dimanche 29 novembre 2009

Week-end Musical






C'est un week-end très musical que nous venons de vivre. Samedi soir concert de l'Harmonie Commentryenne dans l'église de Commentry qui avait invité pour cette occasion l'Harmonie de St Pourçain, et c'est dans une église bondée par près de 300 personnes ainsi qu'un parterre de personnalités tels le député de la circonscription, les conseillers généraux du canton et de ceux limitrophes, le maire et son conseil municipal et les maires des communes environnantes que les deux orchestres chacun leur tour puis ensemble ont interprêté des oeuvres variées et difficiles.



Dimanche concert avec l'Orchestre d'Harmonie de Vichy à l'Opéra rempli par plus de 1000 personnes pour écouter deux concertos de piano accompagnés par l'orchestre ainsi qu'une symphonie de James Barnes qui ont ravi le public averti vichyssois.



Prochain concert, celui de l'Harmonie de St Pourçain le 12 décembre en l'église Ste Croix pour fêter à son tour Ste Cécile la patronne des musiciens devant je l'espère aussi une église pleine de mélomanes.



mercredi 25 novembre 2009

Seront nous trop nombreux?


Depuis quelques mois des articles de fond de la part d’organisations mondiales ou de personnes réputées sérieuses m’inquiètent.
En effet tous ces articles ont un point commun, ils mettent en avant le fait que l’accroissement de la population sur notre planète est un danger pour la planète elle même et l’humanité tout entière.
Bien sur il y a les malthusianistes qui prônent la régulation naturelle par les épidémies, les famines ou autres guerres afin de contenir la population mondiale.
Il y a aussi les partisans de la décroissance, souvent proches des courants altermondialistes ou écologistes radicaux, qui mettent en priorité la protection de l’environnement comme point crucial et expliquant que l’homme est un anachronisme de la nature, ou encore d’autres extrémistes divers et variés.
Des noms qui ne vous diront rien, donc je ne les citerai pas, de personnes qualifiées ou dont les paroles pèsent dans le concert mondial, faisant partie d’organisations telles l’ONU, la FAO, le FMI ou des organisations moins connues, expriment des doutes sur le sujet, même si ces personnes parlent à titre personnel et d’experts et jamais au titre de l’organisation qu’ils représentent.
Néanmoins les paroles de ces gens pèsent et renforcent les positions des courants extrêmes prônant la régulation de la population.
Mon avis est que l’accroissement de la population en tant que tel n’est pas un problème pour plusieurs raisons. Ce qui risque par contre de poser problème c’est la répartition de cette population sur la planète. En effet la nourriture et l’eau sont réparties inégalement sur notre globe et ce sont les pays qui en ont le moins qui voient accroître leur population le plus. Ceci lié corrélativement à la répartition des richesses, et par voie de conséquence l’accès à l’éducation qui est à mon sens la seule possibilité de parer à ces inégalités et de faire varier la répartition géographique. Ainsi donc les moyens qui seront investis dans l’éducation joueront un grand rôle dans cette répartition et favoriseront la maîtrise du développement et la création de richesses.
Outre ces facteurs je suis optimiste sur l’accroissement de la population. En effet l’augmentation du niveau de vie des parties les plus peuplées de la planète amène de ce fait les populations à l’éducation et au raisonnement de la natalité, de l’amélioration des soins, du raisonnement de l’alimentation ainsi que le remplacement de l’homme par la machine dans les tâches les plus pénibles et donc la diminution du besoin en calories.
La FAO annonce que la planète peut nourrir jusqu’à 12 milliards d’humains et nous n’en sommes qu’à 6,7 milliards, il y a donc de la marge.
Et puis à ceux qui restent persuadés que nous serons bientôt trop nombreux je réponds que la science n’a pas dit son dernier mot et qu’elle est capable de résoudre quasiment tous les problèmes de notre planète à la condition qu’on veuille bien lui faire confiance et la laisser expérimenter.
L’intelligence de l’homme, sa capacité à s’adapter et à trouver des solutions, grâce à l’éducation et la recherche doit permettre à l’humanité toute entière de continuer son développement dans l’harmonie la plus complète.

