samedi 31 décembre 2016
samedi 17 décembre 2016
Une vraie politique de droite en faveur de l'emploi c'est possible, la Région Auvergne-Rhône-Alpes le prouve!
Nous avons voté jeudi et vendredi en assemblée plénière du conseil régional deux actes importants de la vie de notre collectivité.
Le budget tout d’abord et le Schéma Régional de
Développement Economique d’Innovation et d’Internalisation (SRDEII)
Outre le président Laurent Wauquiez qui a donné une
impulsion forte pour arriver à voter ces deux éléments importants de la
politique régionale, deux hommes se sont particulièrement illustrés l’un sur le
budget l’autre sur le SRDEII.
Etienne Blanc pour le budget, premier vice-président, qui
a su faire en sorte que par une vraie politique de droite tournée entièrement
vers l’investissement en contrepartie de la baisse des coûts de fonctionnement,
une économie de 75 millions d’Euros a été actée en 2016 et nous avons voté la
même économie en 2017. Prouesse s’il en faut sans augmenter les taxes revenant
à la Région et alors que l’Etat opère simultanément une baisse des dotations
très conséquente de plusieurs millions d’Euros.
Le budget de fonctionnement baisse par des économies
faites à tous les niveaux, alors qu’il ne cessait d’augmenter sous l’ancienne
majorité de gauche et l’investissement repart à la hausse dans tous les
domaines en privilégiant les entreprises locales.
Oui c’est possible d’inverser la tendance et c’est
possible sans remettre en question le fonctionnement de la collectivité, il
faut juste économiser sur les frais « parasites ».
Un seul exemple qui illustre tout ce qu’il est possible
de faire : le logo de la nouvelle région qui sous une majorité de gauche
aurait coûté des centaines de milliers d’Euros confiés à une agence de
communication n’a pas coûté un seul centime car élaboré en interne.
Autre exemple et qui rejoint le sujet suivant, le SRDEII
que toutes les autres régions françaises ont confié à des cabinets spécialisés
a été fait pour notre région par les services en interne. Il faut tirer un
grand coup de chapeau à ces fonctionnaires dévoués et compétents qui ont
économisé par leur travail des dizaines de milliers d’Euros pour déboucher sur
un travail remarquable et en un temps record puisque ce sera la première région
française à l’élaborer dans les délais les plus courts.
Ce schéma fixe la politique régionale en matière
économique pour un mandat et bien au-delà, la contribution de tous les
vice-présidents dans tous les domaines a été précieuse.
Martial Saddier tel un globe trotter a visité tous les
départements, toutes les chambres consulaires, une centaine d’entreprises
petites, moyennes et grandes, tous les conseils départementaux, des centaines d’acteurs
économiques et en moins de 9 mois.
Preuve irréfutable de la qualité de ce travail le CESER a
voté à l’unanimité en faveur de ce schéma et une très grande majorité des
conseillers régionaux l’ont voté, même dans l’opposition et contre l’avis des
dirigeants de groupes politiques.
La différence entre la gauche et la droite est criante en cette fin d’année et
le débat budgétaire a montré encore une fois par les amendements déposés par l’opposition
n’avait que comme seuls objectifs de rajouter des couches de fonctionnement au
budget. Ne faut il pas rappeler à cette ancienne majorité de gauche les
millions d’Euros engloutis dans les agences para-régionales sans réels objets
ou ceux distribués à toutes les associations proches de l’environnement, des
milieux altermondialistes ou militantes de gauche dans le seul but de flatter
un électorat facile.
Oui c’est possible de gérer une collectivité dans l’intérêt
des citoyens et de la création d’emplois.
Quel plus beau cadeau de fin d’annéeque ce relèvement d’un
cran faisant passer de AA- à AA les comptes de la Région par l’agence de
notation Standard&Poors. Seule région française à bénéficier des
félicitations de l’agence qui estime que le changement de politique peut
favoriser la création de 70.000 emplois dans la région.
