dimanche 21 septembre 2014

Je passe au tribunal à cause d'un gouvernement Kamikaze!

J’ai ainsi reçu avec deux de nos collègues une assignation devant le tribunal correctionnel de Cusset pour des faits bénins retenus à mon encontre lors de notre manifestation devant les locaux de l’ONEMA . Epandage d’un seau de mélasse et déversement de fumier sur la voie publique nous valent cette convocation.
C’est bien l’Etat et le gouvernement qui nous poursuit puisque le maire de la ville n’a pas porté plainte et ainsi c’est le procureur aux ordres du gouvernement et de Christiane Taubira qui veut nous donner une leçon.
En tant que responsable syndical agricole je prends cela comme une réelle provocation, un an après les faits et durant toute cette période après avoir travaillé avec les services de l’Etat sur la rédaction d’un guide de l’usage de la loi sur l’eau à destination des agriculteurs et de la proposition d’une charte des contrôles.
Tout ce travail de concertation avec les services de l’Etat dans un souci d’apaisement des deux côtés, et d’un travail constructif afin que l’environnement soit protégé sans pénaliser l’activité agricole est remis en cause par cette convocation devant le juge.
Faut-il que le gouvernement soit kamikaze pour rallumer le feu alors que la crispation du monde agricole sur les sujets liés à l’environnement, notamment au travers de l’extension des zones vulnérables et la directive nitrate, est exacerbée et qu’il ne faudrait rien pour que tout explose comme à Morlaix cette fin de semaine dernière.
C’est comme responsable syndical agricole et élu local chargé des travaux sur ma commune que je prends cette convocation devant la justice. Et serais-je traité avec la même mensuétude que la racaille des banlieues libérée sur le champ après s’en être pris physiquement aux policiers ? Serais-je relaxé comme les femen qui s’en sont pris aux monuments religieux en dégradant le mobilier intérieur ?
Je suis prêt à assumer mes actes devant la justice, comme défenseur des causes agricoles pour des hommes qui travaillent beaucoup pour gagner peu, assommés par les contraintes administratives de leur métier, et comme élu local au service de la population qui m’a élu où je ne compte pas mon temps sur l’amélioration des infrastructures.
Les derniers orages nous donnent raison, et à défaut de fossés curés et entretenus par les agriculteurs ou les communes, nous pouvons nous attendre à de plus en plus de drames matériels et humains.

Alors que la justice de Mme Taubira se fasse mais elle aura en face d’elle la masse des agriculteurs et des élus, ceux-là même dont la seule justice qui vaille est celle des éléments naturels qui rythment leurs actions et la préservation de leurs biens si chèrement gagnés.

jeudi 11 septembre 2014

la folie des normes pour justifier les zones vulnérables


Voilà l’exemple même de la folie administrative, de la mise en place de normes qui ne servent strictement à rien qui coûtent des millions d’Euro à ceux qui créent la richesse et donc les emplois.

La révision anticipée des zones vulnérables en France qui va être décidée par le gouvernement va étendre des contraintes pour l’agriculture sur des millions d’hectares et des milliers d’exploitants agricoles qui vont devoir pour se mettre dans les normes, brider leur production et faire des investissements colossaux pour perdre en productivité.

Tout est basé sur une concentration en nitrate dans les eaux profondes et superficielles. Pour les eaux profondes il ne faut pas dépasser 40 mg/l alors que la norme de potabilité est à 50 (sic) et que nous savons tous désormais que cette norme n’a aucune incidence sur la santé, pire même l’absence de nitrate prédispose le corps à une sensibilité accrue aux cancers. Au passage un kilo de carottes apporte 2500mg/kg et de salade apporte 800mg/kg de nitrates…
Pour les eaux superficielles il ne faut pas dépasser 18mg/l pour soit disant  limiter l’eutrophisation et nous sommes dans un secteur où la forêt de Tronçais occupe une large part de notre territoire et tous les qualitomètres qui entourent cette forêt indique des teneurs autour de 25mg/l alors qu’il n’y a aucune activité humaine. Normal la décomposition de la matière organique produite par les feuilles produisent des nitrates. Donc en mettant cette norme à 18mg/l on veut faire en sorte que l’occupation du territoire produise moins de nitrate qu’une forêt tri-centenaire. Combien de mg/l de nitrates y avaient-ils lorsque toute la France était occupée de forets ?
Mais pire encore tous les rapports officiels comme le très officiel rapport que je me suis procuré de la DREAL sur cette révision anticipée affirme que ce ne sont pas les nitrates qui contribuent à l’eutrophisation mais le phosphore !!

