jeudi 26 décembre 2013
lundi 9 décembre 2013
La pollution de l'eau n'est pas là où on croit!
Lorsqu’on parle pollution de l’eau, invariablement on montre
du doigt l’agriculture ou l’industrie. Mais sait on que le principal pollueur
est le simple particulier et les collectivités ? C’est pourtant bien la
réalité et le récent rapport du conseil général de l’Allier pour l’année 2013
révèle cette évidence.
En matière d’assainissement sur le département savons nous
que la pollution de nous tous représente 143.000 équivalent habitants soit 521
tonnes d’azote rejetée, l’équivalent de 52 semi-remorques d’engrais
agricole ?
Certes les équipements d’assainissement sont performants et
en sous capacité par rapport à la charge polluante à traiter, mais le problème
vient des réseaux qui collectent et transportent la pollution vers les stations
de traitement qui sont en mauvais état. Seulement 44% de la charge polluante
sera traitée, le reste s’évanouira dans la nature et viendra polluer le milieu
naturel et ceci rien que pour l’assainissement collectif, souvent à proximité
des cours d’eau puisque c’est là que sont les villes.
En matière d’assainissement individuel le constat est moins
catastrophique car la pollution est plus diffuse, mais 15 à 20% de ces
installations polluent clairement le milieu naturel.
Il y a les boues des stations d’épuration qui sont épandues
sur les terres agricoles, et si des analyses prouvent leur pouvoir fertilisant,
il n’empêche en rien de penser qu’il pourrait exister des inconnues quant à
leur contenu.
Ces chiffres ne sont qu’à l’échelle de l’Allier, un
département de 350.000 habitants, imaginez au niveau de la France et dans des
départements urbains ce que cette pollution peut représenter.
J’ai évoqué ici le cas de l’azote comme polluant, mais pour
le phosphore c’est pire et les micropolluants je n’en parle même pas.
Alors de temps en temps de remettre les pendules à l’heure
ça fait du bien. La pollution peut venir de l’agriculture ou de l’industrie,
souvent par de mauvaises manipulations tant la technique permet aujourd’hui
d’ajuster au plus près du besoin, mais elle vient bien davantage de nous tous
et du manque de moyens que nous mettons à résorber celle-ci.
Alors la presse ne le dira jamais, vous ne l’entendrez
jamais à la télévision, mais la vérité existe dans des rapports écrits qui ne
seront jamais diffusés car ils n’intéressent personne, et surtout pas ceux qui
la lisent ou la regardent.
Et au fait que fait l'ONEMA contre ces pollutions?
samedi 30 novembre 2013
Inauguration de la première STEP française traitant les micropolluants
Nous avons hier inauguré notre station d’épuration qui grâce
à un traitement à l’ozone détruit les micropolluants, c'est-à-dire les résidus
médicamenteux et hormonaux consommés par l’homme. C’est la deuxième station
française, la cinquième dans le monde et la première mondiale de moins de
10.000 équivalents habitants. Ainsi nous pouvons dire qu’à St Pourçain nous
traitons l’eau polluée et la rejetons dans le milieu naturel à l’état d’eau
potable. Cela a un coût que supporte seule la commune de St Pourçain puisqu’aucune
autre collectivité ni agence s’intéressant à l’eau n’a participé au
financement, ce qui est regrettable pour une telle innovation, et ce pour un
coût de l’eau à l’usager de 4€/m3. Et les boues de station n’iront pas à l’épandage
agricole mais à l’incinération afin qu’aucune trace de l’activité humaine ne
revienne au milieu naturel.
C’est un travail de plus de 10 ans que nous avons effectué à
St Pourçain sur ce traitement de l’eau usée et une réflexion sur la totalité de
la filière. Nous n’avons pas simplement rénové une station d’épuration. Nous
avons revu en amont tous les réseaux afin de les mettre aux normes jusqu’à l’exutoire
final qu’est la Sioule.
Nous avons donc inauguré ce modèle quasiment unique en France,
et exemplaire en matière de dépollution
en regrettant l’absence de représentant de l’Etat ni d’élu de l’Agence
de L’eau. Dans un monde où la préservation de l’environnement est dans toutes
les bouches on peut bien s’apercevoir qu’il y a une grande différence entre les
discours dans des amphithéâtres chauffés et la réalité sur le terrain.
Pour ma part je suis très fier d’avoir participé activement
à ce projet sous la responsabilité et la confiance du maire et de mes collègues
du conseil municipal toutes tendances politiques confondues, qui m’ont laissé
piloter ce projet. Certes ce fût un très gros travail dans lequel je me suis
beaucoup impliqué y comprit techniquement avec beaucoup de temps passé, mais
bien entouré par des collaborateurs en mairie et du bureau d’étude EGIS. J’ai
appris beaucoup de choses et j’ai surtout l’impression d’avoir été utile à mes
concitoyens en préservant l’environnement pour un coût modéré et pour très
longtemps. Nous avons misé sur l’avenir et préservé les finances de nos
concitoyens quelles que soient les normes de dépollution à venir.
