mercredi 8 août 2012

Des hirondelles retardent la démolition du marché couvert!


La démolition du marché couvert est prévue de longue date et annoncé par le maire au moins depuis septembre dernier. La manifestation de la foire concours aura été la dernière à utiliser l’espace Louis Dumas, et depuis les travaux préparatoires à la démolition ont commencé pour arriver en phase finale par la démolition de l’ouvrage construit en 1965.

Mais voilà que 5 nids d’hirondelles viennent stopper cette démolition momentanément.

Lundi quand les engins se sont présentés devant l’édifice quelques badauds bien intentionnés ont remarqué quelques hirondelles s’envolant des nids et sans prévenir le maire ou quelqu’un de la mairie, ont directement prévenu la Ligue de Protection des Oiseaux ! Rien que ça…

La LPO qui a rappelé le maire au droit, en lui indiquant que la destruction des nids valait 15.000€ d’amende et neuf années de prison par nid ! Depuis des contacts et une médiation menée par Roger Volat, adjoint à l’environnement, va retarder le chantier d’une quinzaine de jours maximum, l’équipe municipale ne voulant pas démolir le marché couvert alors que la rentrée scolaire aurait eu lieu, faisant prendre des risques énormes aux enfants aux alentours du chantier. Toutefois ce retard va occasionner des frais supplémentaires, de location de matériels, de pénalités de retard pour la commune etc… Combien vont coûter au final ces 5 nids et leurs occupants ?

Dans le même ordre d’idées le contournement de Varennes sur Allier et de Vichy sont stoppés pour les mêmes raisons, à savoir la présence de deux ou trois bestioles sur l’emplacement des travaux.

Je sais que mon discours n’est pas politiquement correct et qu’il n’est pas dans l’air du temps, mais je parle haut et fort au nom de beaucoup de citoyens qui paient des impôts et qui ont marre que ces impôts servent à payer des surcoûts liés à la protection de l’environnement abusif, dogmatique et politique !

Car à chaque fois les travaux sont retardés par des recours d’associations dont le président ne représente que lui-même ou les 4 ou 5 personnes du bureau. Quelle légitimité ont ces associations ? Quelle démocratie exercent-elles en leur sein ? Combien d’adhérents représentent-elles ? D’où vient le financement de leurs budgets ? J’aimerais bien qu’on réponde à ces questions dont l’opacité est leur fond de commerce. Et que dire face aux décisions des élus du peuple qui réunissent lors des suffrages des milliers de voix, sur des programmes annoncés et débattus démocratiquement ?

Vous qui votez écologiste à chaque suffrage, vous renforcez indirectement ces associations, et vous faites gaspiller à ceux qui payent des impôts des sommes énormes. De plus vous incitez les députés à voter des lois abjectes et qui loin de concerner l’intérêt général, ne défendent que l’intérêt particulier et la préservation du faire valoir de quelques illuminés, se prévalant de la direction d’associations qui ne représentent qu’eux même !

Il faudra à un moment qu’on revienne à la raison et surtout qu’on respecte les décisions démocratiques de ceux qui payent des impôts.

Il faudra aussi qu’on se préoccupe des habitants de Varennes sur Allier ou Bellerive, ou Vichy  qui risquent chaque jour leur vie à traverser la route pour acheter le journal ou le pain sur le passage des poids lourds.

Si les petites bestioles ont droit à la protection, nos enfants, nos anciens et nous-mêmes avons aussi le droit d’être protégé !

dimanche 29 juillet 2012

Le néant!