Voilà comment dans un monde de fou où les normes se justifient par aucun fondement scientifique mais par la simple volonté d’un petit chef de bureau soutenu par un politique incompétent, on va empêcher la production et la croissance d’un secteur qui est le seul à apporter des devises dans la balance du commerce extérieur.
Au passage l’Allemagne qui fait aussi partie de l’Europe a décidé comme seule contrainte aux agriculteurs une limitation d’épandage à 210kg d’azote par hectare lorsque la France limite elle à 170kg/ha. Tout est dit….

Et nous venons de recevoir des guides de conduite des cultures validés par l’Etat demandant aux céréaliers de produire davantage de blés de qualité avec plus de proteïnes pour l’exportation. Et vous savez comment on fait des protéïnes dans le blé ? avec des nitrates !!

lundi 8 septembre 2014

Le Parti Socialiste conduit au Front National


La France sombre dans le marasme économique accompagné de sa garniture de scandales autour du pouvoir en place.
L’expression de l’incompétence à son plus haut niveau, l’amateurisme et les défauts de l’oisiveté font tous les jours les unes des journaux nationaux, mais de plus en plus ceux des journaux étrangers faisant passer le peuple que nous sommes pour des rigolos incapables de choisir nos gouvernants et incapables de prendre les bonnes mesures de redressement du pays.
D’ailleurs comment pourrait on demander à ceux qui apportent la richesse dans ce pays de faire des efforts quand ils deviennent moins nombreux que ceux qui en profitent accompagnés par les décisions de saupoudrage du pouvoir en place.
Comment peut-on demander des efforts à ceux qui travaillent quand tous les jours ceux qui nous gouvernent montrent l’exemple qu’on peut s’enrichir sans avoir besoin de le faire.
La gauche sociale a toujours été une anguille politique dont le seul but n’est pas de faire progresser le pays mais de défendre des castes et corporations aux frais de l’Etat.
La vraie gauche, comme le parti communiste un temps, avait le but de la production et de la création de richesses par le travail s’opposant au capital, c’était une tâche noble non dénuée de sens  et réaliste sous conditions. L’évolution du travail de production vers le travail de service a tué cette gauche pour en faire une gauche qui n’est ni plus ni moins qu’un grand syndicat.
Pourquoi les syndicats ne sont ils plus puissant en France, tout simplement parce que le parti socialiste est le premier syndicat français défendant des corporations agglomérées ayant toutes en commun de travailler moins en gagnant davantage si possible payées par les productifs.
On retrouve donc dans ce parti politique tous les défauts de ceux qui le composent et en premier l’inconscience des réalités, puisqu’au final il y a toujours quelqu’un pour payer.
Nous allons devant de mauvais jours et la droite empêtrée dans ses soubresauts de fonctionnement accompagnés par le manque d’idées et de réformes économiques n’offre aucune alternance crédible.
Mitterrand a permis au Front National d’exister, Lionel Jospin l’a ammené à la limite du pouvoir supprême et c’est Hollande qui le fera, tous les trois ont en commun le parti socialiste.