Juste ces dernières paroles de Laurent Wauquiez en
conclusion : « Si l’Etat faisait la même politique budgétaire que
notre région, les comptes publics seraient à l’équilibre en 5 ans. »
mercredi 14 décembre 2016
causes et conséquences de la chute du revenu agricole
Les chiffres sont accablant c’est donc 26% de baisse du revenu des agriculteurs pour 2016.
En base 100 avec année de référence 1970 c’est 18% de
plus, c'est-à-dire qu’un agriculteur gagne en 2016 18% de plus qu’en 1970 alors
que le revenu moyen des ménages sur la même période a augmenté de 53% en
monnaie constante bien sûr.
Autre différence le revenu agricole subit des variations
avec des amplitudes parfois importantes alors que pour les autres ménages en
moyenne la progression est constante.
20.000€ pour 2016 c’est le revenu moyen brut auquel il
faut enlever les charges sociales et les impôts pour en moyenne 50 heures de
travail par semaine.
Les aides européennes directes sont très souvent
supérieures au revenu des agriculteurs sur leurs exploitations.
La France accuse une baisse de production de 7% pour
cette même année et le commerce extérieur accuse une baisse de 30% des
exportations alors que l’agriculture et l’agroalimentaire est le deuxième poste
excédentaire pour la France derrière l’aéronautique et fournisseur de 5 millions d’emplois en France.
Le ministère de l’agriculture le dit lui-même le revenu
des agriculteurs suit une baisse tendancielle depuis près de 15 ans.
Certes 2016 cumule les effets prix avec des accidents
climatiques importants, toutefois on assiste bien en France plus
particulièrement qu’ailleurs dans le monde à une érosion forte de la production
agricole dont l’accroissement des normes en sont une des principale cause.
Les prix agricoles sont les mêmes qu’en 1970 et le gain
de revenu des agriculteurs sur cette période s’est fait uniquement par l’accroissement
de productivité et l’agrandissement des exploitations parfois de façon
douloureuse, surtout ces dernières années.
Si les prix agricoles n’augmentent pas alors que les prix
à la consommation augmentent de façon exponentielle c’est en raison d’une part
de la multiplication des intermédiaires qui subissent eux aussi l’accroissement
des normes qui renchérissent le coût au consommateur. L’accroissement des
intermédiaires avec à chaque fois une marge commerciale est une des raisons
aussi de l’augmentation du coût de l’alimentation.
On le voit clairement sur une période longue, la
population s’urbanise et donc s’éloigne des centres de production, veut une
alimentation plus sécurisée, normalisée et moins chère et demande à l’Europe de
compenser cette augmentation des coûts au revenu des agriculteurs, mais hélas cela
ne fonctionne pas on le voit.
Le citoyen devra très rapidement faire des choix en
matière agricole et d’alimentation et il est tout à fait possible d’importer
notre alimentation jusqu’à 100%. Cela implique juste d’accroitre la famine dans
le monde car grâce à notre pouvoir d’achat élevé nous substituerons l’alimentation
à ceux qui n’ont pas les moyens de la payer et accepter des produits agricoles
dont on ignorera la sécurité sanitaire et biologique.
Le retour à une agriculture paysanne est tout à fait
incapable de nourrir la France ne serait-ce que par le manque d’actifs
nécessaires ce serait le retour à l’après guerre sans les actifs.
Se nourrir a un coût qui devient incompressible, l’expression
de l’accroissement de la pauvreté le rappelle, il viendra un temps de plus en
plus rapproché où il faudra choisir entre se nourrir ou acheter le dernier
téléphone portable à la mode.
La France devra faire un choix crucial en terme d’autonomie
alimentaire, les grands pays de la planète ont clairement fait ce choix si on
regarde les USA, la Chine, la Russie, le Brésil, c’est un gage de paix
intérieure qui on le voit fait défaut aux pays dépendants en matière d’alimentation.
samedi 10 décembre 2016
dimanche 4 décembre 2016
L'élection d'un Président de la vraie France
L’élection présidentielle approche et le moins qu’on
puisse dire c’est qu’elle réserve beaucoup de surprises.
