mercredi 9 janvier 2019
vendredi 28 décembre 2018
jeudi 20 décembre 2018
Je confirme ma candidature à la succession de Bernard Coulon.
Bernard Coulon, notre maire a présenté sa démission au 31
décembre 2018, nous avons fait une conférence de presse pour
l’expliquer et nous ferons des vœux à la population ensemble le 22 janvier pour
expliquer cette probable transition entre nous, car c’est le conseil municipal
souverain qui en décidera et il se réunira pour cela.
Je ne me suis jamais exprimé publiquement sur ce sujet en
complète loyauté pour Bernard, il lui revenait de s’exprimer en premier sur un
sujet qui le concerne avant tout et je tenais particulièrement à travailler
jusque-là dans son ombre, chacun son rôle.
Qui peut mieux que moi et mes collègues juger de
l’intérieur et porter le bilan de Bernard depuis 23 ans à la tête de la commune,
étant adjoint à ses côtés depuis la première heure à la mairie et la communauté
de communes, malgré ma quarantaine finissante.
J’aurai l’occasion ici et bien ailleurs de dresser tout
ce que Bernard a fait pour sa commune et bien au-delà, les anecdotes, le
souvenir des combats ne manquent pas il viendra le temps d’un vrai remerciement
de son action, pour le moment nous continuons à travailler ensemble pour
quelques années.
Lui et moi le savons, bien plus que des relations de
travail nous avons noué des liens très forts dépassant la simple amitié et sans
faire offense à ses enfants je peux affirmer une relation filiale, l’estime et
la reconnaissance n’ont pas toujours forcément besoin d’être publique pour s’exprimer.
Mes engagements politiques successifs se sont toujours
décidés ensemble, en plein accord dans l’intérêt de notre ville et notre
complémentarité, lui au département, moi à la région, est des plus efficace. De
par mes fonctions au conseil régional depuis 3 ans, c’est beaucoup d’argent en
retombées pour les activités sur la commune et je vais dans quelques jours
expliquer en détail tout cela.
La plupart des décisions pour la commune et la communauté
de communes quand il en était président ont été discutées ensemble nous valant
des débats forts, parfois discordants, souvent consensuels pour l’intérêt de notre
territoire et ses habitants et j’ai toujours mis en œuvre avec la plus grande
loyauté toutes ces décisions.
Bernard Coulon a été un maire exceptionnel pour notre
territoire mais aussi dans sa manière de faire. J’ai usé à ses côtés comme mes
collègues, de délégations complètes et entières me permettant de mettre en
œuvre la politique décidée par le conseil municipal sans aucune retenue.
Mais Bernard a aussi été un grand chef d’équipe et je
veux associer tous ceux qui en ont fait partie, car ce sont un chef et des
équipes qui ont transformé St Pourçain et j’y associe le personnel avec qui
nous travaillons.
Les choses dont je suis le plus fier sous sa direction
sont la rénovation complète du centre-ville, la construction de la station
d’épuration la plus moderne et performante de France et la rénovation de la
salle Champ-Feuillet au milieu d’une foule d’autres choses, toute dépense
supérieure à 500€ concernant le patrimoine, les travaux et l’assainissement
nécessitant mon accord, c’est aussi comme cela qu’on gère au plus près.
Le groupe majoritaire au conseil municipal, sur
proposition de Bernard Coulon, m’a désigné comme candidat à sa succession.
C’est un honneur qui ne se refuse pas, je serai donc candidat à cette fonction lors
du prochain conseil municipal et je proposerai immédiatement que Bernard reste
à mes côtés en tant qu’adjoint pour travailler sur le projet de la prochaine
mandature.
J’ai pleinement conscience de la difficulté de passer
derrière Bernard, la marche est haute, le costume est grand et j’aborde cela
avec l’humilité nécessaire pour bien aborder la fonction.
Bernard ne manque pas d’idées et j’en suis certain il
aurait encore pu en faire bénéficier St Pourçain, certaines de ses idées sont
communes, j’en ai aussi, peut-être différentes.
Ma volonté est forte pour le développement de St Pourçain
et comme Bernard je crois qu’il est encore possible de faire beaucoup pour
notre territoire et ses habitants.