Oui le Front National est aux portes du pouvoir comme le dit le premier ministre socialiste mais c’est bien lui qui fera le portier !

dimanche 17 août 2014

Mon programme de gouvernement


Là où je suis on ne me demandera rien, par conséquent j’ai la plus grande liberté à présenter un programme de gouvernance pour la France qui pourrait remettre les choses en ordre économiquement et par conséquent redonner l’apaisement et la confiance au peuple français.
Si je devais le faire, je ne ferais pas un programme avec 50 propositions ou 100 idées ou je ne sais quel inventaire chiffré qui ne fait plaisir qu’à ceux qui les imaginent en sachant que rien ne pourra s’appliquer.
Au contraire et afin de rester crédible ce serait un programme en cinq points et tous réalisables en quelques jours par leur décisions mais la transformation du pays serait telle qu’il faudrait plusieurs années pour l’appliquer.

Première mesure une loi qui rende impossible aux fonctionnaires de se présenter à des élections sauf communautaires. Et pas besoin que cette loi fasse 120 pages et 2000 articles, juste 2 ou 3 articles. Et bien sur dans cette loi sera marquée une impossibilité aux énarques de prendre des fonctions politiques. Le Général  DeGaulle a créé l’ENA pour faire des serviteurs de l’Etat et non l’inverse. Les fonctionnaires devront avoir le même statut que les militaires.

Deuxième mesure, toutes les entreprises publiques sont transformées en coopératives qui s’autogèrent avec un abondement de l’Etat limité dans le temps jusqu’à l’équilibre financier.
Il n’y a aucune raison que la SNCF par exemple ne vive que des subventions d’Etat, ce n’est pas un service publique, et là où il y aurait nécessité comme par exemple en milieu rural l’Etat ou les collectivités soumissionneront en payant auprès de la coopérative de transports.
L’Etat ne gardant comme compétence que la sécurité intérieure et extérieure, la diplomatie, l’orientation des grandes politiques comme l’éducation nationale, la justice, la santé,  l’aménagement et la cohérence du territoire national,  mais évidemment plus aucune compétence économique.  

Troisième mesure réforme territoriales pour ne garder que les communautés de communes, les régions et l’Etat. Tout le reste devra fusionner en cinq ans. Ces collectivités auront des compétences claires, distinctes, totales et une autonomie financière en rapport. Elles hériteront de quasiment toutes les compétences autres que régaliennes gardées par l’Etat.  Les élus gérant ces collectivités seront limités en nombre, avec des indemnités conséquentes élues en même temps que les candidats, mais n’ouvrant aucun droit ni à la retraite ni au chômage, avec un mandat de 6 ans limité à trois mais ayant des pouvoirs étendus.

Quatrième mesure abrogation de toutes les lois depuis 1945, par une refonte complète des différents codes en ne retenant que celles essentielles jugées par un comité des sages de 15 personnes de toutes tendances politiques ayant un objectif limité fixé de lois et décrets acceptables.

Cinquième et dernière mesure, constitution d’un gouvernement de 15 personnes toutes ayant une expérience réussie dans l’entreprise en priorité ou dans la gestion d’une collectivité avec une indemnité de 50.000€ par mois durant 5 ans n’ouvrant aucun droit à retraite ni chômage. Ce gouvernement sera issu d’un parlement de 250 députés et 125 sénateurs dont le mandat sera limité à deux. Ces élus nationaux auront aussi une indemnité de 50.000€ par mois devant couvrir tous leurs frais et n’ouvrant à aucun droit ni de retraite ni de chômage.

Alors je connais tout de suite la réponse de ce programme par les élites : « simpliste » et surtout un vent de révolte chez tous ceux qui détiennent un petit bout de pouvoir élus ou non.  Mais les électeurs eux qu’en penseraient ils s'ils avaient le choix ? Et l’Etat de délabrement de notre pays ne nécessite-t-il pas un peu d’abnégation de la part de quelques milliers d’élus au profit de 60 millions de français ? Ce programme ne pourra être appliqué parce que la France est sclérosée par 13 millions de fonctionnaires conservateurs de leur statut et 700.000 élus conservateur de leur pouvoir.
Mais ce programme va à contre courant de tous les extrêmes car il met en place des pouvoirs élus forts chacun à leurs niveaux et une intégration complète dans l’Europe en devenant un leader et un modèle économique réussi.

Alors chiche et si on essayait ?

jeudi 14 août 2014

Au revoir Anne, tu étais une femme d'exception.