A droite les choses sont maintenant calées et François
Fillon représentera la droite républicaine, une droite libérale, celle là même
qui au-delà des caricatures a remis sur pied des pays comme le Canada, l’Australie
ou l’Espagne, même si les comparaisons ne peuvent être à l’identique.
On l’a vu la bataille des primaires a complètement
bousculé la réaction des électeurs de droite et encore plus les commentateurs,
mais aujourd’hui à droite le paysage est clair.
A gauche la décision logique mais spectaculaire de
François Hollande, le président de la république en place, rebat toutes les
cartes des candidats potentiels et nous avançons vers une profusion de
candidats.
Sur la dizaine de candidats déclarés ou encore à venir en
réalité se détachera très vite la candidature de Manuel Valls. L’électorat de
gauche se sait en perdition et le seul candidat qui se prétend de gauche
capable d’exercer la fonction reste le premier ministre jusqu’encore quelques
jours.
Il est contesté dans sa politique mais tout comme Fillon
qui a été premier ministre de Sarkozy, la cinquième république a cela de porter
les responsabilités du pouvoir sur le Président et non sur le premier ministre
qui parait comme un homme ayant appliqué sa politique. Jospin sans la multitude
de candidats en 2002 aurait pu gagner alors qu’il était en fonction. C’est d’ailleurs
cette profusion de candidats qui fera sans doute perdre aussi Manuel Valls,
sauf que ce dernier est un homme jeune en politique et a prouvé un charisme et
un dynamisme qui a permis souvent de la comparer à Sarkozy, référence en la matière.
Il y aura certes Mélenchon qui au premier tour captera
les voix d’une gauche plus radicale, comme à l’accoutumé, mais qui ne peut qu’égratigner
le candidat d’une gauche socio-démocrate qui est la tendance majoritaire dans
le pays, comme dans beaucoup de pays européens ayant accepté depuis longtemps l’économie
de marché.
Le centre sera capté par Macron qui prendra des voix à
droite et à gauche, je ne crois pas à une candidature significative, si elle
voit le jour, de Bayrou qui en est à son troisième essai.
Marine Lepen avec la candidature de Fillon va avoir
beaucoup de mal à faire un score qui aurait été spectaculaire avec d’autres
candidats de droite, pour la simple raison qu’elle ne pourra mettre en cause de
quelconques implications judiciaires de François Fillon qui sont le breuvage
habituel du populisme.
Ainsi donc au deuxième tour nous aurons vraisemblablement
un duel Fillon-Lepen ou Fillon-Valls.
Sauf que comme nous l’avons vu « les commentateurs »
c'est-à-dire la presse bobo-gaucho-parisienne, a envie de choisir le candidat à
la place du peuple, la tentative avortée de Juppé en est la preuve flagrante.
Et aussi car l’élection présidentielle est le rapport d’un homme avec la France
et qu’elle fait dans le passionnel plus que dans le cartésien.
En quelques mois, quelques semaines, quelques jours cette
alchimie complexe fait ou défait un candidat.
Vous verrez que maintenant qu’Hollande n’est plus
candidat et ce dès après Noël, il partira comme un président avec une cote de
popularité la plus haute de toute l’histoire. C’est bien connu en France on
adore les ex-présidents et depuis une semaine Hollande est rentré dans cette
catégorie.
Fillon qui avant le premier tour des primaires de la
droite passait pour un homme effacé, certes compétent mais avec une politique
de l’eau tiède, est devenu un radical proche de l’extrême droite catholique
intégriste.
Manuel Valls sera sans nul doute l’homme providentiel de
gauche que la presse montera pour arriver à un duel de panache avec Fillon.