On parle de PSA et ses 8000 emplois supprimés, ou Air-France et les 5000 suppressions de postes, mais on oublie la liste immense des plus ou moins grosses sociétés autant en difficultés, des PMI et PME accablées sous le coût des charges et le coût du travail. La CGT a établi 46 sociétés de taille nationale ou internationale en difficulté, et dont pour certaines l’Etat est au capital et membre du conseil d’administration, SNCM, Novatrans, Renault, vont supprimer  des emplois par milliers. Des PME et TPE sont aussi mal en point et devant les nouvelles taxes qui s’annoncent, et notamment la fiscalisation des heures supplémentaires, elles devront fermer leurs portes à leur tour.
Doux, cette catastrophe économique pour l’agriculture et l’agroalimentaire, a-t-on entendu le président de la république ?
Arcelor Mittal, maintient la fermeture de ses hauts fourneaux au moins jusqu’à la fin de l’année avant de prendre une décision définitive.
Rien que sur ce dernier exemple qui avait été un point chaud médiatiquement de la dernière campagne électorale, on n’entend plus parler de rien. D’un seul coup la presse devient muette, on passe sous silence ces entreprises qui vont licencier par millier, la gauche est revenue au pouvoir alors les syndicats sont priés de se taire et la presse de regarder ailleurs. Malgré tout il est difficile de cacher des choses tellement énormes, comme cette délocalisation au Maroc, de la centrale d’appel des transports parisiens, gérée par le Conseil Régional socialiste d’Ile de France.
Le ministre du redressement productif est impuissant devant ce qui pourtant était une promesse de la campagne présidentielle : vous aviez tout vu avec Sarkozy, vous alliez voir avec Hollande !
Et bien justement on ne voit pas grand-chose, tandis que dans les premières semaines de son quinquennat Nicolas Sarkozy engageait de grandes réformes, se déplaçait partout en France et dans le monde, Hollande reste à Paris ou va en Corrèze. Nicolas Sarkozy décidait d’être avec succès le médiateur d’une guerre naissante en Géorgie, Hollande multiplie les communiqués de l’Elysée pour la guerre en Syrie. Même pas une entrevue avec Poutine ou les dirigeants Chinois comme l’aurait fait Sarkozy sur ce sujet brûlant.
Jusqu’au dernier moment, comme avec l’entreprise Lejaby, Nicolas Sarkozy a sauvé des emplois, Hollande ne fait rien devant l’ampleur des fermetures annoncées. Il préfère laisser quelques ministres convoquer des patrons, et plutôt que de les aider, les sermonnent.
La France est en léthargie, amorphe, sans dirigeants tandis que le monde bouillonne, que des économies se redressent comme en Italie, et que la croissance progresse en Allemagne, au Canada, aux USA ou même en Grande Bretagne.
Plus de deux mois que Hollande est élu, et qu’a-t-on vu jusqu’à maintenant ? Rien, des discours, des promesses, des déclarations, des communiqués, des taxes en plus, des fonctionnaires en plus, mais rien ne bouge sur les grands dossiers critiques.
Le réveil en septembre va être brutal, très brutal, c’est le calme avant la tempête, et si on reprochait beaucoup à Nicolas Sarkozy de trop en faire, on va très vite se rendre compte que François Hollande ne fait rien !

jeudi 12 juillet 2012

Le bal des cocus!


Ce n’est plus le bal des cocus, c’est un festival de danse de ceux-ci !

-PSA annonce la fermeture de l’usine d’Aulnay, et devra supprimer 8000 emplois d’ici 2014.

-Le gouvernement compte faire des économies sur le budget de la défense, déjà en état critique malgré les réformes de Nicolas Sarkozy pour diminuer les effectifs et les bases et casernes.

-Des sous-préfectures vont fermer allant à l’encontre du discours du PS durant la campagne électorale sur la fermeture des équipements publics.

- Le non  cumul des mandats est remis aux calendes Grecques, qui était pourtant un argument de campagne clamé sur tous les toits.

-Prévision de la hausse de la CSG, qui pénalise directement la fiche de paye sur le net du salarié.

-Suppression de grands projets, comme certaines lignes LGV pourtant créatrice d’emplois, au passage cela s’appelle la relance, chère aux socialistes.

-L’usine de Florange et Arcelor Mittal confirme qu’elle ne redémarrera pas, pourtant promesse du candidat Hollande.

-Blocage des salaires des fonctionnaires.

-Conférence sociale qui ne débouche sur rien si ce n’est qu’un calendrier qui commencera en 2013 !

-Hausse des participations des citoyens aux dépenses de santé, par une baisse des remboursements.

- La non renégociation du traité européen, alors qu’Hollande affirmait en campagne vouloir faire plier l’Allemagne.
 

Et tous ceux qui ont voté à gauche, en premier lieu les fonctionnaires, croyant les promesses des candidats, j’espère qu’aujourd’hui ils se souviennent de leur vote. Et ce n’est malheureusement pas fini….

dimanche 1 juillet 2012

Ecolo toi même!

A la caisse d'un supermarché, une Femme (petite 50aine) choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l'écologie et lui dit:

-Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources !
La femme s'excuse auprès de la caissière et explique :
Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps. Alors qu'elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute : Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps !

