dimanche 28 octobre 2012

AG Limagrain

Nous aurons dans quelques jours les assemblées de section à Limagrain et suivra l'assemblée générale. Dans le but de préparer ces réunions et afin de ne pas prendre par surprise nos dirigeants élus et de faire avec courtoisie, j'ai écrit le 25 septembre au président afin de lui poser une question précise. Est-ce que les 2 millions d'Euros d'économie de fonctionnement prévue et annoncée par la fusion avec Domagri en décembre 2009 est réalisée chaque année?
Anticipant les réunions le président m'a répondu par une longue lettre très argumentée, avec beaucoup d'éléments, mais malheureusement sans la réponse à ma question pourtant très précise. Et comme j'aime bien qu'on réponde précisement à mes questions, je lui reposerai en séance, et j'espère qu'il me répondra avec des données vérifiables.
J'ai horreur des promesses non-tenues, et la crédibilité des élus tient beaucoup dans la réalisation ou non des annonces.

Il a fallu trois ans et demi et deux crises financières mondiales  à Nicolas Sarkozy pour arriver à un niveau bas dans les sondages qu’atteint François Hollande en 6 mois.

36% de français se montrent satisfaits de sa politique. Et le premier ministre JM.Ayrault fait moins bien que Fillon sur la même distance.

A tel point que les médias n’ont plus assez de qualificatifs pour décrire l’incompétence de ceux que nous avons élus. Le journal de gauche Libération titrait même cette semaine d’amateurs Hollande et Ayrault .

Il y a bien sur ces permanentes bourdes des ministres, jusqu’au premier ministre en personne, mais ce qui est inquiétant c’est que le fond des choses est traité de la même manière.

Ce midi sur Canal + Moscovici actuel ministre des finances nous déclarent que la France traverse la plus grave crise depuis 1945. Mais ce même Moscovici et ses copains réfutaient cet argument à Nicolas Sarkozy en déclarant juste que c’était que la politique conduite était mauvaise. Alain Duhamel dans une chronique sur RTL se disait stupéfait du manque de préparation à gouverner des ministres actuels. Ce n’est pourtant pas faute de connaître la situation puisque grâce à Sarkozy,  Cahuzac, l’actuel ministre du budget a été durant trois ans le président de la commission des finances à l’Assemblée Nationale.

Mais le plus beau c’est ce prélèvement décidé lors du vote du budget 2013, de 0,3% sur les retraites imposables. 7,5 millions de retraités imposés vont fournir 300 millions d’Euros supplémentaires. Si je me souviens bien au cours de sa campagne Hollande avait dit qu’il s’attaquerait aux riches, j’en déduis que les retraités sont des riches. Ensuite l’INSEE donne des indications précises sur les niveaux de retraite par profession ou activité et on se rend compte que ce sont les fonctionnaires et particulièrement ceux de l’éducation nationale qui touchent des retraites supérieures à 1500€/mois de manière constante. Quand on sait que cette catégorie professionnelle est le vivier du parti socialiste, c’est avec gourmandise que j’apprécie cette décision qui fera surement des heureux parmi ceux-ci.

Comme quoi pour appliquer une politique de droite, rien de mieux qu’un gouvernement de gauche !

vendredi 26 octobre 2012

Cher Dieu....


Dans mes recherches sur Internet j’ai trouvé cette lettre très longue de Ann Graham lors des évènements du 11 septembre 2001.

En voici quelques extraits que je partage  pleinement, si vous voulez la voir en entier vous la trouverez aisément sur Internet :

« La fille de Billy Graham donnait une entrevue à l'émission « The early show » et Jane Clayson lui a demandé : "Comment Dieu a-t-il pu laisser quelque chose de ce genre arriver?"

Et Ann Graham lui répondit de façon profonde et perspicace : « Je crois que Dieu est profondément attristé par tout ceci, tout comme nous; mais cela fait des années que nous lui demandons de sortir de nos écoles, de sortir de notre gouvernement et de sortir de nos vies. Et, comme Dieu est un gentleman, je crois qu'il a simplement fait ce que nous lui demandions. Comment pouvons-nous espérer sa bénédiction et sa protection si nous lui demandons de nous laisser tranquilles?

Je crois que ceci a commencé quand Madeline Murray O'Hare (elle a été assassinée, son corps a été trouvé récemment) a déclaré qu'elle ne voulait pas de prière dans les écoles, et on a dit O. K.

Ensuite quelqu'un a dit qu'il était préférable de ne pas lire la Bible dans les écoles... la Bible qui dit « tu ne tueras point, tu ne voleras point et aime ton prochain comme toi-même. Et on a dit OK.