La gestion de la commune pour les dix ans qui viennent va
avoir besoin de compétences, d’expérience, besoin de bien connaitre les
différentes collectivités qui nous entourent avec lesquelles nous avons des
relations, mais surtout connaitre les hommes qui les composent, les dossiers ne
sont pas des documents froids et abscons mais souvent ce sont des femmes et des
hommes qui les portent et les discutent. St Pourçain s’intègre dans un schéma
communautaire, départemental, régional, national et même européen la fonction
de maire ne s’improvise pas.
L’Etat baisse inexorablement les aides et dotations
tandis que les charges augmentent et les projets deviennent nécessaires. Il
n’est pas d’autres solutions que de chercher des sources de financement
ailleurs, la Région et l’Europe peuvent compenser si on sait où et auprès de
qui intervenir, cela tombe plutôt bien en ce qui me concerne, la seule autre
alternative serait l’augmentation des impôts.
J’ajoute que les finances très saines de la commune grâce
à Bernard Coulon et les adjoints aux finances successifs ayant permis de
financer tous les projets depuis 23 ans sans augmentation d’impôts, il est
possible d’en envisager encore d'autres.
Et des projets j’en ai, mais j’aurai l’occasion de
rencontrer nos concitoyens pour en discuter avec eux et qui répondent à leurs
attentes, mars 2020 est encore loin, je ne veux proposer que des projets dont
je suis sûr de pouvoir les payer et sachant où trouver les financements nécessaires,
c’est mon côté « bon sens paysan ».
La création d’un éco-quartier sur l’ancienne gare de
triage en Paluet, le remplacement de la passerelle, l’amélioration des entrées
de ville avec notamment l’aménagement de l’entrée de la zone de la Carmone et
du faubourg de Paris, la continuité des travaux de l’église et à l’issu le
remontage de l’orgue, la création d’une maison du St Pourçain avec la mise en
valeur de la cour des moines et tant d’autres plus modestes mais si nécessaires.
J’aurai à cœur aussi d’entretenir les équipements existants, les bâtiments, les
voiries, les réseaux et d’être très à l’écoute du milieu associatif St
Pourcinois dont je suis issu durant plus de 30 ans, je lui dois beaucoup et
dans lequel ma famille et beaucoup d’amis en font partie.
Il me faudra aussi travailler à la continuité de l’essor
économique de notre ville et son territoire, je suis certain que nous avons un
gros atout du côté de l’agroalimentaire qui est un domaine que je connais bien.
J’ai créé avec mon frère une unité
produisant du gaz vert pour une bonne part des citoyens raccordés à St
Pourçain, le monde économique j’en fais partie et avec Bernard nous
rencontrerons prochainement les chefs d’entreprises de la commune, je suis
convaincu comme lui que tout passe par le développement de l’économie locale,
des petits commerces à l’industrie.
Mes propos ne sont pas encore un projet de mandature, car
je veux écouter les besoins et désirs de nos concitoyens, j’ai besoin de
m’entourer de gens ayant aussi des idées, des compétences, de l’expérience
étant capable ensemble de faire passer à St Pourçain par un nouveau cap.
Je sais, j’espère aussi, que le débat démocratique
viendra pour confronter idées contre idées, projets contre projets tout ceci
dans un cadre financier que je proposerai pour ma part sans augmentation
d’impôts.
Je me méfie de ceux qui vont d’élections en élections
comme des papillons de nuit qui, virevoltant de lampadaires en lampadaires
attirés par la lumière allumée de l’énergie de ceux qui ont travaillé à la
produire, pour des ambitions personnelles ou le besoin d’exister, tout comme
ceux qui pourraient être animés par un besoin de revanche contre Bernard
n’ayant jamais pu le déboulonner personnellement.
Mon projet sera de conforter St Pourçain dans son
territoire, de lui permettre de renforcer sa place dans le paysage institutionnel
et j’entrerai très rapidement en contact avec les collègues maires des communes
de la proche couronne de St Pourçain pour discuter d’un projet commun et de ce que
nous pouvons faire ensemble car l’interaction entre nos citoyens respectifs est
complète.
J’invite dès à présent tous ceux intéressés par ma
démarche et l’essor de St Pourçain, à prendre contact avec moi ou mon entourage
à la mairie, c’est fort du plus grand nombre et dans la plus grande diversité
de tous avec enthousiasme que nous construirons St Pourçain pour 2030 j’ai
l’ambition d’un grand mouvement pour St Pourçain !
lundi 10 décembre 2018
samedi 8 décembre 2018
Macron c'est fini, je fais des propositions!