Le fond en politique n’y fait plus rien, tout est dans l’image
surtout celle parisienne et je regrette que la presse régionale n’affirme pas
davantage ce qu’elle ressent sur le terrain, elle seule est capable de refléter
sans déformer la température politique du pays, par sa proximité avec le monde
vrai, celui laborieux qui se bat. Les résultats des primaires de droite montraient
au fur et à mesure de la soirée électorale et l’arrivée des dépouillements des
grandes villes, une température politique qui se rapprochait de ce que cette
presse nationale voulait voir depuis des semaines.
Le moindre faux pas des candidats, la moindre petite
phrase sortant du bien pensant, fera pencher le soir ou le matin leur cote vers
la victoire ou la défaite. En réalité c’est surtout la défaite des idées, des
convictions, cachées par le paravent du voyeurisme qui fera ou non l’élection
présidentielle, les Etats-Unis viennent d’élire un président dont la notoriété
est issue de la téléréalité, quelle meilleure preuve.
J’implore la presse régionale de se démarquer des lignes
tracées depuis Paris, elle seule peut refléter les aspirations du pays, sa soif
de le sortir du marasme et justement d’accompagner à Paris un président de la France
des provinces par sa proximité avec la vraie France.
vendredi 11 novembre 2016
Trump a été élu et voilà pourquoi Lepen sera élue
La fracture est immense entre plusieurs catégories de
français dont certains critères peuvent s’ajouter.
D’une manière générale cette fracture existe entre les
urbains et les ruraux, mais aussi entre les élites et le peuple et surtout
entre la plupart des hommes politiques et ceux qui votent.
Même si il est impossible de comparer ce qui vient de se
passer aux USA et ce qui pourrait se passer en France car beaucoup trop de
choses différent entre nos deux pays on peut constater simplement que ceux qui
nous gouvernent ne représentent de plus en plus mal ceux qui les élisent, et
qui de plus en plus ne les élisent plus par l’abstention.
La raison en est pourtant très simple, nos hommes
politiques sont en très grande majorité des professionnels de la politique qui
n’ont jamais eu d’autres soucis et de stress que de se faire élire tous les 5
ou 6 ans. Connaissez-vous un élu qui ne dort pas la nuit car il ne sait pas
comment équilibrer le budget de sa collectivité ? Peut être un maire d’une
commune de moins de 500 habitants et qui trouvera comme solution de réduire ses
déjà maigres indemnités, mais certainement pas un élu de collectivité plus
importante.
Ceux qui nous gouvernent font leurs études à Science-Po,
l’ENA ou quelques autres grandes écoles, puis commencent d’apprendre leur
métier dans les cabinets des présidents et enfin se font élire sur un
territoire plus ou moins difficile suivant le tempérament de chacun. Et puis il
y a aussi les fonctionnaires qui se lancent en politique avec leur place bien
gardée au chaud au cas où cela se passe mal.
Mais combien ont été artisans, commerçants, chefs d’entreprise,
de médecins, d’infirmières, d’agriculteurs, d’ouvriers et occupent des postes
importants au niveau politique ? Combien d’élus ont eut personnellement à
affronter le chômage tout en faisant vivre leur famille, ou a équilibrer
difficilement un compte d’exploitation, ou à négocier un marché capital pour la
survie de son entreprise et de ses employés, à se lever très tôt tous les
matins pour être au service de ceux qui les paient ?
Pire que cela, lorsque vous venez de la « société
civile » comme c’est mon cas, vos collègues élus vous regardent avec
étonnement voir condescendance, mais jamais avec admiration d’être capable de
mener de front le travail sur son entreprise et des fonctions électives. Au
Conseil Régional je vis des moments ubuesque lorsqu’à 16h une commission commencée
à 14h s’éternise un peu, des membres demandent de continuer un autre jour car
deux heures de réunion cela fait trop ou alors ils quittent la salle… Moi qui
monte sur ma moissonneuse batteuse à 11h pour en redescendre à 23h sans un seul
arrêt et qui doit tenir compte de la météo dans un agenda fixé souvent 15 jours
à l’avance.