Je voudrais rendre hommage à une personne hors du commun qui vient de disparaître à 43 ans laissant deux enfants de 7 et 5 ans.
Anne tu étais passionnée par la haute montagne, tu vivais d’ailleurs à ses pieds dans les Hautes Pyrénées dans le petit village de Avezac Prat Lahitte tout près de Lannemezan,  cette montagne qui pour toi était son ski en hiver et ses randonnées en été. Et c’est cette montagne qui t’a gardé pour elle ce 19 juillet dernier, t’arrachant à Thomas ton mari et deux petits enfants.
Quand je t’ai connue à l’âge de 16 ans alors que j’en avais tout peine deux de plus que toi, dans ce lycée agricole de Marmilhat où nous étions pensionnaires et avec une poignée de copains nous partagions le tout petit peu de temps libre le soir entre deux études.  Vraiment j’insiste sur le peu de temps libre surtout pour toi qui faisais tous les soirs les deux études, qui continuais  après l’extinction des lumières dans le dortoir à la lumière de lampes portatives et le week-end lorsque tu ne rentrais pas dans ta famille à Aurillac.
Qu’étais tu donc venu faire dans ce lycée agricole toi dont le père était professeur en collège, ta mère en marge de la société dans une caravane et tes sœurs avec lesquelles tes affinités n’étaient pas égales entre toutes ?
Tu ne le savais d’ailleurs pas toi-même si ce n’est qu’une envie du milieu agricole et de la nature que tu appréciais tant. Je me rappelle ces lacunes dans ta formation de base, avec des rédactions de textes à peine compréhensibles tant les fautes étaient pléthores,  cet anglais balbutiant et les sciences des techniques agricoles qui étaient du chinois pour toi.
Mais je me souviens qu’en deux ans à force de travail acharné tu as obtenu ton bac D’ avec mention sans aucune faute dans les textes. Je me souviens que tu as passé et obtenu le concours d’entrée en école d’ingénieur de l’ISARA de Lyon. Quelle métamorphose tu avais réussi en si peu de temps faisant l’admiration de tous au prix d’une vie quasi monacale. Je me souviens que tu aimais faire du cheval, une de tes passions au centre équestre à côté du lycée, je me souviens aussi que tu voulais apprendre le saxophone que j’essayais de t’inculquer tout en t’apprenant le solfège les quelques soirs de libre.
Je me souviens de tes fous rires bruyants et incontrôlés, je me souviens de la belle jeune fille que tu étais et qu’à vingt ans nous essayions tous de te charmer sans succès.  Je me souviens des quelques sorties libres sur Clermont-Ferrand, je me souviens de mes 20 ans, de cette chemise que tu m’as offerte et du prix que tu y avais mis payant une qualité qui fait que je la porte toujours, alors que tu peinais à t'offrir deux cafés.

Ton diplôme d’ingénieur en poche du premier coup, avec Jérôme que tu as connus dans cette école vous êtes allés  travailler à Toulouse, et tu es rentrée à Ecocert comme contrôleuse et particulièrement sur les vins biologiques. Tu contentais alors ta sensibilité environnementale en travaillant sur l’agriculture biologique dont tu croyais en l’essor.
Et puis la vie t’a accidenté, et tu as passé une période dans la solitude avec la douleur  et les doutes, les souffrances jusque dans tes chairs, la médecine t’affirmant que tu ne pourrais pas avoir d’enfants.

Tu as rencontré Thomas au cours de ce sport de montagne qui te permettait d’évacuer tes soucis,  qui est devenu ton mari et avec un bonheur immense vous avez eu deux enfants. Là encore alors que tu n’y croyais plus une révolution en toi a permis ce qui pour les sachants était impossible et que par force et volonté tu as fais mentir. Tu as tenté, tout en préservant ton rôle de mère, de passer le concours d’instituteur que tu as raté, mais avais tu vraiment  la volonté d’aller dans cette direction, je n’en suis pas sûr.