samedi 14 novembre 2009

Fusion Limagrain Domagri (2)




Le 28 mai dernier j’écrivais un post sur la fusion Limagrain Domagri, et je vous disais que j’en réécrirai un plus tard. Outre le fait que ce post a attiré beaucoup de commentaires, que je remercie d’enrichir le débat, nous sommes à la veille des assemblées de section et je trouve le moment opportun pour donner mon avis.
C’est sans doute un peu prétentieux de ma part, mais après tout c’est mon blog, issu d’une formation Limagrain qui nous a instruit pour en faire et s’en servir, et les dirigeants de Limagrain et Domagri s’étant largement exprimés dans la presse locale et nationale sur le sujet je n’enfreins donc aucun secret.
Limagrain tient une place toute particulière sur mon exploitation puisque 80% de l’assolement hors prairie est en contrat Limagrain, et pour une très grosse part en semence. De plus c’est un attachement sentimental, presque passionnel, à cet outil que des gens avant nous ont réussi à construire, une fabuleuse coopérative, partie de rien en 1942, hissée au 4e rang mondial des semenciers, dont le pouvoir très démocratique reste aux mains des agriculteurs de Limagne, dont j’en suis adhérent et dans laquelle je mets tout mon cœur et mon travail pour participer maintenant à la continuité de cette histoire humaine.
Mon handicap étant de me trouver sur l’exploitation la plus au Nord du périmètre de la coopérative, je suis éloigné de tout et bien sur des discussions qui peuvent se faire au gré des rencontres chez les différents fournisseurs. Toutefois je m’attache à rester le mieux informé possible.
Ce projet de fusion appelle chez moi plusieurs réflexions et surtout beaucoup de questions dont j’espère avoir les réponses lors des assemblées de section.
Ma première réflexion est qu’effectivement il est nécessaire de créer un pôle coopératif régional auvergnat fédérant l’agriculture de notre région.
La seconde est que les semenciers ne doivent pas perdre le pouvoir sur une coopérative qui pourrait faire partie de ce pôle mais dont la principale activité est la semence, je veux parler de Limagrain.
La troisième est que nous avons eu des réunions d’information sur le sujet mais jamais un vrai débat entre les adhérents de Limagrain, les propositions étant bien arrêtées par le conseil d’administration, ce qui pourrait provoquer les adhérents de Limagrain à voter « oui » ou « non » à la fusion in fine, comme seul moyen d’expression.
La quatrième est que le revenu de mon exploitation dépend de manière vitale à la pérennité de la production de semence en Limagne et des dividendes produits par les filiales du groupe, surtout avec la fluctuation des cours des matières premières agricoles et la diminution programmée des aides européennes.
La cinquième est que la presse annonce la fusion faîte, ( numéro du journal Agrodistribution de novembre) sans tenir compte de l’avis des adhérents qui n’ont pas encore ratifié le projet.
La sixième est que toute la puissance de Limagrain et le poids financier que représente cette coopérative s’est construit au fil des ans grâce à la semence et aux producteurs de maïs semence qui n’ont cessé et ne cessent d’investir dans leur coopérative.
La septième est que le Président de Limagrain, Pierre Pagesse, est agriculteur, grand président, visionnaire d’un charisme international, qui a su hisser Limagrain là où il est dans le paysage semencier et économique mondial, pour lequel j’ai un immense respect et qui inspire la confiance.
Aussi ces réflexions appellent chez moi plusieurs questions :
Si Pierre Pagesse a su conduire le navire d’une main de maître depuis toutes ces années qu’en adviendra t’il après son départ dans trois ans, et surtout après la fusion avec 21 administrateurs dont une bonne part ne seront pas semenciers ? La gestion de la future coopérative ne sera t’elle pas l’objet de conflits internes entre semenciers, non semenciers, céréaliculteurs, éleveurs ? Pourquoi dans le remplacement d’un administrateur semencier à la prochaine assemblée générale on commence par nous proposer un non-semencier ?
En cas de fusion est-ce que la priorité sera toujours les investissements dans les outils semenciers au niveau local, national et international ?
Si la fusion se fait comment se fera la répartition des dividendes de 600 agriculteurs aujourd’hui à 4000 demain ? Est-ce que les contrats de semence seront partagés entre tous les adhérents de la nouvelle structure? (Il semble qu’un administrateur de Domagri ait dit que ce serait possible) Que représenteront les 450 semenciers de Limagrain au sein des 3500 exploitations ? La production de semence ne deviendra t’elle pas marginale?
Quelle est l’assurance statutaire que dans les futures assemblées générales, et malgré la règle mathématique un homme = une voix, les semenciers bien que représentant le poids économique le plus important, ne perdent pas le pouvoir au sein de la future structure ?
Quel nombre de délégués seront des semenciers au sein des 64 délégués représentant 4000 agriculteurs ?
Pourquoi ne pas faire un rapprochement progressif dans le temps entre toutes les structures coopératives auvergnates par des alliances dans des outils communs sans perdre chacune ses particularités ? N’y a t’il pas d’autres solutions que la fusion pour travailler ensemble sans que chacun perde son identité et le cœur de son métier?
L’idée de cette fusion entre Limagrain et Domagri a commencé il y a un an, n’est ce pas un peu précipité pour une telle modification du paysage coopératif auvergnat ?
Est-ce que la fusion apportera un plus aux adhérents de Limagrain ?
Toutes ces questions m’inquiètent et à ce jour sont sans réponse. Est il donc possible de donner un accord à la fusion sans réponse sérieuse à ces questions ? Faut il refuser la fusion pour se donner plus de temps ?
Chaque adhérent, je pense doit être capable d’apprécier l’impact de la fusion sur son exploitation en mieux ou en moins bien, et la force de notre coopérative est la démocratie.
A chacun de saisir son destin et à voter en son âme et conscience pour orienter la politique de la coopérative Limagrain.

