit on?

A cette colère voilà ma réponse, tout est dans le texte:

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage!
Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!

Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.
Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis

Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s'armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre!

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!

jeudi 8 janvier 2015

Suis-je Charlie?


En mémoire des victimes de l’attentat au journal Charlie Hebdo
Avant de répondre à cette question je veux en poser quelques unes ici à St Pourçain loin du microcosme parisien bobo ou le bien pensant de gauche fait loi.

Comment ces français partis faire la guerre et se former pour ce dans les pays en guerre au nom de religions ont ils pu revenir en France ?
Pourquoi n’avons nous plus de frontière pour contrôler les allées et venues de ces excités de la gâchette dans et hors de notre pays ?
Pourquoi ceux qui condamnent les crimes odieux qui viennent de se passer à Paris perpétrés par des islamistes  étaient les mêmes qui condamnaient Poutine ou Assad dans leur combat contre ceux-là mêmes dans leurs pays respectifs ?
Pourquoi ceux qui se révoltent contre ces fanatiques de l’Islam s’accommodaient facilement des drapeaux de cette religion sur la place de la Bastille le 6 mai 2012 ?
Est-ce que la liberté de tuer fait partie aussi des libertés tant défendues par tous ces biens pensant de l’élite parisienne, peu nombreuse mais se sentant tellement au-dessus de tous et croyant détenir la vérité?
Que penser de ceux gouvernants si prompts à s’exprimer et à condamner la loi des USA autorisant la détention d’armes à feu à chaque carnage dans les écoles de ce pays et laissant tuer des innocents par ces mêmes armes dans notre pays où leur détention est interdite ?
Comment doit on prendre le battage médiatique sur cet évènement tragique concernant des journalistes à côté du silence assourdissant de ces mêmes médias pour les dizaines de militaires ou civils français tués pour les mêmes raisons en France et surtout à l’étranger et qui n’ont jamais bénéficié d’une seul minute d’un deuil national?
Que penser de tous ceux dont la pensée unique est d’interdire ce qui est interdit et qui ne supportent aucune mesure de restriction des libertés et encore moins tous les contrôles ?
Comment accepter dans les banlieues parisiennes ou de provinces qu’on entasse ces pauvres français issus de l’immigration dans des ghettos concentrant tous les problèmes et révélant les injustices, surtout celle de la non-intégration, dont les biens pensant des beaux quartiers parisiens vantent l’immigration sans contrôle et régularisant par bateaux complets ceux en irrégularité?
Quand se rendra t’on compte que les aides sociales et familiales dont notre pays sait se montrer généreux, sont détournées par des organisations mafieuses au service de ceux dont la seule activité est de constituer des réseaux de l’islamisme religieux radical ?
Est-ce que la liberté de s’exprimer, de caricaturer, de se moquer peut aller jusqu’à ce qui est une insulte inscrite comme telle dans les textes fondamentaux des religions ?
Je pourrais poser des pleines pages de ces questions qui taraudent les citoyens pleins de bon sens de notre pays, loin des bobos parisiens mais qu’on refuse d’écouter et pourtant qui s’expriment sans qu’on les entende dans les urnes de la démocratie.
Et bientôt ces mêmes bobos s’offusqueront que cette démocratie soit kidnappée par des partis politiques extrêmes, qu’ils auront pourtant favorisé en infusant notre société de la bonne pensée bobo parisienne des énarques, des artistes, des journalistes les poches pleines, si prompts à donner des leçons de morale à ceux qui travaillent et qui ont pourtant toujours les poches vides.