Nouveau changement de vie en décidant d’aller reprendre une ferme de 4,5ha à côté de Lannemezan pour produire en agriculture biologique des produits en vente directe, habitant une maison dans le dénuement total et avec des moyens de communication rudimentaires. Thomas tout en gardant son travail sur Toulouse s’organisait pour passer le plus de temps à côté de vos deux enfants.
Et à force de travail là encore tu as réussi et fort de cette réussite tu venais de créer un magasin franchisé biocoop à Lannemezan avec 4 emplois, pour distribuer tes produits et ceux de tes collègues.

Ces quelques lignes ne peuvent pas résumer 25 ans de ta vie et de nos échanges plus ou moins réguliers, elles témoignent juste de ta vie d’exception. Ton départ si brutal laisse j’en suis sûr un vide immense et une douleur incommensurable pour Thomas, Robin et Manon. Ton départ nous laisse nous aussi les quelques amis toujours en relation avec toi sans voix et avec une immense tristesse. Tu restes pour nous un exemple, un modèle de combat dans la vie, une preuve que par la volonté et le travail tout est possible.

La vie est injuste, souhaitons que tu trouves la sérénité dans la mort, et avec compassion nous disons à Robin et Manon :  « Vous aviez vraiment une maman exceptionnelle ». 

mardi 5 août 2014

L'agriculture subit la même théorie que les 35h...

Ce n’est pas un scoop l’économie française va mal, même très mal. Il y a saturation d’indicateurs dans le rouge dans tous les domaines dus à une crise économique qui n’en finit pas, qui est la résultante du cancer de la dette par la mauvaise gestion des hommes politiques depuis 1980, aggravée par un pouvoir en place incompétent et prenant des décisions aux antipodes de ce qu’il faudrait faire.
Toutes les réformes et actions entreprises par ce gouvernement depuis 2012 ne font que plomber un peu plus l’économie française, je citerais en vrac pour quelques exemples la suppression de la fiscalisation des heures supplémentaires, les hausses tous azimuts des impôts, la loi Duflot détruisant le marché du bâtiment etc… etc…
Inévitablement la spirale vicieuse qui entoure une économie en récession est en marche avec son lot d’augmentation de la délinquance, de la criminalité, des mouvements sociaux qui font peur aux touristes et dégradent le tourisme, branche économique majeure dans notre pays.
Mais dans son entreprise de destruction, le gouvernement n’en reste pas là. Il a décidé de détruire aussi l’un des seuls secteurs économiques exportateurs et profitant à la balance du commerce extérieur, l’agriculture.
Alors que le ministre de l’agriculture n’a que le mot simplification à la bouche, le deuxième qui vient derrière est agro-écologie. Ce terme ne cache ni plus ni moins un catalogue de contraintes nouvelles entourant l’activité agricole. Même la dernière réforme de la PAC  qui va devenir un bras de levier formidable pour l’économie agricole européenne,  cette même réforme est entourée en France d’un annuaire de contraintes décidées par des dirigeants bien français.

Le gouvernement est exactement en train de reproduire avec l’agriculture ce qu’il a déjà tenté avec l’application des 35h, mesure qui a participé très largement à détruire l’économie française et qu’aucun autre pays n’a reproduit. Pendant ce temps là tous les autres pays de la planète développent leur agriculture, par l’usage des biotechnologies, de l’agriculture de précision, de la gestion et maîtrise de l’eau etc…
L’Allemagne a même mis l’agriculture en tête pour sa transition énergétique en remplaçant le nucléaire par la méthanisation agricole.
L’Afrique est en train de faire sa révolution agricole à marche forcée sur des immensités de terres fertiles jusque là inexploitées, et je ne parle ni de l’Europe centrale ni de l’Amérique du sud.
La Chine, l’Inde font de l’agriculture le secteur n°1 en matière de développement économique.

Dans vingt ans il ne restera en France que 150.000 agriculteurs, dont le rôle principal sera d’entretenir les paysages français, en produisant bon gré mal gré quelques productions assurant faiblement une autoconsommation française destinée à nourrir la classe haute et moyenne, tandis que les classes sociales dites défavorisées entretiendront leur obésité par des produits d’importation douteuse achetés à bas prix pour calmer les humeurs sociales.