Relisez mes articles entre février et juin 2017. Tout ce qui arrive en France je l'avais prévu, anticipé, car ancré dans le vrai monde, celui qui travaille, les ferments sous-jacents étaient déjà présents.
Je n'imaginais pas que cela arrive si vite et sous cette forme, mais le résultat était inévitable.
Le quinquennat de Macron est désormais terminé, 18 mois après son élection et celle de députés godillots plus aucune réforme ne verra le jour, mais c'est encore ce qui est souhaité et voulu par ceux qui tirent les ficelles derrière Macron.
La prochaine étape sera la fissuration de la majorité, la désertion en rase campagne de députés n'ayant aucune expérience de la politique et n'estimant faute d'être écoutés au sommet de l'Etat, ne plus représenter le peuple voire s'être fait manipuler.
Le cahot passera vite, les français n'ont pas les moyens de privations pour bloquer le pays trop longtemps, mais la fracture restera béante et chaque élection sera le rejet de la politique en place, le rejet des élites et la montée en puissance des extrêmes, favorisée par un environnement international nationaliste.
Nous nous dirigeons vers la balkanisation de la vie politique et chaque campagne électorale ressemblera à la guerre en Yougoslavie, des combats extrémistes avec au milieu une population civile qui se rangera derrière le vainqueur du moment.
La seule solution, la seule est de rendre le pouvoir démocratique au peuple, à celui qui a reçu une formation professionnelle et qui a exercé un travail, un vrai, celui qui a produit de la valeur ajoutée et de la richesse pour lui-même et son pays.
Cela veut dire clairement que comme un militaire ne peut pas se faire élire, tout fonctionnaire de l'administration d'Etat ou des collectivités ne pourra pas non plus se faire élire sans démissionner de cette fonction publique.
L'ENA, symbole de cette fonction publique, a été créée pour faire fonctionner la France par pour la diriger.
Nous avons besoin d'une administration forte et qualifiée, mais les décisions ne doivent pas lui revenir. Laisser à cette catégorie de fonctionnaires le droit de voter dans le respect de la démocratie est suffisant sans pour autant avoir le pouvoir d'orienter les choses.
J'ai l'expérience de la gestion des collectivités pour bien affirmer cela, je travaille avec des fonctionnaires formidables, compétents mais le sens politique est vraiment à celui qui tous les jours cotoye ses concitoyens et mieux encore à celui qui continue d'exercer un métier.
Le problème de la France est là, mieux que d'exiger toute mesure encombrant la vie quotidienne mais ne changeant rien au fond, revendiquons le retour des décisions à ceux qui travaillent, tous les problèmes se résoudront par eux-même, par l'expérience de la vie quotidienne au service de la nation!
Je n'imaginais pas que cela arrive si vite et sous cette forme, mais le résultat était inévitable.
Le quinquennat de Macron est désormais terminé, 18 mois après son élection et celle de députés godillots plus aucune réforme ne verra le jour, mais c'est encore ce qui est souhaité et voulu par ceux qui tirent les ficelles derrière Macron.
La prochaine étape sera la fissuration de la majorité, la désertion en rase campagne de députés n'ayant aucune expérience de la politique et n'estimant faute d'être écoutés au sommet de l'Etat, ne plus représenter le peuple voire s'être fait manipuler.
Le cahot passera vite, les français n'ont pas les moyens de privations pour bloquer le pays trop longtemps, mais la fracture restera béante et chaque élection sera le rejet de la politique en place, le rejet des élites et la montée en puissance des extrêmes, favorisée par un environnement international nationaliste.
Nous nous dirigeons vers la balkanisation de la vie politique et chaque campagne électorale ressemblera à la guerre en Yougoslavie, des combats extrémistes avec au milieu une population civile qui se rangera derrière le vainqueur du moment.
La seule solution, la seule est de rendre le pouvoir démocratique au peuple, à celui qui a reçu une formation professionnelle et qui a exercé un travail, un vrai, celui qui a produit de la valeur ajoutée et de la richesse pour lui-même et son pays.
Cela veut dire clairement que comme un militaire ne peut pas se faire élire, tout fonctionnaire de l'administration d'Etat ou des collectivités ne pourra pas non plus se faire élire sans démissionner de cette fonction publique.
L'ENA, symbole de cette fonction publique, a été créée pour faire fonctionner la France par pour la diriger.