dimanche 1 novembre 2009

L'hypocrise continue!


Malgré les discours des hommes politiques, les campagnes électorales favorisant l’émergence des partis écologistes, et sur le soi-disant avis des consommateurs sur du refus de consommer des aliments à base de cultures OGM, les produits des cultures modifiées vont continuer à être importés en Europe.
En effet la commission européenne vient d’autoriser pour 10 ans l’importation de 3 variétés de maïs OGM à destination de la consommation animale et la transformation alimentaire, mais interdites en cultures en Europe.
Cela attire deux réflexions de ma part. La première est que les distorsions vont continuer en permettant d’importer du maïs OGM de pays tiers, et donc produits à bien moindre coût qu’en Europe, pendant qu’on continue à interdire la culture des ces même maïs en Europe. Donc on va continuer à faire manger à nos animaux des millions de tonnes de ces maïs ainsi que de les incorporer dans des préparations alimentaires (mayonnaises, condiments, plats cuisinés…) et par conséquent continuer, nous humains, à en consommer directement ou indirectement comme cela se fait depuis plus de 10 ans.
Ainsi à part brimer les agriculteurs européens et leur mettre un poids de plus à la jambe, rien n’empêche de consommer des OGM, c’est pourtant là le principal arguments des anti-OGM.
Ma deuxième réflexion est qu’il est impossible lors de la récolte du maïs de différencier en lots traçables par variétés de maïs, et surtout aux USA où la traçabilité n’existe pas, et où toutes les variétés produites sont OGM. Ainsi à moins d’analyses fortes onéreuses, il sera impossible dans les importations de savoir si ce sont bien les variétés autorisées qui rentreront par pleins bateaux en Europe. Et par voie de conséquence sous couvert de ces trois variétés autorisées, se sont toutes les variétés produites OGM ou non qui pourront être importées, mettant nulles et sans effet les analyses d’innocuité sur les variétés autorisées. Un véritable cheval de Troie !
Il me semble qu’une forte proportion de députés écologistes ont été élus lors des dernières élections européennes, et le premier d’entre eux, le leader de la contestation des OGM, José Bové, devenu Vice-président de la commission agricole au parlement européen, rien que ça.
Si tout cela n’est pas la preuve que les OGM sont un combat politique et dogmatique alors je n’y comprends plus rien. José Bové et ses amis, élus sur le combat de l’environnement et de l’opposition aux cultures OGM, cautionnant la décision favorable de l’exécutif européen sur l’importation des cultures OGM !
Je le répète à longueurs de post sur ce blog, les OGM ne sont que le prétexte à un combat politique sans fondement scientifique. Le seul argument étant d’agiter des chiffons rouges pour faire peur et faire croire qu’une fois élus le problème se résoudra.
D’ailleurs sur ce sujet le silence de José Bové est assourdissant !