Alain Peyrefitte a écrit un livre devenu célèbre intitulé « quand la Chine s’éveillera », c’est désormais chose faite, et j’attends avec impatience un homme de courage qui écrira un programme qui pourrait s’intituler « quand la France se réveillera ».

jeudi 31 juillet 2014








Moulins, le 31 Juillet 2014




COMMUNIQUE DE PRESSE


L’incompréhensible s’additionne au surréalisme.


Alors que l’an dernier l’Etat acceptait de déclasser 17 communes du département de la zone vulnérable pour pollution par les nitrates, Ségolène Royal propose désormais de classer 131 nouvelles communes, dont celles qui ont été déclassées l’an dernier.
Le travail conséquent des agriculteurs en matière d’amélioration de leurs pratiques qui semblait porter ses fruits l’an dernier est ruiné désormais par une décision politique incompréhensible.
Des années de recherche, de solutions  et d’essais pour diminuer la pollution,  basées sur des alternatives techniques deviennent caduques par le seul fait d’une décision au plus haut niveau de l’Etat sur aucun fondement technique.

Le surréalisme voit inclure une majorité de communes toutes dans le bocage, ne comportant quasiment aucune cultures et encore plus de toutes les communes supportant la forêt de Tronçais.
Cela confirmerait que la forêt pollue davantage que la plaine de grande culture.

La zone de montagne Bourbonnaise alimentant le val d’Allier au niveau de Vichy, sera elle aussi classée en zone vulnérable, laissant à penser que les zones de captage des eaux du bassin de Vichy servant au thermalisme et la mise en bouteille seraient polluées par les nitrates au moins par la réglementation.

Les agriculteurs n’en peuvent plus de ces atermoiements, ces contraintes chaque jour nouvelles sur le fait du prince, de cette pression qui est faite sur l’économie des exploitations et qui ruine toute possibilité d’innovation et de développement.

Nous demandons instamment au Préfet et aux parlementaires de tout mettre en œuvre pour revenir au zonage de 2012 qui l’était sur des bases techniques et prouvées scientifiquement.

Sans cela ce sera plus de 1000 exploitations agricoles qui seront mises en péril.



Contacts:
Emmanuel FERRAND: 06.73.69.41.98

Mickaël RANDOIN: 06.60.70.51.92

mercredi 16 juillet 2014

Radiographie de la méthanisation en France.