-Alors, un peu énervée, la femme fait observer qu'à l'époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau : Les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique. Elle ajoute : De mon temps, on montait l'escalier à pied: on n'avait pas d'escaliers roulants et peu d’ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues : On marchait jusqu'à l'épicerie du coin. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On ne connaissait pas les couches jetables : On lavait les couches des bébés. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge, pas dans un machine de 3 000 watts. On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour sécher les vêtements. On ravaudait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une sœur à l'autre.
Mais, vous avez raison, on ne connaissait pas le mouvement écologiste. On n'avait qu'une TV (quand on en avait…) ou une radio dans la maison ; pas une dans chaque chambre.
Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas. On avait un réveil qu’on remontait le soir. Dans la cuisine, on s'activait pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'EDF en produit. Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique. On n'avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou autoportées : On utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon. On travaillait physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste. On buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif. On n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter. On remplissait les stylos dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo. On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste. Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l'école à vélo ou à pied au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 heures sur 24. Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste. On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.

ALORS VIENS PAS M'....... AVEC TON MOUVEMENT soit disant "ÉCOLO" !

vendredi 22 juin 2012

FNSEA03


Dès que le beau temps d’une manière durable s’installera nos collègues agriculteurs vont se précipiter dans les champs pour faire, foins, moissons et repréparer les semis d’automne.
Les responsables syndicaux de la FNSEA03 n’arrêteront que très peu leur action durant l’été, juste le temps de prendre quelques forces pour se préparer aux élections à la chambre d’agriculture en janvier prochain.
Les leaders qui remplaceront Jean-Marie Lesage, Michel Bonnefille, Michel Labouesse et d’autres figures marquantes à la tête de la Chambre d’Agriculture sont maintenant connus. Ces derniers commencent à préparer sur le fond les thèmes qui fixeront le cap des six prochaines années de la mandature. Au cours de réunions thématiques rassemblant tous les élus de la chambre, de la FNSEA03 et des JA, tous débattent en tenant compte des indications connues de la PAC 2014, et ce qui est encore inconnu.
Les responsables de la FNSEA03 assistent à des formations par la FNSEA sur le thème de la campagne à venir. Réglementation, thèmes, communication, sont autant d’éléments importants afin de répondre à une campagne qui devra comporter du fond et de la forme.
Pour autant la communication auprès du grand public n’est pas délaissée, et cet été on pourra retrouver la FNSEA03 sur de nombreux thèmes. La remise du prix régional « Terre vue du collège » décernée au collège de Tronget mardi dernier est une organisation commune chambre d’agriculture FNSEA03, sur la promotion de l’agriculture auprès des collégiens grâce aux fonds gérés par la FNSEA et les conseils régionaux.
La venue les 4 et 5 juillet du Conseil d’Administration décentralisé de la FNSEA à Vichy est une belle reconnaissance par notre organisation nationale du travail que nous faisons sur le département.
La FNSEA03 participera aussi les 18 et 19 août à Terre en Fête organisée par les Jeunes Agriculteurs de l’Allier au Lycée Agricole de Neuvy.
A la rentrée nous organiserons en collaboration avec le journal La Montagne un grand débat sur l’agriculture et la société, en direction du grand public.
Et bien sûr nous serons auprès de chaque problématique agricole qui ne manquera pas de surgir.
Les prochains mois seront sans doute intenses, mais nous sommes préparés, et vous pourrez nous suivre par des moyens de communication modernes, ce blog, le site de la FNSEA03, les emails, les sms, Facebook, Twitter, et bien sur toutes diffusions plus classiques.
Bonnes récoltes et bonnes vacances à ceux qui pourront en prendre !

lundi 18 juin 2012

Vive la gauche!