Un collègue fonctionnaire élu m’a dit une fois « mais
pourquoi tu te casses la tête à continuer de travailler avec les indemnités que
tu touches ?» sans se soucier que si demain je ne suis plus élu je n’ai
même pas droit au chômage… Très souvent je suis pris pour un plouc, je ne fais
pas partie de la même caste.
Je n’aborderai même pas ici un point pourtant très
important qu’est la quantité et la qualité du travail que devrait fournir les
élus, car il y aurait aussi beaucoup à dire….
Les élections ressemblent de plus en plus à des fêtes
foraines où se multiplient les candidats tous professionnels de la politiques,
en quête d’un nouveau job ou du renouvellement de leur CDD, car en dehors de la
politique ils ne savent rien faire.
Voilà pourquoi Marine Lepen sera élue, parce que les
électeurs ont marre d’être les spectateurs de ces fêtes foraines qui ne
changent rien à leurs conditions de vie quotidienne.
Et pourtant je ne voterai pas Marine Lepen, car je sais
que son programme n’amène à rien et que surtout il y a toutes les solutions à
tous nos problèmes et que les électeurs sont prêts à les entendre et même les
appliquer ! Il suffit de leur montrer comment faire par l’exemple. L’exemplarité
des hommes politiques devrait être le critère de choix des électeurs afin d’une
juste représentativité des citoyens, associée à la limitation des mandats dans
le temps afin de ne pas faire de la politique un métier.
Les USA viennent d’élire Trump par le rejet des élites.
Lui qui n’a jamais exercé aucun mandat politique, même pas celui de maire d’une
commune de 1000 habitants se retrouvent à la tête de la première puissance
mondiale. Nous aurons Marine Lepen pour les mêmes raisons, alors qu’il
suffirait d’élire en France un chef d’entreprise exerçant un mandat local, il
doit bien y en avoir quelques un en France.
Les médias se sont trompés, les sondeurs se sont trompés,
les commentateurs se sont trompés, bref tous ceux qui vivent en parasite de la
politique se sont trompés, mais le peuple ne se trompe jamais.
Marine Lepen sera le symptôme de la maladie de notre
démocratie si nous ne cherchons pas à en réduire les causes. Et le premier
remède à administrer est de redonner le pouvoir au peuple travailleur, celui qu’on
appelle la société civile, de donner les manettes à ceux qui savent ce que c’est
que le vrai travail, celui qui enrichit
la France et créé des emplois notre prochain président devra être celui qui mise sur la libération du travail et de la création des richesses.
Il n’est pas trop tard il reste 4 mois pour un traitement
de choc, nécessaire et indispensable !
dimanche 6 novembre 2016
mercredi 26 octobre 2016
Nous allons voter?
Les élections qui approchent, tant présidentielles que
législatives, ont du mal à me motiver et je pense refléter assez bien ceux qui
m’entourent ou que je représente.
Les prévisions que Marine Le Pen occupe une place
prépondérante dans ces élections sont tellement claires et évidentes
représentant une politique des extrêmes, sans fondement économique mais surfant
sur un océan de contestations bien légitimes de la population, mettent toutes
les agitations politiques des autres partis au rang de détails.
La gauche est liquéfiée et ne fera que de la figuration,
tant celui qui au sommet de l’Etat la représente a aggloméré sur lui les
fautes, les bassesses, les manœuvres et le pire les trahisons d’électeurs
progressistes qui ne l’ont jamais élu, mais rejeté son prédécesseur.
La droite contrairement à son histoire et sa philosophie,
par le principe du choix de son candidat façon téléréalité, ce qu’on appelle
les primaires, offre une vision type salon de l’auto où se côtoient les belles
carrosseries, les belles mécaniques et les voitures de collection.
Le 20 novembre nous devrons appuyer sur 1 sur 2 et jusqu’à
7 en payant deux Euros pour choisir le candidat, l’écurie gagnante sera celle
qui aura le plus vendu.