Nous avons besoin d'une administration forte et qualifiée, mais les décisions ne doivent pas lui revenir. Laisser à cette catégorie de fonctionnaires le droit de voter dans le respect de la démocratie est suffisant sans pour autant avoir le pouvoir d'orienter les choses.
J'ai l'expérience de la gestion des collectivités pour bien affirmer cela, je travaille avec des fonctionnaires formidables, compétents mais le sens politique est vraiment à celui qui tous les jours cotoye ses concitoyens et mieux encore à celui qui continue d'exercer un métier.
Le problème de la France est là, mieux que d'exiger toute mesure encombrant la vie quotidienne mais ne changeant rien au fond, revendiquons le retour des décisions à ceux qui travaillent, tous les problèmes se résoudront par eux-même, par l'expérience de la vie quotidienne au service de la nation!
vendredi 7 décembre 2018
La e-lettre du conseiller régional de novembre
ma e-lettre de novembre
Mon site a reçu à ce jour plus de 380.000 visites et je remercie tous ces visiteurs!
dimanche 18 novembre 2018
Macron pris à son propre piège !
Ce mouvement des gilets jaunes n’est que la réponse à
Macron et son mouvement En Marche.
Alors que le chef de l’Etat ne cesse de dévisser dans les
sondages et bien que de -5% en -5% il reste toujours à 30%, la colère sourde du
peuple monte et reste inaudible à l’Elysée.
Petit retour en arrière : 23 avril 2017 Macron obtient
au 1er tour de l’élection présidentielle 23,8% face à Marine Lepen. Deuxième
tour le 7 mai il remporte l’élection avec 66,10% des suffrages avec un total d’abstention
blancs et nuls de 37% du jamais vu ! Dans le même cas de figure en 2002, Jacques
Chirac avait obtenu 82% des suffrages et 26% d’abstention blancs et nuls.
En clair Macron remporte une élection avec une majorité
représentant 42% des gens ayant le droit de voter, ainsi donc 58% n’ont pas eu
la volonté de voter pour lui.
Toute l’explication du mouvement d’aujourd’hui est dans
ces résultats. Macron a été élu par défaut contre une extrémiste populiste et dans
ceux n’ayant pas voté pour lui pour une bonne part lui ont accordé un crédit
favorable durant 1 an, mais faute de résultats, qu’il était impossible d’obtenir,
ces gens reviennent à la charge. En outre orné de ministres pour la plupart
ayant retourné leur veste plus tous ceux qui ont quitté le gouvernement par
manque de probité ou en claquant la porte, cet aréopage a détruit le crédit d’un
homme neuf et d’une politique neuve.
Ses 12 premiers mois de présidence auraient pu être moins
pire si en plus il s’était attaqué d’entrée de jeux à ce qui gangrène la France
depuis 50 ans, la dette publique et les nécessaires économies à faire au sein
de l’Etat comme l’ont fait tous les autres pays, mais au contraire, les
dépenses budgétaires augmentent, la dette aussi et pour faire face à cela sa
seule réponse est l’augmentation des prélèvements fiscaux dans tous les sens.
Bref partant davantage sur un atout de communication que
de volonté de réforme sur le fond, une fois le vernis tombé le tableau ressort
avec toutes ses imperfections.
Macron n’est pas un homme du peuple, il est l’homme
fabriqué des hautes écoles de la France mis en place par le monde de la finance
et un clan dont le seul but est l’immobilisme pour la préservation de leurs
biens et avantages, c’était déjà ce que j’écrivais à l’issue des élections
présidentielles.
Déjà dans l’entourage de la majorité les informations se
distillent dans la démonstration d’une politique menée par quelques-uns enfermés
dans le 8e arrondissement de Paris.
Le mouvement En Marche a été créé par une minorité de
français bobos s’éloignant encore plus de la France des territoires, de la France
rurale, de la France qui travaille en se levant tôt le matin et peinant à
boucler les fins de mois, cette France que le président n’a connu que dans les
livres n’ayant aucune expérience d’élu local, d’élu de la France profonde, d’élu
tout simplement.
La taxe d’habitation est le symbole même de l’incompréhension
des provinces qui n’a jamais demandé sa suppression sachant bien qu’elle
servait à financer les budgets des communes qui restent la collectivité de cœur
des Français.