Ensuite, le Dr Benjamin Spock a dit qu'on ne devrait pas donner de fessée à nos enfants lorsqu'ils manquent de discipline, parce que cela pourrait déformer leurs jeunes personnalités et endommager leur estime de soi (le fils du Dr Spock s'est suicidé). Et nous nous sommes dit qu'un expert sait certainement de quoi il parle, alors on a dit, OK.

Ensuite quelqu'un a dit, laissons nos filles se faire avorter si elles le veulent, sans le dire à leurs parents. Et on a dit, OK

Ensuite un sage membre d'une commission scolaire a dit, étant donnés que les garçons sont ce qu'ils sont et qu'ils vont le faire de toutes façons, donnons-leur tous les condoms qu'ils veulent, pour qu'ils s'amusent autant qu'ils le veulent, et ils n'auront pas à le dire à leur parents

 Ensuite l'industrie du divertissement a dit produisons des émissions de télévision et des films blasphématoires, qui montrent violence et sexe illicite. Enregistrons de la musique qui encourage le viol, la drogue, le meurtre, le suicide et les thèmes sataniques. Et nous avons dit, ce n'est que du divertissement, cela n'a aucun effet négatif et puis de toutes façon, personne ne prend cela au sérieux, et c’est la liberté d’expression alors, allons-y.

Et nous nous demandons pourquoi nos enfants n'ont pas de conscience, comment il se fait qu'ils ne connaissent plus la différence entre le bien et le mal, et pourquoi cela ne les dérange plus de tuer des étrangers, leurs copains de classes et eux-mêmes.

« Cher Dieu, pourquoi n'as tu pas sauvé la petite fille qui a été tuée dans sa classe? » Sincèrement, un étudiant inquiet.

La réponse : « Cher étudiant inquiet, Je n'ai plus le droit d'être dans vos écoles." Sincèrement, Dieu.

C'est drôle de voir à quel point il est facile de se débarrasser de Dieu et ensuite se demander comment il se fait que notre vie soit devenue un enfer. C'est drôle de voir à quel point on croit ce qui est écrit dans les journaux mais qu'on doute de ce qui est écrit dans la Bible.

lundi 22 octobre 2012

Lisez le BR


Le 13 septembre dans ce blog j’écrivais un article sur les négociations salariales agricoles auxquelles j’avais participé la veille au niveau départemental.

Le Bourbonnais Rural, ce journal départemental d’informations  rurales, dans son édition du 19 octobre fait dans le comique sur ce même sujet. En effet s’y côtoient sur une même page un article de la FDSEA03 et un autre du Syndicat de Main d’œuvre écrits tous les deux par deux membres de la FDSEA03.

Il faut savoir que pour la FDSEA03 c’est M.Desterne qui a l’habitude de siéger dans cette commission et il était bien présent le 12 septembre, et d’ailleurs a apporté sa contribution à la négociation. Mais si les négociations étaient bloquées c’est justement car en juin dernier  Depoil le secrétaire général de la FDSEA03 présent préférait ne pas siéger avec le collège patronal et s’abstenait de prendre toute position. Il bloquait donc les négociations.

Pour le syndicat de main d’œuvre c’est Tiersonnier et Droullers qui siégeaient le 12 septembre et semblaient dépassés par la complexité des négociations, l’un à la veille de la retraite et l’autre l’est depuis longtemps.

Ainsi dans le dernier BR les deux structures réclament leur part de victoire dans la réussite des négociations, mais vous l’aurez compris l’une était en mauvaise position et l’autre dépassée. Si la FDSEA03 joue son rôle d’organisation patronale en fin de vie, elle a bien du mal à choisir entre ce rôle statutaire et ses idées de gauche proches des ouvriers, comme l’a montré l’attitude de JC.Depoil en juin dernier.

En ce qui concerne le syndicat de main d’œuvre qui revendique 38 adhérents (déclaré en séance) c’est donc la présence de Tiersonnier qui frise le ridicule. Cet homme-là bien connu pour ses idées de gauche n’en est pas moins trésorier de la FDSEA03 et membre du syndicat de main d’œuvre qui adhère au …MEDEF !   Et Droullers l’autre membre du syndicat de main d’œuvre est adhérent à la Coordination Rurale, proche de l’extrême droite. Vous avez compris ? non ? c’est normal.