Le développement de la méthanisation en France ne sera pas celui des discours volontaristes des élus, qui ressemblent dans ce domaine bien plus à de l’activisme gesticulatoire qu’à la mise en pratique de mesures concrètes.
En effet pour méthaniser il faut trois conditions essentielles réunies en même temps. Le débouché de l’énergie et du digestat, l’approvisionnement en intrants et le capital à investir.
Pour le débouché de l’énergie il existe deux possibilités que sont la production d’électricité ou de gaz. Dans le dernier cas il faut un réseau en capacité d’absorption suffisante à proximité de l’unité de méthanisation et être capable de produire du gaz de qualité et on le sait maintenant la voie sèche discontinue n’est pas la mieux adaptée pour cela. Ce qui de fait élimine une grande partie des régions françaises qui produisent davantage de fumier que de lisier, ce dernier étant essentiellement restreint à la Bretagne. Pour la production d’électricité la condition en France est de valoriser la chaleur en plus de l’électricité. Il y aura toujours par ci par là quelques serres, séchage de bois, piscine ou autres installations à chauffer mais pas en quantité suffisante pour écluser la chaleur qui ira avec le développement voulu de la méthanisation.
Ensuite il faut valoriser les digestats et se posera l’énorme problème des digestats provenant de déchets ménagers, boues de station d’épuration ou tout autre déchet industriel. Les filières agroalimentaires refusent désormais dans leur cahier des charges la production de céréales sur des parcelles ayant reçue ce genre d’épandage. De plus la directive nitrate et la réglementation française restreignent considérablement les conditions d’épandage dans le milieu naturel. On connaît désormais des projets d’unité de méthanisation qui ne verront pas le jour faute de plan d’épandage.
L’approvisionnement en intrants est aussi la clé de la construction d’une unité de méthanisation et là encore la France s’attache un boulet aux pieds en limitant la production de cultures dédiées. Or les déchets industriels méthanisables font déjà pour la plupart l’objet de contrat de récupération par les majors en matière d’élimination des déchets qui ont bien compris là le filon rentable.
De plus il ne faut pas s’imaginer que la ressource est inépuisable et lorsque deux ou trois gros projets portés par des industriels verront le jour par département on peut penser que la source sera tarie.
Le gros du gisement pourrait être les déchets agricoles sur les fermes type fumier ou lisier mais ayant un faible pouvoir méthanogène.
Enfin il faut pour réussir un projet de méthanisation du capital, beaucoup de capital et si les banques prêteront environ 60% de la somme sur un projet viable il n’en reste pas moins qu’il faut trouver les 40% restants. Et plus le projet est important plus les sommes sont importantes.
On parle souvent de l’Allemagne en matière de méthanisation, mais la différence  avec la France c’est que ce premier a décidé d’arrêter la production d’électricité par le nucléaire et de tout reporter sur les énergies renouvelables dont la méthanisation. Mais pour réussir ce challenge l’Allemagne ne s’est mis aucune contrainte ! Aucune contrainte en matière de production de cultures dédiées, un rachat de l’électricité élevé sans tenir compte de la chaleur, des normes d’injection gaz très souples et peu contraignantes etc…
Comme d’habitude en France lorsqu’on veut développer de nouveaux projets, on commence par limiter toutes les possibilités, encadrer au maximum par une réglementation démesurée en espérant que malgré cela le développement soit démesuré, mais si possible sans gagner trop d’argent non plus…
La méthanisation va sans doute se développer en France, mais il y aura beaucoup de projets et beaucoup moins de réalisations faute des conditions ci-dessus réunies. La meilleure preuve est le grand chamboulement qui a commencé avec le rapprochement des bureaux d’étude et sociétés qui construisent ces unités qui d’ici trois ou quatre ans ne seront qu’une dizaine en France faute d’avoir pu toutes, et elles sont nombreuses, porter des projets viables en nombre

samedi 12 juillet 2014

L'orchestre d'Amsterdam en concert à St Pourçain


Hier avait lieu à St Pourçain à l’initiative de l’association des amis de l’orgue et de l’église un concert fabuleux et gratuit de l’orchestre d’Amsterdam.
Le public ne s’y était pas trompé puisque l’église était pleine et l’acoustique magnifique de celle-ci a pu mettre en valeur qui pour un orchestre présenté comme composé d’amateurs peut faire pâlir bien des orchestres professionnels.
La netteté des traits des violons dans la valse de Masquerade suite de Khatchatourian ne trompe pas surtout dans la marche harmonique qui dans la plupart des orchestres devient rapidement une bouillie cachée par les autres pupitres.
Toutes les pièces musicales ont brillé par le contraste des nuances et des tempi. Des pianos à la limite de l’audition et des forte que les cuivres généreux faisaient trembler les statues sur leur socle.
Pas un soliste ne s’est senti couvert par les autres pupitres en soutien, laissant passer le solo à sa juste place sonore. Des fins de morceaux gardant jusqu’au point d’arrêt la fermeté dans le tempo, ne se laissant pas aller par la nonchalance, défaut le plus souvent des orchestres.
Une justesse quasi parfaite de l’orchestre réajustée sans honte entre chaque pièce, préférable à l’audition, que beaucoup d’orchestres ne prennent pas la peine de faire par fierté.
L’enchainement des descentes des bois dans le scherzo de la symphonie du nouveau monde à la quasi perfection ne permettant presque pas le discernement du passage de la flûte à la clarinette au cor anglais.
J’ai trouvé dans ce concert tout ce que j’apprécie de la musique à savoir l’exagération en tout. Des nuances du plus piano au plus fort, des tempi des plus retenus au plus allant, du contraste, de la vie.
Je pense que l’orchestre le partageait aussi à voir la joie sur le visage des musiciens plutôt que l’habitude triste des musiciens d’orchestre et sans doute aussi un dynamisme du chef Jacob Slagter qu’il faisait partager à ses musiciens.
Un chef donnant le tempo, conduisant l’orchestre, précisant chaque départ à chaque pupitre ou chaque soliste, par des gestes précis par une battue claire et efficace parfois quelque peu exagérée, mais tranchant là aussi avec la plupart des chefs reproduisant au rabais des geste convenus lors des répétitions laissant paraître une grande lassitude.
Juste une respiration du cor anglais dans la symphonie du nouveau monde qui m’a semblé mal placée et un final de cette même symphonie où on sentait les cuivres sur les dents.
Hier soir nous avons eu la preuve que des musiciens amateurs sont capables de faire bien et même mieux que des musiciens professionnels en laissant en plus transparaitre la joie de le faire.
J ai écouté jusque là bien des orchestres professionnels avec beaucoup moins de qualité musicale et dans des lieux bien plus prestigieux et en ayant payé fort cher ma place.