Tout comme En Marche n’est sorti de nulle part, ce
mouvement des gilets jaunes spontané prend Macron à son piège, celui d’avoir
montré l’exemple qu’un mouvement sans structuration ni encadrement qui par un
symbole porte toute l’exaspération de la France du travail.
Il n’y a aucun mouvement politique derrière cela, je l’ai
moi-même constaté à St Pourçain allant soutenir et participer aux blocages, car
je fais partie moi aussi de ces gens qui travaillent 18h par jour sans arriver
à mettre de l’argent de côté, j’ai rencontré plein de connaissances que je n’ai
jamais vu dans aucune manifestation et d’horizons divers, dont je suis
incapable de dire de quel côté ils votent. Sans doute la plupart ont fait
partie de ces 37% d’abstentionnistes.
Il arrive ce qui devait arriver, le ras-le-bol vient de
la rue, de la base et sans organisation si le mouvement s’amplifie je crains l’insurrection
car tout simplement il n’y a aucun leader, aucun porte-parole pour tenter le
dialogue et c’est sans doute sa force.
Macron a voulu fusiller les partis politiques
traditionnels et asservir les syndicats représentatifs, il récolte ce qu’il a
semé, le trouble, l’anarchie et la révolte dispersée.
Toutes les prochaines élections dorénavant feront le jeu
des populistes, par rejet, par volonté de casser la machine, cette machine qui
ne sert qu’au profit de ceux qui l’utilisent.
La colère et l’exaspération est là, sourde, qui gronde
qui si elle n’est ni calmée ni canalisée explosera sans qu’aucun leader ne
puisse la contenir, ce sera alors sans doute cette fois le nouveau monde que
voulait tant Macron.
dimanche 11 novembre 2018
Mon discours à l'occasion de la cérémonie de l'armistice de 1914-18.
C’était il y a 100 ans, un siècle, aucun de nous ici ne
l’a connu et pour les plus jeunes sans doute cela parait une éternité.
A l’ère du numérique où l’information fait le tour du
monde en un quart de seconde, où tout va très vite, plus vite, que signifie de commémorer
une guerre qui a eu lieu à des milliards d’années sur l’échelle de temps
d’échange des SMS.
Mais vous avez vu ces noms sur le monument aux morts tout
à l’heure, celui de St Pourçain mais aussi celui des communes voisines et même
partout en France, cela signifie juste qu’aucune famille n’a été épargnée par
cette guerre, que nous avons tous dans nos grands parents ou arrières grands
parents un membre qui a participé et qui pour beaucoup ne sont pas revenus du
champ de bataille.
Tous ici représentants de nos familles avons été meurtris
par cette guerre et des efforts nous ont été demandés pour assumer derrière
notre armée la volonté de vaincre.
Quelle abnégation, quelle confiance que tout un peuple
aux côtés de ses soldats a mis dans les mains des généraux et de Clémenceau
pour livrer bataille, aveugles et sans information du théâtre global des
opérations. Ces hommes, de plus en plus jeunes au fil de la guerre qui
partirent d’ici, de St Germain des Fossés, Vichy ou Moulins en train sous les
acclamations de leurs familles, le sourire aux lèvres en chantant, pour aller
servir de chair à canon dans cette partie de la France qui a subit toutes les
guerres, celle-ci, celles d’avant et celle d’après.
Leur sacrifice pour la paix de quelques années seulement,
et le retour de trop peu meurtris dans leur corps ou leur tête.
Le soutien de tous ceux, femmes et enfants restés pour
faire tourner cette France en guerre, démunie de ses forces vives et pourtant
si nécessaires, ne doivent pas être oubliés dans ce pays où tous devenaient des
héros, des héros pour la vie, des héros pour la paix.
Serions-nous encore capables aujourd’hui de tels efforts,
où tout est facile et où heureusement l’intelligence de l’homme a été mise à
profit de la paix et de la qualité de vie, au dépend de la guerre.
Cette guerre de 14-18 a permis la reconquête de
territoires, l’Alsace et la Lorraine, ces territoires perdus, ces territoires
meurtris, aujourd’hui encore nous avons nos territoires à reconquérir moins
matériels mais tout aussi importants pour la paix.
Le territoire du respect, le territoire de l’écoute de la
compréhension, le territoire du vivre ensemble, le territoire de l’intérêt
général au dépend de celui particulier et bien sûr le territoire de la nation
unie et indivisible.