Et je suis le même homme qui combat les khmers verts, qu’ils
soient activistes écologistes, membres de partis écologistes, ou bien ces
agents de l’ONEMA, ces petits chefs qui se croient les gendarmes de l’environnement,
ces fonctionnaires dont mes impôts paient leur salaire. Encore la semaine
dernière ils ont harcelé un agriculteur du département parce qu’ils sont trouvé
des poissons morts dans un ruisseau longeant sa propriété en voulant lui faire
porter le chapeau. Tous ces gens là ne voient l’environnement que par des
grands discours, par la répression, la persécution, l’application de règles, le
harcèlement règlementaire, la virgule dans le code de l’environnement.
Moi je protège l’environnement par des actes sans
contraintes, volontairement, par l’innovation et le souci de l’intérêt général,
et même sans subvention !
Je le dis et le prouve ! Et les verres d’eau puisés en
sortie de la station avec lesquels nous avons trinqué le maire et moi sous les
applaudissements de tous les participants est la meilleure preuve de notre
volontarisme et de nos actes.
Il y a ceux qui le disent et ceux qui le font !
Regardez le journal de France 3 Auvergne du 29 novembre à la 7e minute.
jeudi 21 novembre 2013
Je viens de passer une journée au salon des maires comme
presque tous les ans. Et comme tous les ans je reviens avec ce sentiment de
débauche d’argent et de moyens de ces entreprises qui veulent acheter les
faveurs des élus, ces élus dont c’est la promenade annuelle, très souvent sur
plusieurs jours, payée dans la majorité des cas aux frais de leur collectivité.
Il faut voir les stands des grandes entreprises du bâtiment,
de la voirie, de l’assainissement, de la distribution de l’eau ou de l’énergie
avec ces jolies hôtesses offrir du
champagne, des petits fours ou même du foie gras sur toast. Derrière les
stands, à l’heure du déjeuner, s’empilent des caisses de bouteilles de
champagne vides, des dizaines d’élus se pressent autour de la distribution des
cadeaux de plus ou moins grande valeur, comme ces cannes de marche distribuées
par une société dont le métier est l’environnement et que certains attendent
dans une file durant de très longues minutes.
Je cherche toujours l’intérêt qu’il peut y avoir d’aller
rencontrer les représentants des grandes banques françaises, d’assurance ou de
services dont les stands se veulent démonstratifs de leur puissance, quand on
sait que c’est avec l’agence locale et un collaborateur local que sera traité
le contrat.
Et que viennent faire ces élus, le plus souvent âgés, déambulant
dans les allées nonchalamment, lentement, allant sans démontrer d’intérêts pour
les stands autres que ceux les plus rutilants.
Si les grandes entreprises mettent tant de moyens à séduire
les élus et tant de champagne c’est sans doute qu’elles doivent gagner assez
d’argent pour pouvoir continuer de le faire. Les élus seraient ils trop faibles
en affaires pour ne pas négocier le meilleur rapport qualité prix ? Les
élus sont ils compétents techniquement ou s’entourent ils des compétences
nécessaires pour discuter à armes égales avec les ingénieurs de ces grosses
entreprises ? Lorsque on sait que près de deux tiers des élus locaux sont
des fonctionnaires n’ayant jamais travaillé en entreprise ou n’ayant comme
seule expérience la gestion de leur budget familial, on peut en douter.
Heureusement il y a aussi dans ce salon des entreprises
petites ou moyennes apportant de vraies solutions innovantes, sur quelques
mètres carrés de stand, avec une présentation de leurs produits et dont le
contact pris sur le salon servira ensuite à peut être faire des affaires
localement.
Alors vous allez penser que j’étais aussi à ce salon tout
comme les autres élus que je décris plus haut. Sauf que ma collectivité n’aura
que mon billet de train à me rembourser, que je ne lui ferai pas payer la
bouteille d’eau que j’ai achetée à l’intérieur du salon, ni le poulet frites à
13,5€ que j’ai mangé à l’extérieur du salon car le même plat est à 37€ à
l’intérieur et encore moins l’hôtel puisque je fais l’aller et retour sur la
journée.
Et j’aurais pris contact avec des fabricants de tribunes
mobiles, d’équipement scénique et de mobilier pour la future salle
socio-culturelle ; des concepteurs de locaux pouvant faire des vestiaires
clés en main ; des fabricants de petites balayeuses pour nos petites rues.
En mars prochain aura lieu le renouvellement des élus
locaux, je fais le vœu qu’émergent des personnes ayant fait leurs preuves
professionnellement n’ayant comme seul souci le meilleur pour leurs concitoyens
et l’abaissement de la pression fiscale.
mardi 29 octobre 2013
Salle socio-culturelle
La Salle socio-culturelle verra le jour en 2014. Tous les St
Pourcinois ont pu s’apercevoir de la démolition du quai couvert sur le site de
la gare de triage, et dès le début de l’année les travaux commenceront pour
ériger un espace de plus 2000m² dont une salle de 1000m² avec des gradins
mobiles, un vaste espace scénique, des loges, des cuisines, une salle de
réunion et tout ce qu’il faut pour accueillir de grands spectacles ou congrès.