Connaissant d’un peu plus près, à droite, les hommes
politiques qui demain seront aux manettes et observant le fossé qui existe
entre ce qu’ils sont réellement et comment la presse nationale les présente, me
renforce dans cette sensation que tout est fait pour que l’extrême droite
continue à être présentée comme le recours, le recours du vide quand il sera
trop tard pour s’en apercevoir.
Plus proche de nous la course de ceux qui voudront
incarner notre représentation a commencé, sans préjuger de celui qui sera élu
au sommet de l’Etat. Et nous assistons là encore au ballet des hommes
providentiels, souvent les mêmes depuis trente ans, ayant rarement eut une
activité en entreprise hormis une exception sur Vichy qui redonne le peu d’espoir
encore possible, et qui jurent tous la main sur le cœur que grâce à eux tout
changera et ira mieux. Quand on sait que l’Assemblée Nationale ne sert
désormais plus qu’à transposer en droit français les lois européennes à plus de
70% de son activité, on mesure à quoi va pouvoir servir un député. Ce que j’écoute
au cours de mon travail auprès des citoyens par mes mandats locaux, c’est un
rejet global de la politique nationale pratiquée quel que soit son niveau et
un rejet qui se traduira dans les urnes par des votes extrêmes. La raison des
citoyens n’y est plus, la motivation encore moins tant l’écart est immense
entre ce que disent les hommes politiques nationaux et ce que vivent nos
concitoyens.
La vraie politique se fait localement et les vrais
leviers se font par les collectivités locales, malgré tous les bâtons qui sont
mis dans les roues aux élus locaux, justement par le niveau national. Loi
NOTRe, baisse des dotations, refonte des territoires, enrayement des outils de
paiement sont autant de décisions prises au niveau national qui entravent l’action
locale et fait perdre une énergie considérable qui serait bien mieux placée au
service de l’investissement, de la création d’emplois et de richesses.
Le vrai pouvoir d’affecter de l’argent aux investissements
pour l’amélioration des conditions de vie ou de travail est aux mains des
mairies, des communautés de communes, des départements et des régions. Ces élus
n’ont pas physiquement un carnet de chèque, mais lorsque les services de l’Etat
qui ont la charge de payer ne font pas trainer les choses, le moment entre la
décision prise et l’exécution réalisée il se passe moins d’un an et souvent
avec des sommes considérables.
L’Etat n’a plus aucun rôle économique hormis celui de
payer des fonctionnaires, l’impulsion économique se fait au niveau local.
Lorsqu’un chef d’entreprise décide de répondre à la
demande d’un marché, il pourra pour construire son usine bénéficier de l’aide
de la commune et de la communauté de communes pour le terrain et le lieu, du
Conseil Départemental pour une aide au montage des dossiers et du Conseil
Régional pour des aides financières qui peuvent être conséquentes par la
gestion des fonds européens. L’Etat tatillon veillera à compliquer tout cela
par l’application de toutes les réglementations possibles faisant perdre du
temps et de l’argent, en faisant bon usage des lois votées par les députés.
Comment demain motiver des électeurs à voter pour l’échelon
national ? En remettant l’église au milieu du village, en faisant en sorte
que l’Etat ne s’occupe que du régalien, c'est-à-dire le minimum, cela évitera à
ceux qui briguent les postes électifs nationaux de surenchérir de compétences
qu’ils n’ont pas en laissant le pouvoir aux vraies compétences locales
représentatives des électeurs.
vendredi 14 octobre 2016
Sioule-Biogaz, la méthanisation Air-Liquide et notre chemin de croix.
Voici donc un nouvel épisode de ce qui devient un chemin
de croix pour notre petite SARL par la faute de l’entreprise qui nous a vendu l’épurateur
de biogaz, c'est-à-dire Air-Liquide.