mercredi 21 octobre 2009

Budget en trompe l'oeil



Voici l'utilisation du budget agricole du Conseil Régional d'Auvergne:

Installation: voté: 1.329.352€ dépensé: 386.699€
Diversification: voté: 600.000€ dépensé: 286.190€
Conseil aux agriculteurs: voté: 160.000€ dépensé: 0€
Emploi salarié: voté: 300.000€ dépensé: 59.040€
Bâtiments et investissements éleveurs: voté: 3.333.617€ dépensé: 1.260.329€
CUMA: voté: 550.303€ dépensé: 202.667€
Charte porcine: voté: 303.886€ dépensé: 0€
Agriculture biologique: voté 700.000€ dépensé: 105.580€
Contrat de valorisation et de qualité: voté: 1.8169.05€ dépensé: 47.420€
Manifestation et promotion: voté: 300.000€ dépensé : 87.750€
Projets exemplaires d'agriculture durable: voté: 450.000€ dépensé: 35.000€
Gestion de l'eau: voté: 450.000€ dépensé 0€
Etudes: voté: 110.000€ dépensé: 10.000€

Total: Voté: 10.797.931€ dépensé: 2.480.675€

Ce constat est au 21 septembre 2009. Le budget voté est consommé à 23%.... Alors faut il croire que sur les 3 mois qui restent les élus de cette collectivité vont engager 77% restant? Ou alors est-ce un budget d'affichage?

Il est très facile d'inscrire de grosses sommes sur des lignes dont on sait qu'elles ne seront pas dépensées...

Pendant ce temps là les agriculteurs auvergnats cumulent les difficultés financières sans que le Conseil Régional dédaigne vouloir les aider....normal il n'y a pas de lignes budgétaires pour ça....

lundi 19 octobre 2009

On ne nous dit pas tout....


David Douillet élu député des Yvelines. Et un député UMP de plus à l'Assemblée Nationale.

Plus les élections partielles passent, plus la droite est confirmée. Vivement les élections régionales!!

dimanche 18 octobre 2009

Le jour où la Chine nous nourrira...