C’est un an de travaux avec les architectes de MTA qui ont
été retenus pour ce projet, de conception, de simulation et de modifications
pour arriver au projet final. C’est beaucoup de temps passé par les services de
la ville, y comprit hors de leur temps de travail et beaucoup de réunions et de
soirées à lire les projets par les élus. On ne construit pas un équipement avec
tant d’attente sur sa modularité sans essayer de ne rien oublier et de faire en
sorte qu’il dure longtemps et reste adapté quelles que soient les situations.
Nous avons voulu que ce projet soit pensé avec le minimum d’imprévus
et nous nous sommes attachés à rentrer dans les moindres détails. Ainsi je peux
citer en vrac le choix de la position des prises électriques, de la hauteur du
carrelage, du choix des matériaux acoustiques, de la résistance des sols, de la
hauteur des plafonds etc…
Maintenant il est temps de passer au concret et une fois les
entreprises choisies les travaux pourront commencer.
lundi 28 octobre 2013
mercredi 16 octobre 2013
Y a t'il un gouvernement en France? Un silence qui en dit long...

J'avais envie d'écrire un long réquisitoire sur le gouvernement en place, ses petits arrangements entre copains, ses fils de ministres en prison, la trahison des électeurs....
Et puis je me suis dis qu'on ne tirait pas sur une ambulance, encore moins un corbillard.
Alors voici une page de silence qui en dit long.
Après ce long discours j'ai peur de la montée des extrêmes lors des prochaines échéances électorales.
samedi 12 octobre 2013
vendredi 4 octobre 2013
Bruno Lemaire dans l'Allier
Bruno Lemaire sera dans l'Allier samedi 5 octobre toute la journée.
Le matin au congrès de la FEB et le soir à 18h30 au théâtre à Moulins pour une réunion publique.
Le matin au congrès de la FEB et le soir à 18h30 au théâtre à Moulins pour une réunion publique.
jeudi 3 octobre 2013
Hollande signe une nouvelle PAC
Qui aurait pu prévoir que les annonces du Président de la
République au sommet de l’élevage contenteraient tant les agriculteurs et
iraient autant dans le sens des propositions de la FNSEA, personne.
Beaucoup de commentateurs de la politique agricole
parlaient de scénarii 1,2,3 ou 3 bis et bien le président a annoncé un scénario
à lui.
Globalement il a repris les propositions de la FNSEA car
celles-ci avaient été débattues très longuement au sein même de l’organisation
syndicale, j’en ai fait partie, et sans oublier que ces débats se sont déroulés
au même moment que les élections aux chambres d’agriculture qui ont confirmé la
puissance majoritaire de la FNSEA et des JA.
Il a annoncé que la PHAE et l’ICHN seraient fusionnés en
une seule modalité avec une revalorisation et une augmentation du plafond de
50ha à 75ha. Même la FNSEA ne le demandait pas.
Dans les faits les aides de la PAC iront davantage aux
éleveurs sans pénaliser les autres filières, notamment végétales, car c’est au
travers du 2eme pilier que cela se fera.
Le seul bémol est la surcotation des 52 premiers hectares.
Cette mesure pouvait faire peur notamment au regard des actifs agricoles, mais
le président a annoncé que le statut des agriculteurs serait revu
principalement afin que les formes sociétaires autres que les GAEC en
bénéficient aussi, et que ce système serait progressif dans le temps avec un
démarrage en 2015 pour finir en 2018 avec seulement 20% au maximum à échéance.
Un grand nombre d’autres mesures, comme le couplage par
exemple, viendra renforcer les filières animales, mais les dotations de base n’affecteront
que très peu les filières végétales dont le président dans son discours a
souligné l’importance en matière économique pour notre pays. Il veut une
agriculture productive !
Les grands perdants ne seront pas les agriculteurs, mais
la Confédération Paysanne complètement désavouée, les écologistes, le Parti
Socialiste qui voulaient une autre politique et les régions dont le président
de la région Auvergne désavoué
publiquement lorsque François Hollande a annoncé que la politique resterait
obligatoirement nationale et que sur le dossier de modernisation des bâtiments
agricoles les régions devraient mettre la main à la poche, à l’inverse de ce
que voulait René Souchon.
La PAC 2014 sera plus juste, plus efficace, permettra à tous les agriculteurs de s’y
retrouver et au citoyen de continuer à se nourrir avec des aliments de qualité
à moindre coût.
Cette PAC je ne suis pas sûr qu’un gouvernement de droite
aurait eu le courage de la faire comme cela.
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