Alors oui je suis Charlie ! Mais je ne suis pas Charlie à n’importe quelles conditions. Je suis Charlie pour ces douze journalistes assassinés et martyrs de la liberté d’expression. Mais je suis Charlie aussi pour tous les militaires français tués au combat contre l’islamisme en France et surtout à l’étranger envoyés par les dirigeants de notre pays se battre pour les libertés, toutes les libertés et pas seulement celle de s’exprimer. Je suis Charlie aussi pour tous celles et ceux dans le monde qui se font tuer au nom d’une religion, croyants, athées ou simples innocents. Et je suis Charlie bien plus que le seul jour décidé par cette énarchie bien pensante !

samedi 20 décembre 2014

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël,
Cette année, j’ai été bien sage et j’ai fait tous mes devoirs. J’ai payé tous mes impôts, toutes mes taxes, rempli toutes mes déclarations sociales, environnementales et même celles qui étaient inutiles, longues et coûteuses. J’ai reçu les contrôleurs sur mon exploitation avec tact, je leur ai même payé le café pour les dédommager de la peine qu’ils s’étaient donnés pour me sanctionner. J’ai laissé bitumer certaines parcelles pour que les gens des villes aient de beaux supermarchés. J’ai fini la mise aux normes de mes bâtiments et j’ai oeuvré pour le bien-être de mes animaux. Et pour être sûr d’avoir bien fait tous mes devoirs, j’ai aussi accepté de représenter et défendre les intérêts de la profession agricole, de prendre tous les coups de trique de l’administration et de subir les griefs de mes concitoyens qui considéraient que je n’en faisais pas assez. Bref Père Noël, la liste est longue et croyez moi, je n’ai pas ménagé ma peine.
Alors, le 25 Décembre, au pied du sapin, je demande de la simplification administrative, des contrôleurs plus humains, moins de normes et plus de bon sens. Je demande une administration connectée aux réalités économiques et moins arrogante. Je demande aux agents de l'ONEMA de laisser leur arme au vestiaire et de venir nous conseiller en matière d'entretien des cours d'eau. Je demande à être rémunéré pour le travail que je réalise en tant que producteur mais aussi gestionnaire de l’espace agricole. Je rêve que mes voisins et les hommes politiques même locaux aiment l’agriculture et la voient comme une chance pour la France. Je demande une norme ‘bien être pour le paysan’. Mes cadeaux peuvent paraître exigeants Père Noël mais, au regard des devoirs que j’ai rempli, vous me devez bien ça.
Et pour faire bonne mesure, je commande aussi une tonne de solidarité et d’actions collectives. Sans elles, l’égoïsme et l’individualisme marqueront le pas, une fois de plus, au détriment du monde paysan. Je ne sais pas si je dois croire au Père Noël mais une chose est certaine, je crois en l’intelligence et la force du monde paysan.

Inspiré de Loïc Guines, Président de la FDSEA35


dimanche 14 décembre 2014

Histoire de crèche...


Cher Monsieur le Tribunal,
J'ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d'interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil Général de la Vendée.

Quelle mouche vous a donc piqué ?
Vous avez fait des études je suppose. Peut-être savez vous donc que Noël vient du latin " Natalis" qui veut dire Naissance. Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. La naissance dont-il est question est celle d'un certain Jésus de Nazareth né il y a un peu plus de 2000 ans. je dis ça parce qu'étant donné que vous n'avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. Voyez-vous, Noel n'est pas l'anniversaire de la naissance du Père Noël ( je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous ) mais bien celle de ce Jésus. Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l'andouillette tout en interdisant la consommation d'andouillette le jour de la fête de l'andouillette.
La crèche c'est ce qu'on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n'est parce qu'il est le fruit d'une tradition ?
Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche. La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement. La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient. la crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise? la crèche c'est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme. Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.
Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l'expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.
Jean Pierre Santon

lundi 8 décembre 2014

Le vent tourne!