Grâce à nos poilus, grâce aux soldats de 39-40 nous
vivons en paix, soyons en leur reconnaissant, gardons-les en nos mémoires et à
notre tour chaque jour de faire l’effort nécessaire pour garder cette paix si
fragile.
Votre présence nombreuse 100 ans après la fin de cette
guerre montre notre attachement et notre gratitude à ces soldats morts pour
nous, morts pour la France, le devoir de mémoire est vain sans le souci de la
transmission aux jeunes générations, soyez-en remerciés.
Pour conclure je reprendrai les mots de Clémenceau devant
la représentation nationale annonçant l’armistice : « La France a été
le soldat de Dieu, elle est devenue le soldat de l’humanité, elle restera
toujours celui de l’idéal ».
Vive la République, vive la France !
mardi 6 novembre 2018
dimanche 4 novembre 2018
Taxes sur les carburants on se fout de nous!
On se fout vraiment de nous en se servant du changement
climatique pour nous ponctionner fiscalement par le biais des hausses de taxes.
Sur la forme toute nouvelle augmentation de la fiscalité
est faite pour accompagner nos changements de pratiques en matière de pollution
et le gouvernement nous explique que c’est pour notre bien !
Sur le fond c’est le carton rouge avant même d’être
entré sur le terrain !
Moi je veux bien rouler et travailler avec les énergies
propres puisque j’en produit moi-même.
Mais où sont les bornes électriques dans nos petits
villages pour le véhicule que je pourrais acheter ? où sont les pompes de
gaz vert pour la voiture au GNV ? Où sont les transports en commun propres
en pleine campagne ? Et comment je fais pour acheter une voiture hybride à
25.000€ ? Où est-ce que je trouve un tracteur, un camion roulant aux énergies
propres?
Alors le gouvernement augmente les taxes mais ne nous
donne pas les moyens du changement c’est donc la prise en otage fiscal uniquement
pour renflouer les caisses de l’Etat puisque le puits abyssal des dépenses ne
fait que s’empirer sans aucune mesure d’économie.
Au passage le gouvernement a supprimé une aide pour l’amélioration
des économies d’énergie sur les habitations qui représentent 1 milliard et qui
pourtant là, aurait une action sur le changement climatique, je vous rappelle aussi que Macron alors ministre de l'économie a fermé des petites lignes ferroviaires parfois électriques pour les remplacer par des bus...diesel!
De plus on nous demande d’économiser l’énergie, de
consommer avec les énergies propres alors que la France représente 1% de la pollution
mondiale tandis que la Chine, les USA, l’Inde et la Russie à eux seuls
représentent 82% de celle-ci ! Or les USA par exemple se foutent complètement
du problème et on nous demande à nous petits français de sauver le monde avec
1% de levier d’action. On peut supprimer complètement toute activité en France que
cela ne changera strictement rien surtout qu’en plus 70% de l’électricité en France
est produite grâce au nucléaire n’ayant aucun impact sur le climat.
Ai-je besoin de parler du fret maritime avec de bons
vieux moteurs à mazout ou du transport aérien dont le kérozène est exonéré de
taxes ?
On commence à entendre et par des bouches de gens initiés
comme Carlos Tavarès, que la voiture électrique serait un non-sens écologique
absolu, quand on prend sa fabrication, son utilisation et son recyclage.
Sa fabrication notamment par l’emploi de métaux rares nécessite
l’extraction de milliers de tonnes de terres rares causant des destructions
massives de forêts et de surfaces naturelles de plus où travaillent des enfants
de moins 10 ans.
Son utilisation nécessite de l’électricité, toujours plus
d’électricité qui si on ne veut plus de nucléaire devra être produite par des
énergies fossiles car on sait bien que les éoliennes gênent tout le monde, le
solaire et la méthanisation coûtent trop chers et sont encore très loin de
satisfaire le besoin.
Son recyclage serait pire que le nucléaire car diffus sur
tout le territoire sans filière adaptée à ce jour.
Comme pour l’agriculture nous vivons dans un monde repu
et obèse de consommation d’énergie, où le chargement d’un téléphone portable
est devenu l’équivalent d’une heure de pompage d’eau en Afrique et le gouvernement
tape dans le gras en taxant à tous bras sachant très bien que cela n’aura aucun
impact sur le changement de pratiques mais pourra permettre de continuer à
dépenser un budget que la France n'a depuis longtemps plus les moyens de s’offrir,
c’est le carton rouge et la bouteille de chloroforme.
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