Ainsi donc le BR laisse paraitre côte à côte un article de la FDSEA03, organisation patronale de gauche, et un article du syndicat de main d’œuvre mené par le trésorier de la FDSEA03 et un retraité de la coordination rurale, membres du MEDEF, et tout ceci plus d’un mois après les négociations…

Comment était-il possible de mener une négociation crédible dans de telles conditions avec des personnes si paradoxales, contradictoires et discréditées aux yeux des syndicats ouvriers.

Je persiste et signe c’est bien la FNSEA03 qui a permis l’aboutissement des négociations, par un discours franc, clair et intègre par ses convictions et leur mise en œuvre. Les organisations syndicales ouvrières ne s’y sont pas trompées et heureusement pour le bien des ouvriers et des patrons.

Mais si vous voulez rire un peu lisez le BR !

vendredi 12 octobre 2012

Premier sommet international des coopératives


Le premier sommet international des coopératives a eu lieu du 8 au 11 octobre à Québec.

En avez-vous entendu parler dans la presse ou les médias ?

Et pourtant plus de 2000 personnes se sont retrouvées à ce sommet avec des ministres, des présidents ou dirigeants de coopératives pour échanger sur ce thème, et évoquer l’avenir de cette économie différente et humaine.

J’ai mis dans la rubrique « coopératisme » le texte de la déclaration finale, mais je vous invite à aller sur le site officiel de ce sommet et vous découvrirez la richesse des débats des interlocuteurs venus de toute la planète.

Le coopératisme c’est un système démocratique où chaque homme représente une voix quel que soit son poids économique dans l’entreprise, et cela pour  800 millions d’hommes dans le monde avec un poids économique équivalent à la 5e puissance mondiale.

Quelles catastrophes économiques supplémentaires devront nous attendre avant de se rendre compte que ce système est sans doute LA solution.

SAGE Sioule


Nous avions hier réunion de la CLE du SAGE Sioule avec pour ordre du jour le compte rendu des consultations publiques suite à la fin du processus d’instruction.

Pour la quasi unanimité des collectivités consultées dans l’Allier c’est un avis favorable parfois avec quelques réserves minimes.

Quelle n’a pas été ma surprise en apprenant que ce SAGE est devenu un enjeu politique dans le Puy de Dôme.

Le projet a été voté avec un avis défavorable pour la moitié des collectivités de ce département et la Chambre d’Agriculture.

Les arguments, outre le combat politique ou syndical, sont souvent en direction des zones humides dont l’incertitude de l’existence et de la réglementation cristallise les rejets.

Il est vrai que l’empilement des zonages et réglementations rend confus l’utilisation possible des sols quel que soient leurs destinations et le SAGE en paie les frais.

Mais ce qui est ubuesque dans ce débat c’est que même le Conseil Régional dont la majorité comporte des écologistes se distance du SAGE.

En premier lieu le Conseil Régional n’a même pas pris la peine de délibérer sur le sujet, ou hors délai ce qui donne un avis favorable…par défaut ! Ensuite dans cette délibération hors délais, les élus prennent aussi leur distance avec le référencement des zones humides et mettent en garde sur la participation financière à la suite du SAGE qui ne pourra être que mesurée.

Et c’est Christian Bouchardy, élu écologiste, qui tout penaud en fit l’explication.

On voit là le maçon au pied du mur. Pour les grands discours, les grandes théories, les envolées dogmatiques sur la pollution par l’homme, que n’avons-nous entendu les représentants écologistes du Conseil Régional faire de l’écologisme au cours de l’instruction de ce SAGE, mais lorsqu’il faut prendre position ou payer les accompagnements plus personne !

La réalité est là, les élus écologistes sont excellent dans l’éloquence, mais nuls à la pratique !

dimanche 7 octobre 2012

Sommet international des coopératives


Demain s’ouvre le Sommet International des Coopératives à Québec.

C’est un évènement majeur dans l’économie mondiale dont vous n’entendrez probablement pas parler dans les médias généralistes.

Et pourtant les coopératives dans le monde c’est 800 millions de membres c’est l’équivalent de la 5e puissance économique mondiale.

Une coopérative c’est la façon la plus équitable de faire de l’économie aujourd’hui, c’est prendre des risques, innover, produire, s’assurer, faire prospérer sa créativité tout en mutualisant dans un ensemble cohérent. 

Après le collectivisme et le capitalisme, le coopératisme sera sans doute la voie économique de demain, ce sommet est donc très important.

Je vous invite à vous informer sur ce sommet ici : http://www.sommetinter2012.coop/site/accueil

Consommation des espaces agricoles


On commence à sentir une inflexion sur la consommation des espaces agricoles en France.

La dernière conférence écologique, petite sœur du Grenelle du même nom, en a fait un point majeur de façon presque inattendue.