Il ne tardera pas à ce que la Chine mais plus globalement l’Asie nourrira la planète, d’ailleurs comme elle fera tourner l’économie mondiale toute entière.
Les Chinois viennent d’acheter à la firme américaine Général Motors la marque Hummer. Quel symbole que cette acquisition ! Le Hummer c’est cette voiture blindée tout terrain qui équipe l’armée des USA dans tous les conflits sur la planète, Irak, Afghanistan entre autres. Cette voiture pur symbole de l’Amérique patriotique, le symbole des années Bush père et fils, cette voiture symbole des Républicains qui lorsqu’elle est vendue dans le civil peut avoir comme option une arme de poing…Après une telle acquisition, on mesure mieux le potentiel économique Chinois et Asiatique. N’a t’on pas vendu, nous Européens, quelques centaines d’Airbus sous la condition qu’ils soient fabriqués en Chine ?
Cela démontre la future hégémonie de la Chine sur l’économie planétaire, ce pays dernier descendant du marxisme maoïste.
Mais plus grave à mon sens sera la main mise de la Chine et l’Asie sur l’alimentation mondiale, et ces pays savent de quoi il s’agit eux qui doivent nourrir les deux tiers de la population mondiale.
La FAO a indiqué très récemment dans un rapport que les 9 milliards probables d’êtres humains peuvent être nourris à condition de remettre en culture des terres en friches, de maîtriser l’eau, et de profiter de l’avancée des progrès en biotechnologie. Sur ces trois sujets l’Asie est en avance sur le reste du monde. En effet les pays asiatiques investissent des milliards dans l’agriculture africaine en achetant des pans entiers de pays moyennent des aménagements infrastructurels, mais en n’oubliant jamais de rester maîtres de la production à la commercialisation des matières premières agricoles. La maîtrise de l’eau est le passage obligé dans ces pays africains, mais aussi en Asie toute entière.
En ce qui concerne les biotechnologies l’Asie investit presque autant que les USA, bien qu’il ne soit pas très facile de connaître les montants exacts. Pour donner un ordre de grandeur les USA investissent, fonds privés et publics confondus, 1200 millions de dollars, l’Europe 250 millions de dollars et l’Asie 1000 millions de dollars.
On le voit bien la bataille de l’alimentation se jouera entre les deux mastodontes que sont les USA et l’Asie, sans d’ailleurs le cacher, leurs responsables politiques n’ont pas peur de l’affirmer en public lors de conférences très officielles, en insistant sur l’importance de l’arme alimentaire. Il est vrai qu’ils n’ont pas la chance d’avoir José Bové pour leur préparer une de ses actions surprises.
La plus belle démonstration en est que l’Inde vient d’homologuer pour la consommation humaine une aubergine OGM ! Simple détail me direz vous ? Un détail de 9 millions de tonnes d’aubergines, un quart de la production mondiale, un des légumes les plus consommés en Inde, mais aussi destinés à l’exportation….
La marche en avant continue puisque c’est la deuxième plante OGM destinée à l’alimentation humaine directe après le riz. Et c’est un secret de polichinelle que de savoir que tant d’autres plantes sont en préparation pour résister aux prédateurs et s’adapter aux conditions pédoclimatiques. Les grandes entreprises françaises sont d’ailleurs présentes en Asie pour leur développement des biotechnologies devenu impossible en Europe.
D’ici 20 ans à la même vitesse que les textiles puis les nouvelles technologies produites en Asie ont envahit l’occident, l’alimentation humaine sera aux mains directement ou indirectement des capitaux asiatiques.
Le jour où la Chine nous nourrira….