Le vent tourne en matière d’environnement et des signes encourageants dans le sens de notre combat voient le jour.
Les agriculteurs et d’une manière générale les ruraux sont de plus en plus sensibles à notre discours en matière de défense de l’environnement qui nécessite qu’on combatte les dogmes au profit de mesures pragmatiques où l’homme garde toute sa place.
Les élus locaux rejoignent ce combat des agriculteurs contre les fonctionnaires zélés qui ne savent parler d’environnement que par la sanction et l’application brutale de la loi. Même les élus nationaux comprennent nos actions et commencent à reconnaître que les lois votées vont trop loin et qu’il faut sans doute penser à les réviser. Nos gouvernants, et les fonctionnaires de Bruxelles reconnaissent aussi que des normes ubuesques et déniées de tout sens de la réalité sont en vigueur et qu’il faut les revoir pour coller au plus près de la réalité, c’est le cas par exemple des teneurs en nitrates dans l’eau qui on le sait n’ont aucune action néfaste sur l’environnement en deça de seuils très importants. De très nombreux contacts sont noués dans ce sens en ce moment.
Les journalistes se font de plus en plus les porte-parole d’une écologie où l’homme doit être présent et prennent conscience de la caricature portée depuis longtemps par des extrêmistes de l’environnement dont ce sujet est un fonds de commerce électoral comme d’autres ont celui de l’immigration.
Les évènements récents comme le barrage de Sivens, les inondations dans le sud de la France ramènent proche de nos idées la population toute entière, celle qui vote, celle des citoyens qui se rendent compte souvent à leur dépend qu’on leur raconte des mensonges taxés d’écologisme depuis plus de 20 ans et que pour pouvoir continuer simplement à vivre sur notre planète il faut certes protéger la nature mais aussi la dompter et nous protéger de ses excès que ce soit la sécheresse ou les excès d’eau.
Les agriculteurs que nous sommes au contact quotidien de la nature commençons à retrouver notre crédibilité comme spécialistes de celle-ci aux dépends de ceux qui la voudrait bucolique du haut de leurs tours de verre climatisées dans les grandes agglomérations.
Le procès dont j’ai été la victime, bien au contraire de me faire passer pour un dangereux malfaiteur a déclenché un élan de solidarité et de sympathie dont je ne réalise pas encore tant il s’étend bien au-delà du seul monde agricole.
C’est sans doute ce qui est le plus important, avoir la masse de la population acquise à notre cause, et ce n’est pas le rendu de trois juges et d’une dizaine d’agents fonctionnaires qui  pourra arrêter ce changement important dans les mentalités de nos concitoyens en matière d’environnement.

Sur ce courant porteur nous allons créer très prochainement une association de protection de l’environnement qui va fédérer les agriculteurs, des élus, des chercheurs et surtout tous ceux qui veulent s’engager pour une autre écologie, celle qui fait la même place à l’homme qu’à la faune ou la flore et qui sera capable de porter ces idées dans toutes les instances où il se discutera de protection de l’environnement afin de faire changer des lois qui combattent la place de l’homme dans son environnement. 

vendredi 14 novembre 2014

Une justice a été rendue entre la FNSEA03 et l'ONEMA


Ainsi donc la justice a été rendue dans l’affaire de la manifestation du 30 septembre 2013 contre les locaux de l’ONEMA où j’étais impliqué en tant que président de la FNSEA03 avec deux autres agriculteurs.
Nous savions que depuis des semaines l’Etat donne comme consigne de sanctionner les manifestations syndicales, surtout celles agricoles, à contrario il amnistie les leaders syndicaux ouvriers dans les dégradations des établissements publics. Le tribunal a suivi partiellement les réquisitions du procureur et bien plus que les sommes financières en jeu, c’est le principe et la justification des peines qui sont surprenantes.
Ainsi le tribunal alloue 700€ de dommages et intérêts à l’ONEMA au motif que la manifestation n’était pas déclarée ! Ainsi par jurisprudence chaque citoyen pris dans une manifestation pourra désormais, en s’assurant que la manifestation n’a pas été déclarée, demander aux organisateurs des dommages et intérêts aux organisateurs. C’est un vrai job à développer, faire les manifestations, se plaindre au tribunal et recevoir 700€ par plainte. Vu le nombre de manifestations en France ça peut rapporter gros et c’est plus sûr que le loto.

En effet hormis cette bizarrerie juridique au profit de l’ONEMA, le reste des sanctions sont des amendes dont les juges guidés par leur conscience ont prononcé leur verdict dans le but de marquer le coup, poussés par le pouvoir en place et surtout de fortes pressions de la CGT de l’ONEMA depuis le début de l’affaire qui n’est pas avare en tracts, courriers de plainte envers l’employeur de ses agents.