Cette société qui a pourtant pignon sur rue et qui ne
cesse de jouer les gros bras en public, est en réalité incapable de faire
fonctionner notre épurateur qui est toujours sa propriété vu que le procès
verbal de réception n’est toujours pas signé 18 mois après sa mise en route.
Depuis le 31 juillet dernier lorsque je vous racontais l’épisode
de la casse du compresseur, rien n’a vraiment changé et nous n’arrivons pas à
produire du biométhane par un empilement de causes de mauvais fonctionnement de
l’unité de purification. Arrêts intempestifs inexpliqués, sécurités en tous
genre sur des sondes de température, écoulement d’huile par des purges, mais le
pire désormais et depuis la casse du compresseur c’est que nous n’arrivons
plus, le peu de temps de marche, à sortir du biométhane de qualité
commercialisable. La qualité en sortie d’épurateur plafonne à 95% de CH4 quelle
que soit la qualité du biogaz en entrée de l’épurateur alors qu’il faudrait un
minimum de 96,6% et que nous avons par le passé et temporairement atteint 98%.
Il est évident aussi qu’obtenir du biogaz de qualité par
la partie méthanisation est une gageure pour nous, vu que les arrêts fréquents
perturbent la biologie d’une manière considérable. Essayez de mettre un bouchon
dans le derrière d’une vache régulièrement sans que puisse sortir le gaz et
vous verrez si la vache tient longtemps.
Depuis juillet les techniciens d’Air-Liquide défilent sur
l’installation avec à chaque fois cette impuissance devant l’impossibilité de
faire fonctionner l’appareil.
Depuis 18 mois les ingénieurs du bureau d’étude d’Air-Liquide
appliquent modifications sur modifications avec toujours le même résultat, le
néant.
On nous a tout expliqué de la part de cette société, que
cela venait de problèmes de pression de gaz, de problèmes d’écoulement de
condensats, de sondes mal calibrées, j’en passe et des meilleurs sans jamais
aucune amélioration voire même une dégradation puisqu’au printemps dernier nous
avions réussi à injecter correctement du gaz. Je vous assure que des discours,
des explications fumeuses, des conseils jusqu’à conditionner notre existence
sur notre propre propriété lors de la présence d’un de leur technicien. Nous
avons régulièrement à faire jusqu’à quatre personnes au téléphone, tous très
intelligents et formés face à nous petits agriculteurs, pour nous expliquer que
ce serait presque de notre faute si cela ne marche pas. La théorie à son
apogée, mais rien de pratique.
Les interventions d’Air-Liquide deviennent maintenant
même du bricolage, comme limer les aubes d’un ventilateur pour le faire tourner
après son troisième passage en atelier…..
En réalité c’est problème global de conception que notre
bon sens paysan analyse facilement.
Juste un seul exemple : Air-Liquide exige que nous
livrions à l’entrée de l’épurateur un biogaz saturé en eau. Et savez-vous
quelle est la première opération que fait le purificateur ? Sécher le gaz
pour enlever l’eau…… Vous ne rêvez pas c’est la triste réalité.
Alors je vous passe tous les coudes que font les tuyaux, qui freinent et dégradent la qualité du gaz,
les purges qui ne fonctionnent pas, les températures qui montent, les charbons
actifs plus ou moins saturés, l’huile du compresseur qui se promène dans les
tuyaux, j’en passe et des meilleures.
Nous avons heureusement toutes les données enregistrées automatiquement du côté méthanisation et nous prenons des dizaines de photos à chaque élément découvert et qui nous semble bizarre.
La situation est affligeante et moralement épuisante devant
l’immobilisme d’Air-Liquide, son incompétence à régler les problèmes et nous ne
tenons que grâce au soutien qui ne sera pas inépuisable de notre banquier le
Crédit Agricole et de quelques amis.
La situation n’a que trop duré désormais, et nous
demandons maintenant à Air-Liquide de prendre une décision définitive qui arrête
le massacre car cette grosse société nous détruit moralement, financièrement et
presque physiquement.
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