Les écologistes allaient à cette conférence en guerriers vainqueurs, voulant décrocher quelques trophées sur le dos de l’agriculture, et en sont repartis sans les trophées mais même avec quelques concessions.

La protection des terres agricoles devient dans la conscience des hommes politiques un point non négligeable qu’il y a lieu de travailler.

La France perd tous les 7 ans l’équivalent d’un département français sous le béton ou le bitume, 4,5ha à la minute ! C’est la disparition des terres agricoles au profit des villes ou infrastructures, alors que chaque année notre planète accueille 75 millions de bouches supplémentaires à nourrir.

Il faut ajouter à cela les mesures ubuesques de compensation écologiques qui se font toujours au détriment de l’agriculture. Lorsqu’une infrastructure se créée en milieu naturel la loi impose une compensation écologique à hauteur de 1 pour 4. C'est-à-dire que si 1ha est pris il faut en rendre 4 à la nature. Et où prend-on ces surfaces ? Forcément sur le milieu agricole proche des zones naturelles, mais jamais sur les surfaces urbanisées.

Les citadins ne veulent plus habiter en logement collectif, comme la population augmente et que chacun veut son pavillon c’est forcément au détriment des zones agricoles, de même pour les zones commerciales ou industrielles.

Devant cette constatation la FNSEA demandait depuis longtemps une commission de surveillance sur le sujet, cela a été fait en 2011 par la Commission Départementale de Consommation des Espaces Agricoles.

Au bout d’une année d’existence le bilan est mitigé car le pouvoir de cette commission est très limité. Des pays comme le Québec ou l’Allemagne ont de véritables commissions où siègent à parité les élus et agriculteurs avec un pouvoir de blocage des surfaces prisent à l’agriculture. Nous avons donc encore une marche à franchir, que nos élus peinent à admettre.

On ne peut refuser l’augmentation des rendements agricoles par des moyens artificiels (OGM, engrais…) et réduire les surfaces agricoles tout en demandant de nourrir davantage de population.

Lors de création de zones économiques ce sont des emplois à la clé, de la création de richesse, mais sait on sur la surface prise quelle économie, combien d’emplois induits supprime t’on ?

L’agriculture c’est aussi de l’économie !

Il va falloir dans les années à venir changer de modèle d’urbanisation et la densification devra revenir, il faudra aussi abroger ces lois ridicules qui imposent des distances de retraits des routes des zones industrielles, de la création d’espaces verts obligatoires dans les zones économiques, toutes consommatrices d’espace inutilisé.

La prise de conscience est en marche, il faut maintenant des actes concrets et une volonté politique forte.