C’est donc bien encore une fois l’ONEMA qui se trouve au cœur de tout cela ne supportant pas qu’on puisse remettre en cause leur manière de faire dans leur travail quotidien axé essentiellement sur la répression et particulièrement des agriculteurs. J’en veux pour preuve que nombres d’assainissements autonomes non-conformes voir sauvages aux yeux de tous qui ne sont jamais inquiétés, il y a la police de l’eau des agriculteurs très ferme et la police de l’eau du reste de la population beaucoup plus laxiste.
Nous avons d’ailleurs avant et après le 30 septembre 2013 demandé à plusieurs reprises de rencontrer les responsables locaux de l’ONEMA ainsi que les procureurs directement au-dessus des agents de cette organisation et nous attendons toujours… Preuve que le dialogue est bien fermé de ce côté-là. La seule fois où nous avons rencontré un directeur de l’ONEMA, ses seules paroles ont été de nous dire qu’il n’avait aucun pouvoir sur ses agents. Voilà donc en république un Etat dans l’Etat.

Signalons aussi qu’à l’occasion de ce procès le procureur de la république a demandé lors de l’instruction par deux fois au Préfet si il avait reçu une déclaration de manifestation en toute méconnaissance du fait qu’en zone gendarmerie, comme à St Pourçain, c’est à la mairie que doit se faire cette formalité.  Le juge n’a pas donc pu savoir si la déclaration a été faite ou non puisque jamais le maire de St Pourçain n’en a reçu la demande de la part du procureur. Cela n’a aucunement empêché le juge de me condamner pour ce motif au profit de l’ONEMA, ce qui prouve bien la volonté d’une sanction au profit de l’ONEMA, défendu au passage par un avocat parisien lors du procès dont la plaidoirie a duré à peine 5 minutes s’embrouillant dans les termes agricoles et ne sachant même pas la signification du sigle ONEMA à la différence de notre avocat Maître Gard dont la plaidoirie de près d’une heure a été étayée d’arguments construits.
Dans les fautes de forme on notera aussi que le procureur a porté son argumentation en confondant le type de véhicule sali parlant d’un Berlingo Citröen à la place d’une Mégane.

Ainsi donc malgré toutes ces erreurs dans l’instruction de l’affaire nous avons été condamnés, pour avoir versé un seau de mélasse sur une voiture, déchargé une remorque de fumier sur la voie publique dont le maire de la ville n’a pas porté plainte et a même refusé de le faire enlever en soutien, et ne pas avoir fait la déclaration de manifestation que personne n’a jusqu’alors prouvé.
Que penser des petits voyous des banlieues relaxés après s’en être pris à des agents de la force publique, c’est la justice des villes et celle des campagnes, je passe aussi sur les violences faites à la force publique à l’occasion des manifestations contre le barrage de Sivens ou de Notre Dame des Landes qui ne seront jamais poursuivies.

Par contre ce procès a été un formidable élan de soutien et de fédération du monde rural autour de notre action. J’ai reçu et je reçois encore beaucoup de messages dans ce sens par nombre d’agriculteurs, de leaders syndicaux d’autres syndicats et de nombreux maires et élus locaux dont beaucoup étaient même présents au procès.  Je ressens clairement une exaspération du monde rural à l’empilement des contraintes et normes sur les activités en monde rural.
Une frontière est clairement en train de se créer entre ceux qui font et appliquent la loi et ceux qui la subissent.

Ce procès aura pour effet de ne pas apaiser les choses voir même de les exacerber, et sans un dialogue que j’appelle encore une fois de mes vœux, la tension ne pourra pas redescendre dans les campagnes sur les contrôles sans mettre en avant la pédagogie et la prévention par ceux qui connaissent et sont chargés de faire appliquer la loi. Nous avons alerté les pouvoirs publics nous attendons donc maintenant des réponses à nos demandes sans illusion. 

mercredi 12 novembre 2014

De François Hollande à Nabilla...

Quelle honte nous donne le monde politique en ce moment et quelles que soient les tendances évidemment au niveau national mais aussi au niveau plus local.

