Mais jusqu’à quel niveau du taux de chômage faudra t’il
monter pour que ceux qui nous gouvernent se rendent compte que ce sont les
entreprises qui créent les emplois ? La seule action significative du
gouvernement a été de créer les emplois d’avenir qui sans atteindre les
objectifs affichés a retardé la progression du chômage chez les jeunes entre l’élection
de François Hollande et maintenant.
Mais désormais cet effet passé, tous les indicateurs sont
repartis à la hausse et sont la conséquence immédiate de l’augmentation de la
pression fiscale.
Plus d’impôt tue l’emploi nous en avons la preuve en
direct, renforcé par l’explosion du travail au noir qui lui par définition est
exempt de toutes charges.
Même si la reprise économique se fait sentir dans le
reste du monde, elle n’est pas assez forte pour tirer celle française et il
faudra atteindre au moins 1% de croissance en France pour commencer seulement à
espérer créer de l’emploi. En attendant c’est le cercle vicieux de l’effondrement
économique, pire, les pays qui font de la croissance le fond sur le dos de
notre économie malade.
Nous sommes là sur le parfait exemple de ce qui ne faut
pas faire en économie et la France pourra simplement s’enorgueillir de figurer
dans les manuels d’économie comme l’exemple à ne pas suivre.
Evidemment les élections présentes et à venir ne pourront
que consacrer la montée des extrêmes devant des électeurs qui ne peuvent que
constater que la politique menée par les partis modérés est impuissante. Elle est
impuissante car il n’y a pas assez de différence, de clivage, la gauche fait
une politique modérée de droite et la droite une politique voulant faire
plaisir à un électorat adverse.
Il faut revenir à de vrais clivages droite-gauche !
Les campagnes électorales doivent servir à cela, montrer la différence des
politiques à mener et la démocratie tranchera entre des partis républicains
différents. Tant au plan local que national les électeurs voulant marquer une
vraie différence aujourd’hui n’ont que le choix des extrêmes, ou celui du
balancier qui n’est pas meilleur.
Au pire le chômage va continuer à augmenter car le
développement du travail au noir va être un facteur aggravant de la destruction
d’emplois et particulièrement chez les artisans qui sont les mieux placés pour
créer des emplois, au mieux il se stabilisera grâce à un contexte international
favorable, mais la création d’emplois net ne se fera pas avant 2 ou 3 ans et à
condition que la politique économique menée fasse un demi tour complet en
favorisant l’économie, réduisant les impôts et les charges et allégeant les
démarches administratives des entreprises.
Il faut suivre l’exemple du Canada de la fin des années
90 et dont l’économie était bien moins malade que la notre à l’époque. Aujourd’hui
le Canada affiche une croissance de près de 3% !