L’Allier, avec un député de moins du fait du découpage électoral, reste à gauche en élisant trois députés du parti socialiste.
Si bien qu’avec le conseil général et la région aussi à gauche, il y a maintenant une chose qui est sure, ce sont d’impossibles excuses en cas d’échec des politiques. Le Conseil Général et le Conseil Régional ne pourront plus crier contre l’Etat qui leur transfert des pouvoirs sans les compensations financières.  La Gauche ayant tous les pouvoirs en France il ne lui reste plus qu’à utiliser toutes les synergies possibles afin de sortir notre pays de l’ornière où il est.
Je suis un peu surpris, sur la forme, par le report des voix du parti communiste au deuxième tour. Il est quasi intégral sur toutes les circonscriptions, tandis que les électeurs abstentionnistes du premier tour à droite se sont plutôt bien mobilisés.
Je suis surpris disais-je et je ne comprends pas bien. La seule chance d’exister encore un peu pour le parti communiste c’est d’avoir dans notre département quelques élus de droite afin de permettre à des élus communistes d’émerger. Hors en reportant leurs voix du premier tour sur des candidats PS au second tour, certes ils font gagner la gauche, mais une gauche sociale démocrate qui n’a rien à voir avec leurs convictions. En clair ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Et nous verrons dans quelques temps disparaître peu à peu les quelques derniers élus communistes au profit de socialistes. J.P.Dufrègne peut se faire du souci, c’est sans doute son dernier mandat comme président, en toute logique il sera remplacé la prochaine fois par un président de droite ou socialiste.
Au niveau national, j’ai peur que nous ayons de très mauvais jours à passer, et si hier soir j’ai fêté très largement la défaite de Royal, Lang et Bayrou, le gouvernement ne peut que semer le chao dans notre pays. Les mesures de rigueur qui vont devoir être prises seront implacables et le peuple de gauche va se sentir trahi, attisé par un Front de Gauche moribond mais frustré pouvant user d’un pouvoir de nuisance par les syndicats, et un Front National ayant désormais des élus à l’Assemblée Nationale, mais surtout, surtout ayant reconstitué sa capacité financière fort d’un nombre de voix très élevées aux deux dernières élections. Cela va donner à ce parti des capacités insoupçonnées en matière de communication et manipulation.
Dans deux ans des élections auront lieux, les municipales, sénatoriales et puis territoriales et on sait que des élections intermédiaires sont toujours mauvaises pour le pouvoir en place, et quel pouvoir puisqu’il est absolu. Il suffit d’attendre, et ça tombe bien je suis très patient.

lundi 11 juin 2012


Guy Chambefort est en ballotage très favorable sur la 1ere circonscription de l'Allier. En effet si on mesure les forces de gauche en présence il est quasi assuré d’être réélu au deuxième tour. Bien sur la participation est faible et dans les deux camps une mobilisation forte pourrait appuyer ou renverser la tendance, il y a le potentiel en réserves de voix. Mais les électeurs se mobiliseront ils plus au second tour qu’au premier, reste la grande incertitude. Il est même fort probable que des électeurs du front national s’abstiendront.

Si on analyse plus finement les résultats, on s’aperçoit que sur son secteur Bernard Coulon apporte un vrai plus auprès de Pierre-André Périssol. C’est moins vrai pour le maire de Moulins directement sur l’agglomération Moulinoise.

Et dans les cantons du nord, la gauche est partout en tête.

Mais que penser du vote important en faveur de Guy Chambefort si ce n’est que les gens ont voté pour le parti en soutien au président de la république dans une continuité au 6 mai dernier. Car comment apporter son soutien à l’avant dernier député (576e sur 577 relevé par la presse) à l’Assemblée Nationale en présence et travail parlementaire, comment apporter son soutien à un candidat invisible qui n’a même pas fait campagne, comment apporter son soutien à un candidat qui ne souhaite pas la LGV, ni les grands travaux autour de la RCEA et la RN7, comment apporter son soutien à un candidat qui prend comme suppléant un homme isolé de tous les élus du département sur la réforme territoriale ?

C’est la prime à celui qui ne fait rien, ne bouge pas, empoche la paie sans effort.

Que doivent penser Jean Mallot et Yves Simon, eux qui se sont battus avec acharnement lors de leurs mandats respectifs ?

Comment ne pas réagir quand Guy Chambefort déclare lors d’une réunion publique que le développement économique sur St Pourçain est un scandale, et que c’est loin d’être une réussite, lui qui n’a jamais rien fait en la matière ni sur sa commune, ni sur sa circonscription ?

N’importe quel militant socialiste avec une étiquette  de son parti aurait fait le même score.

Les électeurs du second tour vont-ils valider l’ordre du premier tour, ou bien la gauche étant assurée d’une victoire nationale, vont-ils s’abstenir de voter pour le candidat qui ne se présente à un second mandat juste pour empêcher Jean Mallot de le faire ?

L’incertitude est faible, mais Périssol-Coulon mériteraient mieux que de finir second, vu la différence de compétence et de volonté et surtout afin d’aider notre territoire qui a besoin de tout, sauf d’un député inutile.

jeudi 7 juin 2012

Réagissons


Nous refusons toujours de voir la réalité en face. Alors qu’une partie de l’Europe s’enfonce dans la crise et risque l’implosion et par répercussion l’explosion dans le monde, nous sommes prêts à accorder un pouvoir à des marchands de rêve. Il y a 80 ans, en avril 1932, des élections législatives donnaient une majorité aux Nazi et en janvier 1933, Hitler devenait Chancelier.