L’élection présidentielle donne souvent l’illusion que nos concitoyens se passionnent enfin pour la politique eu égard à la mobilisation et l’engouement pour les débats politiques en amont, et puis très vite le soufflé redescend. Sans doute cet engouement est dû pour une bonne part au spectacle donné et cette envie d’en découdre pour les deux candidats finalistes motivant l’instinct primaire de l’électeur potentiel. D’autre part les promesses rapidement non-tenues une fois l’élection passée, et le bris du rêve que l’élection entretien n’apporte la déception qu’à la hauteur de l’illusion portée.

On le voit l’homme politique outre le fait de mentir dans le seul but de se faire réélire, fascine l’électeur puisque même le condamné des pires malversations avec l’argent publique concédé par le contribuable, se fait réélire jouant de son pouvoir de séduction naturel ou matériel.

Mais l’homme politique professionnel  est le plus souvent hors-sol, déconnecté de la réalité de la vie de ses  électeurs et il ne faut pas chercher  que dans la capitale pour en trouver dont les décisions d’autant plus faciles qu’elles se prennent avec un argent devenu impersonnel mis à disposition sans compter confortant un despotisme parfois peu éclairé et très souvent clientéliste ou mis à disposition de la gloire de celui qui en dispose. La phrase du premier personnage de l’Etat prononcée au cours d’une émission télévisée confirmant l’idée que les dépenses ne coûtent rien puisque c’est l’Etat qui paie, consolide cette idée à tous les niveaux des décisions plus ou moins collectives.

Ce n’est pas l’argent qui motive l’homme politique à garder le pouvoir, mais justement c’est ce dernier qui l’enivre par le fait de disposer de l’action par des mandants souvent conférés de manière impersonnelle, même si un faible pourcentage d’électeurs demande des comptes à leur mandataire.

Les élections des candidats des grands partis, ne sont qu’une mascarade que je côtoie depuis plusieurs années, où les places sont distribuées sur des critères ayant parfois des rapports consanguins avec des forces parallèles, mais où quasiment jamais les qualités humaines ne sont les critères de sélection.  L’intégrité, l’honnêteté, les qualités de bonne gestion, l’intérêt général, la franchise ne sont plus les qualités requises dans des acensions politiques écrites sur des plans de carrière que se fixent souvent même de jeunes élus ou candidats à l’être.

Les guerres de forme que se livrent devant nos yeux chaque jour ces hommes politiques mis en valeur par une presse plus soucieuse du scandale qui fait vendre que du débat d’idées engageant les générations futures, relèguent au même plan un pays en faillite et une vedette de téléréalité n’ayant comme atout que ses charmes, faillite économique, faillite d’idées, faillite morale.

Mais l’électeur à la fois contribuable et spectateur de ces pitoyables démonstrations en redemande, préférant bien davantage l’homme politique flatteur et accordant quelques hochets, à celui qui dans le souci de la préservation de la chose publique s’astreint à ne pas céder à la tentation du laisser faire, jusqu’à conspuer l’un et l’autre de tous ses maux, incapable d’accepter les remèdes si nécessaires à la préservation de l’avenir.

Il n’est pas anormal alors que les extrêmes politiques, religieux ou représentant un quelconque dogme lié à notre environnement matériel ne se fasse une place dans un monde devenu sans repère alimenté chaque jour par un scandale quotidien.
L’homme politique s’est détaché depuis la création de la 5e république des valeurs qui l’ont fondée, détournant sans limite à son profit ce pouvoir qui enivre mais auquel il faudra mettre des limites, et parmi celle que je privilégie la limitation dans le temps me paraît la plus efficace coupant les pates à des carrières infinies, mais qui pour bien fonctionner devront s’adosser à des fonctionnaires désintéressés du pouvoir électif.
La politique peut apporter encore des solutions à notre civilisation à condition que comme l’argent ce soit redevenu un moyen et non un but, pour la promotion des valeurs humaines. Je défendrai toujours cette idée avec le réalisme qu’on fera tout pour m’éviter de la porter le plus loin possible.


La mode est au cirque, à celui de la téléréalité, à celui du journalisme nombriliste,  à celui de la politique et tant que le spectacle continue il vaut mieux être un bon clown pour en faire partie.