lundi 12 octobre 2009

Abeille mon amie


Vous souvenez vous du brouhaha médiatique en 1997-98 au sujet du Gaucho, cet insecticide qui tuait les abeilles d’après bon nombre d’apiculteurs mais surtout des associations écologistes toujours à l’affût de la destruction de l’agriculture conventionnelle.
Que n’a t’on pas entendu sur le sujet, ces pauvres abeilles détruites par les méchants agriculteurs et surtout les firmes pharmaceutiques qui empoisonnaient la nature.
Les agriculteurs et leurs fournisseurs ont eut beau se défendre et prouver que l’insecticide n’était pas néfaste aux abeilles, et que sa condition d’emploi était la plus respectueuse qui soit, rien n’y a fait, et bien sur le pouvoir politique toujours très courageux a donné raison aux sirènes de la rue.
Dix après que le produit incriminé fut interdit à la vente il se trouve que les abeilles meurent toujours et même en plus grand nombre, d’ailleurs dans des pays où jamais le Gaucho n’a été employé. Une petite parenthèse au passage : la matière active du Gaucho est toujours en vente libre dans les jardineries et dans les pharmacies comme insecticide des plantes ou des animaux de compagnie.
Le congrès mondial des apiculteurs « apimondia » qui s’est tenu à Montpellier du 15 au 20 septembre dernier, réunissant plus de 10.000 professionnels de l’apiculture et les scientifiques concernés par la question, a donné des résultats sur le sujet plus que mitigés.
En effet la disparition des abeilles serait due à des causes multifactorielles, dont les insecticides en serait une des causes, pas la plus importante, sans faire de distinction entre les traitements de semence (Gaucho…) et insecticides par pulvérisation.
Le taux de perte atteint 30% sur le continent nord Américain et jusqu’à 80% au moyen orient.
Il s’avère que la raison principale de ces destructions d’essaim est le Varroa destructor qui est un parasite tueur des abeilles. Une autre raison est le Nosema ceranae un champignon microscopique. Un virus serait aussi en cause mais l’action des hommes n’est pas pour rien dans ces destructions. En effet certains apiculteurs peu scrupuleux combattent les parasites de l’abeille avec des insecticides et surtout afin d’avoir une meilleure productivité achètent des reines sur un marché devenu mondial, mais sans souci de l’adaptation des abeilles au contexte local. Enfin la diminution du nombre de plantes cultivées peut accroître la faiblesse des abeilles par une production de pollen pas assez diversifiée, et peu riche en éléments nourricier.
On le voit, nous sommes très loin du ravage annoncé du traitement de semence par le Gaucho.
Mais le discrédit lancé sur ce procédé est maintenant bien ancré dans la mémoire collective, et les associations environnementalistes, par la peur ont réussi leur coup médiatique.
Dommage, car ce procédé était le plus respectueux des abeilles, qu’il a été remplacé par des insecticides par pulvérisation qui eux sont nocifs en fonction du stade d’application.
Encore une fois les écologistes associés à la presse n’avait qu’une envie défendre une certaine idée de l’environnement, juste en faisant peur pour gagner à eux un électorat un peu dupe.

On ne nous dit pas tout....


Le ministère de l'écologie a demandé récemment à l'ADEME de faire un rapport sur les biocarburants. Bien sur comme toute bonne agence ministérielle celle-ci a confié l'étude a un cabinet spécialisé qui a rendu un rapport très complet et exhaustif.
Le journal Le Monde s'est procuré le rapport et en fait une synthése dans un article intitulé "Certains biocarburants sont à peine verts". Là on craint le pire. Après avoir longuement dicerté sur la forme et le contexte des biocarburants dans le monde et en Europe on apprend tout de même en fin d'article que: "Le rapport livre, par ailleurs, le bilan le plus exhaustif jamais réalisé de tous les biocarburants utilisés en France. De très grandes disparités se confirment. En haut du panier, on trouve l'éthanol de canne à sucre qui émet 90 % de moins de gaz à effet de serre que l'essence et mobilise environ 80 % d'énergie pour sa production. Viennent ensuite les bioéthanol issus du maïs, du blé, de la betterave et les biodiesel produits à partir de tournesol, de colza, de soja au bilan qualifié de correct. Ils assurent, selon le rapport, un gain en termes d'émissions de 60 % à 80 % par rapport aux énergies fossiles et des économies d'énergies dans le processus de fabrication de 50 % à 80 %.

En revanche, la filière ETBE (ethyl-tertio-buthyl-ether) issue d'éthanol de betterave, de blé, de maïs présente des gains énergétiques d'à peine 20 %. Or, après le biodiesel de colza, il s'agit de la filière la plus développée en France.
"


Je vous laisse juge du contenu de l'article en rapport avec le titre....

dimanche 11 octobre 2009

Ecologie tu me coûtes....