Hitler ou son petit fils ne reviendra pas. Mais les extrêmes, gauche et droite,  et le nationalisme est à la veille de son retour dans certains pays y compris la France.

Le Portugal en faillite est un pétard, la Grèce quasiment dans la même situation est une grenade, l’Espagne qui n’arrive plus à emprunter sur les marchés financier pour fonctionner est la bombe atomique, demain la France ce sera une bombe thermonucléaire !

Et pendant ce temps là nous essayons de retarder au maximum l’opération, nous refusons de voir la réalité en élisant un pouvoir faible et marchand de rêves.

Nous voulons des dépenses supplémentaires, la retraite à 60 ans ou tout simplement comme le propose Mélenchon, ne pas rembourser nos dettes.

Nous avons pendant des décennies payé des fonctionnaires par l’emprunt et maintenant nous refuserions de rembourser ceux qui nous ont prêté.

C’est peu comme si un ménage, par confort embauche une ou plusieurs femmes de ménages, une nounou, un jardinier, emprunte pour les payer et dit une fois acculé par les dettes au banquier de ne pas s’inquiéter car il va embaucher un comptable en plus pour gérer les comptes…

Il est par conséquent inconcevable pour la France que les élections donnent une direction allant vers la fuite en avant. Soit il y a inversion de la tendance de l’élection présidentielle afin de revenir à la réalité, soit il y a confirmation et si la majorité présidentielle applique sa politique ce sera la descente en enfer. Si par hasard cette majorité élue décidait d’appliquer une autre politique que celle sur laquelle elle se sera fait élire, alors ce sera aussi la chao tant les gens se sentiront floués.

François Hollande voudrait en instituant les Eurobond, mutualiser la dette. Mais comment demander aux pays nordiques et principalement l’Allemagne, de payer une nouvelle fois pour nos folies et notre manque de gestion. L’Allemagne a fait sa réunification sans rien demander à personne et cela lui a couté une fortune, croyez vous alors qu’elle a redressé son économie, que ce pays va payer pour les autres ?? Une monnaie unique ne peut fonctionner que par solidarité et union. Mais solidarité veut dire que si certains acceptent de mettre la main à la poche les autres doivent travailler plus. Et tous font l’inverse !

Réagissons !!

dimanche 3 juin 2012

6 candidats aux legislatives

Devant une partie du conseil d’administration de la FNSEA03, Hervé Moisan rédacteur en chef du journal La Montagne et moi même nous sommes livrés à l’audition des candidats aux élections législatives. Tous les candidats avaient été invités en les priants de désigner un des candidats par parti politique.
Se sont présentés Pierre-André Périssol (UMP) Guy Chambefort (PS), Pascal Javerliat (parti Radical Valoisien) Marie Couval (EELV), Marie-Françoise Lacarin  (Front de Gauche) et Nicole Rasile (MODEM).
Les sujets étaient exclusivement agricoles et les candidats avaient chacun 7m30 pour présenter leurs idées et 7m30 de questions posées par Hervé Moisan et moi même.
L’exercice de questionnement était plus facile pour les représentants des agriculteurs maitrisant le sujet que pour les candidats pour les réponses  dont certains très éloignés des problèmes agricoles.
Tous avaient préparé leur intervention, les questions étaient plus ou moins embarrassante suivant les postulants.
D’une manière générale, Pierre-André Périssol et Marie-Françoise Lacarin sont ceux qui maîtrisaient le mieux le sujet. Cette dernière car très impliquée dans le monde agricole et le premier sans doute très bien conseillé par des proches.
Pierre-André Périssol a clairement mis en avant la chance qu’est l’agriculture pour la France et l’Europe et le danger de l’accord PS/EELV. Il a insisté pour le maintient du budget européen et une PAC forte avec des mesures de verdissement optionnelles et librement consenties au choix des agriculteurs.  Enfin il a répondu clairement pour la prise en charge des cotisations sur les actifs agricoles afin de rendre l’agriculture française concurrentielle avec les autres pays européens.