dimanche 23 septembre 2012

Les dessous de l'étude sur les OGM


Vous avez sans doute entendu parler de la fameuse étude de Gilles-Eric Seralini, chercheur à l’université de Caen sur les nocivités du maïs OGM NK603 de Monsanto.
Cette étude a été rendue publique en début de semaine dernière et je n’ai pas voulu réagir à chaud, afin d’en savoir davantage outre l’effet de buzz dans tous les médias.
J’ai bien fait d’attendre…
En effet cette étude, diligentée par ce chercheur connu pour son engagement politique contre les OGM, devient de plus en plus conspuée par l’immensité des chercheurs sur le sujet et même parmi ceux qui ont tendance à ne pas forcément être favorables aux OGM.
Il est très vivement reproché à ce chercheur une étude scientifique tronquée, jouant sur des interprétations statistiques erronées, ou des lacunes grossières dans le protocole. Protocole que d’ailleurs le chercheur refuse de communiquer.
Il faut savoir que pour qu’une expérience soit reconnue dans le monde scientifique, elle doit être publiée dans des revues ou documentations spécialisées et validées par ses pairs, ce qui est loin d’être le cas pour cette étude.
Je ne vais pas ici reprendre en détail les commentaires des nombreux chercheurs de par le monde qui mettent en doute les résultats de l’étude, j’en ai juste choisi un seul qui est chercheur à l’INRA, Gérard Pascal,  dont on ne peut douter de l’indépendance totale du fonctionnaire.
Sur la race de rats : « Il s'agit de la souche dite de Sprague-Dawley, connue pour contracter des cancers de manière fréquente. Une étude publiée dans la revue Cancer Research en 1973 avait notamment montré une incidence de 45 % de cette pathologie chez ces rongeurs, sans la moindre intervention. C'est pourquoi cette souche n'est jamais utilisée pour des études de cancérogénèse. »
Sur le protocole d’étude : « L'étude présente tout d'abord des faiblesses statistiques majeures. »
« L'étude ne fournit aucune indication sur le régime alimentaire des rats, en dehors des doses de maïs transgénique délivrées. Or, avec la souche de rats utilisée, l'on sait que les paramètres environnementaux, et notamment l'alimentation, jouent un rôle important. Les travaux ne présentent par ailleurs pas d'analyse poussée des constituants du maïs, sur lequel on aurait pu trouver des résidus de mycotoxines, c'est-à-dire des contaminants produits par certains champignons. Enfin, la publication scientifique manque de données chiffrées sur la fréquence des pathologies observées et sur les analyses biochimiques, comme la glycémie ou la cholestérolémie.Toutes ces lacunes sont rédhibitoires pour une étude scientifique. C'est pourquoi je ne comprends pas que ces travaux aient été publiés dans la Food and Chemical Toxicology, une revue très sérieuse qui rend obligatoire la relecture par les pairs. »
En vérité cette étude sort à point nommé pour faire la promotion de plusieurs évènements et soutenir des « mécènes » dont l’intérêt est de faire de l’argent.
Le Nouvel Observateur en premier lieu qui peine dans l’équilibre de ses budgets trouve là l’occasion de se refaire une petite santé. Corinne Lepage ensuite qui sort un livre « La vérité sur les OGM, c’est notre affaire ! » le 21 septembre, Jean-Paul Jaud réalisateur activiste français qui sort un film « tous cobayes » le 26 septembre et enfin le professeur Seralini qui sort un livre intitulé aussi « tous cobayes ! ». C’est donc une opération business bien programmée et on peut se demander si l’étude ne sert à autre chose que cela. D’autant plus que bizarrement et c’est une première aucun financement publique n’est intervenu sur cette étude, uniquement des financements privés, ceux de l’éditeur de Corinne Lepage Charles-Léopold Mayer, et une association Ceres composée entre autre de Carrefour et Auchan qui avait programmé une campagne de publicité sur leurs aliments non-OGM, dont il soit dit au passage qu’ils ne peuvent le prouver.
Les OGM servent encore une fois de faire valoir, cette fois c’est pour du business sur le dos du consommateur, une prochaine fois ce sera autour d’élections impliquant les écologistes.
Comment le citoyen peut il se retrouver dans cette affaire, la question mérite d’être posée, je ne suis pas sûr que la réponse arrive un jour.

lundi 17 septembre 2012

Moi Président!


Moi Président je ne serai pas le chef de la majorité et je n’inviterai pas les parlementaires à l’Elysée!

Nous avions bien retenu cette phrase lors du débat Sarkozy-Hollande, mais une fois de plus Hollande n’aura pas tenu parole. La semaine dernière il a reçu au siège de la Présidence une partie des parlementaires PS ainsi que les présidents de groupes au Sénat et à l’Assemblée Nationale. Il est aussi bien connu maintenant que le choix d’Harlem Désir à la tête du PS a subi une influence forte du Chef de l’Etat. A ce propos Si le choix a été dicté par quelques personnes, les militants et adhérents du parti n’ont pas eu mot à dire. Ne se rappelle t’on pas des leçons de morale et de démocratie lors de primaires du PS et du choix nécessaire par les militants de base. Mais pour la désignation du chef de leur parti, voilà que la méthode choisie est celle de l’URSS à son temps de gloire.

Quelques promesses de campagnes sont maintenant bien malmenées voir enterrées. La fermeture de l’usine PSA d’Aulnay en est l’exemple le plus flagrant. Moi Président je ne permettrai pas que l’usine d’Aulnay ferme ! Et c’est pourtant bien ce qui va arriver et avec l’approbation du ministre du redressement productif. Ce dernier qui reproche à Peugeot de ne pas avoir assez construit de véhicule à l’étranger, lui qui était le chantre de la démondialisation du temps de la campagne présidentielle…

Le vote des étrangers autre thème de campagne aujourd’hui enterré, mais voilà surtout ce cher député Dosière, celui qui épluche les comptes de l’Elysée et que le PS n’avait pas adoubé lors des dernières élections législatives afin d’avoir les mains libres, qui refait parler de lui. Il révèle que les sondages font leur grand retour à l’Elysée !

4 mois, 4 mois que François Hollande est à l’Elysée, sa cote de popularité au plus bas, ses reniements des promesses électorales, il y a des déçus mais surtout il va y en avoir beaucoup plus…

Pour ceux qui ont voté Hollande, Plantu résume bien : « On aurait été déçu de ne pas être déçu… »