Est-ce que lorsque vous payez vos impôts ou votre facture d’eau, vous savez combien du total est destiné à la protection de l’environnement ? Et surtout êtes vous prêt à payer davantage pour cette cause ?
La réponse à la première question est souvent non et à la seconde un oui timide.
Toutefois ce oui timide risque de vous coûter très cher dans les années à venir et pas forcément de façon justifiée.
De plus les élections dont le mode se fait par listes encourage à toujours plus d’écologie, ce mode d’élection encourageant la popularité de minorités défendant l’écologie qui ne verraient pas le jour dans un système majoritaire. La preuve en est des élections européennes et régionales en liste au contraire des élections législatives ou municipales de façon majoritaire. Ainsi sont élus à des fonctions de conseillers ou de députés européens des personnes qui n’ont souvent aucune expérience d’élu local, dont leurs plus grandes qualités sont celles d’appartenir à un parti minoritaire et de défendre souvent par dogme une idéologie environnementale.
Mais ces conseillers ou députés disposent une fois élus de réels pouvoirs et notamment financiers.
Pour siéger dans le Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau des rivières Sioule et Allier j’en mesure pleinement les conséquences.
Ces deux rivières disposent d’un diagnostic globalement positif, surtout la Sioule, mais les représentants du Conseil Régional, élus écologistes, s’évertuent à chercher la petite bête pour aller vers le moins possible d’implication de l’homme sur ces rivières, qui je le rappelle en passant ont permis depuis des siècles le développement de l’homme dans notre région.
Et le Conseil Régional n’y va pas de main morte du point de vue financier pour soutenir des actions environnementales. Ainsi sur la rivière Allier, un superbe document en papier glacé, pas très écologique, décris les quelques 80 millions d’Euros consacrés à diverses actions en faveur de l’environnement, dont la majorité sont de « la parlote » entre gens du même monde sur le sujet. Juste un petit exemple pour bien comprendre : Action 1.1 séminaire d’échange entre élus et techniciens, pour la bagatelle de ….250.000€ ! Projet de coopération avec d’autres grands bassins versants d’Europe…..1.300.000€ ! Action 22: Réalisation d'un itinéraire véloroutes et voies vertes "rivière Allier"....9.000.000€, du délire!! Et je vous passe les études, appels à projets, élaborations, coordinations, soutiens, promotions à coup de millions d’Euros. D’ailleurs ce document est consultable sur le site du Conseil régional.
Mais par contre absolument rien sur l’aide aux communes pour l’assainissement dont l’étude des SAGE montrent que c’est le véritable problème des deux rivières. La réhabilitation des stations d’épuration ou l’aide à l’assainissement individuel ne fait pas partie des priorités des écologistes du Conseil Régional. Normal ces mêmes personnes n’ont jamais géré une commune et le gros problème, notamment financier, que représente l’assainissement.
L’abaissement des normes en tout genre fera payer dans les années à venir le prix de l’eau toujours plus cher. Exemple : l’eau potable vendue par le syndicat Sioule et Bouble depuis des années sur une petite partie de l’Allier et du Puy de Dôme, et auparavant puisée dans chaque puit des habitations de la région, contient à l’état naturel de l’arsenic en quantité négligeable. Cet arsenic est à forte dose un poison et à faible dose un médicament anti-cancéreux. L’abaissement des normes de potabilité de cet élément dans l’eau induit à ce syndicat la création d’une usine fort coûteuse qui se répercutera sur le prix de l’eau. Outre que l’abaissement de cette norme est purement une idée politique environnementaliste européenne elle coûtera donc fort cher à l’usager qui est aussi contribuable mais néanmoins électeur plein de contradiction. Faut il argumenter davantage avec les ordures ménagères dont les normes ont considérablement fait s’envoler les redevances ?
La protection de l’environnement à un coût, encore fut il employé à bon escient de manière efficace.
Alors quand vous voterez prochainement, imaginez que c’est un billet en Euros que vous glissez dans l’urne et en fonction des partis et de leur politique environnementale jaugez de la valeur de ce billet, vous réfléchirez sans doute davantage à votre vote.