Orchestre d’Amsterdam revenez quand vous voulez ! 

jeudi 3 juillet 2014

Baisse du revenu agricole, pas seulement...


Les gros titres de la presse n’auront retenu qu’un seul chiffre en matière de revenu agricole, celui d’une baisse de 20% sur l’année 2013.
Mais il faut approfondir davantage pour s’apercevoir que ce chiffre, bien qu’inquiétant, révèle pour la France un malaise plus important et pas simplement pour les agriculteurs français.
Cette baisse de revenu comme d’habitude cache des disparités importantes qu’il faut relativiser en fonction de la branche d’activité même si la France reste un grand pays agricole au sein de l’Europe.
La vérité est que le revenu agricole retrouve un niveau de 2009 c'est-à-dire avant l’application du bilan de santé de la PAC, ce qui est très inquiétant car l’application de la réforme de la PAC 2015 va clairement assécher les aides aux productions rémunératrices ce qui aura pour effet de faire baisser davantage ce revenu dans les années à venir.
Le revenu agricole globalement sur 15 ans diminue et passe en dessous du revenu moyen des français.
Ce qui est aussi alarmant c’est que bien qu’en baisse, pour obtenir ce revenu les agriculteurs ont du décapitaliser ce qui est très mauvais pour l’avenir, mais qui est à l’image de l’économie française.
La balance du commerce extérieur agricole reste avec l’aéronautique la seule excédentaire à près de 11 milliards, mais stagne reflétant une baisse de production.
Au niveau européen le revenu agricole baisse que très légèrement d’un peu plus de 1%, mais la France se trouve à l’avant dernier rang juste avant l’Estonie qui n’est pas vraiment un pays agricole ni par sa taille ni par ses productions, du jamais vu !
Les Pays-Bas, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Hongrie et tant d’autres voient leur revenu agricole progresser entre 5 et 10%. L’Allemagne elle aussi accuse une baisse mais bien moins importante que la France toutefois révélatrice de cette économie en changement.
L’agriculture était jusqu’alors un secteur en pointe et dont la productivité ne cessait de croitre, le revenu 2013 démontre que l’inversement de cette tendance est en cours et sera accentuée sans nul doute par l’application de la réforme de la PAC.
L’excès de normes, de contraintes pèsent sur la production agricole et outre le manque de revenu que cela occasionne et occasionnera, la baisse de la production avec une population qui augmente ouvre un boulevard pour des pays en fort développement agricole qui produiront et nous livreront des produits sans garantie de qualité mais à un prix défiant la concurrence dans nos supermarchés avides de prix bas.

L’agriculture française et européenne est à un tournant de son histoire, j’ai peur que ce ne soit ni pour le bien des agriculteurs, ni pour celui de nos concitoyens.