Guy Chambefort a argumenté sur la ruralité et la protection de l’agriculture en son sein, avec le maintien d’un maximum de services publics. Il a critiqué la politique menée par l’ancien gouvernement sur la libéralisation des marchés agricoles, et la destruction des services en milieu rural. Le candidat a fortement insisté sur le bienfait des circuits courts et la possibilité de renforcer ce système économique notamment avec les collectivités locales en favorisant la consommation d’un maximum de la production sur place. La PAC pour lui doit favoriser les agriculteurs non plus en fonction de critères de quantité mais de qualité et de revenu des agriculteurs. Il s’est dit plus proches de l’environnement que certains militants des partis écologistes et conscient que les agriculteurs sont les premiers écologistes. Guy Chambefort est très opposé au projet du SICTOM nord sur le compost des déchets ménagers et leur épandage en milieu agricole. Répondant à la question de la consommation de l’espace agricole il a pointé du doigt la multiplication des plateformes logistiques gourmandes d’espace sur le département sans concertation.

Pascal Javerliat après une longue lecture d’un texte qu’il avait préparé exposant l’agriculture départementale, puis la PAC, a appuyé fortement sur le potentiel de la filière bois en France et en Allier développant avec beaucoup d’arguments ses atouts. Il a aussi démontré le bienfait des OGM, le potentiel de cette technique et les atouts pour la France de maîtriser les biotechnologies. Il a plaidé pour le renforcement des SAFER en leur permettant de contrôler aussi les échanges de parts sociales des sociétés civiles détentrices du foncier, non soumis à présent. Sur une question pointant la non représentativité de certaines organisations écologistes influentes, il a répondu que c’était une coutume française sans doute difficile à réformer mais qui, dans le cas toujours des OGM, créait un gros handicap pour la poursuite de la recherche.

Marie Couval, agricultrice bio a basé tout son argumentaire sur les bienfaits de l’agriculture qu’elle pratique mettant en avant beaucoup de solutions aux problèmes de notre société.
Elle ne souhaite pas qu’on oppose agriculture bio et conventionnelle, mais que le bio présente des avantages environnemental, mais aussi économique et agronomique prit dans leur ensemble. Répondant à une question du stockage de l’eau, elle a répondu sur l’équilibre des écosystèmes et les incohérences de production gourmandes en eau sur des territoires non –adaptés. Mais elle s’est dite ouverte à la discussion au cas par cas afin de répondre à des difficultés locales. Sur l’empilement des zonages environnemental elle justifié la protection de la nature non incompatible avec l’agriculture même si elle reconnaît qu’il y a sans doute besoin de rendre plus lisible la réglementation. Enfin sur les agrocarburants elle a dit qu’il y avait sans doute d’autres possibilités de produire de l’énergie que de prendre sur les cultures destinées à l’alimentation.

Marie-Françoise Lacarin balayant en un temps record la quasi totalités des problèmes agricoles a appuyé fortement pour une agriculture à taille humaine, responsable dans un milieu rural équilibré et qui ne soit pas un désert en services publics et médicaux, a regretté une politique agricole basée sur le libéralisme produisant déséquilibre et volatilité des prix. Elle a constaté la course aux agrandissements des exploitations et le déficit d’aménagement du territoire. Elle connaît bien la détresse de certains agriculteurs et les difficultés sociales et humaines de familles d’exploitants agricoles. Sa vision est une PAC assurant une souveraineté alimentaire européenne sans objectif de production vers l’exportation. Une PAC corrigeant le ciseau des prix et la hausse des charges subies par les agriculteurs. Enfin elle a dénoncé le marché de dupe entre agriculteurs et consommateurs biaisé par les intermédiaires plus soucieux de leurs marges que du juste prix des deux extrêmes de la chaine alimentaire. Sur la question d’un fond de calamité créé afin d’indemniser les agriculteurs victimes de mesures sanitaires parfois abusives, elle s’est montrée tout à fait favorable a un tel dispositif qui serait financé par une taxe sur les intermédiaires, prenant en exemple le groupe Doux, en difficulté malgré les 54 millions d’aides européennes touchés en 2011. Enfin sur les OGM elle s’est montrée très prudente et favorable à une recherche publique sur cette technique.

Enfin Nicole Rasile a défendu le modèle inspiré par François Bayrou et le « produire français » en expliquant que l’agriculture en était la meilleure démonstration. Elle s’est prononcée pour une PAC valorisant le travail des agriculteurs tout en respectant l’environnement et favorisant les circuits courts. Lui demandant son avis sur la régionalisation des aides demandée notamment par les régions de France, elle a répondu qu’elle se prononcerait dans le sens du meilleur pour les agriculteurs du département sans esprit partisan. 
Elle conclua sur la priorité de l’humain au sein de l’agriculture.

Grâce à cette action syndicale envers le débat démocratique chacun peut maintenant se déterminer et surtout ne pas oublier d’aller voter les 10 et 17 juin.